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TITRE:

SIDILARSEN (19 AVRIL 2016)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

NEO/NU METAL



A l'occasion de la sortie de "Dancefloor Bastards", Music Waves a rencontré Didou - le chanteur de Sidilarsen - pour une longue et touchante introspection métallique...
STRUCK - 13.05.2016 -
7 photo(s) - (0) commentaire(s)

C'est avec un accent aussi chantant que le personnage est attachant que Didou nous a accordé une longue interview évoquant les thèmes de "Dancefloor Bastards" (sixième album pour ce groupe qui va sur ces 20 ans de carrière), mais aussi toutes les péripéties que Sidilarsen a dû traverser pendant toutes ces années en gardant ce côté humain qui le caractérise tant...


Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ?


Didou : "D’où vient le nom Sidilarsen ?  Pourquoi ce nom ?". Ce n’est pas la vraie explication mais aujourd’hui, nous aimons ce nom pour sa sonorité (Sourire).





Ce nouvel album - le sixième si on ne compte pas "Reactivation Numérique" - sort après 19 ans de carrière. Est-ce que le visuel de "Dancefloor Bastard" est un hommage à vos débuts et "Biotop" ?

Il y avait clairement une envie de remettre en avant l’emblème, le totem du groupe. Ce qui avait plu à l’époque avec ce tire-bouchon, c’était ce côté anthropomorphique mi-homme/ mi-machine, mi-mécanique/ mi-humain qui accompagne tout simplement bien notre musique qui est un métissage sonore.

Dans le visuel de "Bastard Dancefloor", il y avait donc cette envie de ramener ce côté emblématique du groupe dans un moment où nous avions envie d’affirmer ce qu’est Sidilarsen, l’identité de Sidilarsen… Nous y avons également y amené quelque chose de plus animal, plus organique donnant ce mélange étrange de buffle et de tire-bouchon, sans compter que cela évoque aussi le désert…


Et pourquoi ce retour de cet emblème aujourd’hui ? Est-ce un hommage conscient ou non aux 20 ans du groupe qui se profile ?

Justement, je pense qu’il y a un peu de deux ! C’est venu inconsciemment et quand nous l’avons réalisé, nous nous sommes dit que ce n’était pas hasard : c’est une balise !
Mais il faut aussi savoir que si tu regardes toutes les pochettes de nos albums, cet étrange tire-bouchon nous a toujours suivis, c'est-à-dire que tu l’as toujours retrouvé en forme de clin d’œil à l’intérieur de nos albums.


L’inverse aurait été dommage car vous avez un visuel fort et reconnaissable…


Exactement ! Ce tire-bouchon nous a toujours suivi parce que notre public nous l’a toujours renvoyé et au niveau du merchandising, c’est le modèle qui marche le mieux. Et enfin, nous sommes de bons vivants, on apprécie le bon vin : on assume parfaitement cet emblème !


Nous ressentions un parallèle avec des grands questionnements intérieurs et le grand chaos qui caractérise notre monde actuel


Le nouvel album est très metal sans titre vraiment "calme" à part ‘Le Jour Médian’, est-ce à penser que les dérives de la société vous rendent plus en colère que jamais ?

Forcément, les derniers évènements nous ont beaucoup marqués et influencés pour cet album.
Pour expliquer la genèse de cet album, nous avions déjà écrit une part assez sombre et dure de l’album l’automne dernier. Et nous étions dans une phase où nous voulions amener plus de fun et de légèreté mais à ce moment-là, il y a eu les attentats de Paris… Ca nous a tellement secoués que ça n’avait plus aucun sens d’autant plus que ça a touché la scène rock et metal.
Le lendemain des attentats, nous devions jouer en région parisienne mais ça a été annulé. Nous étions dans le camion le matin en sachant pertinemment que ça serait annulé car notre réaction était qu’il fallait continuer quoi qu’il arrive. Nous avons déchargé le camion et ramené notre matos dans le local et au-delà du petit cas personnel et de l’annulation d’une date de Sidilarsen qui n’est pas grave du tout au regard des victimes mais symboliquement, ce fut un vrai échec de décharger le matériel.
Ces évènements ont donc bousculé l’écriture même si nous avions déjà écrit des titres comme 'Walls of Shame', 'Méditerranée Damnée' qui évoque les réfugiés…
En plus de cela, dans nos vies personnelles, quand nous écrivions des choses plus intimes, il y avait un parallèle parce que nous approchions de la quarantaine - avant j’étais un vieux trentenaire, je suis aujourd’hui un jeune quadra (Rires) - c’est un bouleversement personnel assez banal mais la crise de la quarantaine existe !
Avec Viber, nous ressentions un parallèle avec des grands questionnements intérieurs et le grand chaos qui caractérise notre monde actuel : nous sentons qu’il va y avoir une grande mutation mais finalement, personne ne sait où nous allons. La mutation sera-t-elle négative ou positive ? Nous pensons qu’il peut y voir également du positif…





Et quel serait le positif ?

C’est par exemple Nuit Debout et d’autres choses…
Par exemple, le lendemain de notre date annulée sur Paris en raison des attentats, Mass Hysteria jouait au Bikini à Toulouse. Ils étaient en tout début de tournée, ils se sont posés la question de savoir si ils devaient remonter sur Paris pour retrouver leur famille. Le choix n’a pas été facile à faire mais ils ont décidé de ne rien lâcher et de continuer.
Le concert au Bikini a été maintenu, tout le monde était tendu, il y avait des barrages partout. Cette date toulousaine d’un groupe parisien alors que notre date parisienne avait été annulée faisait écho en moi. Je m’y suis rendu au concert et de voir les réactions du public ce soir-là et celle de notre public 15 jours plus tard quand nous avons repris la route sont extrêmement positives : il y avait des émotions incroyables ! Le public était festif mais digne : c’était quelque chose que je n’avais jamais vu et on ressort plus fort de telles choses…


Tu parlais de la crise de la quarantaine. Qu’est-ce que cela a changé en toi et sur Sidilarsen, sachant que Sidilarsen est un groupe de metal et tout ce que ça peut comporter comme sacrifices dans la vie au quotidien ?

Ce sont des questions qui se sont posées mais aujourd’hui, nous avons envie de continuer. Mais les questions se sont déjà posées à plusieurs reprises mais nous avons à chaque fois traversé les épreuves ensemble.


Nous avons donné la priorité au plaisir de l’instant présent et cela nous a bien aidés !



A ce propos, quel est d’après vous le secret de la longévité du groupe dans une scène metal française plutôt difficile ?


Nous n’avons pas trop la réponse mais des amis, des groupes toulousains nous prennent souvent en référence sur notre parcours humain. Pour tous, c’est assez incroyable ce que nous avons réussi et réussissons encore à faire au niveau humain mais le secret est simple : c’est de la communication interne et externe qui fait que nous sommes toujours là.
Quand nous sentons des tensions, nous décidons de nous réunir et d’en parler calmement : nous essayons de respecter le plus possible les personnalités des uns et des autres sachant qu’au bout de vingt ans, tu connais tellement l’autre que ses défauts peuvent vite prendre le dessus, si bien qu’on peut tomber dans des automatismes en anticipant les mauvais côtés de l’autre même dans la compo en te disant qu’il ne va pas aimer ce que tu écris. Mais tout ça ne sert à rien !
Au contraire, depuis quelque temps, nous laissons tout aller en se faisant confiance les uns, les autres…
Cet album est le reflet de tout cela : il s’est fait dans l’instant présent, nous n’étions pas dans une réflexion de résultat… Ce qui comptait était le moment que nous passions ensemble en studio dans la composition comme dans l’enregistrement : nous avons donné la priorité au plaisir de l’instant présent et cela nous a bien aidés !


Tu parlais de communication externe, ta présence ici à Paris pour défendre ce nouvel album signifie-t-elle une volonté de passer un cap ?

Oui, cela correspond à une envie mais également un contexte à savoir que pour cet album, nous venons de signer sur Verycords et que nous avons décidé de travailler avec Replica en tant qu’attaché de presse.
C’est très intéressant pour nous parce qu’à partir du troisième album, nous nous sommes radicalisés dans l’indé. Pour les deux premiers albums, nous étions signés par une maison de disques parisienne mais nous avons été déçus concernant des écarts de philosophie sur comment communiquer à l’extérieur. Or nous avons toujours aimé que notre communication extérieure soit en adéquation avec ce que nous racontons et ce que nous sommes et qu’il n’y ait pas décalage entre le propos et le comportement comme tu peux le voir chez certains artistes.





Et qu’est-ce qui explique ce changement de cap ?

Après avoir été très indé - ce qui a permis de relancer la carrière du groupe - nous sentions que nous plafonnions. Le revers de la médaille quand tu es indé, c'est qu’à un moment donné, tu as fait le tour de tes réseaux. Tout l’aspect promo/ communication était géré par mon frère qui est batteur dans le groupe et moi-même : c’était beaucoup de travail !
Nous avons toujours eu un parcours à l’envers et aujourd’hui que nous sommes de nouveau bien solides sur la scène française, nous avons réussi à intéresser Verycords qui nous a accueillis à bras ouverts et nous aide à reconquérir un peu cette communication qui manquait sur Paris notamment.


Verycords qui enregistre quelques belles signatures récentes comme L’Esprit du Clan, No One is Innocent, Mass Hysteria…

C’est un peu la famille…


Justement, cela nous ramène au collectif Antistatic dont vous faites partie, cela vous a-t-il conforté dans votre signature sur Verycords ?

Clairement ! Je dirais même que c’était même primordial. Ce qui compte le plus dans notre choix, c’est le côté famille : nous avons toujours travaillé ainsi que ce soit notamment au sein d’Antistatic à Toulouse. D’ailleurs Antistatic existe toujours mais sous une autre forme et nous sommes toujours très impliqués : nous faisons beaucoup de street marketing,​ de concerts pour des groupes pas connus uniquement.
Il y a une famille à Toulouse mais nous éprouvions le besoin d’en avoir une à Paris. Et notre tourneur historique qui est un ami de vingt ans et qui est également tourneur de Mass Hysteria, nous a aidé à signer sur Verycords. Mais attention, cette famille n’a rien d’une mafia : si Verycords n’avait pas aimé notre musique, il ne nous aurait pas signé. Les gens de Verycords ont confiance en cet album comme toutes les personnes qui travaillent avec nous et qui veulent défendre cet album.


Nous n’avons jamais fait une musique qui n’est ni à la mode, ni démodée… du coup, nous avons un public que nous lâche pas et c’est hyper touchant !


On évoquait Antistatic, est-ce que la reformation de Psykup peut laisser penser que la famille chez Verycords peut s’agrandir ?

Psykup se sont séparés pour plein de raisons notamment des envies personnelles au niveau artistique, envies d’expérimenter d’autres choses…  Je ne veux pas parler à leur place concernant leur avenir mais je sais que la réédition et plus encore faire des concerts les a reboosté pour refaire un nouvel album… Le public ne les a pas abandonnés sachant que dans leur cas comme dans le nôtre, nous n’avons jamais fait une musique qui n’est ni à la mode, ni démodé… du coup, nous avons un public que nous lâche pas et c’est hyper touchant !


Le phrasé rap est plus marqué sur cet album, avec notamment le titre ‘1976’. Est-ce une possible évolution de votre musique vers le rap metal?

C’est une possibilité ou non ! Le côté rappé que tu as senti était spontané. Cela ne veut pas dire qu’il y en aura davantage ou non, nous ne savons pas.
Dans Sidilarsen, tout est possible, tous les champs sont ouverts parce que nous apprécions tous les styles de musique. Après la difficulté est de digérer nos influences et faire en sorte que ce soit cohérent au final.


Pour cet album, nous ne nous sommes pas posé de question, nous nous sommes dit que le point commun serait l’état émotionnel dans lequel nous étions



Cette homogénéité est difficile à trouver ?

Parfois, c’est un vrai casse-tête mais pour cet album, nous ne nous sommes pas posé de question, nous nous sommes dit que le point commun serait l’état émotionnel dans lequel nous étions.
D’ailleurs pour cet album, nous avons été un peu fous parce qu’en général, sur un album, tu cherches une couleur et tu l’appliques à l’ensemble des morceaux mais pour les 13 titres de cet album, nous avons eu une approche différente en matière de son. Nous avions cette envie commune avec le réalisateur et nous repartions de zéro pour chaque titre. C’était super intéressant et cela a permis que l’enregistrement soit constamment frais.


On l’a dit, vous avez des textes engagés, l’inspiration vient-elle d’abord des textes ou de la musique ?

Ce sont les deux en parallèle. Nous avons une méthode où nous créons des ateliers en binôme voire en solo et cela fonctionne plutôt bien ainsi. Le fait de travailler en petit comité ou seul libère plus et permet d’aller plus loin dans l’origine de la compo parce que tous ensemble, nous nous anesthésions. Nous nous connaissons tellement par cœur, que nous anticipons les réactions des autres et au final, nous créons des morceaux qui plairont à tout le monde mais qui seront finalement un peu lisses. L’idée est que chacun compose les musiques en atelier et les propose ensuite au groupe.
Et en parallèle, nous travaillons les textes. Et finalement, ils rencontrent assez vite et facilement les instrus.


"Chatterbox" le précédent album [...] était un aboutissement de ce que nous souhaitons faire en matière de grosse production.






Le son de l’album est très massif. Avez-vous particulièrement travaillé le mastering ?

Pas plus que d’habitude, il a même été masterisé dans l’urgence. Je pense que ce que tu ressens de massif vient du côté légèrement plus "sale" par rapport aux précédents et quelque chose qu’on pouvait trouver sur les deux premiers albums.
Nous avons moins voulu faire de la grosse prod’ pour faire de la grosse prod’ ! Nous nous sommes beaucoup parlé avec Plume qui avait réalisé "Chatterbox" le précédent album qui était un aboutissement de ce que nous souhaitons faire en matière de grosse production.
Arrive "Dancefloor Bastard", devions-nous refaire la même chose ? Non, nous avions enviede changer à nouveau, nous avons ce besoin permanent de nous mettre en danger. Pour cet album, l’idée était de garder le côté spontané, première prise et un peu plus sale que d’habitude… Et Plume nous disait que de toute façon, ça sonnerait gros son sans avoir besoin d’empiler les guitares, dans la plupart des morceaux, il n’y a que deux guitares et du coup, il y a plus d’expressivité et paradoxalement, ça peut apporter un côté plus "massif" parce que plus sauvage.


Chanter en français sur de la musique metal est un vrai défi que vous relevez depuis 20 ans. N’avez-vous jamais été tenté par l’anglais, ne serait-ce que pour exporter votre musique ? Le titre 'I Feel Fine' pourrait le laisser penser. 

Ce sont des discussions que nous avons eu il y a déjà 15 ans mais le fait que mon accent anglais est une catastrophe absolue fait que je ne suis pas à l’aise avec l’anglais. Et puis, il y a le plaisir du défi d’écrire en français : Viber et moi adorons ça car c’est un énorme casse-tête sur lequel nous nous cassons régulièrement la gueule parce que quand tu mets en musique ce que tu écris, c’est parfois horrible (Rires) ! Le français est très ingrat et te renvoie en pleine tête le moindre défaut : un mot mal choisi peut rendre un morceau ridicule alors qu’en anglais, tu balances un « yeah, yeah, yeah », tout le monde est content (Sourire) !
La question s’est surtout posée à un moment quand les maisons de disques te disent que si tu souhaites t’exporter, il faut chanter en anglais. Mais nous ne sommes pas trop d’accord sur ce sujet, je me souviens d’ailleurs d’une émission où un label anglais venait à dire qu’il rigolait quand il recevait des démos de groupes de français chantant en anglais et finalement conclure que les seules artistes ayant marché étaient Serge Gainsbourg, Vanessa Paradis et Mylène Farmer qui ne chantent pas en anglais.


Mais ce n’est pas un cas franco-français ?

Tu as raison mais par exemple, en Allemagne, ils ont créé une identité avec Rammstein…


Nous croyons plus aux exceptions qu’aux règles parce que l’exception va bien plus loin que la règle



Tu cites l’exception qui confirme la règle…

Oui mais nous croyons plus aux exceptions qu’aux règles parce que l’exception va bien plus loin que la règle en faisant une carrière beaucoup plus intéressante que la règle. La règle, c’est la norme et c’est chiant !


Et pour rejoindre ton propos, je dirais qu’en France, les vétérans du metal que vous êtes avec Mass Hysteria chantent en français…

Tu as raison ! Gojira est la seule exception d’un groupe français chantant en anglais qui mène une carrière internationale.
Le problème est que dans les maisons de disques, les managers ne savent pas exporter quelque chose d’authentique et ils vont te rincer le cerveau pour que tu te conformes à la règle parce qu’il y a toujours cette idolâtrie de la scène anglo-saxonne et américaine. Et c’est dommage parce qu’il y a clairement une carte à jouer : c’est ce qu’on nous a dit lorsque nous avons joué à l’étranger sur des festivals, à savoir que le fait de chanter en français est fantastique malheureusement, les médias, les maisons de disques ne savent pas traiter…


Comment voyez-vous votre parcours depuis la salle des fêtes de L’Union (NdStruck: le premier concert du collectif Antistatic (Sidilarsen + Psykup + Delicatessen) a été donné en 2000 à la salle des fêtes de L’Union) ?

(Rires) C’est très mélangé ! Parfois quand nous faisons le point, on se dit que nous sommes toujours les mêmes ados attardés avec la même naïveté et d’un autre côté, on se dit que nous avons beaucoup changé : plus mûrs, parfois plus cyniques…


Le côté cynique est surtout influencé par la notre société…

C’est certain mais c’est également le cas dans nos vies personnelles… Pour l’instant, nous avons toujours ce besoin de croire en une espèce d’utopie de projet à cinq et même à huit quand nous sommes sur la route et plus encore si tu penses aux personnes des maisons de disques… ce côté communion à plusieurs !
Les projets communs sont très difficiles et j’arrive à comprendre qu’au Parlement Européen, cela soit compliqué : mener un projet commun est un vrai casse-tête mais c’est passionnant et chaque matin, on a envie de remettre le couvert et recommencer.

Même si il n’y a quasiment pas eu de changement de line-up, hormis Sébastien qui nous a quittés pour des choix personnels et avec qui nous sommes restés très amis, Sidilarsen est une histoire d’amitié qui perdure. Par exemple, nous avons poussé notre ingénieur du son historique avec qui nous avons fait la route pendant presque 15 ans à partir avec Cats on trees : on en a eu marre qu’il galère !





Aujourd’hui, je n’arrive pas à envisager la musique à travers un autre prisme que Sidilarsen.



Et si jamais une telle opportunité t’arrivait, l’accepterais-tu ?

Sincèrement, je ne pense pas car je me connais profondément et aujourd’hui, je n’arrive pas à envisager la musique à travers un autre prisme que Sidilarsen. Peut-être que plus tard, je ferai autre chose mais aujourd’hui, je n’arrive pas à me projeter dans autre chose que Sidilarsen parce que nous arrivons à en vivre - certes en galérant - mais nous arrivons quand même en nous bagarrant… Ensuite, je n’ai pas la même situation familiale que notre ancien ingénieur du son qui avait refusé des opportunités énormes pendant 15 ans parce qu’il privilégie l’aspect humain, Sidilarsen et donc la précarité… Mais à un moment, tu ne peux pas toujours privilégier la précarité sachant que dans notre cas, Sidilarsen : c’est notre groupe et donc, nous pouvons plus encaisser que quelqu’un qui n’est là que pour les tournées. En ce qui me concerne, je préfère encaisser et avoir cette excitation avec Sidilarsen que je n’aurais pas avec les autres.


Au moment du bilan de ces 20 ans, tu ne changerais rien ?

Non, nous ne changerions rien, nous sommes très fiers de tout ce que nous avons fait et même lorsque nous avons fait de grosses erreurs, nous les avons assumées…


Et toujours concernant ces 20 ans, avez-vous prévu quelque chose pour les fêter ?


N’avons rien prévu au moment où je te parle mais nous commençons à en parler. Nous allons faire en sorte de fêter ça dignement (Sourire) ! L’idée et la plus belle façon de fêter ça serait de faire un beau DVD live au travers d’une belle date. Le fameux DVD live qu’on nous réclame depuis 10 ans (Sourire) !


Qu’attendez-vous de cet album ?

Nous espérons qu’il donne un nouvel élan à Sidilarsen, au public et au média pour que les tournées soient encore plus belles et que nous soyons encore plus forts : on a envie que cet album nous rende plus forts ! Nous espérons que cet album nous fasse passer un nouveau cap… C’est ce qui s’était passé avec "Chatterbox" et "Machine Rouge" : on a senti que le groupe était plus fort. Sidilarsen a connu une évolution progressive sans trou d’air avec un public toujours fidèle.


Question traditionnelle de Music Waves, quel est votre meilleur souvenir d’artiste un souvenir de scène que vous évoquez sur le titre ‘Go Fast’ qui parle des tournées du groupe ?

On a du mal à répondre avec Viber à cette question parce que c’est un ensemble de souvenirs. C’est vraiment trop dur de choisir un souvenir : il y a trop de moments forts ! Par exemple, j’ai le souvenir d’un concert perdu en banlieue parisienne dans un gymnase pourri et les mecs avaient reproduit une sorte de club avec des bâches, des toiles de parachutes… Je ne sais pas comment ils s’étaient démerdés mais la scène était plus chaleureuse qu’un simple gymnase. Il y a eu 30 entrées payantes mais c’était le feu malgré tout : j’ai l’image du groupe jouant dans la fosse et le public sur scène…





Au contraire le pire ?

Il y en a eu mais le pire est lié au meilleur.


Et c’est dans le pire que vous êtes les meilleurs ?

(Rires) Le meilleur reste encore à venir… Mais c’est vrai que les moments durs ont amené de belles choses car ça nous oblige à nous transcender et c’est également dans ces conditions que nous avons pu constater que le groupe était vraiment solide.


(Ayant terminé son interview par ailleurs, Viber nous rejoint) On a commencé cette interview par la question qu’on vous a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ?

Viber : J’aime bien que les gens me surprennent avec leurs questions.

Didou : Il n’y a pas une question précise que j’aimerais entendre… mais effectivement comme dit Viber j’aime bien les questions qui me surprennent…


"Cultives-tu la ressemblance avec le chanteur de Dark Tranquillity ?"

Didou : (Rires) Non, depuis 4 ou 5 ans, je cultive mon côté baboss, Led Zeppelin… Non je ne cultive rien du tout : j’ai des cheveux qui sont ce qu’ils sont et qui sont très durs à gérer et aujourd’hui, j’ai la flemme de les couper mais que c’est chiant à entretenir (Rires)…





Merci

Didou : Merci à toi !


Merci à Newf pour sa contribution...


Plus d'informations sur http://www.sidilarsen.fr/
 
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