ARTISTE:

ELEVENER

(SUÈDE)
TITRE:

WHEN KALEIDOSCOPES COLLIDE

(2008)
LABEL:

AOR HEAVEN

GENRE:

A.O.R.

TAGS:
FM
""
MARC M (21.07.2008)  
3/5
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Vous vous rappelez ce genre que l'on appelait un jour le "hard FM", devenu plus tard l'AOR (Adult Orientated Rock), les harmonies vocales du regretté Brad Delp de Boston, les mélodies lisses et peaufinées, les guitares simples mais entraînantes aux harmonies enrobées de claviers aux sonorités de cordes et de piano électronique bien soyeuses, les ambiances qui évoquent la Californie et ses plages, sa lumière aussi dorée que la peau de ses femmes voluptueuses aux formes dignes de vos rêves les plus fous… Euh.. qu'est-ce que je raconte, moi ? Désolé, je m'égare ! Bref, vous voyez un peu de quoi je veux parler.. C'était le bon temps des années 80 où beaucoup de choses venues des USA (et d'ailleurs !) étaient plus ou moins aseptisées… Cela sentait le frais, au moins, comme on dit…

Eh bien, nous retrouvons un peu de cette atmosphère (le côté parfois glacial des productions de l'époque en moins) sur l'album de ce duo de Suédois. Et non, ce ne sont pas les frères Nelson qui se cachent derrière ce pseudonyme curieux mais deux multi-instrumentistes méconnus, qui plus est deux vétérans ayant démarré leur carrière musicale dans les années 80. Johan Bergquist (chant, basse et claviers – qui est également le claviériste du groupe M.ill.ion) et Andreas Brodén (guitare et batterie) se connaissent depuis des lustres mais ont suivi des carrières séparées. Ils ont décidé, de leurs propres dires, lorsqu'ils se sont retrouvés en 2005 de faire "comme si les années 90 n'avaient jamais existé" ! Et voici onze chansons d'une durée moyenne se situant entre 4 et 5 minutes, accrocheuses et bien propres sur elles.
Côté production, une certaine faiblesse était à craindre car les crédits multiples comme ceux-ci cachent parfois une batterie et des claviers programmés. Il n'en est rien ! Bon, ce n'est pas non plus un son façon Pink Floyd ou Yes, soyons honnêtes ; loin s'en faut. Seules les parties vocales sont très développées. Les arrangements de claviers aux textures cristallines et typées années 80 restent simples mais omniprésents (il y a même quelques parties solistes) et les multiples lignes vocales et la réverbe arrangent bien des défauts, ce qui est classique. La voix médium de Bergquist est légèrement gutturale, et notre homme peine parfois un petit peu pour monter dans les aigus mais globalement, son timbre, enrobé dans des harmonies vocales omniprésentes (qu'il a fait lui-même), est plaisant. La batterie est feutrée et puissante à la fois. Pas tellement mise en avant, la basse soutient sans réel rôle mélodique, les guitares sont dignes de Foreigner ou de Kansas période "Drastic Measures"… Définitivement, ce sont les voix qui dominent, c'est évident.

Il s'agit peut-être de nostalgie, inhérente à l'arrivée de l'été, bien timide par ici… Toujours est-il que le résultat me semble plaisant et convaincant. Il est difficile de parler de hard FM, car ici rien ne semble vraiment hard rock. L'ambiance est définitivement aux rythmes moyennement rapides et linéaires, bien entraînants, et la tonalité est résolument enjouée. Cela fait du bien de temps en temps. "Un rock qui aurait réconcilié les parents et les ados" disait-on de Boston en 1978. Bien sûr, le génie des arrangements de Tom Scholz n'est pas atteint, ni même la même diversité, mais c'est un peu ça, même si bien des choses ont changé en trente ans. Par contre, nous aurions apprécié davantage de beaux solos de guitare. Ceux qui apprécient un rock AOR rehaussé de parties guitaristiques très brillantes comme celles de Neal Schon de Journey, par exemple, en seront pour leur frais.

De plus, sur la longueur, l'absence de grandes variations est regrettable, tant au niveau du style que du son. Pas de véritable ballade lente et mélancolique non plus. Il règne ici une certaine uniformité qui conduira à une lassitude assez rapide de la part des auditeurs un peu exigeants. Johan Bergquist a joué du rock progressif dans les années 90 (avec le groupe Scenario) ; dommage qu'il n'en ait pas gardé quelques éléments sur ce disque, au moins sur deux ou trois titres.

Néanmoins, il paraît évident que le but était de se faire plaisir et de sortir une belle poignée de bonnes chansons, et celles-ci planent déjà assez loin au-dessus de la variété gluante et geignarde qui nous est assénée en permanence sur les ondes françaises ! A découvrir sans a priori.


Plus d'information sur http://www.myspace.com/elevenelevenagain





LISTE DES PISTES:
01. This Heart Of Mine (5:07)
02. Say If You Want (4:33)
03. Shooting Star (5:05)
04. I Still Remember (4:13)
05. A Thousand Girls (4:55)
06. All I Did (4:26)
07. Her Eyes (4:28)
08. All Of My Life (4:23)
09. Waking Up Without You (4:38)
10. Could It Be You (4:50)
11. There She Goes (4:56)

FORMATION:
Andreas Brodén: Guitares / Batterie
Johan Bergquist : Chant / Basse / Claviers
   
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