ARTISTE:

SIMON SAYS

(SUÈDE)
TITRE:

TARDIGRADE

(2008)
LABEL:

PROGROCK

GENRE:

ROCK PROGRESSIF

TAGS:
Old School, Symphonique
""Tardigrade" s’inscrit dans la plus pure tradition du rock progressif 70’s, exposant une musique sincère et mélodique."
ALADDIN_SANE (19.03.2008)  
4/5
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Le moins qu’on puisse dire, c’est que les membres de ce groupe suédois aiment prendre leur temps. Mis à part quelques collaborations à des projets collectifs (Kalevala, Odyssey), on était toujours en attente d’une hypothétique suite à l’excellent album « Paradise square » datant de 2002. En effet cet album, sans être d’une originalité renversante, avait fait son petit effet à l’époque auprès des amateurs de progressif symphonique et notamment des nostalgiques de Genesis, première période.

« Tardigrade » reprend les choses là où « Paradise square » les avaient laissées, on nage toujours en plein océan Genesis/Yes, entre grandes envolées de claviers vintage et moments plus apaisés à la guitare acoustique (« Moon Mountain », délicat et émouvant, renvoi vers un certain « Horizon »). En fait, c’est surtout la voix cassée du chanteur (qu’on ne peut confondre avec celle de Gabriel ou de Collins) qui marque la différence avec le combo britannique. En cela, Simon Says se démarque sensiblement d’un groupe comme The Watch accusé souvent, et non sans raison, de cloner un peu trop Genesis.

Ce qu’il y a de bien avec cette formation suédoise, c’est que l’on sent tout de suite la sincérité émaner de leur musique, loin des intentions commerciales et des goûts fluctuants de la mode. Avant tout, Simon Says joue une musique authentique, assumant l’héritage imposant des défricheurs du rock progressif et privilégie souvent la mélodie au détriment de la démonstration technique tant celle-ci semble facilement couler de source. A ce titre, les longues compositions sont bien représentatives du talent mélodique du groupe. « As the river runs » avec son pont instrumental magnifique au piano risque probablement de vous enchanter, quand à « Brother where you bound » (non, il ne s’agit pas d’une reprise de Supertramp), cette composition réjouissante frisant la demi-heure démontre une fois encore la richesse (quel final !) et l’inventivité du rock progressif symphonique, genre musical que l’on a trop tendance à dire moribond.

« Tardigrade » s’inscrit donc dans la plus pure tradition du rock progressif 70’s et n’a pas visiblement d’autres ambitions, mais quand le travail est de qualité et qu’il n’y a pas tromperie sur la marchandise, il ne reste plus qu’à saluer les artistes et espérer ne pas avoir à attendre à nouveau 6 ans pour en savourer la suite.


Plus d'information sur http://www.gepr.net/simon.html



GROUPES PROCHES:
SYZYGY, BOLUS, INVERTIGO, MARTIGAN, SOLSTICE COIL, UNIFAUN, THE ADDICTION DREAM, A.C.T., THE DAEDALUS SPIRIT ORCHESTRA, THE FLOWER KINGS

LISTE DES PISTES:
01. Suddenly The Rain (14:47)
02. Tardigrade (3:43)
03. The Chosen One (5:44)
04. Moon Mountain (2:33)
05. As The River Runs (10:40)
06. Your Future (0:29)
07. Strawberry Jam (2:32)
08. Circles End (6:19)
09. Brother Where You Bound (26:33)
10. Beautiful New Day (0:43)

FORMATION:
Daniel Fäldt: Chant
Jonas Hallberg: Guitares
Mattias Jarlhed: Batterie
Stefan Renström: Chant / Basse / Claviers
   
(1) AVIS DES LECTEURS    
CORTO1809
10/07/2010
  0 0  
3/5
Difficile de le nier, les influences des suédois de Simon Says sont aisément reconnaissables : une bonne dose de GENESIS, un peu d’Emerson, Lake & Palmer, de King Crimson, de Pink Floyd, des Flower Kings, et même une touche d’Electric Light Orchestra.

A trop chercher l’inspiration du côté de leurs ainés et à trop vouloir mélanger diverses influences plus qu’honorables, on prend le risque de se perdre et de produire un résultat indigeste.

Ce n’est heureusement pas le cas de Tardigrade. Si certains passages à la volée semblent directement sortis de Foxtrot ou de Tarkus, Simon Says nous propose un festival de très beaux titres, variés tout en conservant une certaine cohérence, et nous ramenant aux plus belles heures des seventies. L’ensemble est très mélodieux et foisonne de trouvailles et de changements de rythmes.

La variété se retrouve et dans le choix des instruments (guitares, pianos et orgues alternent sans qu’aucun ne puisse revendiquer une prédominance) et dans le format des morceaux : on va du très court Your Future (29 secondes chrono) à la longue suite Brother Where You Bound de 26 minutes et des poussières.

Je passerai rapidement sur le titre éponyme, trop proche des Flower Kings à mon goût, superficiel et peu intéressant et sur Strawberry Jam, un instrumental tout en force, sans nuance et sans mélodie.

Par contre, si vous êtes fan de Genesis, vous passerez certainement un très agréable moment à écouter Suddenly The Rain, The Chosen One et ses belles harmonies vocales, l’instrumental Moon Mountain tout droit sorti de Foxtrot ou The Musical Box, ou encore le superbe Circle’s End (Foxtrot encore, et Entangled de A Trick Of The Tail pour le passage de synthé).

Si As The River Runs fait encore penser à Genesis, période Foxtrot, durant les 4 premières minutes, le break au piano qui intervient alors prend à contrepied l’auditeur pour se lancer dans une sorte de boléro ravageur avant de brusquement revenir à un rythme beaucoup plus lent et calme, avec un orgue "Emersonien" par moment.

Enfin, impossible de passer sous silence la grande suite progressive Brother Where You Bound ? Après un long début très rythmé et bondissant, la musique développe un passage central plus doux (voix/ guitare acoustique), avant de repartir vers des rythmes plus soutenus, portés par une profusion de claviers cavalcadant, rappelant ELP (le passage autour des 15'30" est un emprunt flagrant à "Tarkus"). Le rythme saccadé, la présence affirmée de la percussion et de la basse rappellent également ELP dans le style, si ce n'est dans la mélodie. Un morceau très inspiré. Seul le chant est un peu en deça, sans être vraiment désagréable.

L’album se termine sur Beautiful New Day, un très court morceau, guitare acoustique et voix, un peu à la Pink Floyd dans Animals. Anodin.

S’il fallait noter ce disque sur son originalité, grand serait le risque que la note soit proche de zéro. Mais, Simon Says a su imiter et rendre hommage plutôt que plagier. Cet album peut, à quelques exceptions près, s’écouter comme un digne successeur de tous les albums que j’ai déjà cités dans cette chronique, ce qui n’est pas un mince exploit. Ne vous privez pas de ce voyage dans le temps et allez vous replonger avec délice dans les effluves de la musique des années 70-75.

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LECTEURS:
4.7/5 (3 avis)
STAFF:
3.9/5 (7 avis)
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