PETER GABRIEL

(ROYAUME UNI)

PETER GABRIEL I

(1976)
LABEL:

REALWORLD

GENRE:

ROCK PROGRESSIF

TAGS:
Fusion
""
VANDERGRAAF (29.08.2003)  
5/5
(3) Avis (0) commentaire(s) (1) Biographie + (2) storie(s)
Rares sont les personnages qui, à l'instar de Peter Gabriel, ont su faire à ce point l'unanimité. Qui pourrait mépriser ou rejeter Peter Gabriel ? Que l'on parle de l'ange sacré qui chantait pour Genesis, du trublion des débuts en solo, ou du prêtre ensorcellant d'aujourd'hui, c'est un personnage incontournable et brûlant de sympathie.

Pour ne pas nous faciliter la tâche, au lendemain de sa rupture avec Genesis, Peter a sorti quatre albums solos dont aucun n'a de nom. C'est à l'aide de leurs pochettes qu'il faut les repérer, et la pluspart des biographes du rock les numérotent de I à IV pour ne pas les confondre.

Peter Gabriel I est il un coup d'essai ? Ce serait oublier l'incroyable patrimoine que Peter a hérité de Genesis. Certes, il tente de se démarquer du style de son ancien groupe, mais l'expérience est bien vivante. Ce premier album solo incorpore des morceaux beaucoup plus mainstream que ceux de Genesis (en témoigne le RFMisable "Solsbury Hills", qui évoque son départ du groupe). Mais on sent déjà le désir ardent de Peter d'être un musicien d'avant-garde, résolument créatif et dénué de limites. Citons "Moribund the Burgermeister", entre synthés délirants et orchestre à la grandiloquence toute ironique : un morceau unique et précieux dans la grande carrière du Gab'. Plus loin dans l'album, ce sera "Waiting for the big one", juteuse et décalée parodie de jazz, puis "Down the dolce vita", énergie rock majestueuse et vibrante ponctuée par un orchestre aux accords militaires. Epoustouflant.

Enfin, le disque finit par la première ballade de Peter, l'un de ces morceaux qui flirtent avec le slow sans y tomber, en arrachent la substance émouvante sans en adopter la navrante facilité. "Here comes the flood", un morceau de légende, que Peter reprendra seul au piano quelques années plus tard dans une version qui arracherait des larmes à une colonne de marbre. Pour les derniers réticents, ajoutons qu'ils retrouveront Robert Fripp parmi les accompagnateurs du disque. Un album qui fit date.
- Site officiel

LISTE DES PISTES:
01. Moribund The Burgermeister
02. Solsbury Hill
03. Modern Love
04. Excuse Me
05. Humdrum
06. Slowburn
07. Waiting For The Big One
08. Down The Dolce Vita
09. Here Come The Flood

FORMATION:
-
   
(3) AVIS DES LECTEURS    
REALMEAN
24/10/2016
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5/5
Le coup d’envoi de l’épopée Gabriel en solo, avec cet album, est un énorme révélateur de la potentialité créative de l’artiste. Au-delà des références directes à la séparation d’avec Genesis, la musique de Peter Gabriel avoue d’emblée sa vocation propre, aussi toute puissante et cérébrale que celle d’un "Lamb lies down on Broadway", mais affranchie de l’écriture progressive inhérente à l’esprit génésien des années 70. Peter crée et initie une œuvre magistrale, avec une liberté totale, aussi bien dans sa manière de composer que dans l’usage de sa tessiture vocale. La deuxième partie de l’album prend des allures de fin du monde, avec 'Humdrum', 'Slowburn', 'Down the Dolce Vita' ou 'Here Comes the Flood'. Novateur, audacieux, pluridimensionnel mais cohérent à sa manière, ce premier pas en solo est le début de la quadrilogie gabrielienne qu’il faut absolument découvrir pour comprendre comment la catégorie du rock peut vivre au-delà -et faire vivre autre chose- du simple divertissement musical.
Waiting for the Big One ? Si c’est encore le cas, ne le cherchez plus. Il s’appelle Peter Gabriel.

KEITH_WAKEMAN
21/08/2007
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4/5
Pour son premier album solo, Peter Gabriel se cherche et se trouve une âme plutôt rock à tendance progressive ( tendance seulement et continuera sur cette lancée tout au long de sa carrière ) . L'album est somptueux, grandiose presque pompeux. Les mélodies judicieuses ... tout est bon !!!
MELOPHEELO
21/08/2007
85
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4/5
L'album "Car" est le premier en solo de Peter Gabriel.Il est très symbolique puisqu'il marque la rupture de l'artiste avec Genesis, le groupe mythique auquel il apporta tant,que ce soit au chant,à la flûte ,dans les compositions et même dans la mise en scène lors des concerts.

Peter Gabriel.Un artiste pas comme les autres. Le premier a s'être jeté dans la foule lors d'un concert. Le premier à avoir développé un tel goût des masques et costumes lors de l'interprétation des chansons du répertoire Génésissien. Indissociable dans l'esprit des gens à ce groupe.On se demandait alors"mais que va t il faire, seul ?" , "genesis va mourir sans lui" et moult hypothèses qui s'avèreront toutes erronées.Car PG est un artiste complet ,et cela ne sera plus à démontrer après l'écoute de cet album.On commence en trombe avec "Morribund The Burgmeister". Cette chanson se base sur un refrain en musique,clamé mélodiquement par des pianos en furies. Elle raconte l'histoire terrifiante de Morribund, maire d'une ville frappée par une mystérieuse maladie et qui ne sait que faire pr endiguer le flot croissant de malades ,mais tenu par une seule volonté : trouver une explication ("i will find out..oh yes i will find out...mother....").

S'ensuit alors le titre le plus symbolique de cet album pour l'auteur, et aussi le "tube" de ce "car", "Solsburry Hill".Chef d'oeuvre pop? En tout cas mélodie terriblement accrocheuse et surtout plein de clin d'oeil dans sa composition ,puisqu'il raconte son départ de Genesis et ce qu'il ressentit à ce moment là. Troublant témoignage.

On peut classer plusieurs titres par leur dynamisme dans ce premier album solo de Peter : "Modern Love" , "Down the Dolce Vita" (rock effréné commencant par un péplum digne des courses de char romaines de l'antiquité) , "Slowburn" , beaucoup de titre que vous avez probablement entendus et adorés dans votre vie sans savoir de qui ils étaient. Le rock ici est efficace, brusque, talentueux, intelligent et original. On ne peut que s'enthousiasmer devant cette gestion rigoureuse des rythmes et des instruments, cette façon peu communes d'ammenner la guitare ici , ce coup de batterie par là...

Dans le domaine de l'original il faut parler de la chanson la plus "étrange" de l'album : "escuse me". Elle commence avec des Choeurs . On se dit alors "ouhla qu'est ce qui lui a pris?" Puis après la magie opère, Peter part dans une ballade typique des années trente en clamant le pardon et en insistant sur le fait qu'il veut à présent etre seul (encore un clin d'oeil à Genesis?) :"escuse me please,i'm not the man i used to be...i want to be alone..."

Voici donc un bref descriptif de ce que vous pourrez trouver dans cet album. Mais il serait faire honte à celui que l'on surnomme "L'Ange Gabriel" en ne parlant pas de la pièce d'orfèvre de ce disque,de son morceau de bravoure , le fabuleux et magnifiquement touchant "Here Comes The Flood".Gabriel a déclaré un jour que "The Carpet Crawlers fut la plus belle mélodie jamais réaliséde ma vie"(voir chronique "The Lamb Lies Down On broadway"). Il fut fort modeste le Peter. Pour beaucoup ,voici LA plus belle de ces chansons. Et on comprend pourquoi. Notre ange nous conte ici le désastre,vécu par les habitant d'une île condamnée à l'inondation (Atlantide?). Ils ne peuvent que s'en remettre alors à leur courage et à Dieu, pr mourir de la façon la plus noble qui soit : en protégeant ce qui leur est cher. "Lord here comes the flood...we ll say good bye,to flesh and blood..."ce refrain magnifiquement clamé est troublant. La musique commence sur du piano ,tranquillement puis vient ce refrain obsédant, simple, enfin, et tout simplement,beau. Il faut être bien grossier et ne pas apprécier l'art pour ne pas admettre que cette chanson est,si elle ne plait pas,touchante.

Voici donc les points positifs de cet album.Il n'est pas exempt de défauts cependant. Le temps de Genesis est révolu. Finies les grandes envolées progressives à la "musical box" ou "supper's ready",terminés ces purs moments de bonheur qu'offraient Genesis. Nous gagnons à présent un artiste seul, mais qui n'a rien perdu de son talent. Un artiste sincère, touchant, poignant . Mais on ne sait malheureusement pas où il veut en venir. L'album s'égare dans tout les sens et ne trouve pas de "son d'ensemble" à la manière d'un Pink Floyd ou meme d'un album de Genesis. Contrairement à bien d'autres artistes ,tels que les Beatles ,on ne reconnait pas encore de "style Gabriel" : on ne trouve là que du talent ,et un album incroyablement mélancolique,si on écoute sa touche finale,souple,tendre et délicate : here comes the flood.

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