ARTISTE:

BLUE OYSTER CULT

(ETATS UNIS)
TITRE:

IMAGINOS

(1988)
LABEL:

SONY BMG

GENRE:

HARD ROCK

TAGS:
FM
"Si vous ne connaissez pas Blue Oyster Cult, "Imaginos" sera le compagnon idéal pour vous plonger dans les subtils méandres Cultiens et découvrir un groupe définitivement à part dans le paysage rock."
JOE MEZCAL (30.10.2007)  
5/5
(3) Avis des lecteurs (0) commentaire(s)

On les a appelés "la réponse américaine à Led Zeppelin".
Ils sont à l'origine de standards rock immortels tels que "Godzilla", "Don't fear the reaper", "ME 262", ou "Astronomy".
Force est de constater qu'aucun groupe américain assimilé au hard rock n'aura eu autant d'impact que le BÖC sur ce style musical aux US: ils ont inventé les tournées gigantesques aux shows démesurés, les associations artistiques osées (avec Patti Smith femme de Lanier, le clavier du groupe, Black Sabbath, ou encore Michael Moorcock comme parolier de luxe), ils auront savament entretenu une aura mystique et sulfureuse , une approche du heavy-metal glaciale, précieuse et virtuose (dans le bon sens du terme). Tout cela en fait un groupe « larger than life », très largement au-dessus du lot avec une discographie frisant -à deux/trois exceptions près- la perfection.

A eux seuls, ils auront couvert tout un pan de la musique ricaine, du rock froid, savant (un des rares groupes de rock capable de jouer modal et ternaire !) et cryptique des débuts, à celui plus FM/AOR des années 80 pour enfin renaître dans une forme conciliant habilement ces deux extrêmes dans les années 90/2000.

Ainsi, 1988 voit l'apparition d'un disque en forme de chant du cygne... temporaire : "Imaginos", un album concept complexe et torturé, sombre diamant extrait des abysses Lovecraftiens.
Celui-ci succède à l'album "Club Ninja" déserté par la moitié du line-up originel, qui avait laissé un goût de quelconque aux fans du Cult : une production bien trop propre, des ritournelles radio friendly dénuées de toute hargne... ça sentait le sapin.
Fi de tout cela avec Imaginos: un retour au BÖC de la grande époque s'impose : Sandy Pearlman -producteur et maître à penser du groupe- revient aux manettes ainsi que le batteur originel -et parolier et chanteur occasionnel- Albert Bouchard, avec dans leurs valises un projet musical ambitieux vieux de 15 ans.
Bref, toute la bande des débuts est là, prête à en découdre une dernière fois, sous cette forme en tout cas.

"I Am The One You Warned Me Of" ouvre les hostilités sur un riff gras, puissant et subtil à la fois, enluminé d'un solo tranchant et tout en finesse dont seul Buck Dharma, le soliste surdoué et inamovible, a le secret.
Ce morceau annonce la couleur : des mélodies imparables associées à des riffs puissamment plombés, des refrains accrocheurs sans être opportunistes, enluminés des vocaux cristallins et néanmoins râpeux d'Eric Bloom.
Un casting d'invités prestigieux vient parachever ce testament d'acier de manière brillante : Robbie Krieger, Joe Satriani ou Aldo Nova viennent greffer de pertinentes interventions sur les joyaux tels que "In The Presence Of Another World", sans conteste le morceau phare de l'opus avec son intro faussement calme qui se brise sur un break de batterie sous stéroïdes, mourant sur un riff explosif et un solo de guitare ressemblant à un tir de barrage d'artillerie.
Que dire de "The Siege And Investure Of Baron's Frankenstein's Castle...", si ce n'est qu'en plus d'intégrer des éléments symphoniques d'une rare puissance, il se paie le luxe d'afficher les six cordes et batteries les plus heavy jamais utilisées par le BÖC et des choeurs titanesques.
Ah, et comme si ça ne suffisait pas, le solo de gratte c'est Satriani.

Quelques titres continuent de nous convaincre : une reprise futée d'"Astronomy", titre déjà présent sur leur troisième -et indispensable- album "Secret Treaties" ; "Magna Of Illusion" et ses velléités progressives ; "Del Rio's Song" et son refrain faussement guilleret ; et "Imaginos", morceau titre au saxophone inspiré, qui termine de manière assez lumineuse et presque optimiste un album à l'ambiance chtonienne.
"Imaginos" est l'album, non pas de la renaissance, mais un phénix ténébreux, signe d'une fin inéluctable mais annonciateur d'un renouveau qui prendra presque dix ans.

Si vous ne connaissez pas ce groupe légendaire, "Imaginos" sera le compagnon idéal pour vous plonger dans les subtils méandres Cultiens et découvrir un groupe définitivement à part dans le paysage rock.

Allez-y... "Don't fear the Cult".


Plus d'information sur http://www.blueoystercult.com





LISTE DES PISTES:
01. I Am The One You Warned Me Of - 05:03
02. Les Invisibles - 05:30
03. In The Presence Of Another World - 06:25
04. Del Rio's Song - 05:34
05. The Siege And Investiture Of Baron Von Frankenstein's Castle At Weisseria - 06:43
06. Astronomy - 06:47
07. Magna Of Illusion - 05:52
08. Blue Öyster Cult - 07:16
09. Imaginos - 05:44

FORMATION:
Albert Bouchard: Guitares / Claviers / Batterie
Aldo Nova: Guitares
Allen Lanier: Guitares / Claviers
Buck Dharma: Chant / Guitares
Eric Bloom: Chant / Guitares
Joe Bouchard: Chant / Basse / Claviers
Joe Satriani: Guitares
Kenny Aaronson: Basse
Robbie Krieger: Guitares
Thommy Price: Batterie
   
(3) AVIS DES LECTEURS    
ALADDIN_SANE
08/01/2009
  0 0  
4/5
Superbe album du BÖC, le groupe se permet même une relecture intelligente d'une de ses meilleures composition "Astronomy", tirée de "Secret Treaties" (1974).

On attend toujours une remasterisation digne de ce nom...

LYNOTT
06/01/2009
  0 0  
5/5
Le meilleur album du BOC ! Un son exceptionnel, des mélodies à tomber, une pêche infernale, un disque sombre et lumineux ! Enormissime brulot musical ! Un must, définitivement.
PASCALJ
13/12/2007
  0 0  
5/5
Album particulier dans la discographie du groupe, à l'origine, c'était le projet d'album solo d'Albert Bouchard, qui avait quitté le groupe quelques années auparavant.
Finalement c'est sous un line-up original que l'album sort, et devient par là même un des meilleurs albums de BOC.

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LECTEURS:
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STAFF:
4.4/5 (13 avis)
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