ARTISTE:

DREAM THEATER

(ETATS UNIS)
TITRE:

AWAKE

(1994)
LABEL:

EASTWEST

GENRE:

METAL PROGRESSIF

TAGS:
Chant aigu, Technique
"Comme à son habitude, Dream Theater évolue en douceur, ne coupant pas complètement les ponts avec ses précédentes production tout en ajoutant assez d'éléments pour se renouveler."
TORPEDO (29.08.2003)  
3/5
(7) Avis des lecteurs (0) commentaire(s)

"Awake" est le troisième album studio de DT et sans doute le plus expérimental. C'est lors de la phase de mixage de celui-ci que Kevin Moore annonce aux autres membres de la formation sa décision de partir. Il créera peu de temps après son propre groupe Chroma Key. Cette annonce n'aura bien sûr aucun impact sur la sortie de l'album et la tournée qui s'ensuivra verra l'arrivée de Derek Sherinian au poste de claviériste.

Si "Images & Words" suivait une route toute tracée depuis leurs débuts, il est évident que "Awake" vient perturber les attentes de ceux qui auraient pu attendre une suite. Le style DT reste aisément définissable, mais bon nombre d'évolutions amènent l'auditeur à constater que l'ère "Images & Words" semble bel et bien terminée.

La première vient du chant de James Labrie : Le style envolées dans les aiguës s'il n'a pas totalement disparu est bien souvent remplacé par une voix plus grave et suffisamment forcée pour en paraître éraillée.

La seconde vient de la musique elle-même, qui amène à la définition d'un album expérimental. Les différentes pistes évoluent dans plusieurs directions, donnant un aspect particulièrement décousu de DT que l'on ne connaissait pas. Sans doute Kevin Moore y est-il pour quelque chose... En effet les passages atmosphériques aussi bien aux claviers qu'à la guitare sont légions donnant un coté lancinant, parfois mystique très inhabituel.

Mis à part ces différences, on retrouve ce qui fait la force de DT, notamment les fameuses successions de passages techniques rugueux et de passages mélodieux donnant le frisson.

"Awake" n'est au final pas un album si différent des autres. Comme à son habitude, la formation évolue en douceur, ne coupant pas complètement les ponts avec ses précédentes production tout en ajoutant assez d'éléments pour se renouveler. Certaines parties vous feront totalement craquer (la fin de "Innocence Faded" par exemple) et d'autres vous ennuieront profondément. Mais globalement tout le monde devrait y trouver son compte.


Plus d'information sur http://www.dreamtheater.net





LISTE DES PISTES:
01. 6:00 - 5:31
02. Caught In A Web - 5:28
03. Innocence Faded - 5:42
04. Erotomania (Instrumental) - 6:45
05. Voices - 9:53
06. The Silent Man - 3:47
07. The Mirror - 6:45
08. Lie - 6:33
09. Lifting Shadows Off A Dream - 6:05
10. Scarred - 10:58
11. Space-Dye Vest - 7:30

FORMATION:
James Labrie: Chant
John Myung: Basse
John Petrucci: Guitares
Kevin Moore: Claviers
Mike Portnoy: Batterie
   
(7) AVIS DES LECTEURS    
MALENTRAIDE
28/02/2015
144
  0 0  
3/5
Un album que j'ai du mal à aimer, moins DT que le reste de la production. Je retiens malgré tout Voices et space dye vest qui donne des frissons.
NIURK
23/02/2009
  0 0  
5/5
Awake est bel et bien un éveil pour Dream Theater, celui de son côté sombre, la mélodie la plus dure, l'instrumentale la plus âpre, la voix la plus grave et la tonalité générale la plus sombre. Fort de cette observation on pourrait craindre un album trop lourd, trop dense, mais il n'en est rien et l'ensemble trouve un équilibre dans son inflexion.

Débutions par un détail important en signalant la qualité clinique du son : pour un groupe qui propose une trame sonore riche de multiples strates, il est vital pour se faire entendre au sens propre et figuré de ne pas prendre ce détail à la légère. C'est chose faite ici et on peut en prendre pour preuve la première seconde du premier morceau qui offre à Mike Portnoy un son de batterie ravageur, l'un des plus pur et beau que j'ai pu entendre.

Sur le plan des compositions, il ne s'agit pas d'épater la galerie gratuitement : les envolées techniques sont maitrisées autant que les montées dans les aigus d'un LaBrie qui assoie définitivement ici sa très bonne réputation de chanteur... en studio ! Voices porte d'ailleurs de façon amusante parfaitement son nom puisque tout y passe en matière vocale sans qu'on parvienne à isoler défaut !

Les titres s'enchaînent donc, rugueux et riche, un et multiple tel l'instrumentale Erotomania symbole d'un accomplissement mélodique et technique. Il ne s'agit pas d'en faire des tonnes, mais de mettre la note juste à l'instant juste, et d'ailleurs quand vient le moment de calmer le jeu avec un The Silent Man plus léger, tout le monde débranche le courant pour faire le break à l'unisson !

Reste 2 compositions particulières : scarred, épique d'un album qui n'en comporte en fait aucun puisqu'A Change of Season avait été repoussé, nouvelle démonstration générale et synthèse allant de Voices à Lie, de Lifting Shadow à The Mirror. Puis le dernier morceau, celui qui me fait pleurer autant qu'il m'élève, la dernière pierre à l'édifice : Space Dye Vest. Infiniment beau, infiniment triste, c'est le morceau de la rupture pour Kevin Moore, comme une offrande faite à ceux qui tentèrent de le retenir en vain.

Nouveau succès pour Dream Theater qui démontre ici que stagner ne fait pas partie de ses projets ! Oui... mais après alors ?!

ZOSO
24/07/2008
  0 0  
5/5
En 1992, le nouveau groupe de la scène Métal avait pondu Images and Words, qu’on pourrait résumer sobrement en disant qu’il a révolutionné le monde du Métal et donné un nouveau souffle à un mouvement progressif qui commençait à tourner en rond. Rien de moins.
Autant qu’après avoir entendu les chansons de cet album jusque sur les très pop MTV et autres radios FM son successeur était fortement attendu…

L’album prend quelques longues secondes à démarrer, mais lorsque 06H00 part enfin, le constat est direct : c’est de la très grande musique.
James LaBrie a bien pris ses marques dans le groupe et ses performances vocales sont plus variées et surtout plus lâchées que sur l’opus précèdent. La musique elle-même est plus agressive, plus heavy, tout en sachant rester légère et fine grâce à des claviers très discrets mais très efficaces.
Sur la première partie de l’album, le résultat est proche du sublime. Le génie des compositions et des arrangements, doublés d’une production très cohérente avec le tout, est presque insolent. Même un titre comme Innocence Faded, petit frère d’Another Day, très pop, est joué avec beaucoup de finesse et de maîtrise. Le sommet est atteint sur la suite A Mind Beside Itself… Erotomania est une pièce de virtuose, Voices un long morceau épique aux multiples couleurs et dont le solo est de toute beauté, The Silent Man vient élégamment clôturer la déferlante avec sa touche acoustique.

La suite de l’album est un peu en dessous du raz de marée sonore décrit ci-dessus. Le riff lancinant de The Mirror jure avec le début de l’album, mais la chanson est sauvée par des claviers particulièrement inspirés. Lie et Lifting Shadows… semblent un peu plus faibles comparés au reste et Scarred n’est pas franchement formidable. A noter que Labrie est un peu moins incisif sur ces titres. Néanmoins même ces morceaux plus faibles regorgent de petits trésors sonores et la balade finale Space-Dye Vest est l’un des plus beau titre jamais écrit par le groupe.

Cet album fabuleux souffre du syndrome de « l’après chef d’œuvre » comme Piece of Mind de Maiden, ou Clutching at Straws de Marillion. Il est pourtant évident à son écoute qu’il n’est pas loin du niveau de son illustre prédécesseur.

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LECTEURS:
4.2/5 (20 avis)
STAFF:
4.3/5 (19 avis)
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