PINK FLOYD

(ROYAUME UNI)

THE WALL

(1979)
LABEL:

EMI

GENRE:

ROCK PROGRESSIF

TAGS:
Concept-album
""The Wall" n'est en rien le monument d'orgueil que certains ont voulu laisser croire. Si Waters est incontestablement le capitaine qui a sabordé le navire Pink Floyd, il signe ici un chef d'œuvre incontournable pour tout amateur de rock."
VANDERGRAAF (29.08.2003)  
5/5
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Après "Tommy" de The Who et "The lamb lies down on Broadway" de Genesis, "The Wall" est le troisième d'une trilogie qui a remué les seventies. Sortis à cinq ans d'intervalles, cumulant des points communs dans leurs scénarios, et transcendant chacun un délire personnel d'un membre du groupe, ces trois double-albums sont incontournables.

"The Wall" fut adulé, puis décrié par ceux qui y voyaient une œuvre pompeuse et égoïste. Schéma simpliste et opportuniste. "The Wall" fut écrit en 1979, année où Pink Floyd symbolise à lui seul la crise du progressif : dissolution du groupe et perte d'inspiration. Des quatre, Waters est à la fois le dernier espoir (il est le seul à composer encore) et la pire des menaces : la mégalomanie le guette.

L'album aurait pu ne jamais sortir sous le nom du groupe. Mais cette année-là, les Pink Floyd apprennent que leur fortune a été perdue par leur chargé d'affaires. Waters offre la solution valable en proposant de sortir un disque. Il vient d'écrire deux scénarios, et ses trois collègues choisissent "The Wall" (l'autre deviendra le premier album solo de Waters : "The pros and cons of hitch-hiking"). La tâche est impressionnante et passionnante. David Gilmour accepte de s'y investir, et il n'y a guère que Wright, en froid avec Waters pour avancer à reculons dans les studios.

L'histoire est celle de Pink, jeune chanteur qui symbolise en fait Waters lui-même. Sa carrière avance et le star-system le dévore et détruit son mental : mariage raté, fans psychopathes. A cela s'ajoute l'enfance triste de Waters : un père mort au combat avant sa naissance, une mère abusive, et un système scolaire tyrannique. Tout crée une sorte de mur entre Pink/Waters et le reste du monde, et il rêve de voir ce mur s'effondrer.

Bien qu'il intègre quelques éléments extérieurs (des allusions au destin tragique de Syd Barrett, une critique des dictatures et de la violence des médias...), l'aspect autobiographique est évident, mais il ne dessert en rien l'album. Bien au contraire, Waters a vraiment mis tout son cœur et toute son âme dans ce disque qui n'a rien volé de son succès. Toute cette histoire dingue tient musicalement en place, les chansons s'enchaînent avec fluidité. On y croise du poétique ("Nobody Home"), du hard ("In the Flesh", titanesque ouverture), du planant typiquement floydien ("Comfortably Numb", l'un des meilleurs morceaux de toute l'histoire du groupe, et qui fut composé par Gilmour)... Le disque finit par "the Trial", un baroque édifice musical aux accents de glamour symphonique. Ce morceaux extraordinaire doit beaucoup au chef d'orchestre Michael Kamen, un génie contemporain qui fit de l'or de tout ce qu'il a touché.

"The Wall" n'est en rien le monument d'orgueil que certains ont voulu laisser croire. Si Waters est incontestablement le capitaine qui a sabordé le navire Pink Floyd, il signe ici un chef d'oeuvre incontournable pour tout amateur de rock.
- Site officiel

LISTE DES PISTES:
01. In The Flesh - 03:17
02. The Thin Ice - 02:28
03. Another Bricks In The Wall (part 1) - 03:41
04. The Happiest Days Of Our Lives - 01:20
05. Another Bricks In The Wall (part 2) - 03:56
06. Mother - 05:32
07. Goodbye Blue Sky - 02:48
08. Empty Spaces - 05:36
09. Young Lust - 02:03
10. One Of My Turns - 01:33
11. Don't Leave Me Now - 04:22
12. Another Bricks In The Wall (part 3) - 01:17
13. Goodbye Cruel World - 01:05
14. Hey You - 04:39
15. Is There Anybody Out There - 02:40
16. Nobody Home - 03:25
17. Vera - 01:38
18. Bring The Boys Back Home - 00:50
19. Comfortably Numb - 06:49
20. The Show Must Go On - 01:36
21. In The Flesh - 01:36
22. Run Like Hell - 04:22
23. Waiting For The Worms - 03:56
24. Stop - 00:34
25. The Trial - 05:16
26. Outside The Wall - 01:42

FORMATION:
David Gilmour: Guitares
Nick Mason: Batterie
Richard Wright: Claviers
Roger Waters: Chant / Basse
   
(8) AVIS DES LECTEURS    
LONEWOLF1300
11/03/2023
142
  0 0  
4/5
Si cet album a été tant décrié et qualifié à tort et à travers, il a pour moi 3 avantages :

1/ c'est une oeuvre musicale (pas seulement "de la musique"...) qui dégage une puissance et un talent qu'on ne peut valablement contester. Pas évident à aborder, évidemment, et c'est ce qui signe son caractère. Ce n'est pas de la variété à deux balles à diffuser sur les radios FM ponctuées de publicité !
2/ c'est le fruit du travail d'un groupe qui se met au service d'un artiste qui se lâche de plus en plus, et qui est de plus en plus torturé. Ca ne peut donner que des choses particulièrement intenses. Et c'est ce qu'on attend d'un tel groupe, et de l'art en général. Les artistes torturés produisent souvent des oeuvres remarquables (Vincent Van Gogh...)
3/ cet album n'est pas le sempiternel "produit musical" répondant aux critères formatés du commerce de la musique. C'est un énorme concept-album qui fait un choix ferme, osé et catégorique. On adhère ou pas, on aime ou pas. Mais on ne peut nier l'incroyable vigueur du propos, sa légitimité, et la haute qualité d'interprétation et de composition. Musicalement, c'est une vraie tempête ! Il va évidemment marquer les esprits mais aussi, signe de sa valeur, rester un monument défiant le passage du temps malgré la succession effrénée des modes.

Cet album est une pièce tout à fait à part dans l'oeuvre du groupe, et dans l'ensemble des discographies des groupes de rock de toute nature. Ce n'est pas forcément "le meilleur" de PF, selon l'angle sous lequel on l'aborde. Il est difficile d'y entrer, mais tout aussi difficile d'en sortir avant la fin. Je fais souvent un parallèle entre "The Wall" et "The Lamb..." de Genesis.

Orgueilleux, égoiste, prétentieux ? Bah... Et pourquoi pas, au fond. Seul le résultat compte ! Je me fous de qui était Léonard de Vinci, si la Joconde est si sublime.

ABADDON
28/12/2013
  0 0  
3/5
Grand concept-album, oui ... encore que le scénario de The Wall, très torturé, ne soit pas toujours facilement lisible. Grand album des Floyd, c’est plus douteux : le scénario et la très grande majorité de la musique sont l’œuvre exclusive de Waters, qui a quasiment imposé sa vision aux autres. Nous sommes donc très loin des grands morceaux planants qui ont fait la célébrité du groupe, et même très loin des formats plus conventionnels de “Dark Side of the Moon”. Saluons donc l’engagement de Roger Waters dans ce concept, pour le reste, il est permis de considérer cet album comme musicalement bien en-dessous des autres du Floyd, les titres signés Gilmour (et ‘Hey You’, pour être tout à fait honnêtes) sont les meilleurs.
DARKPOET
28/01/2013
165
  0 1  
5/5
On aime ou on déteste cet album. Deux clans "s'affrontent" dans une guerre intestine...

Pour, "the Wall" et "Animals" ou pour, "Dark side..." ou "Meddle". La critique de cet opus a toujours provoqué des avis enflammés. On lui reproche d'être l'exutoire de Waters ; une démarche cathartique...

Perso, je le trouve parfait de bout en bout ; la production, pour l'époque est majestueuse et Gilmour se place au pinacle avec son jeu précis et chaleureux. Une guitare qui fera bien des émules un peu plus tard avec le neo-prog de qui vous savez.

Une œuvre intemporelle et forte; A écouter d'une traite.


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LECTEURS:
4.4/5 (28 avis)
STAFF:
4.5/5 (26 avis)
MA NOTE :
 
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