ARTISTE:

GHOST

(SUÈDE)
TITRE:

IMPERA

(2022)
LABEL:

AUTRE LABEL

GENRE:

HEAVY METAL

/ POP
TAGS:
80's, FM, Théatral
"Avec "Impera", Ghost achève sa mue et perd une grande partie de son identité."
NEWF (10.03.2022)  
3/5
(0) Avis des lecteurs (8) commentaire(s)

La mue a commencé avec "Prequelle", surtout sur scène. En même temps qu’il atteignait des sommets mélodiques, le Ghost mystique et irrévérencieux laissait place à un grand guignol baroque, à grand renfort de confettis et autres artifices scéniques. Même si l’identité du groupe reste fortement ancrée dans une pop metal jouissive et classieuse, l’imagerie satanique des débuts a lentement disparu au profit d’une orientation opera rock légèrement kitsch, au fil du succès grandissant du groupe. Avec ce cinquième album, "Impera", la mue de Ghost est définitivement achevée. Unique maître à bord, Tobias Forge, son créateur, a beau essayer tant bien que mal de donner vie à une énième version de son personnage de Papa Emeritus (la quatrième), il semble être le seul à y croire encore. Mais là où d’autres auraient sans doute accentué encore plus le côté pop de leur musique, Ghost prend clairement la direction musicale inverse avec ce nouvel album, qui est sans doute le plus heavy que le groupe ait produit jusqu’à aujourd’hui, quitte à flirter avec les clichés.

Tobias Forge a fait appel à Fredrik Akesson, guitariste d’Opeth, pour densifier le son des guitares, et force est de constater que, passé l’instrumental introductif ‘Imperium’, le son de Ghost a changé. Moins de reverb, moins de claviers, plus de guitares, l’univers décalé de Ghost cède le pas à un hard rock mélodique plus moderne, parfois efficace (l’excellent ‘Kaisarion’) mais rarement original (‘Watcher In The Sky’, ‘Spillways’ et sa référence à Toto très (trop) marquée).

Certes le Ghost ironique et pastiche refait surface par moments, aux détours de clins d’œil appuyés, ici à Rammstein avec ‘Twenties’ et son ambiance metal indus dans la lignée du ‘Mummy Dust’ de "Meliora", ou là à Van Halen avec ‘Grift Wood’, son riff en palm muting et ses harmoniques artificielles. Mais il est bien difficile de distinguer ce qui relève de l’hommage, de l’opportunisme ou même de la paresse. Le titre ‘Call Me Little Sunshine’ en est le parfait exemple, lui qui semble avoir été composé juste pour remercier Metallica d’avoir permis à Ghost de fêter les 30 ans du "Black Album" avec sa reprise de ‘Enter Sandman’.

Pourtant, "Impera" est loin d’être un mauvais album et certains titres sont suffisamment savoureux pour ne pas affirmer que Ghost a définitivement abandonné l’univers pop metal mélancolique qui fait sa force (‘Hunter’s Moon’, ‘Darkness At The Heart Of My Love’, ‘Respite On The Spital Fields’). Mais globalement, la magie des Suédois a presque totalement disparu et l’identité du groupe en pâtit clairement. Ghost est devenu un groupe de metal mainstream qui compromet son imagerie occulte au profit d’une musique taillée pour les stades. La messe semble bel et bien dite.


Plus d'information sur http://ghost-official.com/





LISTE DES PISTES:
01. Imperium
02. Kaisarion
03. Spillways
04. Call Me Little Sunshine
05. Hunter's Moon
06. Watcher In The Sky
07. Dominion
08. Twenties
09. Darkness At The Heart Of My Love
10. Grift Wood
11. Bite Of Passage
12. Respite On The Spital Fields

FORMATION:
Nameless Ghouls: Guitares / Basse / Claviers / Batterie
Tobias Forge: Chant
   
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(8) COMMENTAIRE(S)    
 
 
PATFRANCE
23/06/2022
 
9
0
N aimant pas du tout des groupes comme toto et toutes cette clique moyenne des années 80, on peut dire que c est totalement voulu. Donc a part le premier et dernier titre interressant, le reste c est insupportable et le pire comme toute cette hard pop , c est que ça reste entêtant ....
TORPEDO
05/04/2022
  0
Très grand fan de Ghost, surtout avec "Prequelle", je peux dire à froid que "Impera" est pour moi une grosse déception. Je ne retrouve pas la grandiloquence qu'il y avait sur l'album précédent qui était garni de tubes. Après, ce n'est pas mauvais mais ce sera encore un album que l'on écoute une fois sans y revenir...
KINGEDDIE
17/03/2022
 
116
1
Pour rejoindre le commentaire de Spencer et aussi ceux de plusieurs internautes ayant fait le même constat : il semblerait que la période COVID si elle a eu pour effet de relancer la création des groupes at home,en revanche la qualité des œuvres est assez moyenne dans l'ensemble ( tous groupes confondus !)et parfois même un peu médiocre... Ghost n'échappe pas à la règle et sans vouloir faire ma raclette, j'ai eu un sentiment mitigé à l'écoute du CD : c'est nippon ni mauvais comme auraient dit les inconnus, mais c'est du ressenti, seulement du ressenti...
SPENSER
16/03/2022
 
27
1
Pas fan du groupe depuis le début (disons que je le trouve très sur côté, aussi bien en live qu'en studio) mais acccrochant à chaque fois un peu plus, cet album marque pour moi un retour en arrière car franchement, à part "Kaisarion" et "Call Me Little Sunshine" le reste traverse les oreilles sans rien y déposer durablement.
Pas honteux, pas mauvais, juste un peu trop plat et prévisible. Par contre, c'est très bien fait et les fans seront sûrement ravis.
Je réessaierai en live popur peut-être avoir enfin l'étincelle car l'enthousiasme général me questionne : quel est donc le truc à côté duquel je passe avec Ghost ???
LYNOTT
16/03/2022
  0
Je ne suis pas un fan ultime du groupe, n'ai pas parcouru de manière acérée toute leur disco, mais je pense pouvoir tout de même dire que j'ai moins accroché aux mélodies de cet album que sur celles de leurs œuvres passées.
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LECTEURS:
3.2/5 (5 avis)
STAFF:
3.5/5 (6 avis)
MA NOTE :
 
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