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GROUPE/AUTEUR:

DUKES OF THE ORIENT

(ETATS UNIS)

TITRE:
FREAKSHOW (2020)
LABEL:
FRONTIERS RECORDS
GENRE:
ROCK PROGRESSIF

"Avec "Freakshow", Dukes Of The Orient engage une démarche visant à rendre hommage aux formations légendaires des années 70-80 mais qui risque se révéler aussi dangereuse qu’ambitieuse."
LOLOCELTIC - 17.09.2020 - (2) Avis des lecteurs - (1) commentaire(s)
3/5
Avec son premier album éponyme en 2018, Dukes Of The Orient avait attiré les louanges. Non seulement cet opus renvoyait aux plus belles heures du Asia version John Payne (1992-2004), mais en plus, le chanteur-bassiste, par respect à la suite du décès de John Wetton, avait eu la délicatesse de changer le nom de sa nouvelle formation alors qu’il avait obtenu le droit de l’appeler Asia feat. John Payne. Un geste de grande classe qui avait renforcé le respect dont le bonhomme bénéficiait déjà d’un point de vue artistique. Deux ans plus tard, le voilà de retour avec son binôme américain et claviériste, Erik Norlander, pour de nouvelles aventures des ducs de l’Orient. Pourtant, un premier changement notable est à noter avec la formation d’un line-up stable autour du duo et au sein duquel apparaît Eric Tewalt, saxophoniste de son état. Voilà qui n’est pas si courant que ça et qui mérite d’être signalé, d’autant que l’importance de cette présence va vite se révéler évidente.

En effet, si ‘The Dukes Return’ ouvre les portes de ce "Freakshow" avec un son très old school et des claviers surannés, se situant ainsi entre un Asia période "Aqua" et un Genesis époque "Duke", le solo de saxo finit d’installer l’ensemble au cœur des années 70 et 80. Par la suite, la production enfonce le clou et les ombres du Alan Parsons Project (‘A Quest For Knowledge’, ‘Until Then’) ou de Barclay James Harvest (‘When Ravens Cry’) planent à leur tour sur cet opus. Mais plus que toute autre formation légendaire, c’est bien Supertramp qui revient régulièrement à l’esprit en raison de la présence prégnante du saxophoniste (‘The Ice Is Thin’, ‘Man Of Machine’), ne laissant que peu de place aux racines partagées avec Asia et tellement présentes sur le premier album. Seul ‘The Monitors’, premier single efficace et accrocheur, vous replongera dans l’époque de "Aura".

Il faudra donc dépasser ces sonorités datées, ou être un grand fan des voyages dans le temps, pour apprécier des compositions qui tiennent pourtant bien la route. Mais pouvait-il en être autrement avec des artistes de ce calibre ? John Payne y va d’interprétations théâtrales qui renforcent la puissance du sombre et heavy ‘Freakshow’ et du captivant et progressif ‘The Last Time Traveller’. Des pièces ambitieuses telles qu’un Man Of Machine’ mêlant quelques effluves de IQ aux influences précédemment citées, un majestueux ‘When Ravens Cry’ aux surprenants changements de rythmes, ou un aérien ‘Until Then’, viennent également confirmer l’intérêt de cet opus à la richesse évidente et qui ne manque pas de surprises plus ou moins enthousiasmantes.

"Freakshow" risque donc de fortement diviser les amateurs et il nécessitera à la fois de la persévérance et une certaine ouverture d’esprit pour en apprécier ses charmes. Visiblement, la démarche est volontaire de la part de ses auteurs qui souhaitaient rendre un hommage aux formations légendaires des années 70 et 80. En ce sens, cet opus est une réussite. Il est également une prise de risque qui va en déstabiliser plus d’un et qui risque de freiner Dukes Of The Orient dans sa conquête du trône laissé vacant par Asia.

Plus d'information sur https://www.facebook.com/dukes.of.the.orient/



GROUPES PROCHES:
BARCLAY JAMES HARVEST, ALAN PARSONS, ASIA, SUPERTRAMP

LISTE DES PISTES:
01. The Dukes Return - 5:01
02. The Ice Is Thin - 6:00
03. Freakshow - 4:29
04. The Monitors - 4:39
05. Man Of Machine - 7:37
06. The Last Time Traveller - 6:46
07. A Quest For Knowledge - 5:52
08. The Great Brass Steam Engine - 5:04
09. When Ravens Cry - 6:54
10. Until Then - 7:55


FORMATION:
Alex Garcia: Guitares
Eric Tewalt: Saxophone
Erik Norlander: Claviers
Frank Klepacki: Batterie
John Payne: Chant / Guitares / Basse


TAGS:
80's, Accessible / FM, Old School
 
 
(2) AVIS DES LECTEURS
En cliquant sur le bouton ci-dessous vous pourrez écrire votre propre chronique a propos de cet album et lui attribuer une note. Ceci n'est pas un commentaire et demande au moins une dizaine de ligne pour expliquer pourquoi vous avez aimé ou non la production.
CRIMÉE - 23/09/2020 -
0 0
4/5
Ah, Asia et moi (comme d'autres ici), c'est une longue histoire ! En ce qui me concerne, beaucoup de up et quelques down ! J'ai embrassé les quasi quatre décennies dans leur totalité, sans me détourner, et en acceptant les changements de braquet opérés par les différentes incarnations du groupe, même rebaptisé. Personne ne s'y trompe, les dukes of the orient continuent bien l'aventure asiatique, et qui pourrait contester la légitimité de John Payne dans son entreprise artistique ?

Si le premier album éponyme a été créé sur un terreau balisé et connu des fans de l'ère 1992-2004, ce deuxième album s'en émancipe quelque peu... Inutile de revenir sur cette dernière remarque ; LOLOCELTIC et CORTO 1809 l'ont parfaitement argumentée. Alors qu'en penser ? Bien-sûr, je regrette que nos "petits princes" aient délaissé (en grande partie) leurs atours AOR et son cortège de mélodies immédiates qui se logent dans la tête pour ne plus en sortir. Toutefois, la prééminence progressive ne me heurte aucunement et apporte un souffle nouveau que j'apprécie pleinement. L'album est composé de morceaux bien plus hétérogènes que dans le précédent. Moins d'unicité certes, mais davantage de variété, pour mon plus grand plaisir. Néanmoins, j'émettrais trois petites réserves, mais pas rédhibitoires ! Je trouve que les influences sont parfois trop affichés (notamment celles de Supertramp et d'ELP). L'utilisation récurrente du saxophone ne m'apparaît pas toujours opportune, n'apportant (parfois) aucune plus-value à la composition (c.f le morceau d'ouverture). Enfin, amateur inconditionnel de la voix de John Payne, pour autant, je n'apprécie que très modérément ses excès, aboutissant à une rugosité qui n'est pas tout à fait en adéquation avec la musique proposée.

Si "freakshow" s'avère accessible (ce n'est pas non plus Anglagard !) il nécessitera un peu de temps pour être apprivoisé. L'amateur de prog lui en donnera. Les "autres", pas sûr...

CORTO1809 - 17/09/2020 -
0 0
4/5
Voilà un album qui risque fort de ne pas rencontrer son public et les lauriers qu’il mérite. Car ceux qui connaissaient le groupe comme la continuation d’Asia et s’attendent à trouver dans cet album de l’AOR chatoyant seront probablement aussi surpris que déçus. A contrario, les amateurs d’un rock progressif "historique" (un terme que je préfère au trop péjoratif old school qui donne l’impression de vivre dans le passé) risqueront de ne pas même jeter une oreille sur ce disque, n’ayant pas identifié Dukes of The Orient comme un groupe capable de leur proposer la musique qu’ils affectionnent.

Donc, soyons clairs : point d’AOR dans cet album, que du prog mâtiné de pop, un prog qui, s’il lorgne souvent vers les années 70-80, ne sonne pas daté mais résolument moderne. Si le sax est rare dans l’AOR, il l’est beaucoup moins dans le prog et ne déstabilisera pas les amateurs du genre. Impossible effectivement de ne pas penser à Supertramp sur ‘The Fine Ice’ qui n’aurait pas déparé sur "Breakfast in America" (les claviers y sont aussi pour quelque chose) mais sa contribution sur ‘Freakshow’ tient plus des prestations de David Jackson au sein de Van der Graaf Generator.

C’est la force de cet album d’évoquer les grands noms du rock progressif tout en gardant sa personnalité. Outre la présence du saxophone, les claviers se font fréquemment remarquer, avec notamment de belles parties de piano. Enfin, il faut évoquer la prestation vocale de John Payne, assez atypique pour le coup dans le monde du rock progressif, croisement entre la voix d’Alice Cooper et celle de Meat Loaf. Déstabilisante au début, elle finit de donner aux titres un caractère très personnel.

Fans d’AOR, passez votre chemin. Fans d’un progressif varié et accessible, ne passez pas à côté de cet album.

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(1) COMMENTAIRE(S)
Vous pouvez ici réagir au sujet de l'album ou de la chronique, expliquez pourquoi vous êtes d'accord ou non ou tout simplement raconter votre vie...
 
TORPEDO - 18/09/2020 10:52:14
0
Je fais évidemment partie de ceux qui trouvent cet album kitschissime. En même temps avec Norlander aux claviers on peut s'y attendre. Mais loloceltic a bien prévenu dans sa chronique donc pas de surprise ;)
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3.7/5 (3 avis) 3/5 (3 avis)
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