ARTISTE:

KAYAK

(HOLLANDE)
TITRE:

MERLIN

(1981)
LABEL:

AUTRE LABEL

GENRE:

ROCK PROGRESSIF

/ POP
TAGS:
80's, FM, Symphonique
""Merlin" est un bon album de pop-rock progressif très accessible considéré comme l'un des meilleurs disques de la formation hollandaise"
DARIALYS (12.06.2018)  
4/5
(0) Avis des lecteurs (0) commentaire(s)

Kayak. Si ce nom vous est aujourd’hui inconnu, c’est certainement parce que le kayak des Néerlandais de Hilversum a longtemps pagayé à contre-courant dans les eaux vives et turbulentes de l’instabilité, la faute à un line-up en constante modification, notamment durant leurs dix premières années d’activité.

Après un début de carrière encourageant avec le progressif "See See The Sun" (1973) dans la veine des Anglais de Yes, et le disque à succès "Royal Bed Bouncer" (1975), les Hollandais ont vécu une phase difficile en délaissant leur style d’origine et en s’affichant sous une musique nettement plus pop. Ironie du sort, bien que plus facile d’accès, leur musique n’aura pas le même impact. Les ventes de disques quant à elles seront décevantes et les départs multipliés des instrumentistes n’arrangeront rien.

Le pianiste et compositeur Ton Scherpenzeel se retrouvera en binôme avec son compagnon joueur de six cordes, Johan Slager, seul autre membre rescapé de la formation originelle. Décidés à vouloir poursuivre l’aventure coûte que coûte, ils s’appuieront sur de nouvelles recrues qui, à l’instar de leurs prédécesseurs, ne s’éterniseront pas non plus par la suite, à bord du kayak à la dérive. En 1981, ce néo Kayak sort alors son huitième album, "Merlin", dont la moitié des titres est consacrée à la légende de Merlin l’Enchanteur.

Apprenant des erreurs du passé, les cinq compères ont décidé de s'émanciper de leur tournant pop récent pour se recentrer davantage sur le rock progressif symphonique qui les a vus grandir. C’est ainsi que le morceau étendard et éponyme ‘Merlin’ ouvre le disque en sonnant le glas de la résurrection. Long de 7 minutes, alternant les registres et les ambiances, il se montre tantôt entraînant, tantôt intimiste, mais toujours très mélodique grâce à un travail vocal probant. Les cinq premiers titres s’enchaînent à la perfection avec une continuité sans faille, à l’image de ‘The Sword In The Stone’ et  ‘The King’s Enchanter’, véritables fers de lance du disque avec leurs mélodies entêtantes et addictives.

Mais en deuxième partie de disque, Merlin l’Enchanteur passe à la trappe et, libre de tout concept, le groupe change de direction. Si les vingt dernières minutes restent de bonne facture, elles n’ont plus rien à voir avec la première moitié si enthousiasmante. La ballade radio-friendly ‘Seagull’  se laisse écouter sans convaincre réellement, ‘Boogie Heart’ ressemble à une composition de Status Quo en plus posée et moins électrique alors que le début de ‘Can’t Afford To Lose’ semble sortir tout droit d’un album d’Earth Wind & Fire. Il n’y a plus cette cohésion entre les titres, ce lien que les premiers morceaux partageaient, donnant l’impression d’écouter un tout autre album, voire même un autre artiste.

"Merlin" reste un bon disque, considéré aujourd’hui encore comme l’un des meilleurs composés par les Hollandais. Un bon disque qui aurait même pu être excellent si la fin n’avait pas été aussi déconnectée du début. Très bien accueilli à l’époque, l’album ne parviendra toutefois pas à compenser les problèmes financiers rencontrés par la formation qui mettra un terme à son existence en 1982… avant de reprendre du service dix-sept ans plus tard en 1999. Dix-sept, c’est aussi le titre du dernier album magistral des Néerlandais, "Seventeen", sorti en janvier 2018, qui prouvera que tout comme le phénix, il n’est jamais trop tard pour renaître de ses cendres…


Plus d'information sur https://www.kayakonline.info





LISTE DES PISTES:
01. Merlin
02. Tintagel
03. The Sword In The Stone
04. The King's Enchanter
05. Niniane (Lady Of The Lake)
06. Seagull
07. Boogie Heart
08. Now That We've Come This Far
09. Can't Afford To Lose
10. Love's Aglow

FORMATION:
Ton Scherpenzeel: Chant / Claviers
Edward Reekers: Chant
Johan Slager: Guitares / Banjo, Flûte
Max Werner: Chant / Batterie
Peter Scherpenzeel: Basse
   
(0) AVIS DES LECTEURS    
Haut de page
   
(0) COMMENTAIRE(S)    
 
 
Haut de page
LECTEURS:
-/5 (0 avis)
STAFF:
4/5 (1 avis)
MA NOTE :
 
DERNIERE ACTUALITE
KAYAK: Les détails sur le nouvel album
 
AUTRES CHRONIQUES
DEADLINE: Nothing Beside Remains (2018)
HARD ROCK - Les Parisiens confirment leur rôle de leaders nationaux d’un hard rock aux influences nord-américaines.
BLEEDING THROUGH: Love Will Kill All (2018)
METALCORE - "Love Will Kill All"' esquisse un panorama contemporain des variations métalliques extrêmes, tout en laissant filtrer des fumerolles âcres ou un flot d'énergie noire bourré puissance primale.
 
ECOUTE EN STREAMING
 
 
AUTRE(S) CHRONIQUES CONCERNANT KAYAK
KAYAK_Seventeen
Seventeen (2018)
5/5
4.3/5
INSIDEOUT MUSIC / ROCK PROGRESSIF
KAYAK_Anywhere-But-Here
Anywhere But Here (2011)
2/5
2/5
AUTOPRODUCTION / POP
KAYAK_Coming-Up-For-Air
Coming Up For Air (2008)
3/5
3.5/5
AUTRE LABEL / POP
KAYAK_See-See-The-Sun
See See The Sun (1973)
3/5
-/5
EMI / ROCK PROGRESSIF
 
F.A.Q. / Vous avez trouvé un bug / Conditions d'utilisation
Music Waves (Media) - Media sur le Rock (progressif, alternatif,...), Hard Rock (AOR, mélodique,...) & le Metal (heavy, progressif, mélodique, extrême,...)
Chroniques, actualités, interviews, conseils, promotion, calendrier des sorties
© Music Waves | 2003 - 2021