ARTISTE:

RICK MILLER

(CANADA)
TITRE:

HEART OF DARKNESS

(2014)
LABEL:

MALS

GENRE:

ROCK PROGRESSIF

TAGS:
Intimiste, Mélancolique, Planant
"Avec ce nouvel album, Rick Miller redonne des couleurs à son rock atmosphérique qui avait fini par lasser nombre de ses auditeurs. Les prémices d'un renouveau se nichent au sein de ce nouvel opus."
PETE_T (28.03.2014)  
3/5
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Quatrième album successif en autant d’années pour notre canadien Rick Miller. Lors de la chronique de "Immortal Remains" nous l’avions encouragé à apporter un peu de sang neuf dans la structure de ses compositions s’il ne voulait pas lasser à la longue les plus fervents de ses auditeurs. A t-il suivi notre conseil ?

A vrai dire, il y a du neuf dans cette livraison avec notamment l’apparition de deux titres de plus de dix minutes sur les six que contient le CD physique. Si trois des courtes plages - cinq à sept minutes tout de même ! - utilisent la formule habituelle de l’homme à la voix monocorde mais chaleureuse à savoir des rythmes mid-tempo, une guitare acoustique, des traces de cello et des soli typés Gilmour, le titre éponyme apporte quant à lui un peu de fraîcheur. En effet, ’Heart Of Darkness’ est bercé par des rythmes syncopés et la flûte intervient de manière importante prenant pratiquement l’espace dévolu à la guitare. 

Première des deux longues plages, ‘Blood Of The Rose’ débute par les réguliers assemblages que Rick Miller affectionne mais bascule rapidement vers une partie plus soutenue dans laquelle les claviers envahissent l’espace permettant aux multiples couches de guitares électriques de prospérer et de se perdre dans des réverbérations excessives finalement bienvenues. Mais c’est finalement avec le long ‘The Dark Lady’ (plus de treize minutes au compteur) que Rick finit par confirmer son envie d'évoluer. Les nappes soutenues de synthés, les envolées de Stratocaster et les multiples ambiances –dont certaines sont de simples duo violoncelle/piano - contrastent pour le meilleur avec les attaques de basse (rappelant celles de ‘Sanctify Yourself’ de Simple Minds) ou les descentes de claviers à la limite de Vangelis. Bref, Miller nous propose du Shamall dans l’âme par moment tout en gardant les développements langoureux chères à ses habitudes (le final).

C’est donc un "Heart Of Darkness" contrasté contenant du traditionnel et des nouveautés que Rick Miller nous délivre ici. Si ce n'est pas encore une grande claque auditive, c'est au moins un début de renouvellement qui redonnera du baume au cœur aux fans de David Gilmour ou du Pink Floyd dernière mouture.


Plus d'information sur http://rickmiller.bandcamp.com/





LISTE DES PISTES:
01. Heart Of Darkness - 6:20
02. Blood Of The Rose - 10:03
03. Castle Walls - 5:06
04. The Dark Lady - 13:26
05. Come Summer, She Died - 6:52
06. Time - 05:37

FORMATION:
Barry Haggerty : Guitares
Kane Miller: Guitares / Violon
Mateusz Swoboda: Violoncelle
Rick Miller: Chant / Guitares / Basse / Claviers
Sarah Young: Flûte
Will: Batterie / Percussions
   
(2) AVIS DES LECTEURS    
REALMEAN
17/05/2015
  0 0  
4/5
La suite d’un long voyage au coeur d'un empire musical à la croisée de l’introspection torturée et de l'épanouissement spirituel.
Le titre éponyme, ouvrant l’album, est parfaitement millimétré : les percussions vaguement tribales rythment un bal au tempo étrange, dans lequel la flûte, la guitare rock, les nappes de synthé se croisent, s’interrogent, se mesurent les unes aux autres, sous le jugement céleste du vocal de Rick. Etablir et réussir une telle structure en à peine plus de 6 minutes, c’est une gageure.
'Blood of the Rose' prolonge un certain paradigme onirique insufflé par la mélodie de la flûte, mais sur une tonalité globale beaucoup plus aérienne, portée par une guitare floydienne et sensiblement atmosphérique ; on passe des ténèbres à la rêverie, ou quasiment. C’est ce qui peut dérouter parfois avec Rick Miller (ou au contraire, forcer l’admiration) : sa musique nous installe dans une ambiance pour nous en extraire presque aussitôt, mais avec une continuité tonale surprenante.
La même logique est appliquée avec le titre suivant, 'Castle Walls', qui rompt encore une fois la structure musicale et ouvre un boulevard vers une emphase émotionnelle entre serment mélancolique et apaisement spirituel - avec une mélodie éclatante qui s’impose à l’oreille, portée par le chant et magnifiée par les chœurs.
Mais la pièce maîtresse de l’album, c’est en effet 'The Dark Lady' : c’est un concentré du savoir-faire de Rick Miller, une véritable claque qui n’est pas le paradoxe le moins étonnant lorsqu’on connaît par cœur les recettes qu’il applique depuis au moins 10 années.
La première moitié, c’est l’artiste pur jus : tout y est, instrumentation favorite, vocal caverneux, cassures de rythme, guitares diluviennes et promesses de fin du monde. La seconde moitié est non moins gilmourienne, mais avec une charge de cavalerie lourde et space rock qu’on ne connaît pas aux Floyds. La basse est démoniaque, et un déluge synthétique d’un autre monde vient soudain paralyser vos sens, avant de s’évanouir une première fois dans des limbes inexplorées, pour mieux revenir en force ensuite; conclusion classique reprenant le thème du départ. Mais quelle puissance ! Hors norme !
A découvrir sans délai pour les adeptes du Floyd de Gilmour. Une musique tout à la fois très inspirée des grands standards du post-rock des années 90, et d’une certaine façon unique en son genre. Pour moi, à classer parmi les 4 meilleurs de Rick à ce jour, incluant "Dreamtigers", "Angel of my Soul" et "Dark Dreams".

CORTO1809
28/03/2014
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3/5
Rick Miller sort enfin de sa routine (même agréable) pour s'essayer à quelques titres plus longs et plus progressifs dans l'âme. L'essai n'est pas complètement concluant car paraissant parfois un peu laborieux. Néanmoins, on ne peut qu'apprécier la tentative de Rick Miller de diversifier un peu sa musique.
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3.5/5 (2 avis)
STAFF:
3.3/5 (3 avis)
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