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Album GHOST INFESTISSUMAM GHOST
INFESTISSUMAM (2013)
MERCURY
HARD ROCK MELODIQUE
4/5
SPIRIT OF SUMMER
20/09/2022
 
46
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« Il padre, il filio et lo spiritus malum, omnis caelestis delenda est.
Anti cristus, il filio de satanas, infestissumam. »

Papa Emeritus Il annonce la couleur dès le début avec une introduction en forme de chœur liturgique rapidement rejoint par une batterie tonitruante et une guitare épique. Histoire de faire oublier l'orgue gentillet du 'Deus Culpa' de son frère Papa Emeritus, le premier du nom, sur l'opus éponyme ? En tout cas, force est de constater que ça en jette déjà plus. En fait, tout est beaucoup plus maîtrisé que dans le disque précédent, à commencer par le visuel et les paroles. À l'exception de 'Depth Of Satan's Eyes', un peu moins réussi mélodiquement et qui fait un peu « too much » au milieu d'un disque assez dense d'un point de vue dynamique, tous les morceaux sont des tubes. On retrouve comme souvent chez Ghost l’alternance couplets heavy / refrains pop dans ‘Secular Haze’, où le clavier et les guitares tissent des riffs maléfiques puis laissent la place à un thème aérien magnifié par une basse très mélodique. Le lugubre, hymnique et définitif ‘Monstrance Clock’ est basé à peu près sur le même schéma, avec un contraste encore plus saisissant. Le délicieusement satanique ‘Year Zero’ est quand à lui plus orienté heavy, quand ‘Body And Blood’ démontre, s’il était encore nécessaire, le talent du groupe pour proposer des mélodies pop accrocheuses. On a aussi droit à une petite incursion dans le prog avec la mini-suite ‘Ghuleh / Zombie Queen’. L’orgue électrique, les paroles en latin et ces fameux chants grégoriens confèrent à l’ensemble un certain côté baroque accentué par la magnifique pochette.

Au bout de plusieurs écoutes, on pourra peut-être reprocher des développements parfois un peu longs et surtout un petit manque de diversité dans les compositions et les instruments, mais le disque suivant (Meliora) s'en chargera. Difficile d’ailleurs de déterminer lequel entre ces deux albums est le meilleur ; même si, tout de façon, ma préférence reviendra toujours au live Ceremony And Devotion !

Album GHOST IMPERA GHOST
IMPERA (2022)
AUTRE LABEL
HEAVY METAL
3/5
SPIRIT OF SUMMER
21/08/2022
 
46
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Je suis globalement d’accord avec la chronique de Newf. Il est clair que le Ghost d’Impera n’a presque plus rien à voir avec celui d’Infestissumam ou de Meliora. Le groupe anonyme et mystérieux des trois premiers albums est devenue une grosse machine gérée par un seul homme (en fait c’était comme ça depuis le début, mais maintenant que ça a été révélé au grand jour à cause d’une bataille juridique entre Tobias Forge et d’anciennes nameless ghouls, la magie se perd un peu !). Côté musique, on est maintenant dans quelque chose de beaucoup plus hard FM par moments (alors que, dans ses précédents albums, le groupe se contentait d’injecter des mélodies pop à leur hard rock) dont on pouvait entendre des signes prémonitoires dans Prequelle et qui ne correspond guère à mes goûts.

Selon moi, le problème de Ghost est que le groupe s’est, dès ses débuts, enfermé dans un concept qui, s’il lui a apporté le succès, offre des possibilités assez limitées. Le seul moyen de ne pas tourner en rond est donc de changer d’orientation (musicale et/ou conceptuelle), ce qui, forcément, peut décevoir le public, après 4 albums dans la même veine. Mais après tout, peut-on reprocher à un artiste de se diversifier, de changer d’orientation musicale ou de thématique ?

Tobias Forge a bien écrit un album sur les épidémies au Moyen-Âge et un autre sur la chute des grands empires, et les fans devront désormais accepter le fait que Ghost n’est pas qu’un groupe de hard rock occulte et satanique.

Album CAMEL RAJAZ CAMEL
RAJAZ (1999)
CAMEL PRODUCTION
ROCK PROGRESSIF
4/5
SPIRIT OF SUMMER
19/08/2022
 
46
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C’est vrai qu’il est bon ce disque ! Je découvre le groupe en partie grâce à cet album, m’étant déjà procuré les excellents Moonmadness et Live At The Royal Albert Hall. Le quatuor délivre ici un prog soyeux, mélodique (du Camel, quoi !), souvent lent et mélancolique mais pas vraiment répétitif. Après, on aime ou on déteste. Certes, l’auditeur peut être surpris à la première écoute par le peu de dynamisme de l’ensemble, ou par la voix spéciale d’Andy Latimer, mais pour moi, cela ne gâche en rien le confort d’écoute. L’inspiration est constante (sauf peut-être pour ‘Shout’, un peu mièvre et moins mémorable) et Latimer émaille le disque de ses solos doux et poignants. Que demander de plus ?

Album GHOST IF YOU HAVE GHOST GHOST
IF YOU HAVE GHOST (2013)
SPINEFARM RECORDS
POP
3/5
SPIRIT OF SUMMER
04/08/2022
 
46
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Entre l’excellent Infestissumam et le très bon Meliora, Ghost propose un disque composé principalement de reprises, exercice qui réussit plutôt bien au groupe et qu’ils réitéreront par la suite.

Les reprises de ‘If You Have Ghosts’ et ‘Crucified’ sont tout bonnement superbes, celle de ‘I’m A Marionnette’ n’est pas désagréable non plus, et réussit là où l’original d’ABBA avait échoué, c’est-à-dire donner du plaisir à l’auditeur. La reprise de ‘Waiting For The Night’ de Depeche Mode est quant à elle plus dispensable. Malgré tout, on ne peut qu’admirer le talent du groupe pour métamorphoser ces chansons et les faire sonner (presque) comme des compositions originales, grâce à leur forte personnalité musicale. Une version live de l’excellent ‘Secular Haze’ vient compléter l’ensemble, et s’il n’y a rien à redire sur la qualité intrinsèque du morceau, j’aurais préféré une autre « cover » ou un titre live plus apte à conclure un album. Là est pour moi le problème des EP : le nombre de titre réduit empêche souvent une véritable construction au sein du disque ; j’ai plus souvent l’impression de me retrouver face à un album dont on aurait enlevé quelques titres au hasard que face à un ensemble cohérent. Mais ce n’est que ma vision des choses. If You Have Ghost reste donc un très bon complément à Infestissumam.

Album RIVERSIDE VOICES IN MY HEAD RIVERSIDE
VOICES IN MY HEAD (2005)
AUTOPRODUCTION
ROCK PROGRESSIF
3/5
SPIRIT OF SUMMER
28/06/2022
 
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Un an après un premier album déjà empreint d’une forte identité, Riverside nous propose Voices In My Head, EP destiné à faire patienter les fans jusqu’à la sortie de leur deuxième album. Sur les cinq titres studios inédits, exit les explosions de rage vocales de Mariusz Duda ou les solos de guitare déchirants sur fond de synthés néo-prog, les compositions sont plus calmes et intimistes et laissent une place importante aux instruments acoustiques. Des touches de synthé et des boîtes à rythme distillées par-ci par-là contrebalancent ce côté « organique » pour un mix intéressant et au final convaincant. Enfin, le « porcupinien » ‘DNA Ts. Rednum Or F. Raf’ (qui ne ferait pas tache au milieu d’In Absentia) apporte un peu de diversité à cet ensemble studio. Les trois morceaux live sont d’intéressantes versions de ‘Loose Heart’, ‘I Believe’ et ‘Out Of Myself’, tirés du premier album des polonais. Très bel EP, donc. Pas forcément le disque que je conseillerais pour attaquer la discographie de la bande à Duda, mais indispensable pour les initiés.

(Mention particulièrement au morceau ‘Us’. Un véritable bijou. La beauté à l’état pur.)

Album PORCUPINE TREE IN ABSTENTIA PORCUPINE TREE
IN ABSTENTIA (2002)
LAVA
ROCK PROGRESSIF
4/5
SPIRIT OF SUMMER
28/06/2022
 
46
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In Absentia représente une rupture dans la discographie de Porcupine Tree. Cet album est souvent considéré comme le chef-d’œuvre du groupe. Il permet à l’Arbre d’accéder, dans une certaine mesure, au succès. C’est aussi le premier disque où Steven Wilson commence à intégrer du metal dans ses compositions, et le premier avec le génial Gavin Harrison derrière les fûts. Mais bon sang, pourquoi n’ai-je jamais réussi à accrocher totalement à cette album ??? Le disque commence pourtant de la meilleure des façons : l’énormissime ‘Blackest Eyes’, en 4’24, expose le nouveau son du groupe et réussit à mêler un riff dévastateur (avec un Gavin Harrison grandiose) et un couplet/refrain pop hymnique à souhait avec une facilité déconcertante. Il précède le superbe ‘Trains’, sans doute un des meilleurs morceaux jamais écrits par SW, tout projet confondu. Les paroles, la mélodie, le riff de guitare acoustique, le solo de guitare, l’intermède au banjo, le final électrique, tout dans ce morceau relève du chef-d’œuvre. Le délicat ‘Lips Of Ashes’ vient reposer un peu nos oreilles avant un autre classique du groupe, ‘The Sound Of Muzak’, autre petite merveille mêlant des couplets sombres, avec un riff étrange, presque industriel (pas étonnant vu le sujet de la chanson), et des refrains pop fédérateurs.

C’est à partir de ‘Gravity Eyelids’ que j’accroche moins. Le titre est tout aussi inventif que les précédents mais n’arrive pas à me convaincre totalement. Même constat pour l’instrumental ‘Wedding Nails’, en dépit de ses riffs puissants, tarabiscotés à souhait, et ‘Strip The Soul’, qui propose malgré tout une belle ligne de basse très groovy et une montée en puissance finale d’une lourdeur impressionnante. ‘Prodigal’ est un peu gâché par des couplets assez mous. Il reste le quasi-instrumental ‘.3’ (prononcez « Dot Three ») et le lugubre ‘Heartattack In A Layby’. Le premier est une ritournelle de basse addictive annonçant ‘Strip The Soul’, ornementée de guitares atmosphériques et de subtiles arrangements de cordes et coupé par un break chanté assez sympathique. La deuxième est sans doute une des chansons les plus tristes de SW, aussi bien dans la musique que dans les paroles (l’histoire d’un homme s’étant disputé avec sa femme, il rentre chez lui pour la retrouver et se réconcilier mais fait un malaise dans sa voiture).

Avis à ceux qui auraient envie d’approfondir l’écoute de ce disque : la ré-édition Deluxe de l’album en 2020 présente, outre la version remasterisée de l’album, un livret somptueux (avec artwork complet et explications des chansons) et un Blu-ray (contenant un documentaire « The making of In Absentia » et l’album remasterisé en 5.1), deux CD supplémentaires regorgeant de démos intéressantes et de morceaux écartés de la tracklist finale, dont l’excellent ‘Drown With Me’, qui aurait pu figurer sur la version standard de l’album, le heavy ‘Futile’, et deux démos nous replongeant dans l’ambiance de ‘Trains’, et qui, retravaillées, auraient pu donner deux belles ballades acoustiques.

 
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