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PAIN OF SALVATION
PANTHER (2020)
CENTURY MEDIA RECORDS / METAL PROGRESSIF
CALGEPO - 28/08/2020 -
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5/5
Pain of Salvation est certainement le groupe qui monte de plus en plus dans l’estime de mes combos favoris. Là où certains s’endorment sur leurs lauriers en proposant des productions qui tombent dans la facilité sous couvert de vouloir faire autre chose ou à l’inverse redondantes car ils pensent avoir trouver la bonne formule, les Suédois, et surtout leur leader, continuent leurs explorations sonores. « Panther » ne déroge pas à cette règle de manière très réussie car le cap n’était pas simple à franchir après un splendide et prenant « In The Passing Light Of Day ».
En y regardant de plus près, « Panther » en prend un peu le contrepied avec des titres beaucoup plus variés qu’à l’accoutumée. Le groupe ne s’interdit rien et repousse sans cesse ses limites tout en conservant sa saveur, son âme, sa personnalité faite de polyrythmies à n’en plus finir qui forgent sa singularité et de concepts ou thèmes toujours intéressants. Pain of Salvation aborde ici le thème de la « normalité » qui semble être devenu l’os à ronger de certaines sociétés actuelles qui tendent vers l’uniformatisation de la pensée, des attitudes et qui gomment tout ce qui peut la déranger.
Mis en perspective, l’album est bourré de différences alternant passages de folie et mouvements d’accalmie comme l’a encore si bien écrit Newf dans son excellente chronique. Ainsi, le groupe démontre que la norme ne fait pas la richesse qui, contrairement à ce que beaucoup pensent, se trouve nichée dans les (nos) aspérités, les (nos) différences qui peuvent être source d’engouement, d’énergie et nous tirer vers le haut. Cela demande un effort pour aller vers elles, les comprendre, d’en obtenir le meilleur plutôt que de se voiler la face et d’envisager une solution de facilité plus aisée et finalement contreproductive. En outre, Daniel a le mérite de proposer un album concis, direct, aéré tout en continuant d’épancher sa soif de curiosité sonore (les effets en post-production évoqués dans la chronique) bien aidé par des musiciens toujours aussi doués. Pour moi, la musique de Pain of Salvation est l’une des plus humaine qui existe, elle respire la vie.
Voici donc un album qui apporte de la lumière en cette année bien morne et anxiogène.

PURE REASON REVOLUTION
EUPNEA (2020)
INSIDEOUT MUSIC / ROCK PROGRESSIF
CALGEPO - 09/04/2020 -
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5/5
Je partage les termes de la chronique de Abaddon hormis sa conclusion, une fois n'est pas coutume.

Eupnea est un peu le condensé de tous les albums de Pure Reason en allant beaucoup plus loin dans le concept électro rock. Pour moi l'équilibre est trouvé dans cette nouvelle réalisation entre cette recherche sonore sur laquelle a travaillé le groupe sur ces trois précédents albums et les mélodies qui ressortent encore plus ici (les autres albums pouvaient pêcher un peu plus sur ce plan là). Ici, le terme progressif doit être vu moins sur le plan des cassures et breaks que sur la manière de structurer les morceaux avec un départ relativement lent pour progresser jusqu'à l'explosion finale (un peu à la manière d'un Floyd avec Shine On...) beaucoup plus dynamique. Le rapprochement avec Tool trouve alors du sens surtout avec Fear Inoculum (pas tapé) sur les plus longues compositions. Pure Reason Revolution est également intelligent en proposant des titres plus courts, plus ramassés très agréables et aériens ('Maelstrom'), lumineux ('Beyond Our Bodies) à la mélodie irrésistible ou avec 'New Obsession' qui ouvre magistralement l'album avec ses sample introductifs et sa rythmique à faire évoluer le curseur de l'échelle de Richter jusqu'à la magnitude10.

Eupnea contient deux morceaux de bravoure également (en dehors de 'Silent Genesis'). 'Ghost And Typhoons' qui ravage tout sur son passage alternant des passages atmosphérique (très floydien au début) et des mouvements d'une puissance incroyable à partir de trois minutes grâce à cette batterie précise et son riff nerveux imparable. 'Eupnea' du long de ses treize minutes s'appuie parfois sur des éléments presque anathémiens (le riff de guitare), les moments atmosphériques, le metal tel qu'abordé par Porcupine Tree (période "Fear Of Blank Planet) tout en étant d'une cohérence incroyable.

"Eupnea" m'apparait équilibré (y compris dans le chant), progressif (dans son sens peut être moins traditionnel), mélodique et riche en terme de sonorités et d'émotions. Un retour qui fait plaisir.

MOSTLY AUTUMN
WHITE RAINBOW (2019)
AUTRE LABEL / ROCK PROGRESSIF
CALGEPO - 29/01/2019 -
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5/5
Depuis Dressed In Voices, il se passe quelque chose de magique avec Mostly Autumn, quelque chose d'indescriptible qui repose sur le ressenti. A l'écoute, je me sens littéralement transporté d'une part par la voix si pure d'Olivia qui contraste avec celle éraillée de Bryan et qui au final se complètent parfaitement ('Youth'), et d'autre part par des mélodies enchanteresses, d'une beauté à couper le souffle ('Gone'). Ce n'est pas ce dernier album qui viendra contredire ce sentiment, surtout compte tenu du concept - rendre hommage à un ami disparu - très bien décrit par Tonyb dans sa chronique.
Le groupe tente des choses : quelques mouvements plus rudes et accentués dans 'Viking Funeral', un long morceau de près de 20 minutes ('White Rainbow') qui malgré ses transitions parfois abruptes reste de haute tenue, des claviers mis plus lumière accentuant l'aspect symphonique presque "nightwishien" qui était jusqu'à présent qu'effleuré dans leur discographie...
Il demeure surtout cette sensibilité à fleur de peau ('Burn'), pilier des compositions de Mostly Autumn mettant en avant l'émotion plus que la technique qui est pourtant bien présente.

THE PINEAPPLE THIEF
DISSOLUTION (2018)
KSCOPE / ROCK PROGRESSIF
CALGEPO - 03/08/2018 -
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5/5
Si on pouvait reprocher à "Your Wilderness" son manque de caractère, une impression de redondance dans quelques titres et le fait d'être construit autour de la batterie de Gavin Harrison pour asseoir sa venue, "Dissolution" rectifie le tir.
Les bases pop sont rehaussées par des parties dissonantes dans lesquelles chaque membre apporte sa pierre à l'édifice, faisant la part belle au travail de groupe. Bruce a plus d'assurance dans sa façon de chanter afin de transmettre les émotions qu'il faut à savoir une certaine colère ressenti vis à vis des réseaux sociaux jusqu'à l'espoir qui se dégage de 'Shed A Light' sublime morceau de clôture.
Comme l'a si bien écrit mon confrère, on tient là le meilleur exemple de symbiose entre la pop et les parties prog. Il s'agit là, à mon avis, d'un des meilleurs albums du groupe à ce jour.

ROGER WATERS
IS THIS THE LIFE WE REALLY WANT? (2017)
COLUMBIA / ROCK PROGRESSIF
CALGEPO - 03/07/2017 -
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5/5
Le nouvel album de Roger Waters prend tout son sens après plusieurs écoutes. Le musicien a encore des choses à dire, à sa façon, parfois cynique, souvent touchante, avec le parti-pris d'une musique plus minimaliste, mois arrogante, voyante et m'as-tu-vu qui accentue encore plus le concept. Inutile parfois de faire grand bruit pour faire passer des messages. Chapeau Monsieur Waters.

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