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Album MIKE OLDFIELD THE MILLENIUM BELL MIKE OLDFIELD
THE MILLENIUM BELL (1999)
WARNER
POP
3/5
REALMEAN
29/09/2010
  0 0
Non content d'avoir lancé son projet Tubulaire n°3 (en fait le 4ème, comme dans les 3 mousquetaires... en comptant The Orchestral), Mike Oldfield souhaite achever le millénaire sous le sceau de l'emblématique symbole qui le poursuit depuis 1973.
D'où cette Nième représentation correspondante sur la jaquette, néanmoins surchargée, autant que celle de TB III était dépouillée. Et le nom de cet opus, qui n'est pas un TB IV mais bien "The Millennium Bell".
L'analogie s'arrête là en effet, plus grand chose à voir avec la racine tubulaire d'origine.
Pour autant, l'album fait-il autre chose, oui ou non, que de surfer illusoirement sur la vague de la poule aux oeufs d'or ? Pour moi, la réponse est clairement oui.

The Millennium Bell emprunte des inspirations technoïdes à la TB III (Mastermind, et le mixage éponyme en fin d'album), avec moins de réussite, il est vrai, que sur l'album précédent, et aussi des tendances new-age rappelant fortement l'esprit de Songs of distant Earth. Ainsi, le démarrage tout entier (les trois premiers titres, et le quatrième à moindre mesure) s'inscrivent dans la mouvance du splendide album de 1994, avec une verve qualitative à mon sens très proche.
Sunlight Shining through Cloud n'est pas si décousu: il faut le découvrir doucement, progressivement, une écoute hâtive risquant de le cantonner au "premier degré". Sa composition semblerait presque vouloir mettre volontairement son potentiel en retrait: c'est comme s'il s'effrayait lui-même d'avouer sa beauté (incursions brèves et "timides", "retenues", d'une voix cristalline isolée au milieu de ses propres tirades étouffées; un final qui paraît s'empêcher d'exploser).

La tendance new-age se réveille de nouveau vers la fin de l'album, avec Liberation et Amber light. Le premier n'est-il pas hérité, également, de l'inspiration Amarok ? Ecoutez son introduction: on jurerait que la voix étrange du final d'Amarok, à la fois proche et lointaine, va surgir de nouveau: "hello everyone... I suppose you think that nothing much is happening at the moment... hoo, ha ha ha !"
Amber light, de son côté, est un concentré assez caractéristique de ce dont le maestro est capable: en moins de 4 minutes, la montée en puissance de son talent progressif s'affirme avec détermination, et une palette assez large de ses pinceaux instrumentaux favoris nous est généreusement offerte (quelle beauté, cette entrée flamboyante des guitares à la 2ème minute !).

D'accord, le milieu de l'album est bancal, sans être inintéressant en soi - loin de là; mais il ne colle pas avec le reste. The Doge's Palace "made in Rondo Veneziano" (flagrant ! tout le monde l'aura noté...) n'est pas de si mauvais goût mais il n'a rien à faire ici, et il devient très vite agaçant. Lake Constance est une pièce magnifique, mais en décalage également, quelque peu, avec le reste (j'aurais bien vu ce morceau intégrer un album embarquant Mont St Michel, si celui-ci de son côté avait pu aussi s'affranchir de "Voyager").
Mastermind tire un côté hypnotique de son habillage techno: plutôt bon, mais complètement inclassable dans l'oeuvre Oldfieldienne.
Et Broad sunlit uplands est un petit chef-d'oeuvre finement ciselé... et perdu, lui-aussi, au milieu de ce joyeux désordre.

Quant au titre éponyme, 11ème et dernier de l'album, c'est sûr, il est sujet à polémique. Puissant et entraînant, certainement. Mais il lui manque, comment dire, une certaine âme. On ne peut pas parler d'enchaînements, dans ce remix des moments forts qui ont précédé: un simple collage enrobé à la sauce techno/disco (ici, sauce bien fade). Pas très réjouissant, en tout cas bien loin du final hégémonique de Tubular Bells III.

En conclusion, un album en demi-réussite ? Je ne sais pas trop si on peut dire cela comme ça. J'ai tendance à le dire lorsque l'ensemble est homogène, mais qu'il manque un petit quelque chose permettant de "booster" l'enthousiasme.
Ici, le diagnostic est plus flagrant: The Millennium Bell réunit des compositions de bonne qualité, parfois splendides, mais la construction de l'édifice est à revoir (pas ou peu d'unité).
Au final, la note est celle d'une demi-réussite, de toute façon: au moins 7, mais j'aurais presque envie, par moments, en le réécoutant, de lui attribuer un bon 8/10. Moments d'égarement... ou de lucidité. C'est le Mystère Millennium ;-)

Album MIKE OLDFIELD THE MILLENIUM BELL MIKE OLDFIELD
THE MILLENIUM BELL (1999)
WARNER
POP
1/5
BATRIC
31/01/2010
  0 0
Totalement d'accord avec mon ami Tonyb sur cet album : c'est médiocre du début à la fin et, pour paraphraser la chronique, je dirais que Mike Oldfield termine le siècle en nous démontrant que décidément, l'inspiration n'y est plus.

Si ce n'était pas de Mike Oldfield qu'on parlait, j'aurais envie de rire en écoutant ce Doge's Palace qui me rappelle effectivement le Rondo Veneziano.
Mais on parle là de l'un des musiciens qui m'ont fait entrer dans le progressif et j'ai donc plutôt envie de pleurer en entendant cela.

Il est dommage de constater qu'un musicien qui affichait un tel talent à ses débuts ne soit plus capable que de ça.

Et 10 ans plus tard, je suis dans l'obligation de constater un simple fait : pour à nouveau m'émouvoir, le maître n'aura trouvé qu'une solution ; nous réinterprêter son chef d'oeuvre initial.

C'est triste.

 
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