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Album DAVID BOWIE YOUNG AMERICANS DAVID BOWIE
YOUNG AMERICANS (1975)
RCA
ROCK
3/5
REALMEAN
17/02/2020
  0 0
Ayant découvert la discographie de Bowie à l’envers, et de manière totalement anarchique ("Young Americans" est l’un des albums que j’ai découverts en dernier), je suis moins amené à analyser ses égarements stylistiques ou ses penchants épisodiques pour telle ou telle influence, à l’aune de sa personnalité artistique originelle. Il est vrai qu’après les étapes d’un "Hunky Dory", "Ziggy Stardust" ou "Aladdin Sane", on peut se questionner sur la raison d’être de "Young Americans". Bowie semble de nouveau se chercher (ou s’égarer), non seulement du côté des Beatles, mais aussi du côté de Roxy Music ('Fascination', avec ses choeurs féminins et sa tonalité de festivité équivoque, est très proche de ce que l’équipage Ferry produisait à cette époque). Pourtant, si j’ai toujours eu du mal à voir en David Bowie un dépositaire du rock façon seventies, je me dis qu’il aurait pu évoluer avec talent, peut-être, vers le soul ou le funk rock.
"Young Americans" n’est pas une franche réussite dans le genre, mais je ne trouve pas que Bowie y abandonne son âme. L’album s’écoute plutôt bien, aujourd’hui encore.

Album DAVID BOWIE YOUNG AMERICANS DAVID BOWIE
YOUNG AMERICANS (1975)
RCA
ROCK
2/5
ADRIANSTORK
08/11/2015
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Au milieu des années 1970 David Bowie s'est intéressé à la soul de Motown, comme si Ritchie Blackmore s'était intéressé aux oeuvres complètes de Lorie. Un vrai désastre dès la première piste, qui si elle se veut un hommage naïf à l'Amérique de son enfance ne convainc pas. La voix de David Bowie semble improviser et se perdre en verbiage, des choeurs envahissants, inaudibles et laids provoquent des envies de meurtre (contre toute attente, ces derniers à cours d'invention reprennent du John Lennon). Ce dernier cité aura une très mauvaise influence sur David Bowie. Celui qui était jadis un audacieux un peu rebel sur les bords, un peu anticonformiste sur le coude, est devenu un vulgaire pantouflard consensuel. La reprise d' ''Across The Universe's n'est plus un secret de polichinelle : laborieuse, manquant d'inspiration et totalement informe (Laibach fera mieux). 'Fame' ressemble quant à lui à des manipulations hasardeuses de studio. Qui a laissé David Bowie tout seul appuyer sur tous les boutons et gâcher la bande? Une erreur de jeunesse? A ce titre, là c'est impardonnable et passible de prison, sans passer par la case présomption d'innocence. Seuls surnagent le chaleureux 'Win' avec un chant un peu plus concerné de David Bowie et le funky nocturne 'Fascination'. En 1975, cet album était déjà daté, alors quarante années plus tard, la magie n'aura pas lieu et David Bowie se perd toujours. Son cas relève de la psychatrie à l'image de la pochette où son regard, en plus de traduire une addiction pour les drogues dures et douces, est un véritable appel de détresse, que personne n'a su saisir sur le moment. Mais heureusement, David Bowie accomplira bientôt son chemin de croix, et cette dégringolade était peut-être nécessaire.
 
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