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TITRE:

EPYSODE (11 MARS 2014)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

METAL PROGRESSIF



Music Waves a eu la chance de rencontrer Samuel Arkan, tête pensante du projet Epysode pour évoquer le succès fulgurant de "Fantasmagoria", la collaboration avec Tom Englund d'Evergrey, la scène, l'avenir à commencer par celui proche du PPM Fest !
STRUCK - 10.04.2014 -
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Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?

Samuel Arkan : On me demande souvent si j’écris les paroles avant ou après la musique, si j’ai les noms des chanteurs au moment où j’écris…


Je suis désolé, tu ne couperas vraisemblablement pas à la question relative aux chanteurs. Mais avant cela, l'histoire de cet album parait sombre et touffue. Peux-tu nous en retracer les grandes lignes et revenir sur les livres ou films qui t'ont inspiré pour créer son histoire ? Je parle de film car musicalement, si la base reste ancrée dans le métal progressif, il y a pas mal d'aspects cinématographiques...

Mon optique de base avec Epysode est de raconter une histoire, un livre avec la musique. Après, j’aime détailler les personnages ce qui explique mon envie d’avoir 5 voix au lieu de 10 ce que font d’autres groupes que j’admire comme Ayreon. Pour revenir à la question des influences, il n’y a si longtemps, au Grand Rex, une de mes idoles en tant qu’auteur -Stephen King- était présente : j’adore son univers ! Concernant le cinéma, j’aime les films assez sombres avec des serial killers comme "Seven".


Et quel est le lien avec l’univers d’Epysode ?


Je me suis lancé dans ce thème dans le premier album "Obsessions" et c’est resté depuis. D’autant que la maison de disques a trouvé cela intéressant et original dans le sens où l’histoire ne se déroulait pas dans l’espace ou dans une époque médiévale voire féérique… Je suis plus intéressé par les serial killers, les histoires surnaturelles…

Malgré tout, même si c’est une ligne directrice dominante dans mes thèmes, j’essaie toujours d’avoir de nouvelles histoires dans chaque album. La base, le commencement restent les mêmes mais j’essaie d’ajouter de nouveaux éléments.



Penses-tu que cette marque de fabrique permet à Epysode de se différencier ce qui expliquerait le succès de "Fantasmagoria" ?


Je connaissais Ayreon avant de commencer, il m’a sûrement inspiré dans l’idée de faire un concept-album. Mais je ne me suis jamais dit que j’allais faire du Arjen Lucassen. Il le fait très bien et de toutes façons, je ne suis pas dans le même trip !

Donc, je me suis orienté vers les thèmes évoqués tout à l’heure. Et pour être franc, au début, j’avais peur que ce soit trop sombre ce qui explique notamment pourquoi je n’ai pas ajouté de growls comme on me l’a demandé. Outre le fait que ce ne soit pas ma came, j’avais peur que ça obscurcisse encore le propos et en France, Pierre Le Pape et son projet Melted Space le font déjà.


En clair, ceux qui auraient pu envisager une évolution en incorporant des éléments extrêmes ont leur réponse…


Attention, je ne suis pas contre, je suis juste attentif à son utilisation.


Quelques mois après la sortie de l'album, en Octobre 2013, quel regard portes-tu sur "Fantasmagoria"?


Pour le moment, je suis très satisfait du résultat. Après la sortie du premier album, je me suis demandé quelle pression on allait me mettre pour que ce deuxième album soit aussi bien que le premier. J’ai fait en sorte d’avoir la même qualité de produit. Je n’ai pas essayé de surpasser "Obsessions", j’ai juste tenté d’ouvrir les champs et de suivre la musique.

Aujourd’hui, j’ai digéré l’album et je suis très content. Je trouve en particulier que la production est encore meilleure que sur "Obsessions".


"Fantasmagoria" est dans la lignée de "Obsessions". Malgré tout, il dépasse de loin son prédécesseur en termes de réception par le public et surtout média. Comment expliques-tu cela ?

On espère toujours plus mais c’est vrai que j’ai été surpris par l’accueil : je ne m’attendais à ce qu’il soit aussi positif !
Même si je pensais que les fans d’ "Obsessions" suivraient, j’avais un peu peur parce que "Fantasmagoria" est un peu plus power metal et un peu moins progressif.

Après, le choix de l’équipe -musiciens, chanteurs- est un des paramètres qui peut expliquer cet accueil.


"Le plaisir est toujours présent, il est même grandissant puisque je constate qu’Epysode plait. Je ne demande pas mieux que de pousser plus loin la machine et j’ai plein d’idées…"


Le travail de longue haleine a été récompensé à sa juste valeur. En parlant de ce travail ne te dis-tu pas avec le recul que c'était une aventure un peu folle avec plusieurs mois de labeur (un an de composition et cinq mois d’enregistrement) pour arriver à ce deuxième album?

A la base, l’aspect groupe me manque ! Contrairement à Arjen Lucassen dont ce n’est pas le truc, j’adore la scène. Malheureusement, faire de la scène avec Epysode est un vrai challenge : hormis enfermer tout le monde dans un tour bus pendant 2 semaines, je ne vois pas comment faire ! Je ne peux pas empêcher chaque invité d’enregistrer un album, tourner avec leur groupe respectif ! Tout la difficulté réside dans cette problématique.

En revanche, le plaisir est toujours présent, il est même grandissant puisque je constate qu’Epysode plait. Je ne demande pas mieux que de pousser plus loin la machine et j’ai plein d’idées… Donc avec le recul, je ne changerais rien !


Tu parlais de manque au niveau de la scène, ce manque va être comblé par la prestation exceptionnelle d’Epysode au PPM Fest. A quoi doit-on s’attendre en termes de prestations et de line-up ?

On me demande souvent si je vais jouer des titres du premier album. Malheureusement, le PPM Fest est un festival où nous ne sommes pas tête d’affiche : nous n’allons pas jouer 2 heures. Nous allons essentiellement jouer des titres du deuxième album et j’ai la chance d’avoir TOUT le line-up de ce deuxième album présent sur scène avec moi.

C’est peut-être la seule fois où nous allons jouer ensemble sur scène : on va vivre cette expérience pleinement !

Mon rêve serait de pouvoir faire une tournée ne serait-ce que pour quelques dates avec le maximum de personnes d’Epysode. On en parle de plus en plus. Par exemple, j’étais bien entendu partant pour l’aventure PPM Fest mais c’est Tom (NdStruck : Englund d’Evergrey) qui m’envoyait des messages disant qu’il fallait que nous le fassions !


Tu évoquais ta satisfaction de la production. Le travail de Jacob Hansen semble coller parfaitement avec l'identité musicale de l'album. Quelles ont été tes relations avec lui lors des phases d'enregistrement et de production ?


Ca a été à la fois très rapide -il a mixé l’album en 6-7 jours- et super cool ! Jacob est un peu comme un devin, il devine à l’avance ce que tu as en tête : il m’envoyait un premier jet de son travail, avant même que je n’ai pu lui envoyer mes commentaires, il avait déjà corrigé de lui-même les détails que j’avais remarqué ! J’aimais son travail avec Mercenary : je voulais la même lourdeur de son pour Epysode !


Une des différences avec le projet Ayreon par exemple est de réunir tous ces artistes physiquement lors des enregistrements. Penses-tu que cela a contribué à l'homogénéité qui se dégage de ce travail ?


Je pense parce que je voulais vraiment qu’on puisse ressentir cet aspect "groupe" dans lequel chacun apporte sa contribution. Je construit une base : je fais les batteries digitales, je mets les guitares dessus, Julien (NdStruck : Spreutels) vient apporter les claviers plus tard… et on envoie cela aux musiciens. Mais une fois en studio, Léo (NdStruck : Margarit (Pain of Salvation)) arrive avec ses idées, son feeling, son approche, ses nuances sur la batterie ce qui rend le travail sur les batteries beaucoup plus humain. C’est la même chose avec les chanteurs, je leur envoie des chants mais ils reviennent avec le leur aussi et on travaille cela en studio comme un vrai groupe.


Penses-tu que cette différence explique qu’Epysode sorte du lot ?


Vu l’engouement que j’ai vu sur le deuxième album, j’aurais tendance à répondre positivement.
Mais c’est clair que cette méthode de travail fait qu’on entend plus un groupe et pas seulement une contribution assez froide finalement.


Avec "Fantasmagoria", Epysode concilie puissance et douceur, noirceur et mélodie. Les guests ont-ils été choisis en fonction des différentes facettes de la musique ou ou contraire la musique est inspirée par ce mélange d'artistes d'horizons si diversifiés ?

Certainement ! Par exemple, quand certains titres ont été composés, j’avais Tom (NdStruck : Englund) en tête : sa voix, son phrasé… que tu entends dans Evergrey. A l’inverse, même si je connaissais Henning (NdStruck : Basse), j’ai écrit son rôle sans penser à lui.

J’aime avoir cet élément très sombre dans la musique. Je dirais donc que le côté lumineux vient étrangement des musiciens et l’aspect sombre surtout des voix.


Quelle a été la partie la plus délicate dans ce projets avec tant de musiciens : convaincre les gens de venir jouer ou chanter malgré ton excellente réputation ou bien mettre en place un planning d'enregistrement ou encore réussir à accorder chaque musiciens entre eux?

J’aurais bien répondu "accorder les musiciens entre eux" mais ça coule tellement de source que ce n’a pas été difficile, au contraire, ça a été un vrai plaisir.

Je dirais donc "organiser le tout". Premièrement, il a fallu prévoir les 5 mois d’enregistrement en sachant qui viendrait avec qui car ça a son importance. Puis à un moment, j’ai pris conscience que je devais enregistrer mes guitares 2 jours après un autre musicien. Seulement mes guitares ont été composées bien avant, j’ai donc dû les réapprendre. Chaque jour de studio, j’allais enregistrer 3 morceaux, je rentrais chez moi très tard le soir et je me mettais devant l’ordinateur pour réapprendre les morceaux afin de les enregistrer le lendemain en studio.
Et le reste du temps était axé sur la gestion des arrivées, l’organisation des avions, des hôtels… : c’est vraiment une partie difficile !


Et concernant la prise de contact et les refus d’artistes ?


J’ai eu des refus mais j’ai souvent eu la chance d’avoir des refus liés à des incompatibilités d’agenda. Je croise les doigts mais à ce jour, je n’ai pas encore eu de refus lié à la musique en elle-même.

Convaincre est relativement simple. Je ne me pose pas la question, j’envoie un mail avec les maquettes des morceaux quel que soit l’artiste, qu’il soit en haut de l’échelle comme Tom que j’admire depuis tellement longtemps ou un autre. Concernant Tom justement, je me disais qu’il serait assez difficile à convaincre sachant qu’il traîne une réputation de rigueur stricte dans le travail…


Et tu confirmes ?


Ca dépend laquelle (Sourire) ! Comme tout artiste, il y a beaucoup de bruits qui courent le concernant mais je dirais que j’avais vraiment la crainte d’avoir quelqu’un de très froid en studio mais ce n’est pas du tout le cas ! Quand on connaît Tom en dehors, c’est quelqu’un qui aime faire la fête mais effectivement, en studio, c’est un immense professionnel, une vraie machine !

En revanche, c’est quelqu’un qui ne travaille qu’au feeling, il n’aime donc pas le travail préparé. En studio, il prend le micro, il a son idée et part dedans. Je corrige ensuite si nécessaire! C’est vraiment quelqu’un de super doublé d’un très bon businessman (Sourire)…


"Tout de suite, j’ai plutôt envie de me réorienter, de sortir, la scène m’interpelle."



Tu disais que le groupe te manquait. Te sens-tu d'attaque pour recommencer un tel travail dans le futur ou choisiras-tu de revenir avec un groupe classique sans forcément des invités sur le disque en attendant de retravailler sur un nouvel épisode d'Epysode?


(Rires) Tu as clairement résumé mon sentiment. Mais c’est troublant parce qu’aujourd’hui, je suis assailli de demandes concernant un troisième Epysode donc forcément, j’ai déjà deux-trois titres sur lesquels j’ai déjà commencé à travailler, à composer.

Mais tout de suite, j’ai plutôt envie de me réorienter, de sortir, la scène m’interpelle. Le PPM Fest fera un peu office de sonnette d’alarme : on jouera sur scène et je passerais à autre chose pour éviter de passer à un troisième album qui serait trop proche du deuxième.



Musicalement, tu as aussi réuni un casting de haute volée avec la crème du métal progressif, cela doit mettre la pression en studio de bosser avec le batteur de Pain of Salvation, le bassiste de Symphony X ou encore le guitariste de DGM et le chanteur d’Evergrey ?


Hormis l’anxiété de l’attente de la réponse aux invitations à ces musiciens, à partir du moment où la réponse qui découle de l’écoute des maquettes est positive, je suis plus en confiance. En effet, si ils ont répondu positivement sur l’écoute d’une maquette "merdique", ce ne peut être que bon par la suite (Rires) !
Ensuite, en studio, on est tellement sous pression que je n’y pense pas.

Non, c’est plutôt après coup. Le dernier jour, lorsque le dernier artiste s’en va, il y a cette espèce de relâchement, une sorte de déprime. On se demande si on a vraiment réalisé tout ce qu’on a fait à savoir travailler avec tous ces artistes. En fait, on était tellement dans le travail qu’on ne profite pas vraiment de cette expérience.

A la limite, le PPM Fest, le fait de se retrouver avec tous ces gens sur scène, va nous permettre de réaliser ce que nous avons pu faire ensemble.


En studio justement il n'y a pas eu de querelle d'égo, as-tu réussi à tenir tout ce petit monde?


Je n’ai pas eu ce problème-là ! Ca peut arriver avec certains mais dans le cas présent, je n’ai eu aucun problème.

Même si je me moque des chanteurs en les appelant les "divas" (Rires), je n’ai eu aucun problème au contraire. Presque tous ont chanté plus que prévu sur l’album. Tom est venu, il est tellement emballé que même si il avait tout enregistré, sa dernière demi-journée de présence, Tom en a profité pour ajouter des chants à droite à gauche.


Je ne trouve pas que "Fantasmagoria" sonne comme Evergrey mais j’accepte le fait qu’une fois que Tom Englund chante dessus, il n’y a rien à faire, on retrouve sa patte, son aura !


Tu cites souvent Tom Englund. Même si j’ai bien compris que le but d’Epysode était d’avoir une histoire distincte et des personnages différents d’album en album, est-ce que sa présence n’est pas une évidence pour le prochain sachant qu’outre son talent, les bons rapports que vous avez eu, le succès de "Fantasmagoria est peut-être également lié à sa présence ?

Je ne sais pas mais ce n’est pas prévu parce qu’effectivement, l’optique d’Epysode -anciennement Origins- est de me permettre de raconter une nouvelle histoire et donc de nouveaux guests.

Après, si je voulais vraiment poussé Epysode plus haut, à ce moment-là, j’aurais fais mon casting avec la crème des crèmes. Mais ça ne me plait pas !
Les guests que j’invite sont des artistes qui me plaisent : je suis Tom depuis très longtemps, je suis fan d’Evergrey.

Mais tu as raison, quand tu invites un artiste, ses fans sont curieux et vont forcément venir écouter.
Et pour revenir à Tom, son identité vocale est tellement forte que quel que soit le projet dans lequel il chante, cela sonnera Evergrey.
Personnellement, je ne trouve pas que "Fantasmagoria" sonne Evergrey mais j’accepte le fait qu’une fois qu’il chante dessus, il n’y a rien à faire, on retrouve sa patte, son aura ! J’adore ce genre de chanteurs qui dégage quelque chose.


Et tu as dit avoir commencé à composer 2 ou 3 titres pour un éventuel troisième album d’Epysode, est-ce que ces titres font partie de ceux pour lesquels tu as déjà une voix dessus ou non ?


Non, pour ces titres, je n’ai aucune idée de chant. Ce sont des morceaux dont la composition débute à peine mais je sens qu’ils seront faits pour Epysode.


Et quel serait le guest rêvé dans l’optique d’un futur Epysode ?

C’est vaste ! Celui que je rêverais d’avoir mais malheureusement que je ne prendrais peut-être pas parce que justement on le voit un peu trop actuellement…


… Jorn Lande ?

Oui, à un moment mais aujourd’hui, je préfère ce que fait Russel Allen de Symphony X mais il commence à être un peu partout avec notamment Adrenaline Mob… Mais effectivement, une voix comme la sienne me plairait bien !


Mais au regard de la présence de Mike LePond sur "Fantasmagoria", cet invité est plus qu’envisageable. Je parlais d’invité rêvé…


Ah du domaine du rêve ? Mais dans ces conditions, il faudrait peut-être cherché du côté…


... des morts.

Oui (Rires) ! Dans ces conditions, je rêverais d’avoir Dio : j’adore forcément !

A ce propos, il n’y a pas si longtemps que ça, j’ai trouvé un chanteur inconnu qui vit en Belgique et qui vient du Costa Rica. Il a la voix de Dio : c’est incroyable !


C’est une exclu Music Waves à savoir qu’on a trouvé le chanteur de ton prochain groupe, c’est l’idée non ?


(Sourire gêné) Un peu oui !


Toujours concernant les chanteurs. Après avoir travaillé avec de nombreux chanteurs(euses) sur ses deux albums, lequel (laquelle) t'a le plus impressionné ?


Je ne sais pas. Celui qui m’a le plus impressionné dans le travail de chant, c’est Henning Basse parce que honnêtement, c’est une machine de guerre, ce gars est phénoménal ! Franchement, il mérite d’avoir plus de succès : actuellement, il tourne avec Mayan !
Henning Basse m’a particulièrement impressionné mais je pourrais en dire de même pour tous les autres : chacun a son petit truc ! Je ne peux pas vraiment choisir, c’est vraiment compliqué (Rires) !


"Je ne fais pas un Master Chef musical en ajoutant un peu de croquant de metal, un zeste de power…"



On colle souvent l'étiquette "métal prog" à Epysode, moins réductrice que celle de "Power mélodique" pourtant plus appropriée.

C’est le problème des étiquettes ! Mais j’accepte les étiquettes qu’on veut me coller, ça permet d’avoir une vision autre de ce que je fais.
Personnellement, je ne fais pas un MasterChef musical en ajoutant un peu de croquant de metal, un zeste de power…

En revanche, il est vrai que pour "Fantasmagoria", j’ai réfréné mes ardeurs d’étirer en longueur certains passages, de vouloir trop changer les parties… pour revenir à quelque chose de plus carré et donc plus power mélodique.


C’est ton style de prédilection ?

Même si j’écoute énormément de progressif, cet aspect progressif ressort uniquement dans la longueur, dans la structure des morceaux. Ma base est purement mélodique.


Questions traditionnelles de Music Wave, quel est ton meilleur souvenir d’artiste ?

C’est vaste mais ce qui me vient comme ça : j’ai toujours adoré le jour où tu t’installes avec ton album entre les mains et que tu l’écoutes. Pour moi, ce moment calme où tu écoutes ton bébé vaut toutes les rencontres, les moments fabuleux que tu peux vivre sur scène…



Tu parles de bébé. Aujourd’hui qu’il est sorti, il ne t’appartient plus trop. De façon paradoxal, n’est-ce pas frustrant de devoir le partager avec tous les risques d’interprétation qui ne correspondent pas à ton idée ?

Ca fait partie du jeu ! Quand j’ai créé Epysode, j’ai laissé une certaine ouverture permettant à celui qui l’écoute d’avoir sa propre interprétation en fonction de sa sensibilité.
Au même titre que les étiquettes, ça me passionne de constater le ressenti des gens même si à la base, ce n’est pas ce que j’ai voulu exprimer.

Si je fais de la musique, c’est pour la partager. Il y a juste ce petit stress la veille de la sortie de l’album où on se demande ce qu’il va devenir.


Tu as évoqué ton meilleur souvenir, au contraire, quel pourrait être le pire ?

(Rires) Le côté Spinal Tap que tu peux trouver en concert. J’ai une petite anecdote qui me vient : en plein concert, plus de son et à la fin du concert, certains fans me disent qu’ils ont adoré ce moment du concert où justement on ne m’entendait pas du tout (Rires) !
Ces moments sont frustrants mais je n’ai pas connu de moments catastrophiques….


On a commencé par la question qu’on t’a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ?

On me pose tellement de questions (Rires) !
La question pourrait être : "Viens-tu souvent à Paris ?" (Rires)… Je crois savoir que tu connais la réponse (NdStruck : private joke inside) !
Je suis bien content d’être ici aujourd’hui !


Le mot de la fin aux lecteurs de Music Waves ?


Qu’importe le style, restez fidèles à ce que vous écoutez ! Et portez haut et fièrement les couleurs du metal parce qu’on le voit le plus en plus notamment en Belgique, les groupes ont du mal à émerger et malgré l’intermittence, c’est catastrophique !

Malgré tout, je rêve peut-être, c’est peut-être utopique mais je pense qu’il y a moyen de se faire doucement une petite place.


Et rendez-vous aux lecteurs de Music Waves qui seront présents au PPM Fest


En plus du concert, tout le line-up sera présent les 3 jours : j’adore rencontrer les gens !
Donc oui, rendez-vous au PPM Fest qui aura un petit goût d’unique (Sourire) !


Merci

Merci à toi


Merci à Progracer pour sa contribution...


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/epysode
 
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