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TITRE:

POPA CHUBBY (04 JUIN 2013)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

BLUES



C'est dans sa chambre d'hôtel qu'un Poppa Chubby en train de faire ses gammes a reçu Music Waves pour évoquer son nouvel album...
STRUCK - 17.10.2013 -
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Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?

Savoir la taille de ma bite (Sourire) ! En effet, à écouter les filles que j’ai croisé, j’ai la plus grande et grosse qu’elles aient vu !


"Quand j’ai commencé à faire de la musique, je voulais être un Bluesman mais je ne savais pas comment faire pour le devenir. Aujourd’hui, je sais comment faire parce que pour devenir un Bluesman, il faut avoir voyagé."


Ce nouvel album sonne un retour aux sources…

C’est la question qu’on me pose le plus souvent actuellement… Non, non, je déconne (Rires)… Mais tu as raison, cet album est un retour à mes racines ou à l’inverse, on peut peut-être dire que c’est la première fois que je joue vraiment du blues. Je pense que c’est la première fois dans toute ma carrière qu’on peut dire que j’ai trouvé le blues pour de vrai. Je le cherche depuis le début, c’est tout le résumé de ma carrière : j’ai sorti « Booty and the Beast  » chez Universal et ensuite, pendant 15 ans, j’ai essayé de trouver le blues et finalement le blues m’a trouvé.


Et peut-on dire que cette année "off" t’a aidé dans cette quête ?


Je pense avoir un autre rythme aujourd’hui.


Et penses-tu que ce nouveau rythme t’a aidé pour trouver le vrai Blues comme tu nous l’as dis ?


Hum, c’est une bonne question mais je ne pense pas être le mieux qualifié pour y répondre. Tout ce que je sais, je le fais et ce que je fais est d’essayer de faire un bon album.


Mais les précédents albums étaient bons aussi…

Oui mais celui-ci est meilleur !


Même si tu n’es pas le mieux qualifié, tu dois bien sentir que cette année "off" studio t’a aidé…


Je n’ai pas eu de pause, je n’arrête jamais de travailler. Il s’est passé un an et demi entre la sortie de cet album et le précédent. Dès qu'un album sort, je me mets à travailler sur le nouveau. Ce que je veux dire c’est que ce n’est pas un choix délibéré : c’est juste que ça se passe ainsi !


On peut donc dire que c’est une évolution naturelle ?

Exactement…


Mais encore une fois, comment l’expliques-tu ? En effet, tu es sur la route depuis des années…

Tu as raison…


Ce n’est donc pas l’apprentissage de la scène… on ne peut pas parler d’album de la maturité en ce qui te concerne…

Détrompe-toi : je pense que c’est définitivement l'album de la maturité ! Je pense que j’ai vraiment grandi musicalement parlant et j'ai trouvé mon propre rythme si on peut dire, la meilleure façon de m’exprimer…


Cet album est le 17e de ta carrière… Comment expliques-tu cette productivité ? Est-ce pour tourner et partager ta vision du Blues plein d’idées, un Blues que tu explores sous différents angles ?

C’est tout à fait exact, je n’ai jamais fait deux fois le même album, chacun d'eux est différent, j’ai plein d’idées… Et pour cela, j’essaie d’être toujours en contact avec la réalité, garder mon énergie ouverte : j’ai dédié ma vie à cela ! Tu as le choix de faire ce que tu veux de ta vie : soit être assis à regarder la télé, soit faire de la musique… Dans mon cas, j’aime faire les deux (Rires) !


Tu nous as confié que le Blues t’avait trouvé, tu n’as pas peur que cette rencontre te restreigne dans ton exploration du Blues ?

Non, je ne trouve pas que cela puisse être restrictif ! C’est là que les gens font l’erreur de penser que le Blues est une formule carrée ce qui est faux ! Le Blues, c’est le feeling et le moment ! Et le feeling et le moment sont toujours différents : c’est pourquoi tu ne peux pas jouer le même Blues deux fois !


Et toi personnellement quel est ton secret pour arriver à te renouveler ?

Et bien, une grande partie de la réponse est le fait de jouer sur scène. L’expérience de la scène et apporter la musique au public est différente chaque soir…


Peut-on dire que l’énergie de ton public t’aide dans cela ?

L’énergie du public est extrêmement importante…


Malgré tout, quand tu commences le processus de composition d’un nouvel album, ne te dis-tu parfois que tout a été dit et fait dans le genre du Blues ?

Non, jamais ! Je ne pense pas de cette façon… Je ne vais jamais sur ce chemin-là. Ca n’a pas d’importance pour moi de savoir si tout a été dit et fait. Je suis Popa Chubby et personne ne pourra dire à me place ou à ma façon ce que j'ai à dire ! Je suis le meilleur Popa Chubby qu’il peut y avoir (Sourire) ! Tout est une question d’expression. 


Et on peut dire que c’est ton moyen d’expression qui te rend si productif et original…


Si je devais te donner une formule, ce serait de rester vrai vis-à-vis de toi-même, être honnête et travailler…  Edison a dit : « Le génie c’est 1% d’inspiration et 99% de transpiration »… Tu dois travailler et justement j’aime travailler ! Je pense que c’est l’essence même de la vie, je pense que nous sommes ici pour travailler et si tu le fais bien, tu peux rendre la vie des autres meilleure et ainsi composer un des plus beaux chef d’œuvre pour faire de notre Monde, un monde meilleur…


"J’espère que cet album va rendre les gens heureux, leur donner plein d’espoir"


Qu’attends-tu de ce nouvel album ?

J’espère que cet album va rendre les gens heureux, leur donner plein d’espoir et avoir l’opportunité de jouer plein de supers concerts et bien sûr, vendre plein de disques… Tout le monde y gagne ! Et ensuite, j’aimerais faire un nouvel album. 


Et concernant les ventes, vois-tu ta popularité enfin grandir aux Etats-Unis ?


Oui et j’ai pour objectif de commencer à travailler encore plus pour le marché américain : en commençant par tourner un peu plus aux Etats-Unis.


A propos de tourner, tu tournes beaucoup en France et notamment dans des lieux que d’autres artistes ignorent… Combien de jours par an es-tu sur la route ?


Je ne sais pas et je n’y pense même pas… Je ne sais pas : 199 jours, 200…


C’est incroyable et quelques fois, on a l’impression que tu souffres sur scène…

Je ne souffre pas !


C’est peut-être la façon dont tu joues et que tu vis ta musique ?

Ah bon, je donne vraiment l’impression de souffrir ? Mais qu’entends-tu par là, que je suis malheureux ?


Non, une souffrance physique sachant que tes concerts sont extrêmement nombreux et longs…

Non, c’est exactement le contraire, c’est ce qui me fait avancer ! C’est comme un athlète, plus tu t’exerces, meilleur tu es… Evidemment, quelques fois, je suis fatigué mais c’est lié au planning surchargé : parfois, tu dois voyager 24 heures et enchaîner directement par une scène.


… cette implication explique aussi peut-être ce sentiment de souffrance que peuvent avoir certains fans…

Non, non encore une fois, même si je suis fatigué quand je monte sur scène, je me sens mieux… La musique te permet de rester jeune !


Malgré tout, tu n’as jamais pensé à réduire le temps de tes concerts ?

Jamais ! Je ne réalise même pas que le temps passe : un concert de 3 heures me donne l’impression d’être 20 minutes… Ce sont les bons moments de la vie ! C’est comme le sexe : ça peut te prendre 3 heures comme ça peut te prendre 20 minutes…


Et j’ai évoqué la souffrance physique, ce ne doit pas être simple d’être éloigné de sa famille 200 jours par an


C’est difficile mais je le fais depuis très longtemps et je sais comment gérer ça !
 

Tout le monde sait que tu es fan d’Albert King… mais quelle est ton opinion sur la scène blues actuelle représentée par Robben Ford, Neal Black ou Joe Bonamassa ?

Robben Ford était dans le business avant même que j’y sois… Mais c’est un super guitariste ! Même chose pour Neal Black ! Joe Bonamassa également…


Comme toi ?

Non ! Je suis différent… Je suis différent de tous ces musiciens.


"Je pense que je suis un meilleur compositeur que tous ces musiciens que sont Albert King, Robben Ford, Neal Black ou Joe Bonamassa"


Et quelle est ta principale différence selon toi ?

Hum, et bien, je vais te dire, je vais être totalement honnête avec toi : je pense que je suis un meilleur compositeur que tous ces musiciens. Je pense que Bonamassa est un meilleur technicien que moi mais j’ai plus d’âme que lui ! Je pense que j’ai plus à offrir que lui…


Ce qui est particulièrement important dans la musique et plus encore dans le Blues…


Oui ! Mais bon, ce n’est que mon opinion et ça n’enlève pas que tous ces musiciens sont géniaux ! Je soutiens tous les musiciens de cette scène et je leur souhaite à tous plein de succès.


Et malgré tout, considères-tu faire partie de la même famille musicale ?

Absolument mais je pense que ce que je fais est une expérience spirituelle et c’est la principale chose qui me fait avancer… Je ne sais pas quelle est la mission des autres, la mienne est de rendre ce monde meilleur…


Et ça doit être compliqué au regard de la situation mondiale qui s’empire chaque jour…

C’est vrai et c’est pourquoi la musique est si importante ! La musique offre aux gens l’opportunité de se transcender ! Et pour en revenir aux autres musiciens, je ne pense pas qu’ils s’imaginent dans cette vision de la musique : je pense que Bonamassa s’intéresse avant tout à être le plus grand guitariste du monde ! C’est si triste d’être sur Terre pour seule mission que d’être meilleur que les autres. Je ne suis pas du tout intéressé par ça !



Tu te considères plus proche de ton public et de tes fans… afin de leur donner de bons moments pour oublier la situation difficile qu’ils peuvent vivre…


Oui, c’est tout à fait ça ! C’est la chose la plus importante et la raison pour laquelle je fais de la musique.


Dans ces conditions, peut-on dire que le Blues est un langage universel ?


Oh, absolument ! Le Blues est un langage universel, c’est une opportunité qui explique pourquoi certaines communications sont si géniales…


Le titre "I Don’t want nobody" sonne comme du Stevie Ray Vaughan…

Merci…


… est-ce un hommage ?

Oh, je dirais oui parce que je suis un grand fan !


Mais ce n’est pas intentionnel ?

Non ce n’est pas un hommage intentionnel, c’est plus subtil… Mais définitivement quand tu joues de cette façon, ça fait immédiatement penser à Stevie Ray Vaughan…


Si tu devais choisir un titre de ta discographie pour faire découvrir Popa Chubby à quelqu’un qui ne te connaîtra pas, quel titre choisirais-tu et pourquoi ?


(Il siffle) Si je choisissais une seule chanson, je dirais «I ain't giving up » qui est le deuxième morceau de ce nouvel album. C’est une ballade empli d’âme, une chanson mêlant désespoir, espoir et transcendance : c’est le message qui est véhiculé à l’intérieur.


Comment juges-tu ton premier album avec le recul ?

Le premier album que j’ai fait est très proche de ce que je fais aujourd’hui.


C’est exactement ce que nous disions au début de cette interview à savoir que cet album sonnait comme un retour à tes racines…


Exactement ! Quand j’ai commencé à faire de la musique, je voulais être un Bluesman mais je ne savais pas comment faire pour le devenir. Aujourd’hui, je sais comment faire parce que pour devenir un Bluesman, il faut avoir voyagé.


Malgré tout dans ce premier album, tu avais tous les ingrédients de ce que tu es aujourd’hui…

Absolument ! Non, c’est vrai, c’était du bon boulot : j’étais sur le bon chemin…


Quel est ton meilleur souvenir d’artiste ?

Hum, j’en ai plein ! Mais les meilleurs souvenirs que j’ai sont quand je vois que le comportement du public qui vient au concert est radicalement changé par ma musique. Et cela arrive souvent…


Tu dois être fier de savoir que tu donnes tant de choses et notamment d’amour à ton public…

Absolument ! Ca me rappelle d’ailleurs qu’un autre bon souvenir est quand pour la première fois, une fille dans le public m’a montré ses seins (Rires) : c’était cool !


C’était la première fois et pas la dernière, je présume…

Oh oui, c’est arrivé plein de fois depuis (Sourire)…


On a évoqué ton meilleur souvenir, au contraire, quel pourrait être le pire ?


Je ne pense vraiment à ça… Ca ne me vient pas à l’esprit, il n’y a pas de place pour ce type de souvenir… Je choisis de ne garder que le positif !


On a commencé cette interview par la question qu’on t’a trop souvent posé, au contraire, quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ?

Wahou… (Rires) C’est une excellente question à laquelle je n’ai jamais réfléchi (Sourire)… Tu m’as eu avec cette question, mec (Rires) !


Quelque chose que tu voudrais dire à nos lecteurs et qu’on aurait pas couvert durant cette interview ?


Encore une fois je vais revenir sur l'amour mec, Personne ne t'a vraiment dit je t'aime tant que Popa Chubby ne l'a pas fait !


Un dernier mot aux lecteurs français de Music Waves ?


Faîtes en sorte que la musique reste vivante, soutenez la musique live et (en français dans le texte) "Vive la musique !"…


Merci…

(en français) "Merci à vous !"


Et merci à Nestor et Mr Blue pour leur contribution...


Plus d'informations sur http://www.popachubby.com
 
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