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TITRE:

BLAZE BAYLEY (13 MARS 2013)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

METAL MELODIQUE



"J’espère arriver à me connecter à toi en tant qu’auditeur et ainsi te toucher émotionellement"
STRUCK - 25.03.2013 -
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Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?

Blaze Bayley : Trop de fois ? "Qu’est-ce que ça fait d’être dans Iron Maiden ?"… A peu près tout le monde me le demande. Je préfèrerais qu’on me demande si je ne vois d’inconvénient à ce qu’on parle d’Iron Maiden mais non, on me demande directement quel effet ça fait d’avoir été dans Iron Maiden.

Heureusement, la plupart du temps je donne des interviews à des personnes qui sont très pointues en termes de musique. Donc, on ne me pose plus ces questions parce que tout le monde connaît la réponse. En fait, ces questions reviennent quand les gens ne te connaissent pas très bien. Mais ça ne me gêne pas d’en parler parce que ça a été super de jouer dans Iron Maiden, je me suis beaucoup amusé… Même si il y a eu des hauts et des bas…


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Dans le prolongement, tu n’en as pas marre de voir ta carrière résumée à Iron Maiden, groupe avec lequel tu n’as fait que deux albums ?

Non, non car peu de gens le font… La plupart des gens me connaissent depuis mes tout début avec Wolfsbane. Et encore plus en France, parce que nous avons beaucoup joué ici - même si nous souhaiterions venir jouer encore plus. Les Français voient le rock’n’roll qui est en nous…

Les fans ont vraiment un autre regard, il y a deux façons de voir les choses. Prenons l’exemple Kiss, les vrais fans du groupe connaissent le nom de chaque ancien membre… C’est la même chose avec Iron Maiden, les fans purs et durs connaissent le nom de tous les anciens membres.

Prenons un autre exemple, le rôle qu’a joué l’acteur Anthony Perkins dans le film "Psychose" a eu un tel impact dans sa carrière qu’il en parle dans chaque interview. Ce n’est heureusement pas mon cas. De plus, je suis fier de tout ce que j’ai pu faire sauf une ou deux choses que j’ai pu faire en studio mais qui ne sont pas heureusement pas sorties parce que ça m’aurait embarrassé. En tous les cas, je peux te donner la signification, l’histoire de ce qui m’a traversé l’esprit au moment de composer chaque chanson que j’ai écrite et enregistrée pour un album.


Première question concernant votre actualité, comment as-tu rencontré Thomas Zwijsen avec qui tu as déjà collaboré sur "The King of Metal" ?

Blaze : En fait, tout est arrivé lorsque j’ai décidé de me séparer des membres du précédent line-up qui me causait trop de stress. Pendant cette période, j’étais donc disponible pour faire des apparitions dans des albums et Thomas m’a contacté pour en faire dans son album "Nylon Maiden". Le temps a passé, nous avons commencé à parler musique et nous avons constaté que nous avions plein de points communs à savoir que la musique n’a rien d’une inspiration romantique, la musique c’est avant tout beaucoup de travail, avoir des idées sur lesquelles il faut beaucoup travailler…


Peut-on dire qu’il a apporté une bouffée d’oxygène dans ton univers musical ?

Blaze : Bien sûr ! Mais l’approche du travail est essentielle. Je viens d’une famille ouvrière pauvre. Pour moi, l’idée de travail est indissociable de la musique. Tu as une échéance pour sortir un album et il faut s’y tenir, il faut utiliser le temps de studio qui t’es alloué de la meilleure façon qu’il soit en termes de créativité afin d’obtenir le résultat que tu souhaites. Et on peut dire que nous avons la même conception des choses avec Thomas…


Justement Thomas, tu as participé à l’écriture, la production et accessoirement joué de la guitare sur cet album. Comment expliques-tu une telle confiance pour un jeune homme de 23 ans ?

Thomas Zwijsen : Premièrement, je voulais travailler avec lui parce que je voulais passer du temps avec lui. Ensuite, j’ai étudié la musique classique, le jazz… au Conservatoire. D’une certaine façon, on peut dire que j’ai été élevé pour faire ça. Certains sont formatés pour devenir avocat, moi c’était pour faire ça…


C’est quelque chose de naturel pour toi…

Thomas : Oui sachant que je le fais depuis très longtemps.


Comment qualifieriez-vous votre relation ? D’un point de vue extérieure, elle peut sembler celle d’un père et son fils ?

Blaze : Quelques fois, notre relation peut ressembler à ça mais la plupart du temps, notre relation est pragmatique et basée sur l’échange. Elle est très saine car nous savons que nous pouvons dire ce que nous pensons sans se soucier de la réaction de l’autre. Je préfère être direct dans mes relations au risque de choquer certains : je sais ce que je veux et je ne le veux pas autrement…


Peut-on dire que le fait de travailler avec Thomas t’a aidé à trouver la confiance après quelques années de galère ?

Blaze : Je pense qu’à son contact, j’ai découvert certaines choses théoriques que je n’avais pas apprises durant toutes ces années. Il sait quel est le bon mot à utiliser pour avoir le bon impact. A cet égard, son contact est très profitable pour ma créativité.

Encore une fois, tout est une histoire de travail. Le business musical veut donner une image romantique du rock’n’roll : le wiskhy, la cocaïne… Bien sûr, ces éléments n’interfère pas dans les textes mais cela a un effet sur le travail. Je ne me drogue pas, c’est quelque chose de très important pour moi vis à vis de mon public, pour avoir les idées claires et ainsi écrire des chansons intègres. La romance du rock’n’roll n’a rien à voir avec ce que j’aime et ce qui est selon moi, le cœur du rock’n’roll.

Donc, dans ces conditions, c’est parfois difficile parce que parfois ma conception du travail est différente de celle des autres et cela a des répercussions sur mes relations.


Et comment réussis-tu à maintenir cette intégrité après toutes ces années jalonnées de difficultés ?

Blaze : C’est parfois difficile… Le principal est de se dire que tu ne fais pas ça pour soutirer de l’argent à un public dont tu te fous à commencer par savoir si tu vas le revoir. Je ne veux pas être un artiste qui ne joue que dans des stades, je veux être un artiste de petites salles afin d’avoir le contact avec mon public. Lors de mes concerts, j’échange avec le public dans la fosse et je peux ainsi savoir ce qu’il recherche. C’est ma motivation… Et ce n’est pas de passer en radio même si j’adorerais qu'une de mes chansons y soit diffusée.


Thomas, tu as sorti deux albums de reprises acoustiques d’Iron Maiden : cet Ep "Russian Holiday" et "Nylon Maiden". Comment t’es venue cette idée et surtout comment choisis-tu les titres comme notamment "Dance of Death", "Rainmaker" ou "The Talisman" : c’est un choix de cœur ou ils ont été pris pour leur capacité à être adaptés en acoustique ?

Thomas : A la base, c’est principalement parce que j’aime plus ces chansons que les tubes. En fait, c’est arrivé quand je pratiquais la guitare classique, je jouais "Wasted Years" pour la première fois, je l’ai posté sur Youtube, j’ai eu 2 millions de vues et plein de commentaires. C’est principalement parce qu’il y a eu un retour positif sur Youtube que j’ai continué. Je devais donc choisir d’autres chansons pour faire l’album mais je ne me voyais pas jouer "Run to the Hills" ou ce genre de titres tout le temps parce que musicalement, ils sont moins intéressants qu’un "Dance of Death" ou "The Talisman". J’aime plus les chansons longues, les plus difficiles, les plus progressives comme "Sign of the Cross"…


"Sign of the Cross" est en effet un titre très progressif : n’était-ce pas trop compliqué de l’adapter ?

Thomas : En fait, je dirais plutôt que l'adaptation s'est faite assez naturellement et elle marche plutôt bien. Lorsque nous l’avons jouée lors notre tournée acoustique en Grande Bretagne, nous avons eu un très bon retour. C'est à se demander si Steve Harris ne l'a pas composée en acoustique...

Blaze : Je confirme.

Thomas : En revanche, certaines chansons ne passent pas. Tu dois te douter que pour faire l’album, j’ai essayé plein d’autres titres comme "Infinite Dreams" mais ça ne marchait pas… Dans ces conditions, tu n’as pas d’autres choix que d’abandonner et passer à une autre chanson (Sourire).


Toujours concernant "Sign of the Cross", ce titre est symbolique pour toi puisque c’est le premier titre avec lequel les fans d’Iron Maiden t’ont découvert ?

Blaze : Tout à fait ! C’était mon idée de le mettre en tant qu’ouverture de l’album parce qu’il fallait quelque chose d’atmosphérique pour débuter l’album, quelque chose à laquelle les gens ne s’attendaient pas… et je pense que ça marche bien ! En termes de paroles et de musique, ce titre est un vrai voyage...


Toujours concernant le choix des titres, pourquoi avoir choisi "Soundtrack of my Life" : pour la symbolique et le lien avec la carrière de Blaze ?

Thomas : Je voulais également réarranger un titre de la carrière solo de Blaze et ce titre est un de mes titres préférés. Et quand je lui ai dis que je voulais réarranger un de ces titres, il était partant.


Peut-on dire que la relation avec tous ces titres explique que tu les chantes comme personne ?

Blaze : Hum, ça peut être une des raisons… J’essaie d’être connecté avec chaque chanson que je chante. Et pour la première fois de ma vie, je sens que ma voix a atteint un sommet et a ainsi plus d’espace pour raconter chaque histoire. J’ai l’impression d’avoir un panel plus large qui me permet de choisir un registre plus doux ou au contraire, plus puissant… Et je peux ainsi l’utiliser pour créer l’idée de ce que je souhaite faire. Enfin, j’espère arriver à me connecter à toi en tant qu’auditeur et ainsi te toucher en termes émotionnellement.


Pensez-vous que la sortie de cet EP n’aurait pas été posible sans ces progrès vocaux ?

Blaze : Oui, j’ai été frustré pas mal de fois en tournée : les équipements sont mauvais, tu n’as pas de retour… J’aime beaucoup le fait d’avoir de l’espace, c’est pourquoi je voulais faire cet EP : je pensais que c’était une façon de faire passer les émotions des histoires…


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Ne va-t-il pas être difficile de revenir à un exercice plus traditionnel dans l’optique d’un futur album metal ou hard rock ?

Blaze : Je voudrais faire plus de chansons comme celles enregistrées dans cet EP mais je ne peux renier le côté obscur et agressif que j’inclus dans ma musique. Cette expérience acoustique avec Thomas est une exploration différente de la musique et je ferais certainement d'autres travaux "classiques". Je ne sais pas si les fans apprécieront mais j'espère que ceux qui feront l’effort de s’y attarder, de venir à nos concerts… ressentiront la passion que nous avons eu à jouer cette musique. En tous les cas, je prendrais le temps qu'il faudra pour mon prochain album. Je veux qu'il soit le plus réussi possible...


Tu as dit vouloir prendre ton temps avant de sortir ton prochain album, au contraire, tu as sorti deux albums de rang en 2012, un avec Wolfsbane "Wolfsbane save the world" et "The King of Metal". Avec le recul, ne penses-tu pas les avoir sorti trop rapidement ?

Blaze : Non ! La seule chose que je peux dire c’est que "The King of Metal" aurait mérité deux jours supplémentaires de studio… Mais je devais me rendre en Russie -expliquant le titre de cet EP "Russian Holiday" - pour une tournée.

Chaque album est un instantané de ce que tu es à un moment donné. Pour "Russian Holiday", nous avons travaillé d’une tout autre façon, nous avons passé du temps sur l’album, pour l’écrire. Mais nous ne l’avons pas tout de suite mixé, nous l’avons mis de côté pour revenir l’écouter… Cet EP a eu la chance que les précédents albums n’ont pas eu, la chance de vraiment pouvoir grandir et se développer. Le dernier jour de studio des prises vocales de "Russian Holiday", j'ai d'ailleurs trouvé d’autres idées… Si bien que pour moi, tout est parfait !


Concernant ta discographie, peut-on dire qu’elle est autobiographique dans le sens où un fan peut suivre ta vie et les émotions que tu traverses au fur et à mesure des années et de tes albums ? Je pense notamment à "Nothing Will Stop Me", "Alive", "Regret", "Soundtrack of my Life", "Will to Win", "The Man who not Die" et "Judge Me"…

Blaze : Je le pense aussi…


Composes-tu consciensement en suivant ce fil rouge ?

Blaze : Non. Je prends des notes et quand arrive le processus de composition, je regarde mes notes et constate ce que j’ai comme base de travail. J’essaie de tirer le côté sensible de mes idées pour créer une bonne musique.


Et pour le prochain album, en fonction de ton état d’esprit actuel du jour, ta collaboration avec Thomas, quel pourrait être le titre reflétant la nouvelle étape de ta vie ?

Blaze : Hum… Et bien, la vie est vraiment une sorte de spirale. J’ai connu des déceptions et des triomphes… Des problèmes ont été incommensurables et d’autres petits problèmes m’ont tracassé alors que ça n’en étaient pas. Ca m’a pris du temps pour en arriver là où je suis aujourd’hui et je peux enfin décider de l'évolution de ma carrière.


Je présume que tu vois le futur plus radieux au sortir de cette collaboration fructueuse avec Thomas et cet EP qui t’ouvre des portes ?

Blaze : Tout ce que je souhaite vraiment, c’est qu’il y ait une connexion avec toutes les personnes qui écouteront cet album. Pour moi, ça serait une preuve de succès. Je ne recherche pas un quelconque sommet, je veux juste faire les choses selon mes conditions. Quand je joue dans un endroit pour la première fois et que je vois qu’il y a une bonne vibration avec le public, je n’ai qu’une motivation : revenir !


Si tu devais choisir un titre de ta discographie pour faire découvrir ta musique à quelqu’un qui ne la connaîtrait pas. Quel titre choisirais-tu et pourquoi ?

Blaze : C’est une question très difficile mais le choix le plus évident pour moi serait "The Man Who Not Die" parce que c’est un titre aubiographique. Je suis très fier des paroles qui sont simples au demeurant et traitent de la mauvaise façon dont la vie d’un homme change. Un homme qui s’est tué avec ses propres rêves jusqu’à ce qu’il réalise que ses rêves ont été fabriqués par quelqu’un d’autre.

Durant toute ma carrière, j’ai essayé d’être signé, d’avoir des contrats avec des labels, j’ai changé de managers… mais finalement, seuls la musique et les fans importent ! Le fait d’être sur scène me permet d’être connecté au public : c’est la seule chose qui m’importe dans ma vie. Les contrats, l’argent… ne signifient plus rien comparé à la relation avec le public.


Quels sont vos meilleurs souvenirs d’artiste ?

Blaze : Oh, j’en ai tellement… Mais je dirais faire la première partie d’Ozzy Osbourne à Wembley avec Wolfsbane. Pendant 17 minutes, notre concert a été diffusé sur la principale radio nationale et toute la Grande Bretagne a pu écouter Wolfsbane : c’est quelque chose qui a vraiment marqué ma vie (Sourire) !


Et toi, Thomas ?

Thomas : C’est le genre de question à laquelle je n’ai vraiment pas réfléchi…

Blaze : Mais dois-tu vraiment y réfléchir ? Travailler avec moi, Thomas : c’est tellement évident (Rires) !

Thomas : Evidemment (Rires) !

Blaze : Non mais peut-être être allé au Brésil ?

Thomas : Effectivement, être allé au Brésil. Toute la tournée au Brésil a été une expérience intéressante tant musicalement à savoir que tu rencontres plein de musiciens intéressants que personnellement et profiter des plaisirs de la vie (Rires) : c’était incroyable !


Au contraire, quel serait le pire souvenir ?

Blaze : Il y en a eu quelques uns. Je pense notamment aux nombreux soucis liés au monde du showbusiness et de l'énorme prix à payer quand on en fait partie mais le spectacle doit continuer… Des milliers de gens attendent de te voir, le fait que tu aies des ennuis, c’est ton problème pas le leur ! Il y a des choses que je n’aurais pas dû faire et d'autres encore où je me suis dit "tu ne dois jamais en arriver là". Aujourd'hui, je dors sur l'autoroute pour venir faire des interviews. J'espère qu'elles me permettront de me rapprocher des fans qui attendent de mes nouvelles.


Et toi, Thomas ?

Thomas : Le pire ?

Blaze : Travailler avec moi (Rires).

Thomas : Non, à ce jour, je n’ai pas connu d’expériences horribles, parfois quelques moments ennuyants comme voyager… Ah oui, la nourriture en Angleterre (Rires) !


On a commencé par la question qu’on vous a trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ?

Blaze : Hum… "Pourquoi es-tu un chanteur ?"…


Et pourquoi ?

Blaze : Parce que j’adore chanter (Rires) !


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Le mot de la fin aux lecteurs de Music Waves et peut-être en français ?

Blaze : (En français dans le texte) "Merci beaucoup mes amis". Merci pour le soutien que vous m’apportez depuis toutes ces années. Merci de me suivre depuis toutes ces années. J’espère que vous apprécierez "Russian Holiday" et j’espère faire plein d’autres concerts en France.

N’hésitez pas à me suivre sur mon site et mon facebook où vous retrouverez toutes mes dates de concert dès leur confirmation.

Merci

Blaze : Merci à toi


Et merci à Noise pour sa contribution...
 
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