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TITRE:

IN FLAMES (28 NOVEMBRE 2011)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

DEATH METAL



Avant d'envahir l'Olympia, la nouvelle tête pensante du groupe -Björn Gelotte- a répondu à toutes les questions de MusicWaves pour un passionnant entretien à bâton rompu et à coeur ouvert...
STRUCK - 27.03.2012 -
2 photo(s) - (1) commentaire(s)

Vous allez jouer ce soir à l’Olympia, comment te sens-tu quelques minutes avant d’entrer sur scène ?
Björn Gelotte : Et bien, quand tu es au coeur de la ville, il y a plein de choses à faire mais la plupart du temps, nous sommes hors de la ville dans de gros entrepôts et il n’y a pas grand chose à faire et c’est ennuyant… Donc, en temps normal, on s’ennuie vraiment : lire des livres, regarder la télé… mais les dernières heures, les dernières 45 minutes avant le concert, nous avons quelques papillonnements…

Un peu peur ?
Non, pas peur ! Nerveux n’est pas le bon mot non plus… Je parlerais plus d’adrénaline, tu es excité…

C’est la première fois que vous allez jouer à l’Olympia ?
Oui…

Est-ce que tu connais la légende qui dit que tous les monstres sacrés français qui ont joué ici, soutiennent les artistes qui jouent sur scène…
Ah oui ? Je pense que ça va être super ! Jouer en France en général et Paris en particulier a toujours été une bonne chose pour nous… Nous essayons toujours de passer à Paris à chaque tournée européenne… même si pour l’Europe cette fois-ci, nous avons divisé l’année en deux parties… Nous avons presque toujours joué en France. Sur la dernière, nous ne sommes pas venus mais avons fait plein de pays environnants comme le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la Suisse… Mais nous ne pouvions pas passer à côté de Paris et la France… Nous essayons toujours de garder une date dans le cycle de nos tournées européennes.

Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée ?
Il y en a eu beaucoup… mais celle-ci est nouvelle (Rires) ! Je ne sais pas ? Certaines choses qui intéressent ceux qui s’intéressent au groupe… Par exemple, cette dernière année et demie, nous avons souvent eu droit à la question concernant le départ de Jesper (NdStruck : Strömblad)… nous y avons répondu maintes et maintes fois et si tu t’intéresses à ce que nous faisons, ce que nous disons, tu dois le savoir…
Mais, tu sais, les questions traditionnelles du genre : "Tu joues de la guitare dans le groupe ?"… "Euh, oui !" (Rires) ! Ca revient souvent ou encore "Quand as-tu commencé à jouer de la guitare ?"...

[IMAGE1]

Dans le dernier album en date "Sounds Of A Playground Fading", trois chansons sont assez surprenantes à savoir "The Attic", "Jester’s Door" et…
… "Liberation"…

Exactement… Peut-on penser que ces titres puissent être l’évolution musicale du groupe dans le futur : plus electro, plus rock et mélodique… et ce même dans ton son de guitare ?
Hum, et bien, je ne pense pas que cela augure du chemin que nous pourrons prendre dans le futur, je ne le pense pas… Tout le monde essaye de faire des choses, à l’intérieur de l’album, les démos étaient quasiment faites et nous avons déjà une set-list.

Combien de démos ?
Au début, je fais quelques répétitions seul à la maison puis je fais quelques arrangements rudimentaires puis nous faisons la démo proprement ensemble et nous l’enregistrons à nouveau. Donc, cela prend du temps…
Et quand l’album était bien avancé, nous nous demandions ce qu’il manquait, ce que l’album demandait : quelque chose de calme entre deux titres vraiment hard…. pour garder la dynamique de l’ensemble… J’aime pouvoir écouter un album du début à la fin sans discontinuer, pas seulement prendre une chanson : j’aime écouter un album en entier…

Mais tu es conscient que c’est à l’opposé de la consommation actuelle de la musique ?
Ouais, je sais mais bon, je suis dans le groupe…

… et tu fais la musique que tu aimerais écouter…
Exactement ! Nous essayons de trouver ce qu’il manque et donner du sens à toutes ces chansons en les mettant dans un certain ordre… C’est ainsi que nous écoutons de la musique et c’est ainsi que tout le monde devrait écouter de la musique mais maintenant, comme tu l’as dit, on consomme plus de la musique comme du fast-food : c’est différent ! Peut-être, avec un peu de chance, pouvons-nous changer certaines personnes et faire en sorte qu’ils écoutent l’album en entier…

Je ne pense pas que les fans de metal en général et d’In Flames en particulier ne sont pas ce type de consommateurs de musique…
Non, certains fans le sont parce qu’ils aiment certaines chansons… Au final, la musique est une question de goût, tu ne peux pas forcer quelqu’un à aimer certaines chansons… même si la radio réussit à le faire en te passant le même titre encore et encore…

Dans ce nouvel album, il semblerait qu’In Flames ait réussi sa mutation musicale entamée sur "Reroute to Remain". "Sounds Of A Playground Fading" sonne plus naturel, authentique, vrai en fait que "A sense of Purpose" : es-tu d’accord avec ça ?
Je suis définitivement d’accord avec certaines choses que tu viens de dire. Quand nous avons fait "Reroute to Remain", à la base, nous avons changé de producteur, c’est la seule différence, nous n’avons pas changé notre façon d’écrire, de travailler les chansons, nous n’avons rien changé… La seule différence est que nous avons changé le mec qui faisait le mix et ça change vraiment le son… Ca a été une progression entamée avec "The Jester Race" parce qu’il sonne vraiment différemment de ce que nous avions fait auparavant… Donc cet album a été le changement le plus important !

Mais si tu regardes bien notre discographie, tous les albums que nous avons fait, toutes les chansons… tout colle, ça a juste été un petit premier pas en dehors de la boîte dans laquelle nous étions avec certaines chansons… Nous avons fait quelques titres agressifs sur l’album "Reroute to Remain" par exemple, et nous avons fait "Metaphor" qui est très calme pour l’époque et qui est le premier grand pas pour nous faire sortir de cette boîte dont je parlais parce que nous voulions essayer… et ça a ouvert les portes pour In Flames donc l’album suivant, nous en avons faire encore plus : nous avons fait la même chose mais le maître mot est que nous faisons ce que nous voulons faire musicalement…

Et avez-vous déjà des idées de ce que vous allez faire dans le futur ?
Non ! Nous ne prévoyons rien… Aussi longtemps que tous les cinq dans le groupe, nous sommes heureux, fiers de ce que nous faisons, personne ne pourra changer ça que ce soit les médias, le label, le management et même les gens qui nous écoutent… parce que nous faisons ce que nous aimons, donc nous pouvons être contents quand nous sommes sur scène…

C’est le plus important !
Oui, c’est très important ! Nous n’essayons pas de sonner comme « The Jester Race », nous restons nous-mêmes et les gens verront… et si les gens n’aiment pas, c’est une autre chose ! Les gens sont libres de choisir…

En fait, on pourrait résumer "Sounds Of A Playground Fading" en une sorte de mix parfait des dix années de carrière, une carrière démontrant un groupe libre avec une forte créativité ?
Oui, oui… définitivement ! La façon dont nous avons construit ces albums ensemble a été très créative… Comme je le disais, ça commence par un seul riff de ma part et tout le groupe arrive et apporte de nouvelles choses groovy : c’est un énorme atelier… Et c’etait amusant de le faire parce que tout le monde était présent : le mec qui produisait les voix était là donc il pouvait écouter les morceaux très tôt, ensemble avec Anders, nous commencions à donner des idées… et également le mec qui faisait tous les claviers et les samples était également présent à la pré-production… C’était vraiment un énorme atelier, très intéressant…
C’était également le premier album que nous faisions sans Jesper donc, pour moi… je me demandais si je devais travailler avec quelqu’un d’autre ou tout seul pour écrire et j’ai travaillé avec Anders et nous l’avons fait ensemble parce qu’il sait qui peut faire un album inventif ou qui n’est pas pour nous… Donc, pour nous, ça a été très naturel et nous sommes revenus vers Örjan (NdStruck : Örjan Örnkloo qui s’est chargé des mix et samples sur l’album) qui est un mec très cool et super pour travailler parce que c’est un super connaisseur en musique et il sait rechercher pour nous une certaine perfection au niveau groove… La perfection n’est pas quelque chose que nous recherchions avant : le groove, les vibrations, les sentiments étaient plus importants… Si ça sonne bien, c’est un super bonus mais l’important est que ça vienne du cœur !

Tu as parlé d’un énorme atelier. L’évolution musicale d’In Flames est-elle plus liée à ce workshop, le producteur ou encore la maturité, par exemple, toi qui est père ?
Je pense que toutes ces choses ont un rôle ! Mais définitivement le producteur joue un grand rôle parce qu’il trouve les vibrations pour l’album et il trouve également le son général. Et nous, nous voulions vraiment qu’il sonne bien, nous voulions qu’il sonne "cher", au top… Seul un producteur peut faire ça ! Mais il ne peut pas faire ça seul, il doit avoir du bon matériel à travailler… Donc il était important que tout le monde soit présent, soit d’accord sur ce qui peut sortir et ce qui ne le doit pas… c’est ce que j’appelle l’atelier !
Et l’expérience que nous avons acquise pendant nos 3.000 concerts je pense, tu apprends beaucoup de ça notamment quand tu arrives au processus de composition parce que tu sais ce qui va marcher en concert ou non, la dynamique… Je pense que tout cela joue mais également nos préférences musicales qui sont très diverses à l’intérieur même du groupe : du dub-step au death metal old-school en passant par le hip-hop… Nous sommes très ouverts, nous ne sommes pas confinés dans un seul genre…

Cela explique pourquoi la musique d’In Flames est si diversifiée…
… et accessible ! Elle est accessible pour plein de personnes et spécialement pour nous tous, les 5 membres du groupe…

Comment ressens-tu le fait que Phil Demmel de Machine Head considère In Flames comme le leader de la scène metal actuelle au moment où le dernier Megadeth et Metallica divisent ?
Wahou (Sourire) ! Je ne sais pas ? Je connais bien les mecs de Machine Head, des mecs supers et un groupe très talentueux qui ont sorti des albums vraiment très bons… Hum, je ne sais pas ? Je pense qu’ils doivent être modestes parce qu’ils sont une des raisons de ce que nous sommes devenus, nous avons tourné avec eux plein de fois, je les ai vu à Stockholm, à Göteborg… et ils sont plus gros que nous le sommes…

Ce genre de réflexion doit te renforcer dans les choix musicaux du groupe ?
Ouais ! Ils savent aussi bien que nous ce que ça prend de faire et continuer à faire ce en quoi tu crois… quelques fois, tu vas atteindre le top des charts et quelques fois, les gens n’aiment pas ce que tu fais et c’est le jeu… Tout le monde ne peut pas être d’accord avec toi, tout le temps : ça serait trop facile… Non, tu dois discuter, tu dois faire des compromis, tu dois avoir la liberté du goût… Et heureusement parce que sinon à quoi ça servirait ? Tous les groupes sonneraient de la même manière… Et nous respectons cela et c’est pourquoi nous continuons à faire ça. Aussi longtemps que nous continuerons à faire ce que nous aimons et non pas ce que nous pensons que les gens aiment, nous prendrons du plaisir à continuer à faire ce que nous faisons…

Sinon quel a été l’accueil des fans pour ce nouvel album ?
Le nouvel album a été plutôt très bien accueilli et doublement plus que les gens pensaient que le départ de Jesper pouvait affecter la musique groupe parce qu’ils s’attendaient à ce que l’album sonne totalement différemment… mais ce qu’ils oublient c’est que Jesper n’était qu’une pièce d’un puzzle… Nous nous sommes jamais souciés de ça, la pression était juste à l’intérieur du groupe et de nous quatre à l’époque et nous cinq maintenant avec Niclas (NdStruck : Engelin). Et nous sommes de nouveau contents et personne ne peut rien y changer.
Mais les gens se sont appropriés l’album et l’aiment vraiment beaucoup… Et nous avons vu que nous avons désormais un public plus jeune et c’est sympa de constater ça et cet album en est une des raisons…

Justement penses-tu que les fans de l’époque "Colony" sont les mêmes aujourd’hui malgré l’évolution progressive de la musique d’In Flames ?
Hum… Les fois où nous jouons toutes nos chansons, on peut voir une frange de fans qui demandent à ce que nous jouions "The Jester Race", "Colony"… on peut entendre ça mais c’est toujours un très petit pourcentage du public… Et nous jouons ces vieux titres, nous jouerons « Colony » ce soir, tu le verras par toi-même, plein de nouveaux fans, ne connaissent pas ces chansons… Et c’est naturel ! Je suis allé voir Whitesnake en Allemagne, donc bien sûr que quand ils jouent "Still of the Night", toutes ces vieilles chansons, je suis à fond dedans alors que ce n’est pas le cas lorsqu’ils jouent de nouvelles chansons que je n’ai jamais entendu… Et c’est la même chose pour les gens qui nous écoutaient de l’époque "Colony" qui n’aiment pas ou n’ont jamais même entendu les nouvelles choses que nous faisons, c’est dur de rentrer dedans lors d’un concert… Donc j’espère qu’ils vont apprécier ces nouvelles chansons d’une bonne façon pour eux mais tu ne peux pas savoir… C’est difficile de contenter tout le monde !

Tu joues dans le groupe depuis 1996…
… Depuis 1995, pendant l’enregistrement de "Subterranean".

… comment juges-tu les premiers albums du groupe avec le recul ?
Au début, je jouais de la batterie et une des raisons pour lesquelles j’ai rejoins le groupe, c’est que j’ai pu commencer à écrire de la musique… J’ai un peu apporté ce côté rock 70’s que j’ai pu écouter. Et ça a changé un peu la couleur du groupe des débuts… Mais je ne m'en souviens plus (Rires) ! Mais ce dont je me souviens c’est plus nous travaillions ensemble avec Jesper de retour à cette époque, plus nous comprenions ce que chacun d’entre nous pouvait apporter, nous faisions une bonne addition, tous ensemble !
Le premier album dans lequel j’ai joué "The Jester Race" a été une super expérience, il a été fait en seulement onze jours, mix inclus ce qui est très rapide… Ca a été une expérience intense avec plein de répétitions avant ce qui était différent car nous n’avions pas l’habitude de répéter : nous écoutons les chansons, nous les assemblons dans l’ordinateur maintenant et puis, nous faisons des démos…

Comment vis-tu le fait de jouer dans un groupe considéré comme un pionnier qui a influencé le death mélodique ou la scène metalcore actuelle ?
Tu te sens honoré et fier mais ce n’est pas quelque chose à laquelle tu penses quand tu fais de la musique… Et puis, c’est quelque chose de naturel : In Flames a été influencé par d’autres groupes comme Iron Maiden, Black Sabbath… Et de constater que les gens utilisent cette influence pour créer quelque chose, c’est super !
Mais bien sûr que nous sommes fiers, que nous sommes super fiers mais dans le même temps, ces mecs se sont bougés le cul pour qu’en retour, ils aient le succès qu’ils ont… et de constater que nous sommes logés à la même enseigne que ces groupes qui nous influençaient : c’est fantastique !
Mais c’est aussi une question de background, ils ont grandi en écoutant peut-être ce que nous faisions… c’est la musique qui veut ça, la musique est créée par des musiciens parce qu’ils sont fans de musique… Donc c’est chose extraordinaire dont nous sommes fiers mais d’un autre côté, c’est naturel !

Une question qui doit souvent revenir concerne le départ de Jesper Strömblad. Pensais-tu à l’époque que ça serait la fin du groupe ou au contraire, un pas en avant vers la mutation totale du groupe ?
Je pense définitivement que c’est une bonne chose pour le groupe parce qu’il était mal, il avait des problèmes… et cela affectait toute notre famille… Le groupe est une famille et si quelqu’un ne va pas bien, cela affecte la famille toute entière !

Mais musicalement aussi…
Musicalement aussi, définitivement ! Peut-être pas dans le sens où nous écrivions différemment mais une tournée est une partie importante de la vie d’un groupe, tu apprends énormément pendant cette période. Et si tu traînes avec quelqu’un qui ne se sent pas bien, cela t’affecte également. Ce n’est pas très créatif d’avoir des problèmes autour de toi. Donc, c’est la meilleure des décisions pour le groupe mais également pour lui de ne plus tourner avec ses problèmes…

Comment s’est passée l’intégration de Niclas Engelin ? N’est-ce pas trop dur de jouer avec un autre guitariste quand tu as eu l’habitude de jouer 15 ans avec la même personne ?
C’est différent, Niclas aime jouer de la guitare, Jesper ne l’a jamais aimé… C’est très différent… Je crois que Jesper ne s’est jamais considéré en tant que guitariste mais plus en tant que compositeur. Durant toute la tournée, nous prenons notre guitare et nous jouons avant d’entrer sur scène. J’aime jouer de la guitare et Niclas adore jammer. Moi, Peter et Niclas avons l’habitude autant que possible de brancher nos petits amplis et jouons ensemble, juste parce que c’est amusant et nous n’avions jamais fait ça avec Jesper : c’est vraiment bizarre ! Donc, l’intégration a vraiment été facile même si ça a pris un peu de temps puisqu’il y a une période pendant laquelle Jesper a fait la tournée puis Niclas nous a rejoins. Il connaissait déjà les titres avant de devenir un membre du groupe. Je connais Niclas depuis que je suis gamin, j’ai vu son groupe jouer et je me rappelle encore ses concerts…

Quelque chose de naturel somme toute…
Ouais !

Si tu devais choisir un titre de la discographie d’In Flames pour faire découvrir le groupe à quelqu’un qui ne le connaîtrait pas, quel titre choisirais-tu et pourquoi ?
Oh wahou ! (Silence) Ca dépend de ton interlocuteur, ses sentiments, son humeur… Il y a quelques chansons qui marchent toujours assez bien en concert je pense que "Disconnected" en fait partie : elle a un peu du vieux, un peu du nouveau, "Only For The Weak" est un peu plus vieille mais marche assez bien en concert… Et concernant les dernières morceaux… je pense que le morceau qui ouvre le nouvel album, elle a beaucoup de guitares, beaucoup d’agressivité, de très beaux refrains… Mais, à la base, je pense que tous les morceaux, de tous les albums que nous ayons fait sont le reflet de ce que nous sommes.

Quel est ton meilleur souvenir d’artiste ?
Oh, j’ai tellement de bons souvenirs et si peu de mauvais…

… mais ça sera pour la question suivante…
(Rires) Hum… Je ne sais pas ? C’est un long voyage, nous avons joué avec -selon moi et mes goûts- les meilleurs groupes de la planète avec Iron Maiden, Metallica… Si tu cites un groupe, il est probable que nous ayons joué avec lui… C’est quelque chose de vraiment cool pour le fan de musique et le fan tout simplement, je suis content d’avoir pu et continuer à faire ça !
Et puis être en tête d’affiche d’un concert en Scandinavie, alors que nous venons de Scandinavie, faire ce concert en tête d’affiche dans une grande salle de concerts de Göteborg, notre ville de naissance : c’est un grand souvenir !

Et justement on y arrive, ton pire souvenir ?
Je n’ai pas vraiment de pire souvenir… Evidemment, les moments où les choses auraient dû être bien et nous avions des problèmes à l’intérieur du groupe, avec Jesper ! Ce n’est jamais bien, j’adore le mec, nous avons été les meilleurs amis pendant 15-16 ans, on faisait tout ensemble et quand ton meilleur ami ne fonctionne pas, c’est toujours la merde ! Tu pouvais voir la douleur mais ça affectait rarement les concerts mais parfois, si et là, c’était vraiment de mauvais souvenirs…

Que voulais-tu faire quand tu étais gamin ?
Je voulais jouer de la musique ! Je ne pensais pas vraiment avoir la possibilité de faire ce que je fais actuellement mais j’ai toujours écouté de la musique, ça me vient de mon background 70’s : Black Sabbath, Deep Purple, Whitesnake, Rainbow, Dio… Je viens d’une grande famille mais je me rappelle qu’avec mon frère d’un an mon cadet, nous ne connaissions aucun mot d’anglais, on essayait de dire ce que Ronnie Dio disait… Nous chantions ainsi et puis lorsque j’ai eu une guitare dans la main, je me suis dis : "Ok, on peut faire du son avec ça, c’est comme ça qu’ils font !" et ainsi j’ai vraiment très vite appris les refrains rock…

Par toi-même ?
Ouais, ouais, je ne suis jamais allé à l’école pour apprendre la musique…

Es-tu fier de ce que tu es devenu ?
Ouais… Au final, je dirais que j’ai le meilleur job… non je dirais plutôt hobby au monde ! C’est la chose dans laquelle je suis le plus intéressée, c’est la seule chose que je sais faire et que j’ai toujours voulu faire… Donc, je suis très chanceux !

D’autant plus chanceux que c’est un hobby…
… qui me permet de payer mes factures ! C’est fantastique ! Je serais toujours reconnaissant pour ça !

On a commencé cette interview par la question qu’on t’avait trop souvent posée, au contraire, quelle est celle que tu souhaiterais que les lecteurs de MusicWaves te pose ?
Ah, ah (Rires) ! (Silence) Je pense que l’on m’a posé la plupart des questions que l’on peut poser mais rien ne me vient à l’esprit maintenant ! Mais je voulais dire que j’aime les interviews comme celle-ci qui sont plus comme une discussion, c’est plus amusant ! Je préfère ces interviews à celles plus formelles où tu commences par : "Question numéro 1…" et à la fin de ma réponse, "Ok. Question numéro 2…" (Rires). J’aime plus les discussions, les échanges de pensées… comme nous venons de faire où tu peux prendre plaisir à rester assis à discuter pendant un long moment…

[IMAGE2]

Mais nous devons arrêter le concert va bientôt commencer…
Oui, c’est vrai !

Malgré tout, une des questions que se posent nos lecteurs et vos fans est de savoir si tu es content, plus content que jamais dans ta musique…
… dans ce que je fais ?

… et dans ta vie puisque ta musique affecte ta vie ?
Il y a très peu de choses que je regrette, je ne pense pas qu’il y ait la moindre chose que je regrette depuis que j’ai rejoint le groupe et musicalement. Et comme je l’ai dit, je serais toujours reconnaissant pour les moments passés et ce que je vis aujourd’hui. Je ne serais rien sans les autres mecs et je pense aussi et surtout ceux qui nous écoutent : je ne serais pas ici si il n’y avait pas le public…

Enfin, as-tu un mot de la fin à dire aux lecteurs de MusicWaves et peut-être même en français ?
En français ? Ah (Sourire)… Mon amie parle couramment le français, elle a vécu pendant longtemps en France, elle ne m’a jamais parlé en français…

… ce n’est pas bien !
(Rires) Je sais ! Mais comme je le disais, nous ne serions pas ici sans le public, c’est un fait ! Si tu restes dans ton studio de répétition, rien n’arrive ! Et si les gens viennent à aimer ce que tu fais, ils te soutiennent et te permettent de créer ce que tu penses comme étant correct ! Et ce que nous faisons depuis maintenant presque 20 ans, nous sommes vraiment chanceux !

Merci beaucoup…
Tout le plaisir était pour moi, mec ! Tout le plaisir était pour moi, j’ai vraiment aimé cette interview…


Un grand merci à Valérie de Century Media ainsi que Mr Blue et Noise pour leur contribution…


Plus d'informations sur http://www.inflames.com/main.html
 
(1) COMMENTAIRE(S)  
 
 
MR.BLUE
28/03/2012
  1
Très belle interview où une fois encore, le question/réponse se transforme vite en réelle discussion. Bravo !
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