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TITRE:

MY CHEMICAL ROMANCE (28 OCTOBRE 2010)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

ROCK



A l'occasion de la sortie de leur quatrième album, Music Waves a rencontré les deux guitaristes du groupe Franck Iero et Ray Toro pour nous parler de Fabulous Killjoy...
STRUCK - 01.02.2011 -
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Salut, pensez-vous qu’il soit encore nécessaire de vous présenter à nos lecteurs ?
Franck : Pourtant nous sommes connus (Rires)… Mais bon, faisons-le parce qu’effectivement, nous n’avons rien sorti depuis trois ans. C’est donc une bonne façon de rafraîchir les mémoires (Sourire). Donc, je m’appelle Franck et je joue de la guitare au sein de My Chemical Romance.
Ray : Et je m’appelle Ray et je joue de la guitare également.

Votre actualité est la sortie du quatrième album « Danger Days : The True Lives of the Fabulous Killjoys ». Pouvez-vous nous parler de ce nouvel album ?
Franck : Oui, bien sûr !
Ray : A ce sujet, je trouve que Franck résume parfaitement notre monde…
Franck : Voyons voir si c’est vrai (Rires) ! Donc, à la base, nous sommes ici depuis dix ans, c’est notre quatrième album. Le premier était une sorte d’album de chansons mélodiques : nous avions écrits dix chansons, nous les avons enregistré et voilà ! Le deuxième était une tentative de concept album avec une partie conceptuelle et l’autre de chansons sans lien. Et enfin, le troisième album était un concept entier avec une histoire du début à la fin.
Ce nouvel album est un concept plus qu’un grand concept, nous allons monter sur scène, le présenter au monde avec tous les personnages présents mais ce n’est pas une histoire du début à la fin… J’aime dire qu’on donne une structure, les grandes lignes… et l’auditeur se fait sa propre expérience.
Donc, en faisant cet album, nous savions que nous posions les bases d’un monde pos-apocalyptique, en 2019, en Californie, un monde imaginaire… Et à la base, c’est à propos d’un monde aseptisé sans aucun intérêt, un monde en noir et blanc et un gang qui essaye de remettre de la couleur dans ce monde ! C’est à propos de rendre les choses plus colorées, plus sales et les choses plus variées plutôt qu’un truc noir et blanc mis dans une boîte !

Ce qui est amusant malgré tout, c’est que tu dis que ce n’est pas un concept du début à la fin mais à la lecture du titre, cet album semble le plus conceptuel de toute votre discographie…
Ray : Ouais, c’est vrai mais tout vient de ce titre (Rires) !
Franck : En fait, on a notre propre idée, c’est Gerard (NdStruck : Way), notre chanteur, qui est un très grand fan de Shaun Simon et ils ont développé ensemble une bande dessinée : « The True Lives of the Fabulous Killjoy ». Mais l’histoire de la bande dessinée n’est pas la même que celle de l’album, même si l’idée et le décor sont les mêmes. Donc, nous avons considéré l’album comme un album en lui-même plutôt qu’un concept parapluie, c’est toujours « The True Lives of the Fabulous Killjoy » mais l’album en lui-même est « Danger Days » : l’album, le numéro un !

Et pourquoi ne pas avoir exactement collé à la bande dessinée et faire une sorte de package ?
Franck : Et bien, tu sais pourquoi ? Parce que je pense que c’est plus amusant pour nous de venir avec nos propres idées de l’histoire : c’est plus poser le décor autour de nous, tu ne peux pas casser les règles, les murs à cause de l’histoire… Et c’est plus facile de nous transporter dans ce monde au moment où nous voulons…L’album est notre interprétation de cette bande dessinée et de ce monde, et nous encourageons les fans à écouter cet album et en faire leur propre interprétation de ce que sont ces personnages… En écoutant cet album, tu développeras tes propres personnages, ta propre Capitaine Team… et quand tu vis dans ce monde, tu peux avoir tes propres idées sur tout ça… Donc, c’est vraiment comme si cet album était ce que nous sommes dans ce monde… et quand tu l’écoutes, tu as ta propre interprétation !

Et musicalement, ça vous laisse une plus grande liberté pour la composition des morceaux ?
Franck : Absolument !
Ray : Ouais, absolument ! Tu sais, c’est quelque chose qu’il pouvait se passer quelques fois sur « Black Parade ». Je pense que ça peut-être un piège de vouloir essayer de faire une histoire définitive. En effet, tu composes certaines chansons avec à l’esprit de devoir terminer l’histoire entamée… C’est un manque de liberté, nous étions juste influencés par le concept.
Ici, nous devions juste nous soucier que le groupe sonne comme si nous étions en 2019, ce que Killjoy pouvait écouter à la radio… Et je pense donc que c’est mieux pour nous, pour tirer notre inspiration de cette façon…

Outre la bande dessinée, quelles sont les autres sources d’inspiration pour cet album ?
Franck : Elles sont incalculables ! Il y a plein d’influences mais plein de sources d’inspiration proviennent de films… On peut ainsi parler des vidéos que j’ai regardé comme « Mad Max », « Blade Runner »… Des choses que nous écoutions et regardions gamins et ont influencé notre vie et qui viennent atterrir dans nos compos comme « Star Wars » également !
Quand nous sommes entrés en studio pour enregistrer l’album, nous avions toujours un cd ou un film qui passait pendant que nous enregistrions. Ces films et ces musiques se tiennent la main, tu ne peux pas regarder un film sans musique, c’est une expérience pas très intéressante !

Et avez-vous comme objectif que le public vive l’écoute de cet album comme film ?
Franck : Absolument, tu as tout compris !

Et on revient à ce que vous disiez tout à l’heure à savoir que l’auditeur se fera la propre interprétation de ce film tiré de la bande dessinée ?
Franck : Je suis totalement d’accord ! C’est vraiment ce que nous avons essayé de faire, faire en sorte que l’auditeur vive l’écoute de cette façon !

Et dans tout ça, quel est le lien avec la pochette et cette araignée ?
Ray : L’araignée vient de la bande dessinée en fait, c’est la signature de Killjoy…
Franck : Et nous aimons ce genre de changement de logo. Notre logo change à tous les albums, c’est amusant pour nous de venir avec de nouvelles esthétiques…

Avez-vous ressenti une quelconque pression pour composer cet album quand comme vous, on a écrit des tubes mondiaux comme « Welcome to the Black Parade » ou « Teenagers » pour les plus connus ?
Ray : Non, je veux dire que ce n’est définitivement pas ce genre de pression dans le sens où nous devions atteindre un niveau de succès comparable, parce que tu ne sais jamais ce que vont donner les chansons… Mais définitivement, nous nous sommes mis la pression pour donner le meilleur et de nous mettre au défi d’écrire de meilleures chansons et être de meilleurs compositeurs.
Mais nous ne pensons pas les choses en nous disant que nous allons écrire un tube comme nous l’avons fait. Nous ne pensons pas comme ça, nous pensons juste à écrire de meilleures chansons, tout le temps…

[IMAGE1]

A l’inverse, comprenez-vous que certains fans attendent de My Chemical Romance qu’il fasse le même type de chanson ?
Franck : Je pense qu’il y a une différenciation à faire. Tu peux être fan du groupe ou juste fan d’un album, tu vois ? Donc, si tu es fan d’un seul album, c’est cool, écoute cet album et amuse-toi ! Mais si tu es fan du groupe, peut-être que tu souhaites voir ce dernier grandir et continuer à repousser les limites.
C’est vraiment une chose qui est vraie dans ce groupe : du début à ce jour, nous allons continuellement de l’avant avec un perpétuel changement.

Donc, vous n’avez pas de pression de devoir composer une chanson avec des codes bien établis ?
Franck : Non, tu ne peux pas sinon si tu fais ça, le groupe stagne et meurt… Je pense que nous continuerons de faire ça tant que nous nous ennuierons pas et ennuierons pas ainsi les fans.
Ray : Je pense que c’est vraiment ça ! Nous sommes vraiment chanceux d’avoir écrit des trucs vraiment spéciaux comme « Im’ Not Okay », « Helena », « Welcome to the Black Parade », « Famous Last Words » et « Teenagers »… Mais nous ne pouvons pas le refaire, en fait. Je pense que tu ne peux pas capturer la magie du moment deux fois de la même façon, tu dois essayer quelque chose de différent… Nous pouvons passer tout notre vie à écrire des chansons qui sonnent comme ça mais elles ne seront jamais aussi bonnes ! Je pense que c’est un piège dans lequel certains groupes tombent en essayant de recréer quelque chose mais tu ne peux pas. La musique est une sorte de flash immédiat et c’est dur de recapturer quelque chose comme ça à nouveau, tu vois ?

C’est pourtant la démarche de certains. Vous pensez pour autant que ces groupes sont juste intéressés par le côté succès commercial de la musique ?
Ray : Est-ce le cas ? Je ne sais pas ?
Franck : Quelques uns oui ! Mais ce qu’il faut savoir, c’est que nous sommes dans une période où personne ne peut être certain du succès commercial. C’est sacrément dur de vendre des albums. Donc, je pense que si tu sors un album dont tu n’es pas content et que tu ne l’as pas bien fait, rien de bon n’en sortira ! Je préfère sortir un album dont je suis fier même si personne ne l’achète ! Le succès viendra s’il le faut !

Sans transition, quel est l’apport de Rob Cavallo sur cet album ?
Ray : C’est comme une sorte de champion, il fait en sorte que le groupe soit meilleur, il sait tirer le meilleur de chacun d’entre nous, il sait vraiment comment faire !
Franck : Oh mec ! Il adore vraiment notre groupe, il soutient vraiment notre groupe. Ce mec est le CEO de Warner aux USA, c’est un mec de label mais c’est l’exact opposé du cliché de l’industriel intéressé qui ne veut pas prendre de risque ! Au lieu de ça, il veut que tu repousses tes limites, il veut que tu atteignes un nouveau niveau parce que c’est un musicien, un artiste de cœur…

Et pourquoi ne pas avoir travaillé comme prévu avec Brendan O’Brien ?
Ray : Je pense que le premier essai d’écriture, nous avons une idée de comment l’album devait sonner et il ne pouvait pas produire ce truc… Et nous avons travaillé quelques mois avec lui et… (Il s’interrompt) C’est assez étrange parce que nous n’avons pas commencé à enregistrer parce que nous pensions que nous ne pouvions pas finir parce que nous savions que nous étions pris par le temps. Je ne sais pas si les choses auraient marché ou non, je ne sais pas s’il avait un groupe avec qui il travaillait en même temps… quoiqu’il en soit, il ne pouvait pas être à 100% pour nous… Mais je pense aussi qu’il y avait une disparité. Donc, si nous avons pris du plaisir à travailler avec lui, nous n’avons pas donné entièrement le meilleur…

Pour en revenir à Rob Cavallo, sachant qu’il a également produit des albums de Green Day. N’avez-vous pas peur d’accentuer la comparaison avec ce groupe ?
Ray : Non.
Franck : Non. Il a produit tellement de groupes de Green Day, à Kid Rock, en passant par Goo Goo Dolls ou Dave Matthews, tu vois ? Les producteurs font tellement de choses…
Pour en revenir à ta question, je pense que la comparaison était en raison de ce que nous avons fait par le passé mais je pense que ça cessera avec le prochain. Je veux dire par là que tu es toujours jugé sur la dernière chose que tu fais…
Nous avons travaillé avec lui sur « Black Parade » et la seule peur que nous avions était de reproduire le même album mais ce n’est définitivement pas ce qui s’est passé et c’est vraiment la meilleure chose qui soit !

Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée ?
Franck : (Il souffle)
Ray : Quelle est la chose la plus étrange qu’un(e) fan a fait ?
Franck : Ah oui (Rires) !
Ray : Ou quelle est la chose la plus folle qu’un(e) fan a fait ?
Franck : Et à chaque fois, nous ne savons pas quoi répondre (Rires) !

Justement, au travers de cette question, vous n’en avez pas marre que quelques uns de vos fans parlent plus de votre look, de tes tatouages à toi Franck ou ta coupe de cheveux à toi Ray… plutôt que de votre musique ?
Ray : Quelques uns ? Je dirais la majorité d’entre eux !
Franck : Je dirais que c’est vous, les mecs, qui vous nous posez ces questions, qui êtes plus intéressés par notre look…

Tu constateras que ce n’est pas mon cas !
Franck : Non, pas toi, pas toi (Rires) ! Les interviewers, la presse nous posent toujours ce genre de questions, c’est très rare d’avoir une super interview qui ne parle que de musique…

Donc, nous allons continuer à parler musique pour vous faire plaisir. Vous êtes tous les deux guitaristes, quels sont vos influences ? Quels sont vos guitaristes préférés ?
Ray : Mes guitaristes préférés sont Randy Rhoads, Hendrix, Stevie Ray Vaughan, David Gilmour et Mike Campbell pour les contemporains.

Et je vois que tu portes un t-shirt dédié à Michael Jackson…
Ray : … Ah ouais (Rires) !

… Je présume qu’Eddie Van Halen fait partie de tes guitaristes préférés ?
Ray : Oui, oui, bien sûr que je connais quelques unes de ces chansons mais je t’avouerais ne pas être un grand fan !

Mais en tant que fan de Michael Jackson, tu ne peux pas renier son solo dans « Beat It » !
Ray : Ah oui, il est juste incroyable et effectivement, c’est un des premiers à avoir fait du tapping…

Et toi, Franck ?
Franck : Richie Havens, Moody Waters…

C’est amusant de constater que ce sont des influences aux styles diamétralement opposés, toi Ray plutôt axé guitar heros et toi, Franck, plutôt, guitaristes blues…
Franck : C’est sûr !
Ray : Et c’est une chose super, nous avons vraiment des styles différents !

Et c’est intéressant pour l’inspiration du groupe d’avoir des guitaristes aux influences aussi différentes…
Ray : Absolument, c’est primordial !
Franck : Ouais, ça marche mieux que d’autres. Honnêtement, je préfère travailler avec lui parce qu’il fait des choses tellement différentes de ce que j’ai l’habitude de faire. Et quand les choses sortent de lui, ce sont des choses auxquelles je n’aurais jamais pensé et quand nous jouons ensemble, nous nous inspirons mutuellement…
Ray : Ouais, absolument !

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On a parlé de la question qu’on vous avez trop souvent posée. Au contraire, quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ?
Franck : Ah merde (Rires) !
Ray : C’est une question super difficile !
Franck : J’aime parler de ce qui se passe dans ma tête ou ce qui m’a inspiré certaines chansons et ces questions sont, pour moi, très intéressantes et nous en avons pas mal parlé dans cette interview…

Sans transition, quelle est votre meilleur souvenir d’artiste ?
Franck : Il y en a plein. En fait, dans ce groupe, nous sommes définitivement bénis parce que nous nous faisons constamment de nouveaux souvenirs en accomplissant les rêves que nous avons voulu toujours faire gamins. Nous avons joué dans nos endroits préférés, comme le Madison Square Garden… Nous avons impressionné notre entourage en tant que musiciens, notamment mon père qui est venu au concert et qui a vu son fils jouer dans des endroits aussi prestigieux… J’en suis vraiment très fier, c’est mon plus beau souvenir !

Et au contraire quel est le pire ?
Franck : C’est vraiment difficile de jouer des spectacles enregistrés ou des performances télé, quand les choses ne vont pas…
Ray : … des problèmes techniques…
Franck : … et ça, ce sont vraiment les pires souvenirs !

A propos de spectacles, lundi, vous allez donner un concert à Paris. Allez-vous jouer de nouvelles chansons ?
Franck et Ray : Oui !

Et vous n’avez pas peur de décevoir ou déstabiliser votre public qui découvrira ces titres ?
Franck : Tu as raison…
Ray : Tu prends toujours des risques mais tu ne peux pas avoir peur de jouer tes chansons. C’est excitant pour nous. Nous sommes d’accord sur les morceaux que nous allons jouer qui fait le tour de toute notre discographie afin qu’il y ait quelque chose pour chaque fan : de ceux du début du groupe, aux nouveaux… Nous allons donc jouer des morceaux du premier album que nous n’avons pas joué depuis longtemps mais aussi de nouvelles chansons que nous n’avons jamais joué : à ce jour, ils ne les connaissent pas mais nous allons prendre du plaisir à les jouer !
Franck : Ces chansons ne sont pas ennuyeuses donc ça devrait être excitant !

Toujours à propos de ce concert parisien, quelles sont vos relations avec le public français ?
Franck : Elles sont super ! Nous ne venons pas jouer ici autant que nous le souhaiterions, nous ne sommes pas venus ici depuis trois ans… Donc, nous sommes vraiment impatients d’être à lundi !

Allez, un dernier mot pour les lecteurs de Music Waves ? Peut-être en français ?
Franck : Ah merde (Rires) ! J’ai appris quelques mots mais je les ai oublié (Rires) ! La seule chose que je voudrais dire c’est merci les mecs pour nous soutenir depuis tant d’années même si nous ne sommes pas venus ici autant que nous le voudrions… Venez nous voir au concert et prenez du plaisir avec nous !

Super merci beaucoup !
Franck et Ray : Merci à toi mec !


Un grand merci à toute l’équipe Warner pour avoir rendu possible cette interview.


Plus d'informations sur http://www.mychemicalromance.com/
 
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