Quelque chose d'étrange dans votre voisinage ? Qui appeler ? "Klonbuster"... Nous retrouvons le collectif KLON, qui avait déjà fait parler de lui avec un premier EP "Nouveau Genre" et revient sous un format condensé avec un premier album "Klonbuster". Dans cet album sans compromis, le désormais quatuor nous expose sa vision du monde où le partage est roi à l'opposé de notre société capitaliste / individualiste...
Quelle est la question qu’on vous a trop souvent posée et à laquelle vous auriez marre de répondre ?
Vic : Peut-être expliquer le nom du groupe.
Et on ne vous la posera pas (NdStruck : le mot KLON illustre la fusion entre les membres du collectif qui ont une même vision des choses comme des clones ce qui colle d’autant plus avec le fait que Vic et Art sont frères jumeaux)
KLON : (Rires) !
Vous donnez l’image d’un groupe qui vit, crée, respire ensemble. Qu’est-ce qui vous unit encore aujourd’hui, après ces années passées à tout partager ?
Zoé : La musique et puis l'amitié, fraternité forcément. Je ne les ai pas choisis malheureusement (Rires).
Nous sommes un groupe avec une vision collective de la chose.
Est-ce que vous préférez que l’on vous identifie comme groupe ou collectif ?
Art : C'est compliqué parce que tous les quatre, on est plus un groupe mais on habite tous ensemble à sept et là, c'est plus un projet. On est tous en colocation et ce projet -avec nos autres potes- est plus un projet de collectif avec un projet de vie, de vivre en communauté. Nous sommes un groupe avec une vision collective de la chose.
Justement, ce collectif a évolué, passant de sept à quatre membres. Qu’est-ce que cette nouvelle configuration a changé dans votre façon de créer ou de vous écouter ?
Akra : Je dirais que c'est plus direct à quatre ! C'est quand même plus simple de faire des trucs quand on est moins. Après tu disais le collectif a été réduit de sept à quatre, je dirais plutôt que le collectif est resté sept dans l'idée mais le groupe en tant que tel est effectivement passé de sept à quatre. Donc en fait, on a toujours ce collectif autour de nous qui nous permet de créer cette énergie dans la maison.
Et dans le cadre de la soirée de ce soir, où seront les trois autres ?
Zoé : Il y en a un qui mixe après notre concert, l'autre sera sûrement en train de faire des pogos dans la fosse (Rires) et je pense que Marie sera également présente.
La ‘KLON House’ semble être à la fois un refuge, un terrain de jeu et une muse. Qu’est-ce qu’elle dit de votre manière de créer et de vivre la musique ?
Vic : Une liberté totale et un espace privilégié pour qu'on se coupe un peu du reste du monde. Tu parlais de refuge, il y a un peu cet aspect-là aussi : de bulles, de bateaux pirates où on vogue ensemble...
Zoé : C'est ça et comme c'est un collectif, il y a beaucoup de groupes de copains qui viennent répéter chez nous ou qui font d’autres trucs et tout ça nourrit énormément notre création… On est tout le temps entourés avec des copains à regarder des films après tous ensemble, à discuter… Cette énergie vient nourrir notre musique !
Vic : On crée une culture commune un peu à tous et on partage les mêmes créations et même, on intervient aussi en tant que producteur sur des projets des potes. Vu qu’on a le studio à la maison, la vocation est que certes c’est pour nous mais c'est aussi pour tous les potes, tous les projets qui nous inspirent…
C’est une symbiose entre un rock un peu punk sur les bords, pop et très rap
A cet égard, vous dites que ‘KLONBUSTER’, c’est “le son de la maison”. Qu’est-ce que ce son a de si particulier selon vous que vous intégrez non seulement dans votre musique mais peut-être dans les productions des groupes amis ?
Akra : Je dirais que c'est un son qui était assez recherché dans tous les mouvements de production : on s'est vraiment fait kiffer musicalement. Il est cool parce que c’est une symbiose entre un rock un peu punk sur les bords, pop et très rap. Et donc, c’est un peu une synthèse qui représente bien un peu l'hybridation de l'album et surtout c'est un cri de liberté, un cri de rage… pour dire à la jeunesse de reprendre le monde et d’oublier, ne pas laisser tomber ses rêves d'enfant, de s'accrocher à ses rêves de gosse et continuer à rêver le monde tel qu'on le rêvait quand on était gosse.
Ce monde dans lequel on a beaucoup d'espoir ne correspond pas vraiment à nos valeurs
Tu y as répondu en partie mais vos débuts avec l’EP “Nouveau Genre” respiraient la légèreté et la “good vibe”. Qu’est-ce qui vous a donné envie de passer à quelque chose de plus nerveux, plus brut ?
Akra : On est plus énervés (Sourire).
Zoé : Notre histoire aussi : au moment de "Nouveau genre", on était vraiment jeunes, on commençait à se frotter à l'industrie de la musique et à la réalité… On était beaucoup plus naïfs parce qu'on avait à peine la vingtaine et on s’est pris la réalité dans la gueule. Ce monde dans lequel on a placé beaucoup d'espoir ne correspond pas vraiment à nos valeurs : du coup, on est plus énervés et on a envie de dire de ne pas oublier nos rêves d'enfant.
Mais ce monde correspond aux valeurs de qui finalement ?
Zoé : Des valeurs très individualistes et capitalistes...
Vic : Et surtout artistiquement parlant, ça fait un peu peur ! Ce monde surcapitaliste est dirigé par les ventes et non pas par la créativité et le produit brut que reçois purement. Même nous -quand tu écoutes un son sur Spotify- tu vas regarder et tu constates que le son que tu aimes bien a déjà un million de
streams...
Zoé : On est "matrixé" par les chiffres, par l'algorithme.
Il y a cette recherche de l'organique...

Votre son garde une touche très humaine, presque artisanale, malgré la technologie omniprésente. Comment parvenez-vous à préserver cette chaleur ?
Art : C'est très organique ! On fonctionne beaucoup avec de vieilles machines, on a acheté des vieux compresseurs, de vieux pré-amplis et donc, ça teinte déjà forcément le son qui est un peu plus chaud, un peu plus organique…
Et on fait ça dans toute notre façon de faire, que ce soient nos prises de batterie qui sont faites dans différentes pièces... Il y a cette recherche de l'organique...
Vic : Par exemple, il n'y a pas de synthé numérique sur l’album…
Art : Tout est fait main...
Zoé : C’est artisanal !
Art : Même les arpeggios, on les fait à la main.
Akra : C'est cool parce qu’on s’y retrouve : il y a de l'humain qui créé de l’erreur, de l'imperfection...
… qui créé le charme...
Zoé : Exactement !
A ce titre, comment allez-vous reproduire ces sonorités ce soir lors de votre concert ?
Art : Chacun a son rôle. Par exemple, je suis batteur, Akra est le bassiste, Victor est guitariste et Zoé chante. On a donc chacun notre rôle et ça se ressent dans la compo. Pour le live, pour tout le synthé, on est obligés de mettre des séquences parce qu'on n'est que quatre.
Aucun de trois du collectif ne pourrait vous prêter main forte ?
Zoé : Pas en clavier, ce ne sont que des guitaristes !
Akra : On a fait quelques concerts avec des synthés vintage mais ce n'est pas forcément la meilleure idée du monde de partir sur la route avec un Juno 60…
Zoé : J'ai une formation clavier et à l'époque, je faisais les claviers sur scène. Mais le problème du clavier, c'est que comme je chante, je suis bloquée derrière mon clavier…
La solution serait le keytar…
Zoé : C'est trop drôle parce que j'y pensais
Akra : C'est ce qu'il faudrait : ça serait marrant !
Zoé : Mais bon, comme tu le vois, c'est encore en évolution…
Ce sera l’achat pour la prochaine tournée suite aux nombreuses ventes de cet album…
Zoé : C’est ça (Rires) !
La référence à Gorillaz, The Clash ou à la French Touch traverse l’album. Quels artistes ou disques ont le plus nourri cette mutation sonore ?
Art : Le premier album éponyme de LCD Soundsystem a quand même pas mal marqué le son et la direction artistique qu'on voulait mettre en place à savoir un côté peu disco punk, ce côté avec des guitares mais avec des trucs électroniques. Cet album était le point de départ, cette réflexion de se dire que certes on avait des morceaux assez électroniques -à la base, nos démos étaient plus électroniques encore- mais on voulait apporter ce côté organique, un peu brit.
Akra : Disco punk était un peu le premier mot d'ordre qu'on s'était donné pour unifier. Après, disco punk, pour nous, ce n’est ni du vrai disco, ni du vrai punk, c'est une espèce d'hybridation qui nous parlait dans la couleur.
Il y a ce mélange de genres malgré nous !
Justement, votre musique oscille entre la pop, le punk rock, la dance voire le rap. Est-ce une manière d’affirmer qu’aujourd’hui, les frontières de genre n’ont plus de sens ?
Zoé : Un petit peu. Et puis, c'est surtout un peu malgré nous parce qu’on habite tous ensemble, on est quand même tous très différents même si on est des clones, tu vois (Sourire). Et du coup, on s'apporte tous des influences très différentes. Mes frères ont toujours été un peu plus dans le rap, moi un peu plus dans la chanson française... Et du coup, je pense qu’il y a ce mélange de genres malgré nous ! On ne se fixe pas de limite.
C'est parce qu'on est ensemble qu'on fait cette espèce de musique hybride !

Akra, entre les frères et sœur comment tu trouves ta place ?
Akra : On a chacun notre spécificité. Mais c'est parce qu'on est ensemble qu'on fait cette espèce de musique hybride ! Si on avait des projets individuels, ça sonnerait sûrement différemment.
Mais pour répondre à ta question, je ne sais pas s'il n’y a plus de genre musical ? Mais je trouve ça important ! L'algorithme, Spotify… nous poussent justement à une manière de lisser la musique, d’avoir tout le temps la même chose… Ils savent exactement ce que tu écoutes : il faut donc justement rester dans une bulle où tout est un peu pareil. Je trouve important d'avoir des genres très marqués. On fait une musique hybride alors qu’on n’a pas du tout envie de faire une musique hybride (Rires) !
Vic : Ce projet avait quand même vocation à sortir un son un peu hybridé, un peu nouveau et faire une sorte de mélange qui n'existait pas. La vocation était de créer quelque chose, d'expérimenter un nouveau son.
Dans ‘Disco’ qui apparemment a été composé en plein Covid, vous transformez une période sombre en célébration. Comment réussissez-vous à faire jaillir la lumière du chaos ?
Akra : Je ne sais pas si c’était exactement pendant le Covid mais c'était très certainement à la sortie du Covid où le monde avait envie de faire la fête. Ça n'avait pas été légalement possible de le faire pendant le confinement (Sourire). ‘Disco’ est avant tout une chanson inspirée par un de nos voisins -le seul voisin qui nous casse les pieds- qui appelait sans cesse la police parce qu'on faisait trop bruit… Mais c'est vrai qu’à sa décharge, c'est assez bruyant (Sourire). Du coup, c’est un peu une chanson pour le faire chier.
Zoé : Sachant que quand on dit "t’es disco", ça veut dire "t’es cool"… Ce son est un peu notre charte qui fait que tu es cool ou non.
‘Radical Love’ -qui de toute évidence n’a pas été écrite en hommage à votre voisin…
KLON : (Rires)
Il y a vraiment cette idée de à la vie, à la mort !
… évoque une tendresse presque fragile au milieu de votre énergie explosive. Qu’est-ce que ce titre représente pour vous sur le plan émotionnel ?
Zoé : C'est un pacte entre nous tous. Même si aujourd'hui on est passés de quatre à sept et si on ne sait pas ce que la vie nous réserve, aujourd'hui quand on parle avec nos colocataires, on se dit que ça sera trop bien quand on aura 60 ans, on sera encore dans une baraque tous ensemble (Sourire)... Du coup, il y a vraiment cette idée de à la vie, à la mort : c'est l'amour éternel !
Justement, avec ‘7vie’, on perçoit l’idée de fraternité et de résistance collective. Quelle place tient l’amitié dans votre façon de créer ?
Vic : C'est central ! J’ai envie de te dire qu’avant de pouvoir faire de la musique, il y a presque ce projet d'être entre potes et de vouloir rester entre potes…
Le morceau ‘Skywalker’ est décrit comme une invitation à rêver malgré les obstacles. Quels ont été, pour vous, les plus grands sacrifices de cette aventure ?
Akra : Il y en a eu pas mal mais ils n’ont pas été très difficiles à faire parce qu’on avait toutes les raisons de se lancer à fond dans ce projet. ‘Skywalker’ parle d'un mec -qui n'est pas Skywalker de Star Wars (Sourire)- mais plus littéralement, le mec qui marche vers le ciel ou vers la lumière et qui s'accroche à ses rêves et n’a peur d'y aller à fond…
Vic : Finalement, ça raconte notre histoire ! On avait 18-19 ans et on a décidé de se casser de chez nos parents et on a pris un appartement ensemble à Créteil où on vivait les uns sur les autres et on faisait du son. L’idée était de se lancer et on verrait après.
On a la culture de la chanson française avec le sens du texte

Vos textes en français s’intègrent parfaitement à l’énergie du son. Qu’est-ce qui guide votre écriture : le sens des mots ou la manière dont ils percutent dans la musique ?
Vic : Un peu les deux…
Art : En fait, on a la culture de la chanson française avec le sens du texte pur mais en même temps...
Zoé : … On aime bien les jeux de mots aussi comme pouvait le faire Gainsbourg.
Akra : On écoute beaucoup de sons en anglais. Je parle relativement bien anglais mais pas forcément les autres ce qui fait qu'on a peu cette culture de la musique où on se prend plus de l'énergie que le texte.
Zoé : On a été également baigné dans le rap où les rimes/ les mots sonnent entre eux. Le côté ludique est important pour nous mais le sens aussi est très important…
Akra : Les deux sont aussi importants
Zoé : Ca dépend également des chansons comme ‘Disco’ où on se tape un délire mais il y a toujours ce côté où faut que les mots sonnent
Akra : C’est peut-être moins le cas maintenant mais on passe par plein d'étapes et notamment commencer par du "yaourt" dans un anglais approximatif et on trouve des mots qui peuvent en français avoir ce genre de sonorités anglaises qui sont assez dures à retrouver dans la langue française...
Zoé : C'est assez marrant parce que parfois tu te rends compte que par rapport au son, tu t'as quand même un lien assez étroit entre les sonorités et la musique.
Vous avez une musique qui semble taillée pour la scène, presque pour provoquer la transe collective. Comment transposez-vous cette intensité sur scène ?
Zoé : On lâche les chiens (Rires) ! C'est marrant parce que ça me fait penser à Vernon Subutex où le protagoniste fait des soirées où on n'a pas le droit de prendre de drogue. Tout le monde est emporté par sa musique, tout le monde fait des trucs de fou juste par le son. Et dans mon cas, il y a toujours eu ce truc… cette transe comme tu le disais qui est le mot le plus adapté à savoir ça emporte tout le monde dans une espèce de transe collective…
Vic : … que tu obtiens par le partage et la vulnérabilité : on est qui on est et on se lâche.
Zoé : On essaie d'être naturel et on se lâche à fond et on essaie d’emmener les gens avec nous.
On écrit les chansons pour pouvoir garder en mémoire des trucs importants qu’on aime bien se répéter comme des mantras.

Il y a dans “Klonbuster” une forme de résistance, une énergie presque punk. Est-ce votre manière de répondre à l’anxiété et aux codes d’une génération en quête de liberté ?
Akra : Grave ! C'est aussi comme pour ‘Skywalker’, on crée aussi des images pour nous se rappeler de certaines choses et réussir à garder le cap parce qu’on se prend parfois des tempêtes du monde, du monde de musique… Mais en fait, on écrit les chansons pour pouvoir garder en mémoire des trucs importants qu’on aime bien se répéter comme des mantras.
Vous avez travaillé avec Randy Merrill au mastering, un nom qu’on associe à la pop internationale. Qu’avez-vous cherché à capter dans cette collaboration ?
Zoé : Je t'avoue que cette collaboration s'est faite un peu comme ça parce qu'on a surtout taffé avec Motorbass -Pierre, Antoine et Louise- avec qui on a kiffé et on est devenus de vrais copains. En fait, ils avaient l'habitude de travailler avec Randy et ils nous ont demandé ce qu’on en pensait… Ça nous a bien plu, et puis il a ce côté pop et comme on a une musique qui se veut quand même populaire…
Vic : … on n’a pas envie d'être dans l'entre-soi… on a envie que n’importe qui puisse kiffer et prendre la vibe.
Zoé : Du coup, Randy Merrill ça parassait pertinent…
Akra : Et une bonne partie de l’album a été masterisé par Alex Gopher qui a un super son et qui a fait super bon taf…
La dimension visuelle - clips, graphismes, esthétique - est très forte chez KLON. Quelle importance accordez-vous à l’image dans la transmission de votre musique ?
Zoé : On se rend compte que dans le monde actuel, les gens sont très attachés à l’image. C’est également notre cas : on regarde beaucoup de films, on adore le cinéma… Malheureusement aujourd'hui, on est un peu contraints quand même par les réseaux à faire des formats qui ne nous correspondent pas forcément : on n'a pas du tout envie d'être influenceur… Mais c'est vrai que du coup on met beaucoup d'importance dans nos clips qui sont un format important
Vic : Et c'est vrai que quand on compose la musique, on a souvent très vite des images, une histoire qui va justement comme tu dis soutenir la musique et même l'ouvrir peut-être à d’autres dimensions.
Zoé : On fait une musique avec plein d'influences et quand parfois quand tu l'écoutes, tu peux peut-être être bouleversé et dans ce sens, l'image peut nous aider à faire comprendre nos sons et apporter une autre lecture et ainsi faire kiffer d'autres gens qui pourraient être un peu plus frileux sur la musique et en voyant l'image, ils captent où on veut en venir…
C’est amusant car votre réponse et à l’opposé des artistes qu’on rencontre et qui ne souhaitent pas donner de clé/ de grille de lecture à leur musique considérant que c’est à l’auditeur de se faire sa propre interprétation… Mais peut-être est-ce lié à un type de musique ?
Art : Certainement ! Si tu fais de la musique un peu plus intime, fragile, introspective, où tu vas vraiment te livrer, peut-être que tu n'auras pas envie de créer un personnage pour rester dans un truc purement honnête…
Nous, on est quatre déjà. On a envie de se raconter des histoires, on a envie de se faire rêver, ça fait partie du groupe et du coup, peut-être qu'on a plus cette propension à faire l'inverse.
Akra : C'est pour communiquer. On communique avec de l'image, on regarde beaucoup de films ensemble, on se crée des cultures un peu cinématographiques et quand on fait du son en studio dès qu'on a les premiers jets, ça nous évoque des images et on en parle…
Art : En fait, on créé des histoires qu’on a envie de raconter par l’image mais on n’a pas toujours les moyens de réaliser les clips qu’on voudrait…
… Petit message à votre attaché de presse et votre label…
Zoé : (Rires) ! En vrai, on aime bien se taper des délires, je me souviens du clip de ‘Nouveau genre’, on est tous peinturlurés en multicolore (Sourire)… On ne ferait plus ça aujourd'hui mais sur le moment, ça nous paraissait trop cool -et ça reste trop cool- mais c'était surtout un pur délire. On aime bien aller au bout des choses, incarner des personnages et se chercher dans l'image : c'est hyper intéressant, je trouve…
On a envie de prendre les gens par la main et de les ramener dans notre colocation pour y faire la fête !

Ce qui ressort de votre discours c'est effectivement la narration et l'accompagnement : vous allez guider l'auditeur sur un chemin choisi pour le sortir de son quotidien…
Zoé : C’est vrai ! En live, on est plus dans l'état d'esprit, on a envie de prendre les gens par la main et de les ramener dans notre colocation pour y faire la fête !
Et finalement, qu’attendez-vous de cet album ?
Vic : Qu’il soit disque d'or (Rires) !
Akra : Je dirais que c’est de poser la première pierre du projet et d’exister. On a déjà sorti un EP avec plusieurs titres mais l’album nous permet de définitivement poser notre carte de visite sur la table et dire : "Voilà, ça, c’est Klon !". C'est cool, parce que ça concrétise une énergie, des années passées dans une envie de faire quelque chose et maintenant on peut passer à autre chose !
Vic : C'est le premier jet, c'est le premier moment figé de KLON et ensuite, on va pouvoir évoluer…
Zoé : Et on espère aussi donner de l'espoir aux gens et du sourire. Il y a un truc fun dans notre album, un truc dansant, truc plein d'espoir…
Et on en a besoin actuellement...
Vic : (Rires) On a du boulot !
Zoé : Il faut vite qu’on s’attaque au deuxième (Rires) !
Enfin, on a commencé l'interview par la question qu'on vous a trop souvent posée, au contraire quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ou laquelle vous rêveriez de répondre ?
Art : C’est marrant ça !
Zoé : Je n’ai aucune idée (Sourire)…
Ce que je vous propose c'est pour la sortie du prochain album, on débutera la prochaine interview par cette question et votre réponse...
Zoé : C'est bien ça !
Merci…
Klon : Merci !
Zoé : Merci à toi, franchement trop cool les petites questions.
Et merci à Calgepo pour sa contribution...