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TITRE:

TEMPT FATE (29 NOVEMBRE 2023)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

DEATH METAL



Pour son deuxième album 'Holy Deformity", nous avons rencontré Tempt Fate pour une interview à l'image de leur musique : sans concession !
STRUCK - 08.12.2023 -
6 photo(s) - (0) commentaire(s)

Cinq années après la sortie de leur premier essai long format "Human Trap", Tempt Fate est de retour avec son méfait "Holy Deformity". A cette occasion, nous avons fait le point sur les exigences et les thématiques développées par le groupe. Rencontre avec un groupe sans concession...


Quelle est la question qu’on t'a trop souvent posée et à laquelle tu aurais marre de répondre ?

Pierre-Louis : Je ne dirais pas marre mais ça serait de décrire Tempt Fate, ce qu’on fait…


Et on ne la posera pas. Bien que non chroniqué dans nos lignes, votre premier album (“Human Trap”) datant de 2018 a été bien accueilli. Comment avez-vous vécu cet accueil en tant que jeune groupe ?

J’étais très content à l’époque…


… à l’époque ?

Oui, parce que c’était notre premier album, on venait de toucher du doigt notre première création donc forcément, tu es content, c’est un rêve qui se réalise… En termes de chroniques, il n’y a pas eu de grands articles sortis mais on a eu deux ou trois retours sympas et d’autres plus critiquables mais c’était un premier album…


De notre côté, on a lu qu’il avait été qualifié de “petit bijou”, “moderne”. Comment as-tu digéré de telles éloges sans avoir la grosse tête surtout quand il s’agit d’un premier album ?

Pour être franc, je n’ai plus du tout en tête ce qui avait été écrit sachant que ça date de 2018 (Sourire) mais je n’ai pas souvenir de propos aussi élogieux…


On a pris du temps pour préparer ce vers quoi on voulait tendre !




Il s’est écoulé cinq ans depuis votre premier album. Est-ce que vous aviez besoin de temps pour mûrir votre musique ou vous recentrer et ne pas perdre pied ?

Le line-up a quand même pas mal bougé entre 2018 et aujourd’hui. Il a fallu restructurer un peu tout ça pour avoir quelque chose et ainsi composer. Malgré tout, le noyau dur reste le même : j’ai monté le groupe avec le batteur et le chanteur. Entretemps, il y a eu des petits fragments de choses avec un EP et quelques singles. On a pris du temps pour préparer ce vers quoi on voulait tendre !


Tu l'as dit, vous avez malgré tout publié un EP "Hold". Etait-ce pour garder l’attention dans une société ou on oublie rapidement les artistes ?

Complétement ! Si tu ne proposes rien sur un laps de temps relativement long, tu disparais un peu des radars. Et en plus, avec de nouvelles personnes dans le groupe, on avait cette envie de se donner les moyens d’avancer. C’est donc un mélange de tous ces éléments. Et puis, pour ce qui est du temps, on n’était pas pressés dans le sens où on ne pouvait pas faire autrement en raison de nos boulots respectifs…


Effectivement, vous avez une vie professionnelle, une vie privée, accessoirement, entretemps, il y a eu le Covid…

Tout à fait ! Il y a eu pas mal de choses et comme on bosse à distance, ce n’était pas forcément simple. Mais pour le coup, dans ces années, on a fait deux grosses tournées en France : on a quand même pas mal joué, ça aurait été compliqué de faire plus…


Pourquoi l’étiquette thrash est toujours associée à votre musique alors qu’elle fait plutôt penser à Benighted, Benediction ou Obituary et un logo digne de Sepultura ?

Si tu as la réponse, je suis preneur (Sourire) : nous n’avons jamais dit que nous faisions du thrash ! Mais c’est vrai que je le vois souvent écrit quand il s’agit de décrire notre musique et je le vois souvent écrit sans le "h"…


Peut-être une façon détournée de dire que votre musique, c’est la merde ?

(Rires) C’est peut-être ça ! Mais en effet, je ne sais pas quoi te dire ? Il y a effectivement des notes qui vont être un peu thrash…


Votre actualité est la sortie de votre deuxième album donc "Holy Deformity" mais quelle est la sainte difformité qui donne ce titre à l’album ?

Alors il faut déjà savoir si c’est celle qui se voit ou celle qui ne se voit pas…


A cet égard, la pochette ressemble à une réinterprétation difforme de ‘L'homme de Vitruve’ de Léonard de Vinci : était-ce l’intention ?

Non, mais je comprends pourquoi tu dis ça parce que ça rappelle ce tableau et ça ne me dérange pas parce que dans ce que tu décris, il y a une question de corps et c’est ça qui nous intéresse : comment c’est décomposé sous différents angles, comment disséquer au plus près pour comprendre l’anatomie… Nous voulons traiter pas l’anatomie du côté du biologique mais du côté du psychique et qu’est-ce qui fait que ça peut s’écrouler en interne.


Tu réponds donc à ta question à savoir que cet album s’intéresse à la difformité que l’on ne voit pas…

Voilà ! Mais ce qui se passe bien souvent quand ça ne va vraiment pas à ce stade, on passe à l’acte et ça finit par se voir…


Est-ce que ce tableau particulièrement gai relève du vécu ?

Pas le mien directement mais c’est fortement influencé par ma profession : je suis psychologue qui travaille en psychiatrie adulte…


Aujourd’hui, tu échanges les rôles et tu te retrouves sur le divan ?

Exactement, je rencontre énormément de gens ; on ne veut pas être trop précis parce qu’il y a en effet un personnage féminin mais ça reste malgré tout flou, l’idée est qu’on ne décrit pas une histoire, pas une personne en particulier. Ce sont des éléments de vécus, qu’ils soient personnels, familiaux proches, du groupe, de mes patients… qui sont piochés : c’est plus des tranches de vie qu’on partage et qui peuvent être dérangeantes dans l’angoisse quand la question du temps et de l’espace s’arrête et quand ça ne fait plus sens de continuer à exister et le déchirement interne.


C’est une crainte que tu as ?

Non !


Donc une crainte que tu retrouves beaucoup au contact des personnes que tu rencontres ?

Bien sûr !


Et avant d’aborder la question de la croyance, est-ce que les épines de la pochette sont une référence christique ?

Oui !


Et donc le Christ est une réponse à ses craintes du vide que tu évoques ?

On peut l’aborder sous cet angle et ça ne me dérange pas parce que le sens reste ouvert : c’est une volonté pour que chacun puisse y loger ce qu’il a envie d’y reconnaître, je n’avais pas envie de cloisonner le sens parce qu’on arrive à des questions un peu compliquées qui relèvent de la philosophie, de la psychanalyse… et qu’on a tous un parcours très différent.
Et pour ce qui est de la question de la religion, on n’en parle pas tant mais c’est plutôt la question du sacré. On revient sur cette question et le déchirement. Et on arrive à des questions très archaïques comme savoir comment tu as été porté, comment tu as été désiré et comment tu as pu bâtir un corps et donc une psyché pour tenir dans le sens vivant…


A ce propos, j’ai une théorie nettement moins poussée que la tienne mais je considère que ce nous sommes dépend pour moitié de notre environnement à commencer par le familial et pour l’autre moitié, ce que tu es intrinsèquement…

Exactement ! C’est précisément ça, à savoir que quelque soit la part de "portage" du monde maternant on va dire, il y a également la voie subjective c’est-à-dire que ce n’est pas parce que tu as une histoire de merde que tu ne peux pas t’en sortir dans la vie…
Les rencontres courbent un peu les trajectoires de vie et c’est qu’on évoque sans rentrer dans le détail d’une histoire terrible. On parle juste du truc terrible sans rentrer dans les détails : ça serait quoi si on devait matérialiser le cri interne !


On a bien entamé l’interview sans vraiment évoquer la musique. A cet égard, on parle de death metal, première question : est-ce que Tempt Fate a un côté cathartique, exutoire pour toi comme pour expulser les émotions dont tu es le réceptacle au gré de ton travail ?

Oui et non, parce que je le fais par passion et amour pour la musique parce que c’est quelque chose que je kiffe avec mes potes tout simplement…


Quand je vais écrire un texte, je vais avoir plus de sensations que quand je vais jouer la musique qu’on propose mais c’est un tout qui marche ensemble…




Une volonté de se faire plaisir avant tout ?

Oui, après j’y mets ce que je suis et ce qui me touche par empathie, pour autant je n’en ai pas les larmes aux yeux. Quand je vais écrire un texte, je vais avoir plus de sensations que quand je vais jouer la musique qu’on propose mais c’est un tout qui marche ensemble… Mais tout ça est super intéressant parce que quand j’ai commencé à écouter du metal, je ne pouvais pas supporter le death et un jour, je suis tombé sur un ou deux cris qui m’ont collé des frissons alors que je ne pouvais entendre ça… Une fois que tu as pigé, c’est dur de s’en passer !


A propos de piger, n’est-ce pas frustrant que les textes que tu écris, les thèmes passionnants que tu abordes ne soient pas forcément compréhensibles pour une partie de votre public même anglophone en raison de ce cri death ?

Oui, mais certains vont être passionnés par un tas de trucs qui ne vont pas me passionner… Je veux dire par là qu’on propose quelque chose dans lequel je mets du désir, de l’investissement… soit une greffe prend auprès d’un autre, soit pas, ce qui fait que tu aimes ou non un truc…
Et puis comme tu l’as dit aussi, comme un nombre incalculable de groupes, on ne sait pas ce qu’ils gueulent (Rires) ! Ça ne me préoccupe pas trop. Quand on commence à en discuter, ça peut parfois me frustrer mais je ne le fais pas avec une vocation de transmettre absolument un message : c’est là où ça devient plus cathartique et entre-soi à savoir qu’on fait ce qu’on a envie de faire !


Comme tu le disais par ailleurs, tu le fais par plaisir…

C’est ça, et c’est ce qui nous parle…


On a parlé du Christ et ‘God Ends Here’ semble être une chanson emblématique et importante pour vous. Est-ce le cas ? Et si oui, pourquoi ?

On a fait un clip sur cette chanson donc oui, forcément…





… Justement, ce titre est accompagné d’un clip effrayant, sorte de court métrage. Est-ce que c’est essentiel d’avoir un clip travaillé, plus que le groupe filmé jouant le titre ?

Oui ! Et on s’est arrêté sur ce morceau parce que le titre frappe fort "Dieu s’arrête ici" ! L’idée est qu’il y a quelque chose dans l’antre et Alice traverse le miroir et entre dans cette caverne. Il y a ce truc particulier à savoir que quand tu entres dans le domaine du Chapelier Fou, il faut pouvoir en sortir et ça laisse des marques. Dans le cas de cette vidéo, c’est ce tatouage en forme de démon qui sort et tu as cette espèce de rituel qui viendrait cadrer quelque chose pour faire partie d’un tout… Il n’y a pas de notion sociétale à chercher, il y a juste l’imagerie diablerie liée au metal qui nous fait marrer et surtout ça faisait du sens dans le cadre de cette poursuite que l’on voit dans ce clip, une poursuite du personnage contre lui-même… "Dieu s’arrête ici", il y a quelque chose qui tombe (Sourire) et est-ce que l’unité est toujours là ? Ce n’est donc pas tant la question de la religion mais plus ce que cela convoque…


Le disque est court. Est-ce qu’il fallait condenser le propos pour lui donner un impact maximum ?

On a sélectionné les morceaux, il y en avait deux autres potentiels qu’on a sortis…


Quand on écoute cet album, on se dit qu’il n’y a pas de titre moyen qui serait de trop


Justement, ce disque est très cohérent, avec des thèmes qui semblent se répondre. Est-ce un concept album et si c’est le cas, ça explique que vous n’ayez pas gardé ces deux titres en question ?

En effet, il y a un truc comme ça mais plus du côté de la musique parce qu’il y a un morceau qu’on a sorti dont je veux qu’on réutilise les textes pour la suite et donc je pense que ce texte qu’on n’a pas inclus -qui est mi-français et mi-anglais- et qui nous parle particulièrement bien à tous sera sur un prochain opus…
Il n’y avait pas forcément une volonté de timing, on aurait pu intégrer ces deux morceaux, ça aurait fait un plus gros album mais on a préféré en garder huit qui soient cohérents ensemble, qui rentrent dedans, qui soient efficaces et qu’il n’y ait pas d’hésitation… Aujourd’hui, quand on écoute cet album, on se dit qu’il n’y a pas de titre moyen qui serait de trop et en même temps, quand tu as pris 30 minutes de blasts et de brutal dans la tête, c’est suffisant (Sourire) !


Et à ce titre prévoyez-vous de jouer sur scène cet album dans son intégralité ?

Pour le moment, on joue quasiment tous les titres sauf un morceau ‘Purge’ qu’on n’a pas encore mis dans le set parce qu’il n’a pas encore trouvé sa place. Mais on le jouera plus tard… Il a fallu qu’on monte un truc et bosser en résidence assez rapidement pour préparer les concerts. Il y a plusieurs raisons mais dans les timings, on s’est mis en retard sur la production de cet album. Et qui dit nouvel album, dit nouvel apprentissage de jouer ensemble sachant que comme je te disais, on travaille à distance… il faut donc pouvoir rôder le set… Ça faisait un moment qu’on n’avait pas joué ensemble mais demain, on joue à Paris.


Tu parles d’une date parisienne, finalement, quelles sont les prochaines étapes pour le groupe et vos attentes ?

Demain et après-demain, on joue à Orléans et on finit dans le Gers. En 2024, il y a une date qui vient de tomber assez incroyable (Rires) : on a remporté un concours Facebook même si on n’est pas du tout friands de ce genre de trucs, c’est la première fois qu’on participe… Je suis très ambivalent sur cette position mais on a senti que ça pouvait prendre et ça a marché : on fait partie des sélectionnés pour jouer dans le festival From the Dust Open Air au mois d’août. Il y a d’autres choses qui arrivent qui sont programmées mais pas encore annoncées ou en cours : je ne peux pas en dire plus pour le moment…


Mais pour revenir à ce tremplin, beaucoup dont tu fais partie critiquent ce principe malgré tout c’est un formidable coup de projecteur sur le groupe…

Complétement ! Mais c’est là où je te dis que je suis ambivalent… ça me fait chier d’aller demander de liker mon truc…


On n’a jamais fait appel au crowdfunding et on ne le fera jamais !




On peut en déduire que Tempt Fate ne fera jamais partie de ces groupes qui font appel au crowdfunding pour financer leur album ?

On n’a jamais fait appel au crowdfunding et on ne le fera jamais : je tue le groupe si on fait ça !


J’ai envie d’accéder à autre chose et de délivrer notre musique qui est désormais plus mature dans des endroits plus adaptés…


En quoi est-ce honteux sachant que vous offrez un album ou plus contre cette avance financière ?

Ce n’est pas une question de honte mais de choix ! Je peux comprendre l’idée mais ça ne m’intéresse pas du tout. Soit le groupe devient un peu plus pro et tu revois tes objectifs -je ne compte pas vivre de la musique mais j’ai un métier qui me prend un temps de dingue et qui me passionne- en se donnant les moyens de faire un peu mieux, de façon un peu plus sérieuse, un peu plus pro. En clair, je n’ai pas envie de jouer dans dix ans dans les mêmes rades dans lesquels j’ai joué même si j’y ai de super souvenirs, j’ai envie d’accéder à autre chose et de délivrer notre musique qui est désormais plus mature dans des endroits plus adaptés…


Et justement ce festival est l’endroit rêvé…

C’est la raison pour laquelle je te répondais que je suis ambivalent sur le sujet. Mais à terme, comme tous les groupes, ce qui me brancherait, c’est d’avoir un groupe de booking qui s’occupe un peu de ça et qui me permettrait de gagner du temps et de me décharger mentalement parce que je m’occupe de tout dans le groupe…


On rentre dans un système qui s’apparente à l’industrie de la musique.


Et pour aller jusqu’au bout de cette ambivalence, comment vis-tu cette journée de promotion ?

Pour moi, il n’y a pas d’ambivalence à ce niveau-là. On a un attaché de presse dont c’est le métier, qui contacte des gens pour parler de notre album : on rentre dans un système qui s’apparente à l’industrie de la musique. Sur la démarche, en effet, ça pose question mais si tu veux exister et si tu veux passer le cap, les réseaux sociaux ne suffisent pas, tu es obligé d’utiliser certains canaux de communication déjà existants sinon tu fais tout tout seul à fond mais à ce moment, il faut peut-être également changer de registre musical pour apparaître mais je n’ai pas envie de changer ce qu’on fait. J’ai plutôt envie qu’on donne les moyens à ce projet, je vais me démerder -parce que ça va me plaire de me disputer avec mes potes- pour trouver trois sous pour financer le tout mais je ne ferais jamais appel au crowdfunding… Jusqu’au jour où ça me gonflera et j’arrêterai mais on n’y est pas… Aujourd’hui, on veut accéder à des trucs où on s’en détache pour que ça soit géré autrement : c’est la suite logique de ce type de projet…


On a commencé cette interview par la question qu’on vous a trop souvent posée au contraire quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ou à laquelle tu rêverais de répondre ?

La vache, c’est hyper hystérique ton truc (Rires) ! (Silence) Hum, je me sens piégé parce que comme c’est compliqué, si je réponds un truc sans avoir eu le temps d’y réfléchir, on va passer à côté l’un de l’autre et c’est dommage (Sourire)…


Alors ce que je te propose, c’est que comme tu as de l’ambition, tu y réfléchisses et à l’occasion de la promotion de votre prochain album, on débute la prochaine interview par cette question et sa réponse…

Cool : ça me va !


Rendez-vous est pris : merci…

Merci à toi !


Et merci à ThibautK pour sa contribution...


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/temptfate31
 
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