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TITRE:

LODZ (23 FEVRIER 2023)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

METAL ALTERNATIF



Lodz se livre à Music Waves avec l'interview des "nouveaux" membres du groupe Eric et Julien
CALGEPO - 12.05.2023 -
11 photo(s) - (0) commentaire(s)

Lodz a connu beaucoup de vicissitudes depuis sa création. Elles sont certes communes à énormément de groupes : changement de line-up, de label, concerts difficiles à monter mais la Covid s'est rajoutée aux difficultés, ce qui a été fatal pour nombreux d'entre eux. Pourtant, Lodz a survécu et a pris le temps de l'introspection pour revenir de plus belle. Music Waves vous en dit plus sur ce groupe à suivre.


Rentrons dans le vif du sujet, votre actualité c'est la sortie récente de "Moons and Hideaways" qui est votre troisième album après "Time Doesn't Heal Anything" réalisé en 2017. Qu'est-ce qui explique ce long laps de temps entre deux sorties, ce qui semble être à contre courant d'une industrie musicale qui demande de plus en plus à aller vite ?

Julien : Il y a plusieurs facteurs à ça. Déjà, il y a le fait de notre arrivée plutôt récente. Le groupe a connu quelques petits changements de line-up fin 2017. D'abord, je suis arrivé dans le groupe pour remplacer le précédent bassiste. Puis, nous avons commencé à écrire le nouvel album. Ensuite, Eric est arrivé. Ces arrivées prennent un peu de temps entre le recrutement et le fait de se poser pour s'impliquer. Et puis il y a eu un petit virus qui a été assez virulent par la suite, qui n'a pas arrangé les choses. L'un des autres facteurs est de savoir quand faire la démarche d'un nouvel album. Quand nous sommes arrivés, c'était à un moment de transition pour le groupe. Ils s'étaient engagés dans une démarche de changer y compris dans leur façon de fonctionner. Cela tombait bien d'avoir de nouvelles personnes dans le groupe afin d'apporter un petit peu de fraîcheur. L'un des principaux changements a été la manière de composer. Avant que je sois dans le projet de création, on répétait un refrain, on se voyait vers 19h et on finissait à 23h, jusqu'à ce qu'on tombe sur des idées. C'était un processus assez rapide mais qui selon nous, ne nous permettait plus d'aller aussi profondément dans la composition. Cette période a permis de se poser des questions. On est partis à la campagne, dans une maison isolée pendant plusieurs jours, coupés du monde, plus de téléphone, en s'écartant du monde réel et on n'a fait que composer plutôt que de lancer des trucs à la volée. C'était vers 2019.


Vous avez vécu l'isolement avant l'isolement...

Julien : (Rires) oui !

Eric : On a commencé à se mettre dedans sans le vouloir et savoir ce qui allait se passer.

Julien : Pour l'anecdote, un week-end en mars 2020, on est partis pour quelques jours de Lyon, c'était la vie normale, on retourne à Lyon quelques jours plus tard tout était fermé. On était déjà dans ce processus d'être dans notre bulle et là tout le monde avait suivi sans le vouloir ce mood.

Eric : On aurait dû déposer un copyright (rires) ! On en revient à ce qu'on disait tout à l'heure, on attend des groupes qu'ils aillent vite mais nous on est un petit groupe indé, on a le droit de prendre le temps et en fait si on n'a pas un propos qui nous paraît intéressant on ne va pas se forcer à sortir des trucs, tout simplement.


Vous avez encore ce luxe-là à vous accorder ?

Julien : Oui tout à fait, on se le donne encore. Toute la démarche de l'album va dans ce sens. On se donne les moyens de faire l'album qu'on voulait, sincèrement. On ne va pas se dire il faut sortir un truc absolument parce que c'est le moment ou faire un truc à la mode ou rentrer dans les standards de l'industrie qui demande que l'on sorte des morceaux régulièrement...

Eric : Mine de rien l'album aurait pu sortir plus tôt aussi. Cette sortie a été bloquée pendant le covid et à la fin de la pandémie, trouver une porte de sortie pour ne pas passer inaperçu a été aussi compliqué. Il fallait trouver un moment où il y avait moins de grosses sorties pour nous imposer en tant que "petit" groupe. Cela a décalé les choses. De plus l'enregistrement a été reporté deux fois et finalement on a fini le tout à distance car ce n'était plus possible d'aller aux studios.


Du coup les morceaux qui composent l'album ont été composés avant cette situation pandémique, qui n'a donc pas influencé les titres ?

Julien : On a enregistré l'album pendant les confinements. Je crois que la batterie on a fini les prises à la sortie du confinement 2021. Les basses ont été faites dans la foulée. Le studio est en Allemagne et je crois que c'est un peu notre faute car chaque fois qu'on réservait, on se retrouvait avec les frontières fermées. La prod a été faite maison et ensuite on a mixé.



Et un an plus tard, est-ce que dans votre esprit vous vous êtes dit qu'on aurait pu faire autrement ?


Eric : En fait les morceaux ont été écrits bien avant qu'on pense à la production. En mars 2021 ils étaient quasiment finis pour une sortie en juillet qui a été repoussée. Cela donne une petite idée du planning. En fait on n'a pas du tout pensé à ça. On a mis l'album un peu en pause entre tous ces évènements et en fait non, on le trouve très bien. Encore aujourd'hui je ne m'en lasse pas. Il reste pour nous très actuel.

Julien : On l'a tellement peaufiné dans les moindres détails que pour nous, il ne fallait que rien ne change. A titre personnel, je n'ai jamais été aussi satisfait d'un enregistrement. Une fois sorti, ça y est, on est en mode “on se régale” plutôt que de penser au fait qu'on aurait pu faire autrement.

Eric : Même les thèmes abordés sont toujours des choses très présentes en nous et pas forcément liées à une période. L'enfermement a un peu joué mais globalement, l'album tourne autour de trucs cathartiques qui touchent à l'introspection. On est tous un peu introvertis donc c'est en nous. On est en phase avec tout cela. On n'a pas eu le temps de le faire tourner sur scène et donc on ne ressent aucune lassitude.


Comment s'est passé votre intégration dans le groupe et quel a été votre apport dans la conception de l'album ?

Eric : On s'est fait bizuter, déjà (rires). Ça s'est très bien passé car Eric et Olivier étaient dans un mood ouvert. Ils avaient déjà fait deux albums et voulaient s'engager dans un changement. Ils nous ont dit de venir avec nos idées, notre façon de voir la musique, de voir les choses en terme de vie de groupe.

Julien : C'est vrai. C'était cool qu'on arrive avec très peu d'intervalle entre nous deux. On s'est bien trouvés en tant que section rythmique. Je connaissais les Lodz avant et ça a été hyper simple. Nos marques ont été trouvées très vite.


Changement de méthode de travail, de line-up mais aussi changement de label (Crimson Production) qu'est-ce qui explique cette nouvelle orientation alors que vous étiez chez Klonosphère ?

Julien : Avec Klonosphère ça se passait très bien. Rien à reprocher. On était toujours dans cette démarche d'évolution avec notamment ce changement de graphisme, nouvelles couleurs, on va jusqu'au bout de cette démarche. On a regardé autour de nous ce qu'il se passait chez les autres labels. Et Mic qui est aussi le chanteur de Destinity et le créateur de Crimson Production suit le groupe depuis très longtemps et c'est un ami d'enfance d'Eric. Cela faisait un bail qu'il parlait de sa volonté de faire un truc ensemble. Il a créé son label et nous on était chauds pour bosser avec lui. Il y a un côté humain, une bonne communication aussi et le fait d'être dans un label qui se crée avec peu d'artistes signifie qu'il mise sur ces groupes au lieu d'être dans un gros label en fond de catalogue.

Eric : Dans la démarche, on sentait qu'avec eux ils allaient donner le maximum. C'est un peu familial. Je pense que si il n'y avait pas eu cette opportunité on aurait continué avec Klonosphère. Ça nous fait tous grandir de faire cela, on est solidaires et cette signature s'est faite naturellement.


Ce sont des thèmes assez universels comme la mélancolie, la tristesse, la dépression, la nostalgie.




La pochette de l'album est très symbolique, un portrait de profil d'un visage de femme sur lequel se superpose une porte ouverte. Cet album, même si vous l'avez abordé, est une sorte de thérapie et quel est le symbole de ce choix de pochette ?


Julien : Au niveau des textes, ce sont beaucoup les états d'âme d'Eric mais ce sont des thèmes assez universels comme la mélancolie, la tristesse, la dépression, la nostalgie. Le message derrière cet album c'était de partager cela.

Eric : Pour moi, ce n'est pas un album à message, c'est du partage d'émotion. On a tous ressenti ça et on l'a fait, j'espère que les gens seront sensibles, parce qu'on écoute des groupes comme ça. Que tu ailles bien ou pas, avoir une musique qui t'accompagne dans tes moments d'introspection, car tu as besoin que la musique fasse ce travail-là pour te faire sentir bien ou mieux, c'est ce qu'on a fait là. Eric a cherché loin dans des choses très personnelles mais il l'a fait d'une telle façon pour avoir une mise à distance et pour que chacun puisse voir derrière ces textes ce qu'il a envie d'y mettre lui même. C'est du partage et des émotions livrées pas si brutes que ça, une violence un peu sourde. Il y a toujours quelqu'un dans le rouge, un peu écorché vif comme nous le sommes. Les gens qui vont apprécier Lodz sont probablement des gens qu'on apprécierait dans la vie, pas seulement parce qu'ils aiment notre musique mais parce que je pense qu'ils nous ressemblent.

Julien : ... Et cette porte ouverte est une sorte d'invitation à aller dans cet univers-là. L'intérieur de la pochette, c'est l'autre côté de la porte.


Sur le précédent album, il y avait une photo de femme, est-ce la même que l'on retrouve sur ce nouveau disque ?


Julien : Alors je ne crois pas. Par contre la présence féminine représente un peu tout cela, une métaphore de ce cocktail d'émotions dont parle Eric et c'est notre fil rouge.

Eric : Les pochettes sont faites par Eric qui est graphiste aussi. Je pense qu'il a un fil rouge derrière Lodz qui revient. De la même manière, on dit d'un artiste qu'il écrit toujours le même morceau jusqu'à trouver la perfection. Eric, dans cette démarche, à cette idée en tête...


Mais après avoir trouvé cette perfection, qu'est ce qu'il va faire ?


Julien : Peut-être qu'à ce moment-là on confiera cet aspect de la direction artistique graphique à quelqu'un d'externe. Je pense qu'Eric sera ouvert à cette idée pour aller au bout de la démarche d'évolution.


Notre seule direction est de faire les choses avec soin.




Pour ne pas s'enfermer dans un concept ?


Julien : Il n'y a pas de calcul de fait. Notre seule direction est de faire les choses avec soin. On est dans des petits détails dont personne se soucie mais dans la manière dont on a retravaillé les morceaux, le choix de la prod se sont des volontés sur le moment en phase avec ce qu'on avait envie de faire.


L'album s'ouvre sur 'Pyramids' qui est un instrumental avec lequel s'enchaînent des titres composés essentiellement sur des contrastes violents et mélodiques avec parfois l'utilisation de samples, notamment le monologue sur 'Chimeras' (tiré du film de Gaspard Noé "Seul Contre Tous") et cette femme qui revient, nous font dire qu'on est sur un concept album. Est ce le cas ?


Eric : Le nom de concept me gêne un peu. Derrière la pensée qui était la notre, la notion de concept n'était pas présente. Mais ce qui est vrai, c'est que dès le départ, on s'est dit que cet album n'allait pas être le genre d'album dans lequel on aurait juste pris des morceaux qu'on aime bien, on s'est inscrit dans une cohérence avec une idée directrice. On a fait des choix de textures, de structures, de choses qui allaient revenir mais pas dans le sens de concept. D'ailleurs ce mot n'est jamais sorti de notre bouche. Après, si les gens le reçoivent comme ça tant mieux, mais ce n'était pas recherché.
Par contre, nous souhaitions affirmer une vraie identité. C'est un peu comme être arrivé à un certain âge où tu commences à te sentir bien parce que tu t'es cherché pendant longtemps entre 20-25 ans... Ce point où tu assumes qui tu es vraiment. C'est ce que j'ai trouvé en accompagnant, en les voyant faire. On s'assume, même si on n'invente rien, Eric et Olivier l'ont assumé et nous on s'est mis carrément là dedans. On sent une vraie cohésion entre nous alors qu'on a peu de répet' entre nous.


C'est presque un nouveau Lodz




En fait on peut considérer, avec cet album, que c'est le vrai départ pour Lodz ?


Julien : Pas faux, en fait c'est presque un nouveau Lodz en effet. Souvent, Eric en parle en ces termes. Par rapport à ce que disait Eric, on n'a pas cherché le concept mais une entité dès le début au point qu'on a identifié un son, une sorte de chorus qui revient tout au long de l'album avec une pédale. C'est ça qu'on a eu dès le départ et qu'on voulait absolument avoir tout le long de l'album .


L'album repose sur des changements de rythmes, on peut citer 'You're Become A Memory' qui apporte un sentiment de chaleur là où précédemment les albums pouvaient sonner soit dans l'urgence pure pour l'EP, ou un peu plus dans la froideur. C'était important pour vous d'apporter cet aspect un peu plus chaleureux dans votre musique ?


Julien : On voulait quelque chose de plus organique et c'est vrai que les précédentes productions étaient un peu froides mais elle correspondaient bien aux thèmes. Tout était un peu en noir et blanc, là on part sur du rouge très intense...

Eric : On ne voulait pas que ça sonne spécifiquement metal. Le son de la batterie par exemple, on avait envie d'avoir un son très chaud, très rond, qu'on sente presque le bois de la batterie. On avait ce genre de discussion. Olivier a très bien travaillé sur les prod et les démo. Le son final est quasiment le son qu'on avait au début, que Nikita (mixage) a sublimé car il sait mettre en lumière cette intensité avec une très belle profondeur et beaucoup de dynamique.


'Sorry For September' est l'un des morceaux qui sortent du lot sur ce nouvel album en poussant un peu plus le curseur de la mélancolie avec une fin puissante chargée en émotion. Que représente pour vous ce titre ?

Julien : Personnellement c'est l'un de mes morceaux préférés et j'aimerais qu'il figure dans le set. Il y a plein d'ambiances différentes, un côté nostalgique et cinématographique. Il ressort beaucoup dans les chroniques. Le thème est sombre. Ce sont des souvenirs amers qui ont amené les paroles, il est très très personnel à Eric.

Eric : Cela explique pourquoi il n'est pas encore dans la set list, d'ailleurs. Quand on était chez lui pour en discuter, il ne savait encore si ce morceau allait être joué en live. Il est un peu compliqué pour lui et peut être qu'il faut le laisser encore mûrir un peu plus.


'This Mistake Again' est le titre le plus brutal, qui fait suite au titre que nous venons d'évoquer. Pourquoi un tel uppercut à ce moment de l'album ?

Julien : Quand tu as touché le fond de la piscine tu as besoin du coup de pied pour remonter à la surface, tu vois. En fait, tu as tout lâché, tu es dans le bad et là ce morceau qui est un peu violent arrive, tu es à un moment où tu as tout pris, et au moment où tu es au stade colère tu arrives à tout exprimer, même peut être reprendre la pêche après. Tu vas en faire quelque chose, de cette énergie. C'est elle qui va me nourrir et me regonfler.


Après ce travail de remise en question et après avoir écouté cet album plusieurs fois, est-ce que vous en êtes arrivés au point d'avoir trouvé votre son avec ce metal un peu hybride afin de vous détacher de vos influences parmi lesquelles Cult Of Luna ou Katatonia ?


Eric : A fond ! On a recherché ces choses sans tabou, sans rentrer dans des cases. C'est la première fois où on est entièrement satisfait et que Lodz sonne comme du Lodz et non plus comme un autre groupe. On y est je pense arrivé, à ce fameux album de la maturité.

Julien : On se connait mieux et on assume plus d'écouter et d'apprécier des choses différentes, un peu éloignées de Lodz. Un morceau comme 'Fast Rewind' par exemple, pas sûr qu'il aurait eu sa place sur les albums précédents tant il est différent. On s'ouvre un peu plus. On essaye d'avoir une cohérence dans tout cela.

Eric : On est vraiment satisfaits des retours et on a le sentiment qu'il a été compris pour ce qu'il est. Le message est passé.


Malgré toutes les difficultés rencontrées : remise en question, départs et arrivées, covid... qu'est-ce qui vous a fait tenir là où d'autres auraient splitté depuis longtemps ?

Julien : Pour être honnête, il y a eu des moments difficiles pour en avoir discuté avec Eric qui porte le projet depuis l'origine. Je pense que si il n'y avait pas eu de sang neuf, l'histoire aurait été différente.

Eric : Moi, intégrer ce projet, au moment où j'arrive, ce truc-là a été le coup de talon pour remonter à la surface, être concentré sur le groupe, une vraie rencontre humaine et super ravi de cette aventure.




En gros vous avez sauvé Lodz et Lodz vous a sauvé ?

En chœur : C'est tout à fait ça !


Qu'attendez-vous de cet album ?

Julien : De jouer, des concerts et qu'il amène des dates. On joue au Lyon's Metal Festival en juin et à Festirock près de Lyon aussi. C'est difficile car tout est saturé et on fait un peu tout tout seuls.


Merci beaucoup à vous !


Merci, c'était top.



Plus d'informations sur https://www.facebook.com/lodztheband/?locale=fr_fr
 
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