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TITRE:

MARILLION + JUNE ROAD - L'AERONEF (LILLE) - 16 OCTOBRE 2022


TYPE:
COMPTE-RENDUS DE CONCERT
GENRE:

ROCK PROGRESSIF



Après un an d'attente, Marillion est enfin au rendez vous avec la capitale du Nord pour une soirée qui s'annonce chaleureuse.
NOISE - 08.11.2022 -
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Il aura fallu être patient pour retrouver Marillion dans les murs de l’Aéronef Lillois. Initialement prévu en octobre 2021, le concert avait fait les frais d’un retour de la pandémie. Mais l’attente est terminée le groupe est dans la capitale du nord de la France pour une tournée  ironiquement nommée "The Light at the End of the Tunnel".  La salle affiche quasi complet pour l’événement avec un beau panel de fans de tous horizons, l’anglais et l’accent belge se faisant bien entendre.

En attendant Marillion, la première partie est assurée par June Road, un duo indie folk composé de la violoniste belge Maia Frankowski et du compositeur britannique Harry Pane. La salle est déjà bien remplie quand le duo s’avance. L’ambiance est feutrée et idéale pour la musique douce et chaleureuse proposée. Avec ‘Seize The Day’ le duo charme d’emblée. Le mariage entre la guitare et le violon est remarquable et les chants folk des artistes d’une belle pureté avec un côté Mark Lanegan pour Harry. Les mélodies font voyager dans le lointain avec notamment un beau passage en guitare acoustique. L’accueil est excellent, la frange belge du public est bien sur évoquée par une Maia agréable et souriante.



‘Another Page’ est une pépite de pop teintée de folk portée par la voix chaleureuse de Harry. ‘Stay Warm’ et ‘In Your World’ sont pleines de feeling avec un violon superbement mis en avant. Le duo dégage une énorme sensibilité et une belle complicité. Avec ‘Big Love’ le duo reprend un classique de Fleetwood Mac. Le résultat est splendide avec un Harry remarquable de classe. Le public adhère et applaudit chaleureusement. Composé durant la pandémie ‘Time’ est porté par une belle mélodie et des chants en harmonie. ‘Glow’ achève  la prestation avec un côté folk qui fait taper des pieds et des mains et une mélodie accrocheuse. June Road repart heureux de ce bel accueil. Le duo a charme avec classe et mis de la chaleur dans tous les cœurs.



Après une pause et dans une salle à présent bien remplie l’ambiance monte doucement. Il s’agit de  la première date de la tournée automnale de Marillion et on sent le public impatient de retrouver ses héros. Pour la tournée le groupe est en formation à 6 avec l’apport du percussionniste Luis Jardim. Les lumières sont splendides et amènent un côté chaleureux. Pour cette tournée le groupe garde la configuration récente en jouant "An Hour Before It’s Dark" dans son intégralité. Cela peut décevoir certains mais on peut que saluer le courage du groupe qui met en avant ses nouvelles chansons.



Le récital proposé par Marillion commence avec ‘Be Hard On Yourself’. La mélodie au clavier embarque l’auditeur dans une autre dimension. Steve Hogarth charme d’emblée avec une grande sensibilité. Il montre une belle forme et porte le titre notamment sur le accrocheur. A la guitare Steve Rothery est au top, très concentré il éblouit l’assistance par la qualité fabuleuse de ses interventions. La basse de Pete Trewavas se fait une belle place et aux fûts Ian Mosley accomplit un travail tout en délicatesse. Après ce début remarqué, Hogart prend la parole en français et charme en évoquant ses ‘jolis amis’. ‘Reprogram The Gene’ séduit par le léger son de clavier introductif. Puis on retrouve une mélodie accrocheuse porté par un Hogart au ton voilé profond. Rothery épate son monde au travers de riffs progressifs d’une belle sensibilité. Le côté direct du titre fait son effet auprès d’un public attentif. Après le court et délicat ‘Only A Kiss’ H embraye sur ‘Murder Machines’. Accrocheur et porté par un refrain fabuleux, le titre est une claque mélodique avec un riff superbe tout en finesse balancé par un Rothery au sommet de son art.



Hogart reprend la parole, il est bavard et enjoué et en profite pour présenter Luis puis se lance dans un discours décalé typiquement british. Marillion est en forme et la suite avec ‘The Crow And The Nightingale’ est splendide. La chanson est d’une sensibilité à fleur de peau qui touche l’âme. Hogart se fait conteur, la batterie est d’une finesse remarquable. Le refrain est d’une beauté rare et derrière Rothery épate avec un solo aérien. Le succès est au rendez-vous avec des applaudissements nourris. La partie finale du disque s’entame avec ‘Sierra Leone’ présenté par un Hogart bavard. Merveille de sensibilité, le titre est porté par la pureté du chant de Steve. Le refrain prend aux tripes par sa force émotionnelle et par des riffs très doux et des soli aériens qui font voyager. Le partage entre le groupe et le public est total avec un Hogart volubile. Sous des lights superbes donnant à la salle des airs de théâtre, le récital se termine avec les quinze minutes de ‘Care’, fabuleux moment de feeling. La première partie avec un H qui chuchote et un riff très pop de Rothery fait son effet. Le ton alterne ensuite entre passages flamboyants progressifs et moments sensibles tout en retenue. La classe des musiciens est énorme avec un Luis Jardim discret mais qui apporte sa pierre à l’édifice avec ses percussions. Le clavier de Mark Kelly brille particulièrement et cela donne une dernière partie d’une rare force émotionnelle portée par un Hogart en état de grâce.



La première partie a été fabuleuse, Marillion a signé un disque taillé pour la scène et chacun a apprécié ce moment. Le public est chaud et entonne spontanément ‘Easter’. Hogart s’amuse à suivre et chante a capella la première du titre dans un fabuleux moment de partage. Derrière ‘Somewhere Else’ fait son effet avec un chant pur, des mélodies et un refrain splendides. La suite va être mémorable, ‘Wave’ et ‘Mad’ sont prenantes avec un chant fabuleux et une force énorme amené par le clavier et la guitare. ‘Afraid Of Sunlight’ enchaîne rapidement et montre toujours la même puissance émotionnelle avec son refrain magique. Le final se fait avec le classique issu de "Brave", ‘The Great Escape’, tourbillon qui entraîne le public dans la magie de l’album. Jardim se fait une belle place aux percussions pendant que Rothery signe un travail exceptionnel avec un toucher ahurissant de classe. L’osmose au sein du groupe est totale avec un Hogart en voix qui chante comme si sa vie en dépendait.



Le final est une réussite, la foule explose de belle manière et laisse le groupe se retirer tranquillement. Mais Marillion va vite revenir après un beau jeu avec le public. Hogart est toujours aussi fun, il présente Jardim avec une franche sympathie. Il amène le rappel avec un joli tacle au gouvernement anglais dans un humour purement british. Avec ‘The New Kings’ le groupe repart vers "F.E.A.R". et c’est un ravissement. Ce long titre à tiroirs est une merveille portée par le chant de Hogart, qui prendra même la guitare, avec des passages instrumentaux de toute beauté et une rare force émotionnelle. Le public accompagne le chanteur dans un bel esprit de communion. Hogart présente le groupe, s’amuse avec la fin du concert en faisant un numéro délirant avec Trewavas. Et avant le dernier rappel H fait dans le fun en parlant d’alcool et fait sourire. Ce dernier rappel renvoie vers "Clutching At Straws". ‘Sugar Mice’ est toujours aussi prenant. Porté par un riff splendide le titre demeure une merveille de rock progressif parfaitement chantée par un Hogart  habité. Le solo de Rothery achève en beauté un public ravi de retrouver ce classique. L’ambiance est chaleureuse dans une salle en totale harmonie avec la formation.



Ceci achève de la meilleure des manières une soirée superbe. Marillion a proposé un concert chaleureux et intense, il a montré avec éclat la force de son répertoire récent et a charmé un public d’abord attentif puis bouillant. Le groupe confirme sa belle santé et chacun espère bien le revoir dans ces lieux. Il nous rester à remercier l’Aéronef et Danièle pour leur accueil toujours parfait et pour nous permettre d’assister à de si belles tournées.


Plus d'informations sur http://www.marillion.com/
 
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