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TITRE:

RED BEANS & PEPPER SAUCE (09 SEPTEMBRE 2022)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

BLUES



Et de "7"! Red Beans & Pepper Sauce débarque avec son septième album qui confirme le talent de ce groupe aux confins du rock, de la funk et du blues... Un groupe à découvrir d'urgence !
STRUCK - 04.11.2022 -
7 photo(s) - (0) commentaire(s)

C'est sur le tard que Music Waves s'intéresse à ce groupe talentueux qui arpente les scènes depuis plus de douze ans. Les fondateurs de Red Beans & Pepper Sauce -Laurent Galichon et Jessyka Aké- se présentent et évoquent leurs influences avec passion comme leur musique. Un groupe à qui il ne manque que la reconnaissance du grand public et qu'un label se penche sur ce cas pimenté...


Quelle est la question qu’on a vous a trop souvent posée et à laquelle vous auriez marre de répondre ?

Laurent Galichon : Pourquoi ce nom ? (Rires)… On est même arrivés de devoir ajouter sur notre fiche quand on arrive dans un festival : "Merci de ne pas nous faire des haricots rouges ou du chili con carne…".  Les gens pensent qu’ils vont nous faire plaisir mais tu imagines devoir te remuer pendant deux heures sur scène en sautant partout avec le bide plein de haricots ?


Le côté vintage est présent depuis le début




Votre musique est à la fois vintage et moderne, c’est ce qui fait toute sa force et son originalité. Est-ce que c’était inscrit dans l’ADN de Red Beans & Pepper Sauce dès sa création en 2010 ou est-ce que ça s’est affiné avec le temps ?

Laurent : Le côté vintage est présent depuis le début. Je suis à la base du groupe, j’écris la plupart des morceaux, je joue sur de vieilles guitares -des Stratocasters, des Gibson Les Paul-, je joue sur des amplis qui sont des rééditions de vieux amplis… Bref, tout est vintage dans l’idée : c’est la musique que j’aime : Led Zeppelin, Jimi Hendrix, les Beatles, Deep Purple…
Même si au début du groupe, en 2010, c’était plutôt du blues, blues rock, blues funk… parce que les musiciens ont changé sur les deux-trois premiers albums et désormais, c’est un peu plus rock mais dès le début, c’était de toutes façons vintage.


Au fil des albums, votre son est devenu de plus en plus heavy. C’est particulièrement marquant sur des titres imparables comme ‘Going Blind’ ou ‘What Happens In Vegas’ qui sont vraiment à la frontière du heavy blues et du classic rock. Est-ce dû à une volonté délibérée ou est-ce tout simplement une évolution logique et des influences qui changent au fil du temps ?

Laurent : L’évolution du groupe depuis les premiers albums jusqu’à maintenant est due aux changements de musiciens. Du premier album, il ne reste plus que Jessyka au chant et moi… On a changé la batterie, la basse et le clavier : il n’y a rien de spécial à dire, juste que les gars avaient envie d’arrêter les tournées. Mais les nouveaux musiciens qu’on a fait venir ont apporté un peu plus de rock.
Le batteur qui vient d’arriver Niko Sarran -qui est également producteur- est un batteur qui est multi-facettes parce qu’il est également reconnu dans le milieu du jazz mais à la base, c’est un rockeur qui a écouté Led Zeppelin, AC/DC et ZZ Top.
On avait un clavier plutôt jazzy auparavant et Serge (NdStruck : Serge Auzier) qui vient d’entrer dans le groupe est fan de Jon Lord les orgues Hammond avec des saturations partout et des amplis…
Donc forcément, le son du groupe a changé. Et moi, dans mes idées d’arrangements, quand j’écris les morceaux, je sais pour qui j’écris -je ne suis pas capable d’écrire les lignes de clavier mais je sais ce qu’il va jouer- donc je ne vais pas choisir des progressions d’accords qui viennent du jazz au contraire, je sais qu’il faut que j’envoie du bon gros riff pour que ça cogne.


Ce qui nous intéresse c’est d’approfondir ce mélange entre le rock, le rock de poilus et le côté funky de Jess


En matière d’influences, même si les années 1970 sont encore bien présentes dans votre musique, un titre bien funky comme ‘Guess My Name’ lorgne franchement, de notre point de vue en tout cas, vers Living Colour. Une orientation plus metal de Red Beans & Pepper Sauce est-elle envisageable dans les années à venir ?

Laurent : Je ne pense pas. Comme je te disais, je sais pour qui j’écris et je sais que j’écris pour une chanteuse pour qui le truc, c’est la soul… Je ne peux pas lui écrire des chansons qui seraient chantables par le chanteur de Metallica : ça ne fonctionnerait pas. Je me limite mais pas trop finalement parce que c’est quand même assez heavy par rapport aux premiers albums. Je ne pense donc pas qu’il faut aller plus loin…
Ce qui nous intéresse c’est d’approfondir ce mélange entre le rock, le rock de poilus et le côté funky de Jess. A la base, quand j’ai écrit le riff de guitare de ‘Guess My Name’et que je l’ai enregistré chez moi au début -je fais les patterns de batterie, j’enregistre tous les enregistrements à la maison et j’envoie aux musiciens qui jouent bien évidemment beaucoup mieux que moi de la basse et de la batterie…- c’est un morceau funk, c’est un morceau qui se veut funk… C’est dans la lignée des gens qui ont mélangé depuis les débuts ce qu’on appelait à l’époque les musiques blanches et la musique noire : Elvis a mélangé la country et le gospel, Jimi Hendrix mélange ses influences anglaises du rock et le blues, le jazz et la soul, Lenny Kravitz a continué ça plus tard, aujourd’hui, c’est Gary Clark, Jr… Et on aime cette facette et ne pas seulement faire des gros riffs à la Led Zeppelin -même si Led Zeppelin l’a fait aussi avec un morceau comme ‘The Crunge’ qui est fantastiquement funky avec un rythme assez bizarre- on aime ce mélange qui fait partie des deux facettes du groupe.


Laurent, tu as un jeu de guitare très rock and roll, sur les riffs comme sur les solos. Mis à part Jimi Hendrix (auquel tu avais dédié un tribute il y a quelques années), quels sont les guitaristes qui t’ont le plus influencé ?

Laurent : Hendrix bien évidemment et Jimmy Page… Jimmy Page, c’est la boîte à riffs, c’est le patron en termes de riffs. Dans le même genre, j’aime beaucoup Tom Morello de Rage Against The Machine. Après Jimmy Page, il y a Tom Morello dans cette capacité à écrire des riffs de dingue, tout le temps : je ne sais pas d’où ils les sortent ! Dans cet esprit, il y a Jack White aussi…


On essaie d’être originaux, donc forcément, ça mélange plein d’influences…




Le titre ‘Run’ pourrait résumer à lui seul à la fois la diversité et la cohérence de votre musique : des couplets blues, des refrains pop, un pont très rock, un orgue très années 1970. Es-tu d’accord avec cette analyse ?

Laurent : Oui, oui… On mélange beaucoup de choses. Comme je te disais tout à l’heure, concernant les artistes qui ont fait des mélanges, on arrive trois ou quatre générations après eux, on mélange des gens qui ont mélangé des trucs… si bien qu’aujourd’hui, c’est difficile de trouver un style de musique très brut à part des mecs qui jouent du blues comme on le jouait dans les années 1950.
De notre côté, on essaie d’être originaux, donc forcément, ça mélange plein d’influences…


Comme pour les albums précédents, vous avez enregistré le volume 1 de ce nouvel album "7" dans le studio Rythm Design de votre batteur Niko Sarran. L’autoproduction est-elle synonyme de liberté et de contrôle total ?

Laurent : De liberté et de confort aussi, parce que si on veut passer trois mois en studio, ça coûte le même prix c’est-à-dire : zéro ! Zéro, ce n’est pas tout à fait vrai puisque pour qu’on arrive à faire quelque chose d’intéressant dans ces studios, il faut du matos… Et puis, Niko ne produit pas que Red Beans, il produit quantité d’autres groupes à côté, il a donc aujourd’hui un matériel digne des meilleurs studios en termes de micros et de préamplis… On ne gagnerait donc rien à aller dans un studio moderne si ce n’est payer 2 000 € / jour, là où paie 0 € / jour !


Peut-être un son différent ?

Laurent : C’est la raison pour laquelle on est allés au Rockfield Studios. On est allés chercher plusieurs choses là-bas et notamment le son vintage puisque même dans les studios parisiens ou les célèbres studios ICP à Bruxelles, ils n’ont pas forcément des tables de mixage de 1974 ou des préamplis Universal Audio d’époque, des lampes partout, des chambres de réverbération faites main… On est allés chercher un truc vraiment vintage, vraiment seventies
Mais si on parle de studio moderne, on a vraiment tout chez nous pour le faire et surtout quand on a le temps, ce n’est pas la même chose. C’est aussi pour ça qu’on a expérimenté Rockfield puisque l’idée était de se dire qu’on avait trois jours : ce n’est pas la même façon de concevoir des albums, ce n’est pas la même façon de les enregistrer… On aime le résultat et ça montre aussi bien à nous qu’au public que ce n’est pas la même chose !


(Jessyka nous rejoint à ce moment de l’interview)





Comme tu l’as suggéré, il y a une vraie nouveauté en matière de production sur "7" : sur le volume 2 de cet album sont présents trois titres enregistrés aux célèbres Rockfield Studios du Pays de Galles, enregistrement que vous avez financé grâce à un crowdfunding. Ces titres ont une couleur musicale beaucoup plus années 1970 que ceux du volume 1, mais aviez-vous déjà en tête avant d’investir ces studios, les titres que vous alliez enregistrer là-bas ?

Laurent : Ce n’est pas comme ça que ça s’est passé, c’est plutôt l’inverse. Une fois que nous avions décidé d’aller enregistrer des titres dans ce studio, il a fallu en choisir trois et on a cherché parmi le matériel que j’avais de compositions déjà faites -des idées de riffs ou de reprises parce qu’il y a une reprise- celles qui iraient le mieux et qu’il valait mieux enregistrer là-bas que chez nous.
On avait un shuffle rock ‘Outlaw on the Run’ qui est un shuffle rock seventies, on en avait déjà un dans la partie enregistrée et on s’est dit qu’avec ces deux morceaux dans le même genre d’énergie, ce serait bien d’en enregistrer un dans ce studio et un dans l’autre.
Il était évident qu’il fallait enregistrer la reprise de Led Zeppelin ‘Rock and Roll’ là-bas : on était à moins de 45 minutes de la tombe de John Bonham, on était à 30 minutes de la célèbre grange où ils ont écrit et répété le fameux "Led Zeppelin III".
Et le troisième morceau est un morceau acoustique, il vient encore une fois de Led Zeppelin qui est resté un mois dans cette grange du Pays de Galles avec son côté très vert qui donnait des envies d’acoustique, on le sait… Je me disais que quand on y serait, on aurait probablement des envies "agricoles" (Rires)… et effectivement, quand on se levait le matin là-bas dans la brume, je sortais ma guitare sèche et c’était une bonne idée de la prendre, d’autant qu’avant cet album, on n’avait jamais fait d’enregistrement avec guitare acoustique et c’est quelque chose qui nous trottait depuis longtemps mais l’occasion ne s’était jamais présentée…


Tu l’as évoqué, vous en profitez pour revisiter le célèbre ‘Rock And Roll’ de Led Zeppelin en version très bluesy et beaucoup plus lente (sauf à la fin), au risque de faire hurler les puristes...

Laurent : Ils aiment bien hurler (Rires) !


… Pourtant même avec cette approche, le titre reste purement zeppelinien dans l’esprit. Comment avez-vous réussi cet exploit ? Pensez-vous justement que c’est dû au lieu ou à votre connaissance parfaite de Led Zeppelin ?

Laurent : On a su le raisonnement qu’avait suivi Led Zeppelin dans ce morceau qui est un hommage. Les idoles de Jimmy Page, Robert Plant sont les rockers de la fin des années 1950 à commencer par Elvis. Jimmy Page est un gros fan de Scotty Moore et j’imagine que Robert Plant est fan de Little Richard et tous ces gens-là, ce n’est pas dans la musique traditionnelle anglaise qu’il y avait ce genre de voix.
Donc cette chanson ‘Rock and Roll’ est un hommage et d’ailleurs, la fameuse intro de batterie de John Bonham n’a pas du tout été inventée, on l’a trouvé dans un enregistrement de Little Richard : c’est la même, jouée quasiment à la note près.
De notre côté, on ne voulait pas le faire de la même façon, ça ne sert à rien : ils l’ont déjà très bien fait comme ça… On s’est dit que c’était un hommage aux rockeurs des années 1950, on est donc un peu revenus dans le temps et on a fait un hommage aux vieux bluesmen électriques puisque c’est de là que ça part, les bluesmen acoustiques du début du siècle dernier. On a donc voulu quelque chose de blues lent, gras justement pour faire un contraste avec la version de Led Zeppelin qu’on reprend sur la fin du morceau.
Et puis, autre chose d’important, quand Jess a commencé à mettre sa voix dessus, on a vu que ça mettait de l’air alors que le morceau de Led Zeppelin est plein -il y a des notes tout le temps, ça tape de partout, ça n’arrête pas- dans notre version, il y a de l’espace entre les notes et ça permettait à Jess de venir placer sa voix puissante et de prendre sa place, de ramener cette idée que le rock’n’roll des années 1950 vient du blues !


On a beaucoup parlé production et guitare en attendant Jessyka mais la vraie plus-value de votre musique est le chant de Jessyka qui apporte beaucoup de sensualité et de soul à votre musique. A ce titre, est-ce toi qui a apporté ce petit côté Stevie Wonder au morceau ‘World Is Burning’ ?

Jessyka Aké : Je pense que ça fait partie de mes influences : Stevie Wonder, Tina Turner, Etta James… En même temps, c’est ce que mes parents écoutaient. Plus tard, la première cassette que j’ai achetée a été "Off the Wall" de Michael Jackson : je l’ai tellement écouté que je connais les moindres choses.
C’est peut-être moins présent que les garçons sur du Led Zeppelin mais toutes ces influences viennent de ce que j’ai écouté.


Toujours concernant les influences, pour ma part, j’avais été touché par ‘My Holy Guest’ du précédent album…

Jessyka : On l’aime aussi beaucoup…


… et j’entends notamment sur les parties calmes du Skin de Skunk Anansie, est-ce une référence de ton côté ?

Jessyka : Oui, bien sûr ! Ça a été une référence quand j’ai découvert le groupe sur le tard quand j’avais 14 ans. J’ai surtout écouté la voix mais elle part bien plus haut dans les aigus.


Cet album a été fait très rapidement




D’ailleurs, en règle générale, avez-vous un processus de composition bien établi au sein du groupe et en particulier sur cet album avec les contraintes liées au Covid ?

Jessyka : On s’est retrouvés sur cet album notamment par rapport au précédent album de reprises.

Laurent : On était vraiment chacun chez soi pour l’album de reprises qu’on a fait précédemment.
Cet album a été fait très rapidement : il y avait des idées en place mais on a commencé à vraiment le travailler à partir de janvier et il était sorti du pressage à la mi-juin… on a été très rapides !
Mais le processus est le même : soit j’écris une mélodie, soit j’écris des bribes de mélodies, soit carrément rien… ça dépend des morceaux. Et donc à ce moment-là, on voit ça ensuite ensemble : soit j’ai écrit quelque chose et on voit ce que ça donne sur scène, soit je n’ai pas d’idée si ce n’est une suite d’accords super classes et c’est Jess qui a posé la mélodie un peu en yaourt. D’ailleurs, ça me fait penser que j’ai vu une interview de Mick Jagger qui posait toutes les voix sur les Rolling Stones en yaourt et même s’il a une onomatopée qui sonne bien, il va chercher le mot qui lui ressemble pour garder ce truc qui sonne et ils se démerderont pour écrire un texte qui ait du sens à partir de ce mot (Rires) ! J’ai lu cette interview et je me suis dit que si même le patron le fait, on pouvait également le faire !


Ce précédent album justement, pendant la pandémie, vous avez enregistré un album de reprises, "Songs From the Past". La surprise était votre version de ‘Comfortably Numb’ de Pink Floyd. On retrouve d’ailleurs un peu de Pink Floyd sur l’intro en slide de ‘What Happens In Vegas’ sur ce nouvel album. Avec le titre ‘Lonely’, vous montrez clairement que le rock psychédélique fait partie de vos influences, mais qu’en est-il du rock progressif ?

Laurent : Déjà, je ne sais jamais vraiment su déterminer ce qu’était le rock progressif ? Tout le monde va te répondre Yes quand on va parler de progressif mais il y a Dream Theater, Pink Floyd je sais que les uns apprécient les autres mais pour avoir écouté du Dream Theater jeune, on est quand même sur du gros metal !
Disons que le progressif, c’est quand on ne fait pas que des morceaux où il y a couplet 1 / refrain 1 / couplet 2 / refrain 2 / pont / refrain 3… donc évidemment, Pink Floyd avec leurs intros qui durent la face A du vinyle, sur la face B, tu as le vrai morceau (Rires) !
Mais évidemment, on est influencés par Pink Floyd, d’ailleurs, je ne sais pas comment on ne pourrait l’être ? Je ne le cite jamais parmi mes groupes phares parce que c’est évident ! Et puis, on parlait de Dream Theater qui est un peu plus obscur, Pink Floyd malgré ses titres de 35 minutes a également fait des tubes qui sont passés à la radio…


… Mais sans l’intro…

Laurent : (Rires) Il n’y a pas la face A que la face B (Rires) !
Donc oui, forcément, quand on est musicien et compositeur -sauf si on est un punk intégriste- on aime se dire de temps en temps qu’un morceau parte un peu... Les Beatles l’ont fait dès le début avec deux morceaux qui n’avaient rien à voir -sans pouvoir développer ni l’un, ni l’autre- les ont collés ensemble avec une montée philarmonique en plein milieu et d’un coup, ça s’arrête, on part sur le morceau suivant. C’est passionnant de se dire qu’on peut faire ça ! A l’époque, ils ont fait ça avec un quatre pistes alors qu’aujourd’hui, avec les ordinateurs, c’est plus simple…


Il nous aura fallu trois ans pour faire ce qu’on fait d’habitude en deux !




Quelles sont vos attentes pour cet album ?

Laurent : On était très fiers et contents de l’album précédent mais au moment où on a commencé à le jouer, tout s’est arrêté ! On a eu presque six mois pour le jouer au début et on a repris l’été suivant avec quelques concerts et puis l’hiver dernier et cet été, il y a eu quelques concerts. A l’arrivée, il nous aura fallu trois ans pour faire ce qu’on fait d’habitude en deux ! On l’a joué, on est contents de l’avoir joué mais il y a quand même un peu côté tronqué, une frustration !
Et là, on efface tout et on recommence. Et les attentes sont de savoir ce qui se serait passé avec l’ancien, s’il n’y avait pas eu la pandémie.


Avec ce nouvel album donc…

Laurent : Voilà, c’est aussi pour ça que nous sommes allés au Rockfield Studios parce que c’est le quatrième album qu’on fait à peu près de la même façon, donc quand on en a discuté, avant même de commencer, on s’était dit qu’il faudra faire quelque chose de différent sur cet album : on ne pouvait pas partir comme ça avec dix compos enregistrées dans notre studio, de la même manière… il fallait qu’il y ait quelque chose !


A ce titre, espérez-vous que cet album soit repéré et vous permette enfin être signés par un label ? D’ailleurs, avez-vous été approchés pour être signé sur ces douze années de vie, j’ai en tête un DixieFrog pour lequel nous faisons pas mal de promotions ?

Laurent : Non !


Ils ont une grille de choix que je ne sais pas lire, c’est tout !


Comment l’expliquez-vous ?

Laurent : Je ne sais pas, il faudrait leur demander (Rires) ! C’est normal que les très gros, les majors ne nous approchent pas mais sur un certain nombre de labels comme ça, on vend plus, on joue plus que leurs artistes… Ils ont une grille de choix que je ne sais pas lire, c’est tout !


On trace notre chemin et puis maintenant, c’est trop tard : on trace, on n’a pas le temps !




Mais est-ce un but recherché par Red Beans & Pepper Sauce ?

Jessyka : On n’est pas fermés à une éventuelle collaboration !

Laurent : Mais c’est sûr qu’avec la liberté qu’on a prise en faisant tout nous-mêmes… mais bon, on ne sera pas approchés par un label qui va nous dire que c’est bien ce qu’on fait mais maintenant, il faut faire de l’Eurodance (Rires) ! Plus sérieusement, si un label vient vers nous, on est ouvert à toute discussion mais pour être honnête, on ne cherche, on ne démarche pas, on n’envoie pas de disque… On trace notre chemin et puis maintenant, c’est trop tard : on trace, on n’a pas le temps !


On a commencé par la question qu’on vous a trop souvent posée au contraire quelle est celle que vous souhaiteriez que je vous pose ?

Jessyka : "Quand est-ce que vous allez vous poser ?" (Rires)

Laurent : Mais je n’ai pas envie de me poser justement ! Non, j’aimerais qu’on me demande : "Qu’est-ce que ça fait d’être si célèbre ?" ou "Qu’est-ce que ça fait d’être si riche ?" (Rires) ! Pour l’instant, on ne nous la pose pas mais on ne fait pas ça pour ça sinon on aurait fait un métier qui gagne de l’argent…





Merci

Red Beans & Pepper Sauce : Merci à vous c’était super sympa !


Merci à Newf pour sa contribution...


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/redbeansandpeppersauce
 
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