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TITRE:

LOUIS CHEDID & YVAN CASSAR (13 JUIN 2022)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

-



A l'occasion de la sortie de "En noires et blanches", album de revisite de ses tubes, Louis Chedid accompagné d'Yvan Cassar ont reçu Music Waves....
STRUCK - 23.09.2022 -
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Music Waves a de nouveau rencontré Louis Chedid qui revient cette fois-ci avec un album piano/ voix qui revisite la riche discographie mis en musique par le compositeur, pianiste, arrangeur et directeur musical, Yvan Cassar....


Louis, lors de notre précédente interview pour la sortie de "Deux fois l’infini" en 2013, tu avais conclu par "Ce qui était intéressant, c’est l’avenir"… Est-ce que tu pensais faire un album piano/voix avec Yvan Cassar ?

Louis Chedid : Non, mais je pensais faire autre chose… qu’on n’a pas fait (Rires) !

Yvan Cassar : Oui, mais c’est vrai en plus (Rires) !

Louis : En fait, même si je le connaissais par ailleurs, on s’était rencontrés avec Yvan la première fois sur une péniche à l’anniversaire d’une amie commune. Et à la fin, on s’est parlé un petit peu et on s’était dit qu’on aimerait bien faire quelque chose ensemble.


On avait envie d’être dans ce projet tous les deux !





Mais apparemment, pas pour ce projet piano/voix qui revisite tes morceaux. Quel a été l’élément déclencheur de cet album qui vous réunit ?

Louis : Tout simplement parce que le directeur de Pias, Kenny Gates, a eu envie de faire une collection piano/voix d’artistes comme ça a été le cas avec Nicoletta, Arno. J’étais déjà dans leur maison de disques et il m’a proposé ce projet que j’ai tout de suite accepté en pensant tout de suite à Yvan qui a également immédiatement accepté quand on lui a proposé. On avait envie d’être dans ce projet tous les deux !


On se questionne sur ce projet piano/voix sachant que lors de notre interview de l’époque tu disais, je cite "les gens ne s’intéressent pas forcément à ce que je peux faire aujourd’hui ou ce que j’ai pu faire en 2006. Heureusement qu’il n’y pas qu’eux dans le cas contraire, ça serait emmerdant"… tu ne plaides pas pour ta paroisse finalement avec cet album de reprises ?

Louis : Non, ce n’est pas vrai parce que depuis 2013, j’ai fait un autre album "Tout ce qu'on veut dans la vie" dont le titre est un tube. Ce que je voulais dire dans cette interview, c’est que je n’aimerais pas faire que des disques best-of, on évolue (Rires) !


A ce titre, tu disais encore lors de cette interview, je cite : "A chaque fois que je fais un disque, j’essaie avant tout de m’étonner !". Penses-tu étonner avec cet album piano/voix ?

Louis : Je ne sais pas, on le saura quand le disque sera sorti. En tous cas, ce que je peux te dire, c’est que tous ceux qui l’ont déjà entendu sont frappés par une forme d’originalité parce que c’est assez rare finalement de se retrouver à poil comme ça.
Tu vois, j’avais fait un album unplugged en 1992 -parce que c’était la mode des unplugged- et on avait enregistré un disque à Bobino complétement acoustique avec plusieurs instruments et pas seulement du piano… et ce disque avait vachement bien marché ! Il y avait beaucoup d’anciennes chansons mais également des inédites…
Pour cet album, le dépouillement est encore plus grand parce que c’est vraiment un piano et ma voix. Et c’est ce qui me plaisait, c’est-à-dire revisiter les chansons d’une certaine manière et les réentendre d’une autre manière. Avec ce dépouillement, tu as une intimité qui se créé entre le piano et les arrangements qu’il a fait et qui paraissent simples mais mine de rien sont très sophistiqués, et puis la voix qui est complétement dans l’intimité… Tout ça créé une ambiance très nouvelle autour de ces morceaux connus.


A ce titre, est-ce qu’Yvan tu as eu une certaine liberté au moment de t’approprier ces chansons connues ?


Yvan : Franchement, je dois dire que je n’ai pas à me plaindre. C’était le principe d’ailleurs ! Quelques titres ont été composés historiquement au piano mais il y a quand même beaucoup de choses autour de la guitare, il fallait forcément trouver un point de vue et une manière totalement différente de jouer ces morceaux : il m’a laissé une liberté totale même s’il fallait que ça nous plaise à tous les deux, évidemment !
Il m’a laissé travailler, j’ai préparé les chansons mais à aucun moment, je ne me suis senti contraint. J’ai travaillé pour essayer de trouver le bon équilibre pour respecter les chansons, renouveler… Il ne s’agissait pas non plus de créer pour créer, de changer pour changer…
Parfois, je suis assez proche du texte finalement et j’ai juste adapté l’arpège de l’arrangement initial et parfois, j’ai tout changé parce que je trouvais qu’il fallait une ambiance particulière et que ça ne s’adaptait pas au piano dans ces cas-là, il faut être un peu créatif…


On avait peur de faire l’album piano/ voix où c’est quinze fois la même chose, le même son, le même mode de jeu…


Et pour toi, Louis, n’était-ce pas trop compliqué de laisser tes bébés dans les mains d’un autre ?

Louis : Oh non, au contraire ! C’était un choix : j’avais choisi de le faire avec Yvan et c’est un choix réciproque. Je n’y suis pas allé en me disant que je ne connaissais pas ce mec et je vais voir ce que ça donne… Non, je connais son talent !
Et en plus de ça, avant d’aller en studio et qu’il joue sur des vrais pianos, il m’envoyait des arrangements assez simples au piano, je faisais des voix et il travaillait dessus… Il y avait donc déjà tout un travail de pré-prod mais dans les détails, très peu de choses ont changé, ce qu’il m’envoyait me plaisait énormément !

Yvan : C’est vrai que comme on est dans une expression extrêmement contenue, la base de mon travail était évidemment autour de la voix c’est-à-dire qu’on est un peu dans une notion d’essentiel par rapport à la chanson : on n’habille pas, on ne cache pas la misère, on met en valeur la chanson sachant que ce sont des chansons très abouties…
Du coup, pour moi, le fait d’avoir la voix était capital parce que je pouvais essayer des modes de jeu, des sonorités parce que je voulais absolument qu’on voyage dans cet album et qu’il y ait des contrastes importants, des découvertes sonores pour ne pas lasser les gens. On avait peur de faire l’album piano/ voix où c’est quinze fois la même chose, le même son, le même mode de jeu… Il fallait trouver des choses et le fait d’avoir pu travailler avec la voix à chaque fois, j’allais plus loin -sans qu’il soit là à chanter le même titre des centaines de fois- et je cherchais, cherchais des univers, des éclairages, des parfums et comment résoudre des équations un peu plus délicates comme celles des chansons un peu plus rythmées, comment faire une bossa, comment faire un rag avec juste un piano… A travers le voyage des pianos, des pianos préparés qui peuvent devenir une percussion, on a parfois quelque chose de plus complexe, complet avec plusieurs pianos qui jouent au même moment et on reste dans le piano, jamais autre part en ayant cette obsession qu’on avait tous les deux de ne pas lasser les gen,s quitte à mettre moins de piano s’il faut le faire, quitte à changer de chanson si ce n’est pas la bonne…


Comme on l’a dit, ce nouvel album représente une relecture d’anciennes chansons sous l’angle piano/voix, avez-vous et surtout toi Louis, à cette occasion, redécouvert certaines de ces chansons vues à travers ce prisme ?

Louis : C’est une bonne question mais on ne peut s’en rendre compte que quand on fait écouter, tu vois ! C’est-à-dire qu’on ne s’en rend pas compte quand on le fait parce que je connais par cœur ces chansons. Je les ai même jouées au début quand je les ai composées de manière très simple -à l’époque ‘Ainsi soit-il’, c’était une boîte à rythme Linn de l’époque- disons que c’était assez dépouillé quand même… Les chansons quand elles arrivent, c’est piano/ voix ou guitare/ voix…


… un retour à l’essentiel en somme…

Louis : Un retour à l’essentiel, exactement ! Ce qu’on a fait, c’est qu’on a tout fait en direct c’est-à-dire que j’étais une petite cabine avec mon micro Neumann et Yvan était dans la grande salle avec ses pianos : il jouait et je chantais en direct !
En général, quand on fait de la pop, on fait des arrangements, il y a des voix témoins et c’est ensuite qu’on fait la voix définitive : c’est souvent comme ça que ça se passe et on se prend bien la tête quand on fait la voix parce que tout est fait et on se dit que c’est maintenant ou jamais de faire une bonne voix… Dans le cas de cet album, tu ne te prends pas la tête parce que c’est en direct, au pire, si ce n’est pas bien, tu refais une autre prise. On a dû faire trois ou quatre prises à chaque fois et ce qui était frappant aussi, c’était l’intimidité
Pour la nuit de la déprime de Raphaël Mezrahi, on avait fait une chanson déprimante (Rires) de ‘Les absents ont toujours tort’, c’était la première fois qu’on faisait un truc piano/voix et j’ai vraiment ressenti une alchimie très forte et j’étais très heureux…


Vous aviez déjà ce projet d’album piano/voix à l’époque ?

Louis : Non, pas encore…


Est-ce que cette expérience a été un déclic pour définitivement faire cet album ?

Yvan : Disons qu’on a eu du plaisir tous les deux. Cet album qui se prolonge maintenant par une tournée, si on n’avait pas de plaisir, on ne le ferait pas ! C’est évidence qui est née comme ça, et à force, avec le plaisir procuré par l’album, on le prolonge avec des concerts pour voir les gens… C’est aussi simple que ça ! C’est quelque chose de très naturel, on ne s’est pas du tout forcés !


Finalement avec cette atmosphère musicale intimiste, on se concentre plus sur les paroles et on se rend compte aussi que les mots sont bouleversants on pense notamment à ‘Ne m’oubliez pas’, ‘Danseur Mondain’, ‘On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime’... C’était un aspect que vous souhaitiez souligner à travers ce disque ?

Louis : Aujourd’hui, on est dans des formats qui font que la chanson totalement dépouillée soit ferait un tabac parce que totalement inattendu, soit ça ferait un flop parce que ça ne passe nulle part… Dans le cadre d’une collection, d’une expérience comme celle-ci, je pense que les bonnes chansons tu les joues guitare/voix ou piano/voix, ça suffit ! Les mauvaises chansons, tu as intérêt à faire du plâtre et ciment autour et encore parfois, ça ne suffit pas…

Yvan : Moi qui suis arrangeur, si j’ai appris quelque chose au cours de ces quelques décennies de travail sur les chansons, c’est qu’une mauvaise chanson, on n’en fait pas une bonne chanson : c’est sûr et certain ! En revanche, une bonne, dans son traitement le plus simple, elle reste magnifique parce qu’elle a son originalité, elle a son propos et son histoire…


Comme le diraient les Inconnus, une bonne chanson, c’est un bon piano/ voix et une mauvaise chanson, c’est un mauvais piano/ voix…

Yvan : Non, mais c’est vrai que c’est un révélateur. Quand on est dans une fausse simplicité, elle est paralysante et difficile parce que comme il faut être simple, ça demande plus d’attention à tous les niveaux parce qu’il faut la bonne prise au bon moment, la bonne manière de jouer, le bon son parce que c’est tellement simple que ça devient très exigeant !
Du coup, la vertu de ce projet -outre le plaisir que j’ai à l’entendre et à l’avoir fait- c’est de voir à quel point les chansons de Louis sont ciselées et qu’elles nous parlent et à quel point elles projettent des sentiments et des émotions sur nous… Justement, dans ce format, quand on l’écoute chanter, on l’écoute vraiment chanter, tu n’as pas quelque chose pour te distraire…


A ce propos, Louis,‘Bouc Bel Air ‘ est une chanson nostalgique liée à ton enfance ou adolescence qui rappelle un peu la superbe chanson ‘Le Sud’ de Nino Ferrer…

Louis : Oh la, la, c’est un grand compliment que tu me fais là !


Tout artiste normalement constitué a un pied si ce n’est deux dans l’enfance…




… Nino Ferrer à qui tu as rendu hommage dans une chanson (‘Si tu veux de moi' sur l’album "Deux fois l’infini"). Ce rapport à l’enfance est un guide pour toi dans ton écriture ?

Louis : De toutes façons, tout artiste normalement constitué a un pied si ce n’est deux dans l’enfance… Un enfant ou un adolescent fait appel à ses émotions : un jeune enfant peut rire et pleurer dans la même minute. Et petit à petit, on perd cela parce qu’on se police, on nous éduque de manière à ce que par exemple, le garçon ne pleure pas pour ne pas être une fille… si bien que les émotions, on les cache, on les enfouit…
Je pense justement qu’un artiste a besoin d’exprimer toutes ses émotions peut-être refoulées dans la vie normale. J’ai toujours été frappé par les artistes, quand tu les vois dans la vraie vie, ils sont très différents de ce qu’ils font sur scène : les comiques, c’est net, en réalité, ils sont très introvertis parfois un peu déprimés, les comiques ne sont pas drôles du tout dans la vie réelle…


Donc tu me dis que dans la vie réelle, tu ne sais pas chanter…

Louis : Dans la vie réelle, je suis beaucoup expansif que dans mes chansons, dans lesquelles j’exprime beaucoup de sentiments, d’émotions…
Avec mon grand âge, je me lâche beaucoup plus qu’avant mais avant, je me souviens de discussion avec Alain Souchon où nous parlions de chansons anglaises d’amour et on se disait que jamais de notre vie, on dira "Je t’aime" dans une chanson, jamais ! C’était tabou de dire "Je t’aime" dans une chanson et puis, aujourd’hui, je n’arrête pas de le dire (Rires) !


Dans un autre registre, ‘Le Chacha de l’Insécurité’ -sorti en 1983- sonne aujourd’hui encore plus d’actualité et on se rend compte qu’en 40 ans rien n’a changé, Louis, étais-tu l’époque déjà un visionnaire ?

Louis : Ecoute, je ne sais pas. A l’époque, on était beaucoup à le vivre mais on était beaucoup plus choqués ou expressifs.


Tu veux dire qu’aujourd’hui, c’est considéré comme normal ?

Louis : Oui, disons qu’il y a un côté un peu cynique ambiant : la plupart des gens s’habitue au cynisme et au côté négatif de ce qu’on nous balance toute la journée dans la gueule… Je pense que le vrai combat aujourd’hui quand on est artiste est justement de parler des choses qui nous élèvent et pas celles qui nous rabaissent…


Justement cette chanson évoque un constat sombre sur une musique enlevée. Ce paradoxe entre paroles et mélodie permet selon vous de renforcer le message délivré ?

Yvan : C’est bien ! C’est ce qui permet de rendre les propos intéressants quand ils sont contrastés et que la musique est à l’envers… Il y a quelque chose de magique dans ces rencontres. C’était une chanson compliquée pour moi, je voulais être fidèle à la composition, au rythme original parce qu’elle est très réussie… rien que dans le nom esthétique, il y a "chacha" et donc on ne pouvait pas passer à côté, en revanche, je n’avais qu’un piano, il fallait donc que je sois un peu malin et c’est là que tout le concept autour du son et du travail autour du piano de cet album est devenu une évidence parce que dans des chansons comme ça, j’utilise plusieurs pianos : un piano qui fait comme une cloche que j’étouffe avec une corde étouffée, un piano à queue qui fait des graves comme si j’étais bassiste, un piano droit qui fait le groove un peu comme une guitare au milieu… Tout ça, c’est du piano mais on arrive à avoir un orchestre de pianos et c’est ce qui donne du relief à cet album et des chansons comme celle-ci ou typiquement comme ‘Tu peux compter sur moi’ ou ‘Ainsi soit-il’ qui sont des empilements subtils de pianos avec des caractères et des sons différents qui font qu’on a un vrai arrangement. Ce n’est pas parce qu’il y a juste du piano qu’il n’y a pas d’arrangement…


Louis m’a donné beaucoup de liberté aussi bien esthétique dans les arrangements que dans les choix


Justement cette chanson revêt un caractère imposé comme son titre l’indique mais y-avait-il des limites ?

Yvan : Louis m’a donné beaucoup de liberté aussi bien esthétique dans les arrangements que dans les choix. On s’est dit dès le début qu’on travaillait sur une liste de chansons et il fallait qu’on trouve tous les deux quelque chose qui nous plaise, qui soit bien abouti et que ça se prête au piano. Donc toutes les chansons présentes dans l’album le sont parce qu’on estimait que ça marchait bien. Mais peut-être qu’avec la scène, on va avoir pas mal de chansons en plus : on a des listes et on travaille évidemment à l’adéquation entre l’instrument et les chansons.
Toutes les chansons ne vont pas forcément bien avec le piano mais c’est vrai que par le travail sur cette couleur de piano différente, plusieurs pianos et des techniques et des manières de l’utiliser en le préparant pour que ça devienne une percussion par exemple… on peut travailler sur plus de chansons et avoir plus de liberté et de possibilités que si j’étais avec un piano à queue en me disant que je joue du classique.


C’est une première pour moi !



Tu évoques d’autres titres que vous retravaillez pour les concerts à venir, est-ce que c’est une porte ouverte sur un volume 2 ou finalement, faire cet album que vous initialement projeté de faire ?

Yvan : On aime travailler ensemble, on aime bien faire de la musique ensemble, on aime se fréquenter parce qu’à nos âges (Rires), c’est quand même important… et pour ça qu’on est si contents en tournée parce que c’est chouette de passer du temps ensemble et de la faire musique ensemble parce qu’une tournée, c’est toute une journée ensemble donc si on ne s’aimait pas… Dans le cas présent, on a le plaisir et le luxe de pouvoir faire autrement, c’est un bonheur de voir les gens et de présenter notre travail. C’est un vrai défi : je n’ai jamais fait de disque piano/ voix et je n’ai jamais fait de concert, de tournée piano/voix pur… Tout ça, c’est une première pour moi !
On me voit souvent avec un orchestre et 90 musiciens et si ce n’est pas fortissimo, je ne peux pas travailler, là, j’ai travaillé entre triple pianissimo et mezzo piano : ma tranche de dynamique est très différente sur ce projet et j’ai autant de plaisir, c’est formidable !
On a du plaisir à faire de la musique et du plaisir à faire cette tournée : on verra là où la vie nous porte…


Combien de dates sont prévues pour cette tournée ?

Louis : Pour l’instant, il y a une trentaine de dates et on verra par la suite…

Yvan : … si on ne se fâche pas, on en fera plus (Rires) !





Et en dehors de ces trente dates et plus si affinités, qu’attendez-vous de cet album ?

Louis : Tu sais, à chaque fois qu’on sort un disque -enfin moi en tous cas- on attend tout ! On attend un maximum de choses, d’abord que ça plaise et c’est très important je sais au travers de décennies qu’il y a des disques qui marchent moins bien que d’autres, il y a des hauts et des bas… Mon premier disque date d’il y a cinquante ans, je ne sais pas si tu te rends compte, c’est carrément la folie absolue ! Mais évidemment quand on sort un disque, on a envie que ça plaise, on a envie que les gens viennent aux concerts pour partager tout ça.
On prend toujours un plaisir immense à faire un disque et même ceux qui ne marchent pas -ça, on ne le sait pas avant- on met tout son cœur dans le disque et parfois, le cœur est un peu plus fatigué et c’est ce qui fait la différence… Il y a tellement de paramètres qui font qu’un disque marche ou ne marche pas c’est-à-dire qu’à chaque fois qu’un album sort, il a autant de chance de marcher que de ne pas marcher.
Je pense qu’on a fait un très beau disque, je le dis franchement. C’est un disque intéressant dans le climat musical actuel : c’est un peu un OVNI, loin des formes musicales actuelles… J’attends donc le meilleur pour ce disque, je pense qu’il le mérite !

Yvan : Et c’est un disque de répertoire puisque c’est un disque où on reprend des chansons. Et ce dont j’ai envie par rapport à Louis, c’est qu’on séduise les gens et qu’on les surprenne c’est-à-dire que les gens qui aiment Louis continuent de l’aimer et redécouvrent certaines chansons et des gens qui ne connaissaient pas bien son répertoire adorent ces chansons sous cet éclairage particulier et se demandent comment ils ont pu passer à côté de certaines chansons qu’ils trouvent sublimes ainsi…
C’est un disque qui éveille et qui surprend les gens et leur donne envie de venir nous voir en concert parce que c’est vraiment sympa : profitez-en, il a quitté sa guitare (Rires) !


Merci beaucoup

Louis : C’est moi !

Yvan : Avec plaisir !


Et merci à Calgepo pour sa contribution...


Plus d'informations sur http://www.louischedid.net/
 
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