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TITRE:

MERZHIN (04 MAI 2022)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

ROCK



Music Waves vous invite à rentrer dans l'album "Marche et (c)rêve" en allant à la rencontre non pas de Stephen King mais de Pierre et Jean-Christophe du groupe Merzhin.
CALGEPO - 08.06.2022 -
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Après 25 ans de carrière, Merzhin a pris son temps pour réaliser "Marche et (c)rêve", contraint et forcé, là où auparavant il enchainait les sorties. Qu'a apporté cette façon de faire, comment perçoit il la société, pourquoi cette perpétuelle évolution ? Ce sont autant de questions auxquelles Pierre et Jean-Christophe apportent des éléments de réponse dans cette interview à suivre.


Depuis notre dernière interview, de l'eau a bien coulé sous les ponts. "Nomades" puis la tournée qui s'en est suivie ont été un grand succès et au moment de commencer le nouvel album, la pandémie est intervenue, les confinements successifs, la culture en berne... Comment avez-vous appréhendé cette période alors que vous étiez en pleine pente ascendante ?


Jean-Christophe : D'abord se fut la sidération comme tout le monde, personne ne s'attendait à ça. Ensuite beaucoup de frustration car nous étions en encore en pleine tournée pour "Nomades" et il a fallu annuler de nombreuses dates. Et après, on peut dire que cette période a été plutôt bénéfique car nous avons pu composer ce nouvel album plus tranquillement. C'est en effet, pour la première fois depuis nos débuts il y a 25 ans, qu'on a pu se poser afin de l'écrire. D'habitude on les fait tous les 6 mois pendant qu'on est en tournée, mais là nous avons pris notre temps et on a trouvé ça pas mal du tout. On a pris du recul sur les morceaux, chose qu'on n'avait pas le temps de faire avant.




Ce qui veut dire que sans la pandémie, l'album aurait sans doute été différent ?

Pierre : Peut-être, oui !

Jean-Christophe : Ce n'est pas évident de le savoir car nous sommes dans l'optique d'évoluer à chaque album que nous faisons. En plus, nous avons un petit nouveau, Baptiste à la guitare, qui n'était pas sur "Nomades" et qui a apporté sa touche car il possède une base post-rock, ce qui a notamment permis d'allonger les morceaux. Du coup, c'est un vrai concours de circonstances qui a fait que ce nouvel album sonne ainsi. Est-ce qu'on aurait pris autant de temps pour ce développement sans la pandémie ?

Pierre : Je pense qu'on n'aurait pas pu. C'est ça le problème dans la vie de musiciens. Un album ça prend un an et demi - deux ans en comptant la tournée et il faut ensuite en sortir un autre. On ne peut pas se permettre d'attendre 4 ans avant d'en sortir un autre. C'est un luxe qu'on ne peut pas se permettre à notre niveau. S’il n'y a pas d'album, il n'y a pas d'actu, pas de tournée... Au moins ce luxe nous a été imposé et je pense que si il y a un prochain album on y réfléchira à deux fois et on prendra notre temps...


Cela vous a appris ça ?

Jean-Christophe : Oui, ça a été  pour nous une sorte de découverte. On a été plus au fond des choses et poussé les morceaux à leurs limites, à l'extrême. On a fait plusieurs versions de chaque morceau, jusqu'à 15...

Pierre : Après il faut savoir s'arrêter à un moment car si on n'avait pas dit stop on y serait encore à ce jour.

Jean-Christophe : Là typiquement la date butoir c'était la date d'entrée au studio mais jusqu'à la fin on a continué presque à cette date, voire on a continué à peaufiner le tout au studio (rires).





On va refermer cette parenthèse sur cette période mais quel a été votre sentiment à voir la culture aussi bâillonnée ? Est-ce que cela a bouleversé ou confirmé certaines de vos certitudes sur le monde de la culture, la société actuelle et le rôle des artistes dans le fait d'être concernés par cela ? 

Pierre : C'est sûr, on avait un peu de mal avec cette considération qu'ont les pouvoirs publics sur le monde artistique. On voyait le traitement qu'on a vécu, on ne pouvait plus louer de salles, prendre le métro tranquillement... On a eu du mal à comprendre surtout pour les salles où il y avait des mesures adaptées, drastiques, on en a fait des concerts masqués et il n'y a jamais eu de cluster dans ces salles !


Ça devait faire bizarre car votre musique est énergique de faire ce genre de concerts ?

Jean-Christophe : On a monté un spectacle comme ça, c'était énergique mais quand on voyait que c'était aussi drastique, on voulait tout de même continuer à garder ce contact avec le public.

Pierre : Oui après il faut dire qu'on a été aidé, nos droits ont été prolongés mais c'est la considération pour nous qui nous a fait du mal. La question était de savoir si la musique c'est juste un divertissement ou c'est plus que ça ? On a fait parti des groupes qui ont occupé des salles, un lieu où on dormait là-bas pour défendre nos droits mais aussi ceux de tout le monde (assurance chômage...). On a fait ce qu'on pouvait pour essayer d'aider.


je crois que désormais, on n'a pas fini de faire ces chansons concernées



Cet album poursuit le chemin tracé depuis des années, le fait que vous soyez concernés. "Nomades" avait poussé le curseur plus loin avec le thème des migrations - qu'elles soient climatiques ou dû aux guerres, mais pas uniquement, depuis lors il y a eu les gilets jaunes, la pandémie, la question du climat qui devient de plus en plus urgente, aujourd'hui la guerre en Ukraine. On a l'impression que c'est une source intarissable pour vous, est-ce que vous n'êtes pas lassés par cela ?

Jean-Christophe : Quand on avait 20 ans on faisait une musique très festive, c'était aussi en raison de notre âge. Mais je crois que désormais, on n'a pas fini de faire ces chansons concernées.

Pierre : Oui, même si il y a des touches d'espoir sur cet album, c'est pour cela que tu peux l'interpréter de manières différentes avec le mot « crève » qui contient celui de « rêve ». Mais la situation actuelle n'est pas simple.


Mais où réside cet espoir pour vous ?

Pierre : Dans l'Humanité. Il faut prendre un chemin plus humaniste et tout reste possible...


La musique est devenue centrale et on s'en sert pour être citoyens, tout simplement.


Mais c'est encore possible cela quand on voit les évènements...

Pierre : Oui c'est possible, mais le temps est compté de plus en plus. L'Humanisme c'est se rendre compte qu'il y a de la place pour tout le monde ! ll faut réduire les inégalités et faire en sorte que les personnes qui possèdent 1% des richesses arrêtent de tout prendre. Et il se passe rien et c'est pour cela qu'on continue d'en parler.

Jean-Christophe : A notre niveau on essaye d'alerter les gens. Ce sont des sujets qui nous tiennent à cœur.

Pierre : On était étudiants quand nous avons commencé. Ce n'était pas prévu de devenir musiciens professionnels et après la musique est devenue centrale et on s'en sert pour être citoyens, tout simplement. Cela fait partie de nos vies, on est devenu parents et on ne se verrait pas chanter des trucs de quand on avait 20 ans. On se sent obligés d'avoir ce rôle, ne serait-ce que pour nos enfants .

Jean-Christophe : Certes on fait des constats mais on se dit qu'il faut avoir foi dans l'humain, il faut garder un peu d’optimisme.


Des groupes comme vous il y en avait plus, du moins médiatiquement. Alors il reste les webzines comme nous, une certaine presse... qui leur donnent encore une vitrine mais ça reste loin des gros médias. Malgré tout vous conservez ce rôle d'éveilleurs de conscience...

Pierre : C'est bizarre car dans le rock et le metal il y a un gros public qui suit ça. Il y a beaucoup de gens dans les salles et pourtant ce n'est pas représenté dans les médias.


Mais le fait d'être dans une niche vous permet de vous exprimer sans craindre une censure ou autre... Mais aujourd'hui les réseaux sociaux ont pris le relais de ces médias classiques, comment vous vous sentez vis-à-vis de ça ?

Jean-Christophe : Tu n'as plus trop le choix aujourd'hui pour exister. Baptiste, notre petit jeune gère ça car il nous a dit qu'on était un peu largués et trop vieux pour faire ça. Il a raison car il fait ça bien, mais on est obligé d'en passer par là. Si tu n'as pas de compte Facebook ou Instagram tu n'existes pas. Il y a même certains groupes qui se mettent sur Tik Tok, moi je ne sais même pas l'utiliser...


C'est presque devenu oppressant par moments parce qu[e la musique] colle mieux à ce qui est dit.



Vous parliez que vous avez commencé par faire de la musique festive et là avec ce nouvel album vous évoluez encore plus vers ce rock concerné, plus grave (vous avez depuis longtemps entamé cette mue). On est plombé par cet aspect post rock et les sujets, qu'est-ce qu'on doit comprendre de cette évolution ?

Jean-Christophe : Cet album c'est la suite logique de "Nomades" qui était déjà un tournant dans notre carrière. Pour nous "Marche et Crève" est la suite...

Pierre : Je dirai que tout se recoupe tant musicalement que dans les thèmes abordés qu'on évoque depuis pas mal de temps maintenant. Auparavant notre musique était moins lourde que maintenant, c'est presque devenu oppressant par moment parce qu'elle colle mieux à ce qui est dit. Mais on est contraint à ne faire que des constats sur la société sombre même si parfois elle sait être lumineuse. Je suis fan de dystopie et d'anticipation, de science-fiction. On voit bien que tout ce qu'il se passe actuellement ce n'est plus de la fiction c'est du réel. Mais il faut qu'on continue à faire ces constats car beaucoup de gens sont dans le déni de ce qu'il arrive. Et si ça continue comme ça, on continuera tout le temps.


Si l'ensemble est plus massif, vous conservez cette signature Merzhin, notamment l'utilisation des instruments à vent qui sont eux-mêmes utilisés avec plus de gravité. Comment avez-vous travaillé cet aspect-là alors que ce genre d'instruments apportent a priori plus de légèreté et de fête ?

Jean-Christophe : En fait c'est aussi une évolution qui suit celle plus générale du groupe. Au fil des albums, Ludo a développé, pas que la bombarde, d'autres instruments. Depuis 2 albums il fait moins de mélodie purement bretonne, festive, mais il utilise notamment la bombarde comme une troisième guitare. Il en fait quasiment un solo de troisième guitare et c'est ce qu'on voulait, c'est-à-dire continuer à intégrer les instruments bretons mais en les utilisant différemment. Il n'intervient pas pendant tous les morceaux mais quand il le fait, il faut que ça apporte quelque chose.

Pierre : On voulait aérer les morceaux. Au début du groupe et il y a encore peu on jouait tous en même temps et des fois c'est trop. Les instruments à vent étaient centraux, des fois ils remplaçaient même la voix car ils faisaient des refrains. On utilisait un peu trop ces instruments ce qui rendait les albums denses. Là, dans un album comme ça, plus aérien on a fait en sorte que ces interventions soient hyper importantes et bien placées, pas en continu. Puis aussi on fait des essais au niveau du son, de sortir d'une utilisation traditionnelle de ce genre d'instrument en jouant sur les pédales...





Vous le sortez de sa zone de confort, c'est un gros défi pour lui ?


Jean-Christophe : Ah oui tout à fait, c'est beaucoup de boulot car on voulait redorer son rôle et faire en sorte que lorsqu'il intervient ça marque et que ça ait du sens. Et là pour les concerts à venir, il aura de nouveaux effets... On essaye de démontrer que ces instruments sont importants tout en les sortant un peu de leur utilisation commune.


L'album a été enregistré en Belgique et à cette occasion vous avez travaillé avec Drew Bang qui a notamment collaboré avec U2, comment en êtes-vous arrivé à cette collaboration et quelle a été sa plus value ?

Pierre : On voulait un ingé son qui fasse de la prise de son béton ! Pour "Marche et (C)rêve", on l'a beaucoup joué ensemble comparé aux autres albums et on avait donc une idée très précise de ce qu'on voulait car on avait travaillé en amont les arrangements. On ne voulait pas quelqu'un qui les refasse car les morceaux étaient aboutis mais plus quelqu'un qui nous apporte plus au niveau de la prise de son, ce qu'on avait jamais eu avant.

Jean-Christophe : C'est le studio qui nous a proposé de travailler avec Drew. Le label a envoyé les maquettes aux gérants du studio en leur demandant si ils avaient des noms à proposer et l'idée est vite venu pour eux de citer Drew. Et ça a bien marché, il savait ce qu'il voulait et nous aussi et sa plus-value ça a été de nous proposer un énorme son, parfois quelques arrangements et il nous a poussé dans nos retranchements. On commençait à 9h30 jusqu'à 2h du matin pendant 15 jours. Ça a été un travail à l'anglaise. Il se tenait à notre disposition, il nous imposait rien et on pouvait lui dire non, il y a eu beaucoup d'échanges.

Pierre : C'est même lui qui nous a poussés à faire le mix final alors qu'on cherchait quelqu'un. Il nous a dit qu'on en était capables.


Dans cette recherche du son, "Nomades" avait ouvert la voie et là on souhaitait aller encore plus loin.



Malgré autant d'années d'expérience, vous avez toujours des doutes sur votre son ?


Pierre : Oui, car ce sont des capacités qu'on n'a pas. Le mec est impressionnant, on n'a pas ça en France, un gars qui bosse tout seul alors qu'ici il faut 2-3 personnes pour réaliser un album. Il connait bien le studio, il y a fait l'album de Royal Blood. Il était à l'aise et c'est allé vite. On a utilisé du matériel avec lequel on n'aurait jamais pu joué.

Jean-Christophe : Dans cette recherche du son, "Nomades" avait ouvert la voie et là on souhaitait aller encore plus loin. Le label nous a donné une belle opportunité et chance.


L'album contient un nouveau titre instrumental qui semble faire une transition avec la fin de l'album qui accentue les failles de l'homme mais aussi sa fragilité avec notamment 'C'est Grévé' mais aussi sa propension à inventer de belles choses 'Lunea'. C'était important de placer ce morceau à ce moment de l'album en faisant ainsi une sorte de concept ?


Pierre : Cela me fait penser à ce que tu disais tout à l'heure. L'album est dense et parfois oppressant et le fait de le mettre là, cela permet de donner une bouffée d'air avant d'entamer la fin de l'album. En nous écoutant, on trouvait effectivement qu'il y avait une lourdeur, une densité et il y avait besoin de rendre le tout un peu plus digeste et placé à cet endroit il fait du bien.





Oui, musicalement on se sent sur la tangente de tomber dans le précipice au bord duquel on se situe et il y a toujours quelque chose pour nous en empêcher, c'est cela que vous souhaitiez traduire musicalement ?


Pierre : Oui, tout à fait. Tout n'est pas forcément noir et il faut se raccrocher à ce qu'il y a de plus beau en nous, cette forme d'humanisme qui existe encore. Cette densité musicale et dans les paroles se devait de retranscrire cela.


Tout en utilisant les contrastes qui sont beaucoup plus développés sur ce nouvel album, plus de passages atmosphériques, plus de silences, c'était aussi le moyen de proposer des moments plus introspectifs à l'auditeur par rapport à vos précédents albums ?

Pierre : Oui, c'était le moyen de se poser et d'avoir un côté immersif comme quand tu regardes un film. On avait développé cela sur la tournée entre les deux confinements. On proposait des vidéos pendant le live, on avait retravaillé les morceaux d'une façon à être plus aériens, plus atmosphériques ce qui permet aux gens de rentrer dedans.

Jean-Christophe : L'album est un tout, en fait pour le comprendre il faut l'écouter entièrement. C'est un ensemble et non pas quelque chose que l'on peut fractionner.


Quel a été le plus gros défi dans la réalisation de cet album ?


Pierre : Savoir dire stop pendant le processus de création. C'est toujours le doute qui te drive un peu. On était proche de se dire "allez on arrête" puis le doute s'installe. Plus c'est long plus le doute s'installe et c'est là que c'est pas bon. C'est un gros défi car tu peux remettre beaucoup de choses en question et comme on est 6, il y a toujours quelqu'un qui peut ajouter un truc.

Jean-Christophe : Et là l'apport de Drew a été précieux. C'était important d'avoir ce 7ème homme d'autant que nos décisions se prennent à 6. Souvent on nous demande comment vous faites pour être toujours là et on répond qu'on est une bande de potes et que les décisions se prennent à parts égales, il n'y a pas de leader. Alors parfois ça peut prendre du temps mais on y arrive.

Pierre : Chacun fait des concessions car on ne peut pas être d'accord sur tout à 100%. Chacun a fait des compromis...


Aujourd'hui faire un album est en soi un concept à lui seul



Tu disais que l'album est un tout et c'est devenu presque à contre-courant à l'époque du streaming et des playlists, comment vous sentez par rapport à ça et est ce que "Marche et (c)rêve" s'adresse plus à vos fans qu'à conquérir un public plus large ?

Pierre : On s'est fait cette réflexion car aujourd'hui faire un album est en soi un concept à lui seul car beaucoup de groupes sortent des morceaux avec parcimonie ou des EP.

Jean-Christophe : La démarche était avant tout de nous faire plaisir et de faire un album qu'on aimerait pouvoir écouter. Le premier single qu'on a sorti ne fait pas 3 minutes mais plus de 6 minutes mais on a décidé de faire comme ça.

Pierre : C'est vrai que ce n'est pas grand public cette musique mais il y a un assez grand public dans le metal ou le rock pour s'en satisfaire. Faire un album donne du sens à ce qu'on fait, ce qu'on veut transmettre sans rentrer dans un moule ou une mode. J'ai une anecdote là-dessus, Baptiste a un autre groupe post rock et eux sont dans cette optique de sortir une chanson, un clip sans faire d'album, et en discutant son groupe va finir à sortir un album car il disait qu'ils ont du mal à s'exprimer, démarcher pour faire des concerts... les réseaux ont des limites.

Jean-Christophe : Puis on est des vieux qui sont attachés à l'objet...


La pochette est encore une fois magnifique, qui en est à l'origine et que symbolise-t-elle ?


Jean-Christophe : On en est très content encore. L'artiste s'appelle Seb Fontana. On a cherché sur internet des graphistes sur l'univers de la dystopie. On a eu un coup de cœur. Son rêve était de travailler pour un groupe car il bosse surtout pour des entreprises et ça a matché direct. Ce visuel existait mais il l'a retravaillé pour nous. Le casque symbolise le carcan que met la société sur nous et tout qui éclate c'est se libérer des chaines. Le visuel correspondait très bien à "Marche et (c)rêve"....





On a retrouvé les Daft Punk alors...

Pierre : Oui c'est ça les Daft Punk Bretons (Rires).


Vous êtes un groupe en constante évolution dans le style mais aussi en allant vers une musique ouverte sur le monde (orientale...) notamment dans 'Jessie', c'est un moyen aussi pour vous de vous challenger et de conserver un attrait pour la musique en tant que professionnels ?


Pierre : Oui tout à fait, on est des grands voyageurs mais surtout ce qu'on aime c'est de rencontrer des gens. Forcément on croise des musiciens et on ramène à cette occasion des instruments qu'on utilise sur nos albums . On se nourrit de tout cela. On a joué du sitar sur cet album, par exemple. Parfois ça s'entend pas dans les maquette mais on teste en le montant dans le mix. On le fait de manière instinctive en fait. On teste, parfois on s'égare mais on se fait avant tout plaisir. Cela évite aussi de se lasser en effet. Certains fans de la première heure ont du mal à suivre...


Ils vous font remonter cela ?


Pierre : Oui tout à fait, ça ne nous dérange pas. Certains sont très nostalgiques des anciens albums mais la plupart nous suivent toujours. Nous on va de l'avant et on ne joue plus sur scène les morceaux qui nous ont fait connaître parce que ce n'est plus cohérent avec ce que l'on fait actuellement, ça n'aurait pas de sens de les jouer.


Même en les réarrangeant ?

Pierre : On l'a fait pour certains mais finalement, ça ne correspond plus à ce qu'on raconte aujourd'hui.


Donc ce nouvel album n'est pas l'album de la maturité mais l'album de la paternité pour laisser aussi un trace pour vos enfants, nos enfants ?

Pierre : Oui c'est notre bébé, un album de darons (rires). On va faire le daron tour !


Vous allez entamer votre tournée, qu'est-ce qu'on est en droit d'attendre de Merzhin en live ?


Pierre : Il n'y aura pas de vidéos cette fois mais on développe une image forte, un nouveau show lumière et visuellement des choses qu'il n'y avait pas avant, une signature visuelle... C'est important pour nous. On va rentrer en résidence bientôt pour tout tester.


On vous laisse un mot de conclusion ?


Pierre : Déjà si vous ne connaissez pas Merzhin, il est temps d'y remédier (rires) !

Jean-Christophe : On espère que les gens vont écouter l'album entièrement, qu'ils le comprennent et viennent nous voir nombreux en concert. Qu'on puisse revivre le monde d'avant.

Pierre : Et surtout d'avoir leur ressenti et leurs avis.


Merci beaucoup.

Merci à Music Waves !





Plus d'informations sur https://www.facebook.com/merzhinofficiel/
 
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