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TITRE:

TRANK (20 DECEMBRE 2021)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

HARD ROCK



Trank revient en mode deluxe pour leur album "The Ropes" avec des versions plus électro.
CALGEPO - 21.03.2022 -
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Trank a mis à profit 2021 pour travailler à une version deluxe de "The Ropes". L'occasion de proposer des versions arrangées de certains titres de l'album. Le groupe nous en dit un peu plus sur la conception de cette version noire.


On se retrouve quasiment un an après notre précédente interview. Nous nous étions quittés à l'époque en terminant cet échange par la question à laquelle vous auriez aimé répondre et qu'on ne vous avait pas posé. Vous aviez séché et on avait proposé de commencer notre prochaine interview par cette question. C'est donc le moment de savoir si tu as fait tes devoirs ...


(Rires) Alors bien évidemment, oui... J'ai relu la chronique qui était très sympa et je vous remercie. J'ai celle qu'on nous pose tout le temps mais laisse-moi le temps de l'interview et je vais trouver...





Nous voilà donc avec la version Deluxe de "The Ropes". Comment avez vous vécu cette année précédente et vécu ces incertitudes ?


Comme tout le monde, frustrés personnellement et musicalement car on avait sorti notre album en début d'année et comme beaucoup d'autres groupes on n'a pas pu le défendre et le partager avec le public. Mais d'un autre côté, on n'a pas cédé au fatalisme et au désespoir, même si nos paroles ne sont pas les plus joyeuses du monde. On a continué à être focalisés sur la musique, on a fait des clips, des lives studio, on a continué à composer... On a avancé dans ce qu'on pouvait maîtriser.


Du coup, ça n'a pas trop changé vos habitudes ?

Si ce n'est qu'on n'a pas pu se voir trop pour répéter, mais chez nous, on a toujours composé de cette façon. Un de nous envoie un riff ou une idée voire une compo bien aboutie. Chacun chez soi, on travaille dessus pour arriver à une démo, et à partir de ce moment on bosse ensemble dans le studio de répétition. Du coup, en effet sur cette première partie-là, ça n'a pas trop chamboulé notre méthode. C'est surtout le fait de ne pas pouvoir échanger dans la même pièce que cela a changé les choses.


Malgré donc ces solutions de contournement, la release party et de stabilité de votre méthode de travail, vous avez on imagine senti cette frustration ?

La release party a été reportée... Mais oui, jouer devant un public, avec ou sans album à défendre, ça nous manque énormément. Après cette séance live en studio, ce n'était pas évident après un an et demi sans avoir pu être ensemble et autant dans un vrai live si il y a un décalage, le public peut ne pas s'en rendre compte et ça passe, sur le studio il faut que ce soit parfait mais tu peux refaire plusieurs fois. C'était un exercice à la fois délicat et excitant.


C'était donc une manière de vous challenger ?


Oui, quelque part la poussée d'adrénaline quand tu montes sur scène était un peu présente. Tu te dis qu'il ne faut pas que tu te loupes, peu importe la scène. Tu as envie de te donner à fond pour le public, que ce soit dans une salle ou à l'occasion de ce live studio malgré les approximations.


Comment avez vous perçu les retours positifs sur "The Ropes" tant de la presse que du public, et est-ce que cela vous met une certaine pression pour la suite de vos projets ?


La pression, on n'a besoin de personne pour nous la mettre: on se la met tout seuls ! Cela nous motive plus que ça en ajoute en fait. On sait qu'on peut faire mieux. On s'était dit qu'on avait fait de notre mieux et finalement on n'était pas dans le faux puisque les retours comme tu le dis ont été positifs. Donc il faut continuer dans une logique de progrès pour nous-mêmes. Nous ce qu'on veut c'est quand on se retourne dans 10 ou 15 ans sur ce qu'on a fait, on se dise qu'on soit fiers de nous. J'en discutais avec un copain qui me disait qu'est-ce que tes enfants pensent de tout ça et je lui dis qu'ils sont sur la Lune à chaque fois, que veux-tu rajouter à ça ? Alors c'est sûr qu'ils sont peut être un peu moins exigeants que les experts que vous êtes mais ils ne sont pas obligés de te dire que ça leur plait... C'est le genre de truc que tu partages que ce soit avec des experts musicaux ou le public et la famille qui fait plaisir tout simplement et donc la pression ne réside pas dans ça mais dans le fait d'évoluer et de progresser.


Ce qu'on aimerait amplifier, c'est à la fois les contrastes au sein des chansons, gérer les dynamiques



Et vous avez déjà identifié les choses sur lesquelles vous souhaitez évoluer ?

Oui, bien sûr. Ce qu'on aimerait amplifier, c'est à la fois les contrastes au sein des chansons, gérer les dynamiques et d'autre part, c'était l'une des remarques de la chronique d'ailleurs, qu'il y a des choses attendues et on souhaite pousser ainsi le curseur vers certaines directions sans pour autant avoir des points communs. C'est à dire qu'on veut que les titres aient chacun une identité marquée avec une cohésion de groupe. On souhaite assumer les choix esthétiques et continuer de progresser sur la modernité du son sur le fait que ce soit produit maintenant mais pas daté dans cinq ans.


Améliorer les contrastes vous amènerait-il à tomber dans le progressif ?


Pas forcément. On souhaite avoir une identité dans chaque titre mais dans chacune des chansons, ne pas avoir des directions opposés mais faire un couplet très sobre pour que lorsque le refrain arrive ça explose et que les gens deviennent fous. Cela ne veut pas dire que ça sera la recette que l'on va systématiquement appliquer partout. Quelque part, c'est faire un peu plus voyager l'auditeur dans différents endroits. On a toujours vu notre musique comme étant cinématique, on compose la musique d'un film qui n'existe pas. Dans un film tu peux avoir des passages mélancoliques et d'autres plus dynamiques et pour notre musique ça doit être la même chose.





Vous tendez donc vers plus d'expérimentations avec ces ambiances cinématiques comme beaucoup de groupes et d'artistes qui conceptualisent leur musique à l'image de Steven Wilson qui pousse le tout sur scène avec des animations. Cela se traduira aussi pour vous à suivre cet exemple ?


Oui. Après comment on va le faire, ce n'est pas encore tout à fait défini. Mais typiquement, pour les prochains singles qui vont être clippés fin mars, l'idée est de faire une vidéo qui inclurait les trois clips. C'est une histoire d'environ 12 minutes avec 3 morceaux comme son. Ce serait un peu comme un court métrage qui influencerait ce qui pourrait être repris sur scène avec une diffusion d'extraits sur un écran derrière nous ou avant de commencer à jouer. Il nous faut des moyens pour ça. On s'inspire effectivement de Steven Wilson mais aussi de Depeche Mode également, qui jouent là-dessus à un autre niveau. J'aime bien aussi les contrastes de 30 Seconds to Mars avec un univers visuel et sonore particuliers.


Cette démarche de sortir cette version Deluxe s'inspire aussi des artistes anglais avec ces versions réarrangées comme Steven Wilson ou même à l'époque U2 qui accompagnait les CD 2 titres de versions alternatives et électro. Outre l'exercice musical que cette démarche représente, est-ce aussi qu'elle a été tentée car l'objet est joli, pour revenir sur l'aspect objet physique et collectionneur que l'on a un peu oublié ces dernières années ?

On est tous un peu de la vieille école, pour commencer. On a tous grandi avec des albums physiques, je continue d'acheter des CD. On a un objet dans la main qui t'emmène dans un univers déjà visuel. Puis, en tant que musicien j'aime bien lire qui a fait quoi... ça me passionne. Effectivement donc on a un amour pour l'objet. Pour ce qui est des remix, je pense que l'idée vient de nous mais ça n'a pas été calculé. Peu après la sortie de l'album, on a eu deux ou trois producteurs électro qui nous ont contactés et qui nous ont proposé de faire des remix de titres qu'ils aimaient bien. Le résultat nous a emballés et on s'est dit qu'on pouvait faire la même chose nous-mêmes. Pour ce second CD, je pense qu'on a remixé 60% des titres qui y figurent. De faire cet exercice, ça te permet de prendre du recul sur le morceau, te poser la question de la direction dans laquelle tu veux aller, qu'est-ce qu'on garde ou pas, ce qu'il faut changer. C'est un bon exercice de décryptage ou détricotage du morceau et sympa à faire qui représente un travail sur 8 mois.


Cet exercice a été difficile ?


Quand ça devenait difficile c'est que l'idée de base n'était pas forcément bonne. En général, on trouvait une autre idée.


Vous avez choisi de rentrer ainsi dans une autre forme de modernité avec cette version noire. Mis ensemble des disques sont une sorte de Yin et de Yang, pourquoi ce choix de l'électro plutôt que d'offrir des versions acoustiques ou épurées ?


Tu viens de citer deux choses qui ont fait partie de nos discussions. L'un c'est le Yin et le Yang avec les pochettes donc bravo et le second c'est l'acoustique. On a pas mal discuté là-dessus. On avait enregistré 3-4 morceaux il y a 3 ans en acoustique live en studio et on voulait les mettre sur la Deluxe. Pour te dire nos secrets, on voulais faire une Deluxe CD et une Deluxe vinyle. Dans ce dernier aurait eu droit à ces morceaux acoustiques. Mais, d'un autre côté, cela aurait été dommage de mettre les mêmes trucs sur les deux formats et donc on a proposé de faire quelque chose de différent et c'est là qu'au regard des remix reçu par les producteurs, on s'est dit que ça pourrait être un truc pas mal. En plus, l'autre raison est que l'électronique fait plus ou moins partie de notre musique et donc on s'est dit pourquoi ne pas voir ce que cela donnerait si on poussait ce curseur un peu plus loin. On a pas mal de gens qui écoutent du rock et de l'électro qui nous font des bons retours.





Tu disais qu'il y avait des morceaux plus difficiles. Ici on a 12 remix et tous les morceaux de l'album original ne sont pas remixés, il en manque trois, est-ce ces morceaux là qui ont été les plus difficiles et donc mis de côté ?


Non, en fait on ne les a même pas essayés ! 'Forever In A Day' et 'The Road' sont très calmes et faire un traitement électro sur cette base n'allait pas apporter grand chose.


Cela aurait pu devenir du Trip Hop ou de l'ambient pourtant, à la Massive Attack ou Portishead ?


On avait fait une version trip hop mais d'un autre morceau. On est tous fans de Massive Attack mais on s'est dit que ça serait moins facile de faire sonner un truc qui nous plaise. Pour le dernier morceau mis de côté, la version originale était déjà très électro et faire un remix électro d'un truc qui l'était déjà n'ajouterait aucune plus-value.


Le fait d'avoir bossé avec des producteurs extérieurs, ça fait ressortir des choses qu'on n'avait pas forcément identifiées comme proéminentes.



Cette plus-value électro apporte quoi aux originaux, le fait d'exacerber les mélodies ?


C'est une très bonne question. Le fait d'avoir bossé avec des producteurs extérieurs, ça fait ressortir des choses qu'on n'avait pas forcément identifiées comme proéminentes. En écoutant on s'aperçoit de choses pas mal du tout. Avoir un regard extérieur est très intéressant. Pour nos remix, on se disait qu'on verrait bien un arrangement dans une telle direction. Pour rendre justice à ce style, qu'est-ce qu'il fallait garder dans nos chansons ? Donc pour ne pas tomber dans la caricature, ce qu'il reste c'est la mélodie. Moi en tant que batteur, les versions électro c'est pas là où j'ai un rôle majeur. Quand cela devient plus simple, dans le bon sens du terme, il faut amplifier les mélodies pour avoir quelque chose d'intéressant à écouter.


Et cet exercice vous a permis de faire une auto-critique sur vos compositions originales et vous aide à progresser pour le prochain album original ?


Alors oui, mais ce n'était pas une auto-critique mais fait réaliser des choses. Tout ce travail-là rentre dans la tête et finira par ressortir plus tard. On est toujours en train de piocher dans nos cultures musicales pour trouver une idée pour qu'une composition marche. On pioche de partout : dans l'électro, le punk, du trip hop, de la cold wave.... au final c'est comme une caisse à outils.


Dans cet album un des remix a été fait par David Webber qui est l'homonyme d'un auteur de science-fiction. Je suppose que c'est purement fortuit mais certains de ces remix se rapprochent de Vangelis et de la BO de "Blade Runner". Vous attachez une importance à cet aspect cinématographique de votre musique, seriez vous intéressés pour travailler pour le cinéma ?

Alors là, j'aurai dû enregistrer la questions pour Michel, notre chanteur qui est un fan absolu de musique et de cinéma et son film préféré est "Blade Runner". C'est vrai que notre approche est de composer la musique d'un film qui n'existe pas mais ça ne nous dérangerait pas que le film existe. C'est vrai que ça nous passionne le cinéma et il y a des choses intéressantes vis-à-vis de notre musique où tu peux jouer sur les ambiances, les atmosphères... des trucs clostro ou plus ouverts. Ce côté visuel de la musique nous parle vachement. Michel a fait d'ailleurs des musiques pour des pièces de théâtre d'un de ses amis qui lui explique les scènes... Et à chaque fois, le public réagit aux ambiances qui s'en dégagent.


On a toujours un peu tendance à s'excuser d'être français dans la musique, ce qui est paradoxal par rapport à comment les Français sont vus comme arrogants


Toute cette démarche au niveau du visuel et de la musique rappelle effectivement Steven Wilson au marketing bien pensé, une démarche anglo-saxonne plus que franco-française, est ce que vous avez aussi de bons retours de l'étranger et des pistes auprès de labels ?


Oui, on a travaillé avec plusieurs entités mais la plupart ne se sont pas avérées efficaces. On essaye maintenant d'être un peu plus sélectifs. Sur le côté anglo-saxon, il y a un peu ce rêve de la musique faite aux Etats-Unis ou en Angleterre et ça fait partie de nous. Mais fondamentalement on a toujours un peu tendance à s'excuser d'être français dans la musique, ce qui est paradoxal par rapport à comment les Français sont vus comme arrogants... mais sur la partie musicale, alors qu'on a des excellents groupes, on se dit toujours c'est pas mal pour un Français. On n'y peut rien. On ne se positionne pas par rapport à ça, le monde de la musique rock est nettement plus développé en Europe de l'Est qu'en France. C'est plus difficile d'intéresser les structures aujourd'hui si on ne fait pas de musique urbaine. C'est sûr qu'on se voit plus comme un groupe qui s'exporte car à l'étranger ils ont une culture rock plus importante, que ce soit en Amérique Latine ou en Europe de l'Est.





C'est aussi la force de l'image et des réseaux sociaux devenus indispensables pour un groupe afin de se démarquer. Comment appréhendez-vous les réseaux sociaux, vous qui dites que vous êtes de la vieille école ? 


C'est très schizophrène, en fait ! Je vais te faire une aparté sur notre chanson 'Shinning', le concept est basé sur les réseaux où tout le monde sait que c'est très artificiel mais tous y vont car on a besoin de validation de l'extérieur mais aussi pour rester en contact avec les gens... C'est paradoxal, les réseaux sociaux où la partie sociale n'est pas évidente. En fait on a le même sentiment, ça nous donne la possibilité de toucher des gens qui sont loin et qu'on aurait jamais touchés sans et d'un autre côté, quand tu vois dans le sens où vont les choses, ce n'est pas forcément génial, cette histoire. On essaye de prendre ce qui nous parait positif et de minimiser ce qu'il ne l'est pas. Tu ne peux pas t’empêcher de t'énerver face à la bêtise humaine amplifiée que l'on voit sur les réseaux sociaux, et d'un autre côté si tu n'es pas d'accord avec quelqu'un tu ne peux pas t’empêcher de le  convaincre coûte que coûte que toi tu as raison et pas lui ce qui donne des débats stériles. Je préfère utiliser les réseaux pour la partie sociale plus que pour te démontrer que j'ai raison surtout si je ne te connais pas.


A propos des remix, est ce que vous avez laissé une totale liberté aux producteurs extérieurs ?

Non en fait, la possibilité d'avoir notre mot à dire était sur la table mais on ne l'a pas fait. On leur a donné les pistes studio et on leur a dit de faire leurs trucs. La première version qu'ils nous ont transmis était la bonne. Ce n'était pas notre intérêt de les brider. On les a même poussés à aller au delà des versions originales.


Il ne fallait pas qu'ils déstructurent le morceau ?


Nous, ce qui nous intéressait c'est que le morceau marche, peu importe si ça ressemblait ou non à la version originale. Pour notre partie à nous, c'était plus difficile de trouver les bonnes personnes.  On est beaucoup plus protecteurs dans ce qu'on fait. On a d'ailleurs créé une relation de confiance avec notre ingé son et producteur. C'est très important pour nous d'avoir créer cette relation. C'est un mec super et il a piloté toutes les séances studio et il a cette faculté de mettre les musiciens à l'aise.


L'année 2022 commence, arrivez vous à vous projeter ?


Oui, mais vers où je ne sais pas ! On ne sait pas comment ça va tourner. On suit notre chemin et on espère trouver des concerts...


On arrive à la fin de cette interview, ce qui a permis de réfléchir à la question que tu aurais aimé qu'on te pose, quelle est cette question ?

J'en ai une mais je ne sais pas si j'aurai une réponse (Rires).


Vas y ...


La question est : comment est ce que vous voyez Trank dans 10 ans ? On fait ça pour le plaisir, on n'aura pas à rougir. Arriver à continuer à progresser et faire des trucs sympas. Peu importe à la limite, l'essentiel sera que cette passion de maintenant soit la même dans 10 ans.


On vous le souhaite, merci beaucoup !


Merci à vous.




Plus d'informations sur https://www.facebook.com/trankmusic/
 
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