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TITRE:

WILDSTREET (19 OCTOBRE 2021)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

HARD ROCK MELODIQUE



De passage à Paris, nous avons rencontré le leader de la formation glam Wildstreet qui revient sur le devant de la scène...
STRUCK - 15.04.2022 -
10 photo(s) - (0) commentaire(s)

Pendant cette interview sans langue de bois, Eric Jayk revient sur le parcours chaotique de Wildstreet qui a connu des débuts fracassants auquel les membres n'étaient pas vraiment préparés expliquant la pause et le silence radio...  Malgré tout, l'intérêt des fans à son égard n'a jamais faibli comme en témoigne l'accueil réservé au dernier album "III" justifiant ainsi les ambitions inchangées dont nous fait part son frontman !





Quelle est la question que l´on t´a trop souvent posée et à laquelle tu aurais marre de répondre ?

Hum, je dirais probablement une question concernant mes cheveux (Rires) !


On ne te la posera pas vu que contrairement à ceux des membres de Steel Panther, ils semblent vrais…

(Rires) !


Le groupe a connu un début de carrière en fanfare avec un premier album éponyme sorti en 2008 qui a fait un carton et qui vous a permis de tourner partout et avec nombre de grands noms, quels souvenirs gardez-vous de ces quatre années de folie entre 2009 et 2013 ?

J’en ai plein mais je vais te dire que le moment le plus marquant et qui m’a fait réaliser qu’on avait fait quelque chose et notamment gagner pleins de fans et tourner à travers le monde est quand nous avons joué au festival Rocklahoma en 2009, nous avons joué le premier jour très tôt à midi et on a tout défoncé ! Et le dernier jour du festival, nous étions en tête d’affiche le dimanche soir. C’était plein et tout le monde chantait nos chansons : ils avaient probablement écouté le CD entre temps !
C’est la chose la plus importante pour un chanteur, pour un compositeur de voir les gens répondre et connaître ta musique.


Wildstreet n’a qu’un objectif que tout le monde fasse partie de la fête !




Tu as également dû te dire que vous étiez sur le bon chemin et que vous aviez la bonne recette. Comment expliques-tu cela ?

Eh bien, à cette époque, la majorité des groupes était en dépression alors que nous, nous souhaitons juste que notre public ait du bon temps ! Et ce n’est pas scientifique de dire que ce que nous chantons est universel. Je considère que beaucoup de musiciens sont indulgents envers eux-mêmes alors que Wildstreet n’a qu’un objectif : que tout le monde fasse partie de la fête !


Tout cela devait ressembler à un tourbillon, le retour sur terre ne fut trop brutal après tant de succès, que ça soit sur scène ou sur le net, 4 millions de vues sur le net notamment et un passage chez Jimmy Fallon en 2011 ! Comment on gère un tel succès et une telle folie médiatique ?

Eh bien, je ne pourrais pas expliquer les quatre millions de vues : c’est insensé !


Tu nous confirmes que ce n’est donc pas toi qui a cliqué quatre millions de fois sur la vidéo ?

Non (Rires) ! Je n’ai pas quatre millions de clones non plus (Rires) ! Mais on n’a jamais rien vu comme pour ‘Easy Does It’, c’était absolument viral ! Tout s’est enchaîné l’émission de Jimmy Fallon puis ensuite le titre, ‘Poison Kiss’… tout cela dépassait les Etats-Unis, nous avions un soutien incroyable et c’est toujours le cas comme en témoigne le succès rencontré par notre dernier single ‘Mrs. Sleazy’ -reprise de The 69 Eyes- que nous avons sorti hier (Sourire)…
Quand nous avons relancé Wildstreet et que nous avions prévu de sortir "Wildstreet III",  j’ai fait en sorte de travailler sur les réseaux sociaux et Spotify… pour avoir la plus grande impulsion possible.
A l’époque, j’ai tout fait par moi-même. Aujourd’hui, nous sommes accompagnés d’un gros label qui fait plein de super choses pour nous !


Nous avions besoin d’un break !





Tu évoques un retour… Cet énorme succès dès le début explique-t-il le break qui a suivi et les changements de line-up qui ont été effectués ? Avais-tu besoin de souffler, de reprendre pieds sur terre pour ne pas exploser en vol ?

Pour être franc, nous avions besoin d’un break ! C’est vraiment dur de tourner aux USA : nous tournions constamment… et la réalité est que c’est énormément de boulot pour être peu payé…


Et vous n’étiez pas préparés à cela ?

Pas vraiment : on continuait d’avancer… Comme quand un membre quittait le groupe, on continuait à avancer… jusqu’au moment où je me suis dit qu’il fallait que je fasse un break et m’éloigner de la scène rock pendant un certain temps… J’avais d’autres projets pour m’épanouir et aujourd’hui, je suis de nouveau prêt pour Wildstreet !


Je n’ai eu aucun doute


Comment as-tu reconstruit le groupe ? Cela s’est fait autour de toi mais as-tu douté sur ce retour ?

Aucun ! La première personne que j’ai contactée a été Jimmie Marlowe avec qui j’ai créé le groupe. On a fait le tour de nos amis et nous avons trouvé Dominick Martes -notre lead guitariste…
Mais non, je n’ai eu aucun doute comme cet intérêt de l’Europe dès notre premier signe de retour…


Le rock’n’roll ne se démode jamais si bien qu’il y aura toujours un intérêt pour les groupes de rock’n’roll





C’est quand même étonnant quand tu vois le monde actuel qui évolue très rapidement et que les groupes disparaissent aussi vite qu’ils disparaissent…

C’est vrai mais peu importe, le rock’n’roll ne se démode jamais si bien qu’il y aura toujours un intérêt pour les groupes de rock’n’roll comme le nôtre.


Malgré tout, n’as-tu eu pas le sentiment de retour de repartir de zéro ?

Bien sûr que si ! Je savais qu’il fallait que je nous reconnecte notre public. Je l’ai fait et tu sais comment je l’ai fait ? J’ai envoyé des messages à tous mes amis Facebook…


Les quatre millions dont on parlait tout à l’heure…

Non (Rires) ! Entre dix et quinze mille… J’envoyais ces messages tous les soirs pour leur faire savoir que nous sortions ‘Tennesse Cocaine’ et ‘Three Way Ride’… Pourquoi ? Parce que j’avais besoin qu’ils voient à nouveau Wildstreet ! Je sais que c’est stupide (Sourire) mais je ne voulais pas quelqu’un d’autre le fasse : je l’ai donc fait !


Wildstreet était de nouveau sur les rails et très rapidement, cette pandémie nous est tombée dessus. Ne t’es-tu pas dit que vous étiez maudits ?

Pas vraiment ! J’ai tiré profit de cette pandémie en donnant pleins de concerts en streaming pendant le confinement. Les gens continuaient donc de venir à nos concerts et ils nous remerciaient de donner ces lives en streaming pendant le confinement. Et pour être honnête, ces concerts étaient très bons.
Donc certes, la pandémie a ralenti notre tournée mondiale mais nous avons déjà tourné quatre fois aux Etats-Unis cette année et une autre arrive en novembre… nous sortons de Swiss Rock Cruise, deux concerts en France (NdStruck : à Aubagne et Lyon) et des dates en Suisse et en Belgique… Je veux dire par là qu’aucun groupe de notre niveau ou même plus gros comme Guns n’Roses n’a pu faire ce que nous avons fait !


Cet album est une œuvre d’art cohérente !





"Willdstreet III" est un album court de 34 minutes, éviter de trop remplir l’album et retrouver le côté urgent et rapide des années 1980, c’était le but avec ce disque ?

Les huit chansons ont été choisies parce qu’elles s’emboîtent parfaitement : cet album est une œuvre d’art cohérente ! Nous n’avons jamais réellement pensé à la durée de l’album… Nous avons sélectionné huit titres sur un total de seize et nous voulions montrer au monde entier toutes ces différentes choses que nous étions capables de faire : ‘Mother’ ne ressemble à rien d’autre de ce que nous avions pu faire par le passé. Mais cela sonne toujours comme du Wildstreet : pourquoi ? Je dirais en partie en raison de ma voix, la façon de jouer de la guitare de Jimmie mais surtout le son du groupe en général…


C’est un album cohérent même si la musique navigue entre punk / thrash / metal / Rock / Sleaze / Glam, est-ce que cela a été facile de concilier ces styles sur votre disque, parfois dans une seule chanson ? Comment as-tu canalisé les idées ?

Nous faisons juste ce qui semble bon pour la chanson. Wildstreet est un melting-pot de personnes et d’influences ! Nous venons tous d’endroits différents et nous avons tous des approches différentes… c’est la beauté de faire partie d’un groupe que tu ne retrouves pas quand tu es un artiste solo : tu ressens la touche de chacun des membres, c’est fantastique !


Tu as dit que pour "Wildstreet III", vous aviez sélectionné huit titres sur seize. Cela signifie-t-il que vous avez déjà les huit prochains titres du prochain album à venir ou les jouer sur scène ?

C’est un peu compliqué quand tu es un groupe de quatorze ans et que tu n’as qu’une heure de scène : tu te dois de jouer les chansons que le public veut entendre !
Mais pendant la pandémie, plein de ces idées inachevées que Jimmie et moi-même avons explorées sont de potentielles super chansons mais notre boulot est de faire en sorte que les chansons réunies sur un album forment un ensemble homogène. Depuis nous avons beaucoup tourné ce qui est exténuant, nous allons donc prendre un peu de temps pour nous préparer…


Les titres sont souvent courts et directs, je pense à ‘Raise Hell’, ‘Born To Be’, ‘Tennessee Cocaine’, taillés pour la scène avec des refrains immédiats dans un pur esprit hard US 1980, quelque part en influence entre Warrant et Ratt. Retrouver cet esprit direct et sans prise de tête c’était l’idée de base ?

Eh bien, je dirais oui et non… Pour être honnête, je ne suis pas trop dans cette scène (Rires) j’écoute plus du stoner en général et Clutch en particulier.
Mais, ‘Raise Hell’ par exemple est très Judas Priest. ‘Tennesse Cocaine’ est très moderne : je me souviens que Jimmie était venu chez moi en se demandant comme faire en sorte que ce titre sonne comme du Wildstreet et nous y sommes arrivés.


Dans ce nouvel album vos titres reposent sur une belle énergie (‘Three Way Ride’) mais aussi sur des ambiances justement angoissantes et cinématographiques avec ‘Mother’ long de sept minutes avec différents mouvements. Etait-ce une volonté d’affirmer que Wildstreet ne se résume pas à de l’énergie mais qu’il est plus conceptuel et que vous n’êtes pas qu’un groupe influencé par le glam ?

Hum, oui… Avec ‘Mother’, nous sommes bien évidemment loin de titres comme ‘Easy Does It’ ou ‘Shake It’ mais y-a-t-il une grande différence entre le rock des années 1980 et Alice in Chains ? Pas vraiment… Tu vois ce que je veux dire ? L’influence la plus directe est le grunge -Alice in Chains, Soundgarden- c’était les chanteurs que j’écoutais à l’époque…


L’intérêt de "Wildstreet III" est de préparer les gens au Wildstreet à venir !




Proposer un tel titre ça sert aussi à ne pas être qu’un groupe vu juste comme festif ?

C’est une façon de montrer que c’est plus que du Wildstreet ! L’intérêt de "Wildstreet III" est de préparer les gens au Wildstreet à venir ! Nous mélangeons différents genres de rock et nous le faisons bien parce que nous sonnons toujours comme Wildstreet !


Ce qui marque à l’écoute c’est ta voix nasillarde typique, on y retrouve un savant mélange entre Axl Rose et Vince Neil, ces deux légendes sont des influences naturelles je suppose ?

Oui ! Axl Rose est clairement un de mes chanteurs préférés. Mais j’aime plein de chanteurs et cela dépend des jours…


Et des chansons… Au détour de quelques titres on peut aussi penser à Blackie Lawless de WASP ou Sebastian Bach, tous ces chanteurs, cette scène hard US c’est l’ADN de Wildstreet ?

C’est difficile de répondre, mais je pense que ma voix réunit toutes ces influences. Mais encore une fois, la façon dont je chante sur ‘Mother’ n’a rien à voir avec la façon dont je chante les autres chansons…


Il y a une ballade, ‘Still Love You’, c’est un exercice obligé pour un groupe de hard US de proposer une ballade crapuleuse qui peut attirer un public plus mainstream ?

Je ne pense pas, parce que je joue trois différents solos avec trois personnages : le premier est une sorte de Coldplay, le deuxième est un vieux bluesman au milieu et le troisième est un shredder… Je dirais plus que ce sont les guitares qui excitent les gens et apportent une ambiance particulière… J’adore cette chanson !


Ecrire des chansons c’est comme jouer un rôle


On a l’impression que c’est aussi ce genre de titre plus personnel, est-ce que pour être artiste il faut aussi une part d’impudeur, et comment arrives-tu à trouver cette frontière entre vous livrer et garder un peu de secret ?

Hum, peu importe si elles sont déprimantes ou quand je suis de bonne humeur- quand je suis dans le bon état d’esprit, je peux tout écrire… Ecrire des chansons c’est comme jouer un rôle : il faut être dans le personnage et en particulier quand tu es chanteur !


Et finalement, aujourd’hui, quels sont tes attentes ?

De quel album : "Wildstreet III" ou du prochain ?


A toi de me le dire, notamment quand penses-tu sortir ce prochain album ?

J’espère que nous pourrons sortir un EP l’année prochaine.
Notre label Golden Robot a comme plan pour nous que nous sortions des singles indépendamment du futur prochain album. Nous en avons discuté ensemble, c’est la raison pour laquelle nous avons sorti cette reprise de 'The 69 Eyes' qui est incroyable et qui était sur nos étagères depuis des années… C’est la première chanson et il y en a tout un tas d’autres presque prêtes…


Je veux que nous soyons le plus grand groupe au monde !




Et dans ces conditions, quelles sont tes ambitions pour Wildstreet de retour aux affaires ?

Je veux que nous soyons le plus grand groupe au monde ! C’est la vérité !


Et as-tu le sentiment d’avoir perdu du temps dans l’atteinte cet objectif notamment avec ce break après un succès extraordinaire à vos débuts il y douze ans ?
Je veux juste jouer de la musique avant tout ! Mais oui, aujourd’hui, cet objectif est possible : "I’m ready to rock" (Rires) !



Tu veux nous dire qu’aujourd’hui tu es enfin bien entouré pour atteindre cet objectif ?

Tout à fait ! Premièrement, notre label Golden Robot Records est formidable avec nous et nous aide… La plupart des groupes a des packages CDs bon marché mais notre label fait en sorte que notre album sorte dans les meilleures conditions possibles : en support vinyle, CDs avec un livret en couleur… c’est vraiment génial : ils nous aident vraiment sur pleins de choses…
Nous avons également un agent qui s’occupe de nous trouver des dates, des tournées aux Etats-Unis… Il tuerait pour nous ! Enfin, nous avons un agent en Europe qui a fait en sorte de trouver tous ces concerts : c’est incroyable !
Cela a vraiment été très dur ces deux dernières années mais je suis entouré d’une équipe assez géniale !





Nous t´avons demandé quelle était la question que l´on t´avait trop posée. Au contraire, quelle est celle que tu aurais souhaité que je te pose ou à laquelle tu rêverais de répondre ?

Oui, je suis allé à l’université pour étudier la musique. J’ai étudié la guitare jazz. Et aujourd’hui, quand je ne tourne pas avec Wildstreet, j’enseigne la musique (Sourire) comme quoi, il faut pas que tu te fies trop à mon pantalon et mon look de façon générale (Rires) !


Merci !

Merci beaucoup !


Merci à Noise, Calgepo et Loloceltic pour leur contribution...


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/wildstreetnyc
 
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