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TITRE:

THE LOSTS (04 Mai 2021)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

HEAVY METAL



A l'occasion de la sortie du nouvel album "Mystery Of Depths", Music Waves s'est entretenu avec The Losts pour nous en parler en détail.
NOISE - 26.05.2021 -
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The Losts a vu le jour en 2010, mais depuis vos débuts vous avez juste proposé deux albums, dont le nouveau, et un EP. 5 ans se sont écoulés depuis le premier album. Comment expliquez-vous ce rythme relativement lent ?

The Losts est un groupe animé à l’origine par une envie de s'amuser entre potes en faisant de la bonne musique, en buvant quelques bières et en faisant des blagues pourries. Évidemment cela vient en plus de nos vies de famille, de nos contraintes professionnelles ou de projets parallèles. Nous avons débuté en 2010. Mais le groupe s’est lancé un peu plus sérieusement avec la sortie de l’EP en 2013. A partir de là, nous avons privilégié les concerts. Le temps de composer de nouveaux titres, de les enregistrer, "... Of Shades & Deadlands", le premier album, est arrivé 3 ans après. Nous aurions aimé sortir "Mystery Of Depths" quelques mois plus tôt… mais c’était sans compter un changement de line-up et le contexte sanitaire… Et puis il y a la question financière… produire un album est un véritable budget qui nécessite de remplir les caisses entre chaque sortie.


Il y a une volonté de travail bien fait ou cela est-il difficile quand on a une vie et un métier à côté de pouvoir se réunir et travailler sur des compositions et répéter ?

Les deux mon général ! C'est sûr que ça nous botterait bien de sortir un disque de reprises de Carlos en black metal avec un son digne des premiers Burzum. Mais bon, on avait envie de sortir quelque chose de qualité et ça prend du temps. Les pistes de batterie ont été faites en avril 2019, puis traitées pour offrir aux guitaristes/bassiste la meilleure base possible pour leurs enregistrements. Ensuite, c'est chacun chez soi, avec notre home studio, après une journée de taf et quand les enfants étaient endormis que le travail a continué. Puis est venue la phase de mixage avec quelques réarrangements, l’arrivée de PPG à la basse. Finalement le disque a été masterisé à peu près 2 ans après les 1ères prises de son.


Votre essence c’est la scène, vous avez multiplié les dates dans le nord de la France et dans les pays limitrophes comme la Belgique et les Pays-Bas. Quel souvenirs gardez-vous de ces dates avec entre autres Serenity, Drakkar ou Fireforce ? C’est un rêve de gosse qui se réalise de pouvoir tourner et présenter sa musique ?

Nous avons beaucoup de souvenirs de scène, avec tant de groupes que nous avons rencontrés et avec qui nous avons noué des liens d’amitié, Drakkar et Fireforce en font partie. C’est toujours un réel plaisir de se retrouver pour une date. Avec Serenity il s’agissait d’un festival organisé par Blue Lightning en Belgique, une organisation méritante qui a proposé pendant plusieurs années des affiches de qualité mêlant underground et têtes d’affiche plus mainstream. Dans la musique, le rêve de gosse est un peu partout quand tu gardes une âme d’enfant : répéter avec ses copains, enregistrer un disque, faire des photos promos, discuter avec des fans, recevoir une chronique, répondre à une interview, monter sur scène… et ce, même si nous n’en sommes bien sûr pas à un stade où nous risquons d’en perdre la tête !


Vous avez bossé votre deuxième album pendant cette période sanitaire délicate, cela a-t-il été difficile à organiser pour les sessions d’enregistrement ?

Les sessions d’enregistrement étaient déjà réalisées en amont. Nous avons profité du confinement pour mixer l’album, refaire parfois quelques prises de son pour les besoins de la production, notamment les chœurs que nous avons gonflés. Nous avons également pris un peu plus de temps pour nous pencher sur d’autres étapes (comme la confection du livret, par exemple). Là où le contexte sanitaire a été le plus handicapant, c’est lorsque nous avons fait face à notre changement de line-up. Nous avons recherché notre nouveau bassiste et fait des auditions à distance. Lorsque nous avons trouvé notre perle rare en la personne de PPG, son accueil a été mouvementé au milieu de ces périodes de répétitions impossibles. Ceci nous permet de faire les présentations : PPG est “tombé” dans le heavy metal à l'âge de 13 ans avec comme premier contact 'Can I play with Madness' d'Iron Maiden, des sonorités plus rock’n’roll avec des groupes comme Led Zeppelin, Deep Purple mais aussi un goût prononcé pour le néo-classique tel Uli Jon Roth. Mais son parcours est dense et l’a amené à jouer dans des genres très variés, bien au-delà du metal.




La situation permet au gouvernement de
 légèrement relâcher la pression, vous pensez pouvoir présenter l’album sur scène rapidement ? Plus généralement, comment vivez-vous cette période sans culture vivante ?

Nous partageons forcément l’envie collective de retrouver la vie culturelle. Sortir un album sans pouvoir le promouvoir sur scène est un sentiment étrange. Il faut réinventer sa promotion. Nous avons, par exemple, proposé un événement en ligne, le jour de la sortie, avec une présentation en visioconférence, suivie d’une écoute interactive de l’album. Avec le "relâchement", nous espérons au moins pouvoir reprendre un contact assidu avec la salle de répétition (les 4 membres sont éclatés sur le département du Nord), pour se préparer à un retour sur les planches dès que possible. "Mystery Of Depths" le mérite et nous avons tous besoin de partager à nouveau des choses. Mais comme les établissements qui proposent des concerts sont encore un peu dans le flou sur les conditions réelles de leur réouverture, c’est encore compliqué de positionner des dates.


L’album c’est "Mystery of Depths". Vous avez travaillé avec une nouvelle équipe, Phil
Reinhalter et Frédéric Motte, qui a un joli palmarès en termes de groupes produits, Mercyless, Great Old Ones ou encore Loudblast. Comment un groupe indépendant totalement comme le vôtre a eu l’opportunité de bosser avec de tels pointures ?

Nous avions envisagé diverses pistes pour la production de ce disque mais l’envie de passer à un niveau supérieur et également d’approcher un schéma de production davantage tourné vers le metal extrême nous a poussés à contacter Phil. Ce qu’il avait fait avec Division Alpha ou Mercyless avait vraiment de la gueule. Les premiers échanges nous ont confortés dans ce choix, tant sa philosophie de travail, induisant une véritable direction artistique, nous a séduits. De son côté, il était emballé par le projet que représentait cet album. Côté mastering, Phil a un partenariat avec Frédéric, c’est donc tout naturellement qu’il nous a proposé ses services. Nous ressortons plus que satisfaits de cette expérience avec ce duo de choc qui a su mettre en lumière tous les atouts de notre musique !


Avoir une équipe comme ça autour de vous, c’est l’occasion de progresser et d’obtenir un son professionnel digne de vos compos. Mais en même temps, vous n’avez pas eu peur d’avoir un son trop formaté un peu loin de votre style assez old school ?

Pas de peur, non, car nous ne cherchons pas à coller à un son précis. Notre musique prend bien évidemment racine dans des styles qui ont une longue histoire mais "Mystery Of Depths" a aussi quelques digressions plus modernes, ne serait-ce que par le jeu en 7 cordes de DGC (guitares). L’envie de progresser, bien sûr, mais également celle de proposer une enveloppe sonore différente de nos précédentes productions, avec un son un peu plus lourd et punchy, ont été des motivations. Cependant, je ne pense pas qu’on puisse dire que les productions qui sortent des mains de Phil sont formatées. Il s’adapte aux groupes, a une patte toute particulière qui donne une belle personnalité à ses productions et "Mystery Of Depths" en a assurément bénéficié.


L’album continue le concept que vous avez développé autour des égarés, innocents à la base, et qui sont pervertis et souillés par le contact de l’humanité. Votre regard est très sombre sur notre société, notre humanité, elle vous semble à ce point condamnée à plus ou moins long terme ?

La musique est un exutoire. C’est surtout ainsi qu’il faut le voir. Nous n’avons pas une vision si noire de nos contemporains mais nous sommes forcément atteints par ce dont est parfois capable notre espèce pour survivre. Les textes développent surtout une curiosité quant à la complexité et l’imprévisibilité de l’être humain. Plus il évolue, plus il développe de manières de s'auto-détruire.

Le côté sombre que l’on retrouve dans nos visuels et notre univers graphique est un bon moyen de compenser notre trop plein de bonne humeur ! Tout est affaire d’équilibre.


La pandémie et ce qu’on voit sur le comportement des gens, le manque de solidarité général a
dû largement vous conforter dans ce regard pessimiste ? Je retrouve dans ces textes et ces thèmes un ton proche de la littérature fantastique, style Lovecraft ou Poe, vous vous retrouvez dans ces influences ?

La pandémie a assurément été un terrain d’observation des comportements individuels et collectifs, et ceci tant dans ses incidences positives que néfastes. On a tout de même vu de belles initiatives fleurir. Mais également des manifestations de survie, de contrôle, de détresse... on ne sait jamais quel démon se terre dans le noyau le plus archaïque de nos âmes. La pandémie aura en tout cas bien donné matière à le nourrir.

Si Poe a bercé ma jeunesse (YGC, chant, guitare), je lis généralement peu de littérature fantastique. Il y a bien Anthelme Hauchecorne et son univers steampunk qui m’ont captivé ces dernières années (Nous nous sommes d’ailleurs échangé quelques messages, nous amusant du rapprochement de ses “Eveillés” (cf. Les Âmes de Verre) et de nos “Egarés”) ; mais pour nos textes, l’inspiration vient essentiellement de l’observation d’inconforts ténus aux déséquilibres les plus importants que nous manifestons dans nos quotidiens. La plupart des textes sont même issus de mes propres expériences émotionnelles, transcrites de manière exacerbée bien sûr, pour en faire un conte horrifique.


Le premier contact avec un disque c’est sa pochette. Et là vous avez frappé fort, Chadwick St John vous a offert une œuvre remarquable. Comment avez-vous réussi à travailler avec cet artiste qui a bossé pour Darkthrone ?


Un beau visuel, ça nous semble effectivement être une entrée importante dans un disque. C’est donc une étape que nous ne voulons pas négliger. C’est ainsi que nous avions travaillé avec Stan W. Decker pour le précédent album. Pour "Mystery Of Depths", nous avons répertorié quelques artistes que nous aimons particulièrement, Chadwick en faisait partie, avec notamment la pochette du “Old Star” de Darkthrone qui nous avait tapé dans l'œil. Nous les avons tous contactés et Chadwick a remporté notre adhésion, d’autant plus qu’il s’est montré tout de suite très enthousiaste et inspiré par les démos que nous lui avons envoyées. L’approche du dessin en noir et blanc colle très bien à l’ambiance contrastée qu’on voulait donner à ce disque, entre envolées lyriques du heavy et aspects plus sombres du black/dark metal. Nous sommes très fiers du résultat !


Et il a réussi totalement à mettre en image vos textes, je lui trouve un côté cosmique, mystique même, qui plonge dans les
abîmes de l’âme, avant même d’écouter on comprend l’idée du disque, c’était le but ? Je lui trouve aussi un côté proche des œuvres de Giger, avec la même intensité. Vous vous retrouvez dans cette influence de style mais aussi de pensée ?

C’est tout à fait ça! "Mystery Of Depths" a une double lecture. Celle de surface, nous plongeant dans les profondeurs marines les plus anxiogènes, et bien sûr celle qui se rattache à notre concept : les abysses de l’âme humaine, comme tu le dis si bien ! Nous avions envoyé la ligne directrice de nos textes à Chadwick et il a eu toute liberté (ce qui provoque toujours un petit moment de trac à la découverte du visuel). Il nous avait cependant dit qu’il voyait bien où nous voulions en venir… Le résultat nous a montré que c’était effectivement le cas !

Giger est une institution dans l’esthétique fantastique, comme "To Mega Therion" de Celtic Frost pour l'avènement du metal extrême. Enfants des années 70/80, ses créatures ont bercé notre imaginaire. Je ne sais pour autant pas si nous pouvons le citer comme influence. Tu évoquais H.P. Lovecraft tout à l’heure et je sais par contre que Chadwick avait ce type de visions en travaillant sur notre visuel.


Musicalement on retrouve ce que la pochette nous promet, un heavy teinté de thrash à l’ancienne, épique et proche des anciens comme Manilla Road, Pagan Altar ou King Diamond. Ce sont des modèles pour vous, ces formations ?

King Diamond, assurément en ce qui concerne YGC. Ce n’est pas une mince affaire de synthétiser nos influences tant elles sont diverses et très différentes suivant les quatre membres. L’éventail va du classic rock au black metal et c’est un peu ce qu’on essaie d’instiller dans notre musique. Même si la base est fondamentalement heavy, on y trouve un peu de doom, de thrash, de dark, de black/death et aussi de musique orientale. PPG (qui a intégralement réenregistré les parties de basse (à l’exception de celle de 'Revelation Of The Losts') alors même que l’album était finalisé) a ramené également beaucoup de sa personnalité, avec un groove qui apporte vraiment une autre dimension aux morceaux.


C’est vraiment une plongée dans les années 80 avec notamment Tattoo The Child’, ‘The Priests Control’ ou ‘Pharaoh’s Curse’. Le chant aigu typique est là ainsi des parties instrumentales, totalement dans cet esprit à l’ancienne, et des refrains soignés. Le but c’est bien de retrouver un certain esprit underground loin des modes et avec une certaine pureté ?

On ne se pose pas trop de questions quant aux objectifs de notre musique mais s’il y a un but, c’est avant tout celui de trouver notre place dans le paysage metallique et celui de faire une musique dans laquelle chacun se retrouve et peut exprimer ses préférences stylistiques, sa personnalité musicale. Il y a effectivement une plongée dans les années 80 mais on trouve aussi des éléments de la musique des 70, des 90, voire des années 2000. Nous aimons retracer certains aspects de l’histoire du heavy metal. Et ceci en toute liberté, loin des modes, c’est certain !


J’ai même retrouvé dans ‘Until The End’ et ‘Mystery Of Depths’ un côté plus black, le black des origines de Venom et Mercyful Fate, là aussi ce sont vos racines musicales ? Je trouve que le résultat est parfait et qu’on est totalement plongé dans cet esprit rebelle et indépendant, c’est votre but aussi de faire vivre cet esprit rebelle ?

Les groupes que tu cites sont peut-être davantage écoutés par YGC. Même si l’on partage ce goût pour des musiques sombres, l’esprit le plus black du groupe, c’est JCR (Batterie). C’est aussi lui qui se charge des parties de voix extrêmes. C’est un grand fan de black mais plutôt celui débutant avec Marduk. Ce qui donne cet aspect “première vague du black”, c’est sans doute l'association de sa personnalité avec celles des autres membres, peut-être davantage tournées vers le heavy metal mélodique ou théâtral. Quant à l’esprit rebelle et indépendant, nous sommes des metalleux… c’est un pléonasme ;-)


Inner Wounds’, avec son chant notamment, m’a fortement rappelé Megadeth, celui rageur des débuts. C’était l’idée de retrouver le son et la hargne de Dave Mustaine, c’est un hommage à ce qu’a amené le groupe au thrash et au heavy metal en général ?

Megadeth est une influence un peu plus commune aux membres du groupe et YGC est un grand fan alors quand DGC a ramené ce riff speed, YGC a très vite eu l’envie de poser ces grommellements caractéristiques dessus... Alors oui, là il y avait la volonté de faire un bon clin d'œil à Mustaine. C’est tout de même l’un des grands parrains du riff !


Enfin ‘The Sand War’ évoque l’évacuation de Dunkerque en 1940, il me semble. Parler de ce moment fort de l’histoire de notre pays et de la région Nord, c’était important pour vous ?

C’était d’autant plus important qu’YGC habite Dunkerque et que le texte est basé sur les extraits des mémoires de guerre de Pierre Callipel, le grand-père de DGC et YGC. Il y a donc une portée émotionnelle importante. Ces extraits sont d’ailleurs lus en clôture d’album par Rémi Vincent, un comédien de la compagnie de théâtre dunkerquoise “les Artmateurs”. 'The Sand War (May 1940)' est l’une des rares chansons à sortir du concept des Égarés… même si on peut y trouver des connexions.


Il en ressort un titre différent des autres, plus théâtral, à la fois sombre et mélancolique, plus mélodique aussi, une bonne synthèse de vos influences. Comment l’avez-vous travaillé ce titre, vous sentiez qu’il était un peu à part dans le disque ? C’était important pour vous d’avoir une longue pièce dans le disque, vous pourriez proposer à l’avenir plus de titres de ce genre ?

Il est un peu à part de par la teneur du texte mais musicalement, beaucoup de nos morceaux ont leur propre identité. De ce fait, au-delà de la particularité de sa narration finale, nous n’avions pas spécialement perçu ce titre comme si particulier. Merci en tout cas de nous livrer ici tes impressions. 'The Sand War (May 1940)' est peut-être un peu plus dans l’esprit évolutif de compositions antérieures comme 'Never Come, Never Gone' ('... Of Shades & Deadlands') ou 'Mr The Fake' ('No God, No Devil'), avec une accalmie centrale. Nous avons auparavant déjà proposé des titres un peu plus longs, nous en proposerons sans doute encore à l’avenir, même si nous avons tendance avec le temps à réduire la durée de nos titres à des formats plus facilement digérables. Nous verrons bien ce que nos esprits torturés nous réservent pour la suite!

Merci à toi pour cette interview très riche!



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