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TITRE:

PARADISE LOST - L'ELYSÉE MONTMARTRE (PARIS) - 19 DÉCEMBRE 2009


TYPE:
COMPTE-RENDUS DE CONCERT
GENRE:

METAL GOTHIQUE



Dernier concert de l'année 2009, Paradise Lost donnait rendez-vous au public parisien qui s'était déplacé en masse pour l'occasion. MW revient sur cette imposante soirée.
HYPERUNKNOWN - 22.01.2010 -
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On peut dire que certains ont le sens de l’à propos car quel beau cadeau en ces fêtes de fin d’année que la venue sur la capitale de Paradise Lost et que l’Elysée Montmartre affichant complet avait l’honneur d’accueillir. Accompagnés pour l’occasion par les formations Adagio et Samael dans des styles plutôt différents, la soirée s’annonçait intense et variée.

Après une ouverture de portes à 18h, les Français d’Adagio font leur entrée moins d’une demi-heure après, acclamés par une poignée de fans, et sans plus de préambule, se jettent dans leur métal néo-classique avec une belle énergie pendant trente petites minutes de virtuosité difficilement appréciables étant donné le bouillon sonore qui semblait sortir des enceintes. Visiblement agacé par des tracasseries d’organisation de la salle (selon des sources présentes ce soir là), le frontman finlandais Christian Palin aidé du guitariste Stéphan Forté, beaucoup plus souriant pour sa part, assure pourtant ce court spectacle, notamment par des tournoiements de cheveux qui aurait fini par mettre au tapis n’importe quelle personne normalement constituée. Très peu d’échange (étrangement c’est Palin qui s’exprime au public alors qu’il ne maîtrise pas vraiment le français) et une sortie de scène rapide et sans fioriture. Bref, un bon moment mais sans plus.

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Quelques minutes seront nécessaires aux roadies pour la mise en place du set de Samael, surtout cet étrange dispositif de percussions destiné au non moins énigmatique Xytras. J’avoue ne pas connaître jusque là autant Adagio que Samael, mais leur musique estampillée Black Metal me confirme le choix judicieux dans l’achat de protections auditives. C’est aussi je l’avoue un courant musical que j’affectionne très peu (disons pas du tout !) mais heureusement dès que les Suisses entamèrent les premières notes de « Rain »., plus que du Black, c’est dans la cours du métal Indus que mes oreilles semblent baignées. Personnellement, tout le show de Samael aura été une véritable claque : des compositions sombres et puissantes, une projection d’images spirituo-religieuses, un son très convaincant, mais aussi un charisme débordant de la formation, des ingrédients largement suffisant pour prendre un pied terrible. Derrière le micro, interprétant tour à tour « Solar Soul », « Ceremony of Opposition », ou encore « Slavocracy », Vorphalack chante en anglais mais échange en français avec un public somme toute attentif mais qui dirait-on garde ses forces avant Paradise Lost. A l’image des mouvements incessants de Makro et Mermod, mais aussi du martelage chorégraphié de Xytras, c’est à un spectacle dynamique, carré et scéniquement imposant auquel aura droit la salle à présent remplie dans sa totalité.

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S’en suit pendant plus d’une demi-heure l’une des choses les plus énervantes des concerts pour ma part. Outre l’évacuation des différents instruments, câbles, et enceintes pour être replacer par de nouveaux, ce qui jusque là paraît tout à fait normal, c’est dans l’optimisation des déplacements que se pose le problème. Car quand au bout de trente minutes, un roadie règle encore les instruments ou pire vient vérifier le serrage des cymbales, c’est bien qu’il y a une organisation à revoir. En n’accusant personne, car il peut s’agir d’un retard du groupe lui-même (des soucis en coulisse entre un videur et la femme de Nick Holmes ayant aussi été colportés jusqu’à mes oreilles), ce genre d’atermoiement est quand même trop souvent constaté dans bon nombre de concerts.

Les lumières finissent heureusement par s’éteindre, remplacées par les premières véritables acclamations. La montée sur scène des maîtres du doom fait apparaître un lead guitariste de remplacement pour la soirée : la gratte de Greg Mackintosh (absent dû à des soucis familiaux) sera en effet tenue ce soir par un grand gaillard du nom de Milly Evans, technicien guitare de Paradise Lost le reste du temps.

Venus défendre Faith Divides Us Death Unites Us, c’est tout naturellement que les natifs d’Halifax engagent les hostilités avec « Rise the Denial », suivi d’un joli retour en arrière avec « Pity the Sadness ». Les titres fonctionnent déjà bien malgré un son approximatif qui ne rend pas justice à la production impeccable délivrée en studio. Le micro de Holmes semble sous-mixé également, mais ce n’est pas ces considérations techniques qui entravent l’agitation du public, ravi de ré-écouter en live les monuments piochés dans l’ensemble d’une déjà longue discographie. Agée en moyenne d’une bonne trentaine, une partie de la foule semble connaître parfaitement les morceaux qui sont repris comme il se doit (le type derrière moi en est la preuve hurlante, m’obligeant à un moment à me déplacer afin que mes pauvres oreilles s’arrêtent de saigner) Certains vieux titres, sans doute attendus plus que les autres bénéficient d’un engouement particulier, même si les deux derniers albums, très bien accueillis – à juste titre – lors de leur sortie font quand même de nombreux émules.

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Chaque annonce de titre est suivie de rugissement de la fosse. On sent qu’il y a des aficionados de la première heure. De quoi se lâcher d’ailleurs pour fêter les 40 ans d’Aaron Aedy avec un « Happy Birthday » qui manquera pas de flatter le bonhomme. La foule paraît satisfaite même si franchement la performance de Nick Holmes, ne serait-ce que son attitude scénique, n’est pas ce qu’on a fait de mieux. Vocalement pas au top, Holmes devra compter sur son charisme pour laisser une impression forte de cette soirée.

Ce qui sera le cas au final. L’Elysée accueillait ce soir de grands groupes dont un monument du métal. Et malgré quelques fausses notes, la setlist de Paradise Lost a été à la hauteur des attentes des centaines de métalleux présents. Cette affiche était bel et bien LE dernier gros concert de l’année 2009.


Un grand merci aux maîtres de clefs de ces concerts que sont Struck et Roger de Replica Records.
Merci aussi à Djil pour ses photos inédites disponibles sur son site.


Setlist de Paradise Lost :

Rise the Denial
Pity the Sadness
Erased
I remain
As I die
The Enemy
First Light
Eternal
Enchantment
Frailty
One Second
No Celebration
Requiem

Rappel :
Faith Divides Us, Dead Unites Us
The Last Time
Say just words



Plus d'informations sur http://www.paradiselost.co.uk
 
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