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TITRE:

Music Waves donne la parole aux acteurs du spectacle vivant (Part. 1) - Les attachés de presse


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

ROCK



Dans le cadre de la crise de la Covid, Music Waves a décidé de donner la parole aux acteurs du spectacle vivant. Première partie : les attachés de presse.
PASCALJ - 08.12.2020 -
3 photo(s) - (1) commentaire(s)

2020 se termine avec le bilan culturel que nous connaissons tous, tous les festivals ont été annulés, tous les concerts ont été soit reportés soit annulés également. Les professionnels du spectacle vivant essaient de se faire entendre régulièrement mais, il faut bien le dire, rien n'y fait  : pas ou peu de réponses, des promesses d'aides financières.

Music Waves a décidé de donner la parole à quelques acteurs de la culture. Dans cette première partie, la parole est donnée aux attachés de presse : Roger Wessier de Replica , Elodie Sawicz de l'agence Singularités et Sarah Kazaroff de Dooweet.


2020 va se terminer, enfin, comment avez-vous réussi à passer cette année particulièrement compliquée pour le monde du spectacle vivant?

Roger Wessier (Replica / Base Production) : On va dire que c'est une année "négative, morte" depuis l'apparition de ce virus. Toute l'industrie musicale s'est effondrée en quelques semaines, décalage de sortie des albums, les concerts décalés, annulés période par période et sans perspective d'un mieux pour le moment. Aujourd'hui, tout le monde reporte et voit un avenir plus clément en 2022. 
Maintenant en ce qui concerne la promo, des albums étaient en sorties prévues et les artistes ont dû les sortir quand même avec des magasins fermés, les médias en standby également. Beaucoup de sorties ont été vouées à l'échec évidemment, et les gens n'avaient pas le cœur de se "procurer" de la musique physique et digitale.

Elodie Sawicz (Singularités) : En se réadaptant constamment ! Et ce n'est pas un doux euphémisme !
Passé le séisme de Mars où tout ce que l'on connait change, on a ensuite observé, analysé, puis conseillé les artistes et nos partenaires sur ce qu'il nous semblait possible de maintenir, de faire.

On a perdu les tournées, le maillon essentiel de tout un écosystème tant d'un point de vue économique qu'en termes de communication.
Le spectacle demeure le pan de la musique qui vend. Les artistes vendent mieux, grâce à lui, leur merchandising (leur quasi seul revenu de groupe). Ce même spectacle permet au groupe de rencontrer son public, de l'accroître. Ses festivals prescripteurs assoient les renommées, permettent de grandes sessions promo.
Envisager le secteur musical sans le spectacle était inimaginable... Mais il a bien fallu le faire !

Les artistes ont composé, de façon dense pour s'occuper, préparer de nouveaux contenus pour maintenir le lien avec leurs fans sur les réseaux notamment. D'autres se sont essayés au live stream.
Nous, en tant qu'attachés de presse, on a perdu donc toute la promo de tournée, les festivals sur lesquels on fait un travail annuel et qu'on a forcément, moins facturé. On a passé un temps fou au téléphone pour conseiller, réadapter les plannings une fois, deux fois, trois fois... On a bossé sur des événements qui n'ont finalement pas eu lieu. La filière entière souffre (de l'artiste au magazine spécialisé de musique) alors on s'est tous un peu aussi aidés d'une façon ou d'une autre.
J'ai vu aussi de belles choses se passer humainement... mais c'est certain qu'on a tous morflé.

En revanche, la frénésie de composition des artistes nous a permis de compenser un peu avec plus de promotion albums.
L'artiste a un besoin vital d'exister. Il le fait a minima en sortant un support, de nouveaux titres, en réalisant plus de clips, en cherchant de la visibilité playlist sur les plateformes de streaming : on a donc pu tout à fait les accompagner en cette fin d'année qui finalement, est bien dense pour l'agence !

Pour notre entreprise, ça nous a permis de rester actifs, créatifs d'un point de vue stratégie et de subsister.

Sarah Kazaroff (Dooweet) : Nous avons vécu cette année en plusieurs étapes durant lesquelles se sont mêlés plusieurs sentiments. Quelques jours avant l'annonce du premier confinement, nous étions professionnellement assez sereins au départ car rien ne changeait vraiment, à part le fait que les gens allaient se retrouver en télétravail et devoir organiser leur vie autrement. 

Nous avons vraiment pris conscience de cette situation obscure lorsque le lendemain de l'annonce du président, les 3/4 de nos contrats ont été soit annulés, soit reportés. A ce moment-là notre état d'esprit était brouillé, car nous ne savions pas comment nous allions pouvoir gérer cela. Nous n'avions plus du tout de visibilité sur les relations presse. Qui continuait de travailler de chez soi et qui était au chômage. 

Après une prise de recul nécessaire, nous nous sommes posés Christophe et moi afin de pouvoir trouver des alternatives. Ce qui nous a mené à nous tourner exclusivement vers le marketing digital, ce que nous faisons déjà en proposant des campagnes adaptées à nos clients, mais durant cette période compliquée, il fallait continuer d'y croire davantage et de rassurer les artistes en leur disant clairement que la musique, elle, n'arrêtait pas de s'exprimer et qu'il existait des solutions adaptées pour mettre les projets en valeur. Ça a relativement bien fonctionné, même si dans l'ensemble, ces deux mois et demi ont été des vacances forcées. Mais nous gardions le moral, nous prenions soin de nous, ce qui était au final le plus important.  Puis le déconfinement arrive et nous en sommes bien heureux. Même si tout le pays était totalement chamboulé, nous n'étions plus enfermés chez nous! Cependant l'activité n'avait que peu reprise. Enfin en juin, une super opportunité s'est présentée à nous : l'équipe du plus gros festival de musiques électroniques au monde, le TOMORROWLAND nous a confié les relations presse françaises pour leur première édition numérique qui s'est déroulée les  25 et 26 juillet. Une expérience qui nous a clairement stimulée. 

 Les vacances d'été se passent, et mi-aout, nous nous demandions comment allait se passer la rentrée, sans avoir trop d'illusions et toujours en manque de visibilité. Jusqu'au moment où fin aout, tout se débloque, les clients reviennent vers nous pour défendre leurs projets et l'activité reprend petit à petit. Nous avons eu un mois de septembre très chargé et pour être honnête jusqu'à aujourd'hui cela ne s'est pas arrêté. La différence par rapport au premier confinement où nous savions que c'était le calme plat, le second nous a un peu fait tourner en bourrique. Le milieu médiatique culturel n'était pas censé s'arrêter, néanmoins il a fallu mener une véritable enquête pour savoir qui continuait vraiment, qui était au chômage partiel, etc. Bref, ce n'était pas clair, mais au final l'activité continuait quand même. Aujourd'hui,  les choses commencent  de nouveau à bien bouger et cela fait beaucoup de bien au moral. Cependant nous restons très pragmatiques, donc nous avançons avec optimisme tout en restant prudents. 



Alors que 2021 se profile à l'horizon, il reste beaucoup d'incertitudes, comment vous préparez-vous pour cette nouvelle année? Êtes vous plutôt optimistes ou carrément pessimistes?

Roger
: Assez pessimistes encore sur les premiers mois de 2021. On ne va pas se débarrasser de ce virus en quelques semaines, même si l'annonce de vaccins fait un bien fou mais le temps que tout cela se mette en place, il va se passer encore plusieurs mois. Bref, on est encore pas rendus à la normale.


Elodie :
Notre planning est plein jusque avril 2021 en termes de promotion albums et je pose déjà des options pour le second semestre...
Encore une fois, c'est le deuxième effet kiss cool de nombre de groupes qui ont composé depuis mars ! Vu que nous travaillons beaucoup avec les artistes en clients directs et moins avec les labels, nous nous sommes retrouvés avec pas mal de sollicitations. On a perdu du chiffre d'affaires, c'est évident. Je ne sais pas ce qu'il ne sera des festivals l'été prochain mais je n'y crois pas beaucoup. Aussi, l'époque demeure précaire pour tous et toute la filière.

C'est pourquoi si nous sommes très heureux de cette belle activité de promo d'albums, nous continuons de développer nos services en cette fin d'année pour affronter 2021 et aider l'artiste à être visible, de sa communauté de fans mais aussi de nouveaux auditeurs.
Singularités dispense du conseil, de l'accompagnement pour développer l'ensemble des réseaux, monétiser les contenus, être intégrés aux bonnes playlists, etc., et on travaille actuellement sur différentes offres qui s'adapteraient au budget des artistes.

Tout ça a toujours été important avant le Covid : c'est vital aujourd'hui pour compenser les tournées. Et pour l'agence, nécessaire pour traverser cette époque inédite en attendant la reprise de ce que l'on connait. On est moins en vadrouille dans les salles et les tentes presse des festivals donc on va utiliser ce temps pour créer des services utiles qui étaient dans ma tête mais que je n'avais pas eu le temps de développer jusqu'ici ! Le Covid nous aura au moins amené ça ...


Sarah : J'ai répondu en grande partie à cette question, donc je dirais optimistes, oui, mais prudents et pragmatiques.



Dans sa communication, le gouvernement parle d'aides à la culture, sont elles à la hauteur de vos attentes?

Roger : Alors,  certaines aides dans des cadres précis ont été mises en place (chômage partiel, crédits PGE) mais beaucoup d'oubliés en chemin, attachés de presse indépendants, gérants de structure qui eux n'ont rien eu ou pas grand'chose. Pour les salles de concerts, il me semble aussi que l'aide n'a pas été au rendez-vous. Une aide pour garder les structures en place et n'importe quel lieu (appartement, salles, bars, restos etc. coûtent cher jour par jour ) la crise économique qui est en train de s'abattre va être terrible. Beaucoup vont rester sur le carreau, c'est sûr et certain


Elodie : Vaste sujet !
Je n'ai pas pour habitude de me substituer à des commissions expertes dans des domaines que je ne maitrise pas. Je suis un (fier) maillon de la culture, je sais ce que représente l'économie de la culture et tous les emplois qu'elle génère. Je sais aussi à quel point elle est nécessaire à l'ouverture d'esprit, la tolérance et toutes ces notions qui disparaissent petit à petit de nos sociétés ultra violentes et inégales. Elle est enfin précieuse pour apporter de la joie, de la réflexion, de l'émerveillement et de l'émotion. Essentielle donc !

Toutefois, l'Etat Providence a ses limites. Tout le monde meurt. Les corporations montent au créneau pour défendre leur droit au travail et à un bout de pain : c'est bien normal. Mais dans une telle situation, comment hiérarchiser les priorités face à une telle catastrophe humaine ? Est-ce que je mérite plus d'aide que le coiffeur du coin, le saisonnier sans boulot, le jeune qui débarque sur le marché de l'emploi ? Je ne pense pas que l'Etat soit un puits sans fond : tout ça aura des conséquences sur nos gosses qui paieront la facture et elle sera déjà bien salée. Le système déconne depuis un moment, il faudrait tout repenser pour remettre de l'égalité. Je ne me laisserai donc pas aller à crier au manque d'aides. Ce qui est fait est appréciable déjà, je pense. Ça ne sauvera pas tout le monde malheureusement mais on subit quelque chose de complexe, une crise grave et l'Etat ne peut pas tout compenser.

D'autres pays vivent des réalités autrement plus graves. En Chine, quand t'es confiné, tu n'as pas d'argent. Du tout. Aux US, tu payes tes soins....ou tu meurs. Je relativise, personnellement.

Sarah : Dès le début du premier confinement, nous avions fait les démarches nécessaires sans trop savoir honnêtement si nous rentrions dans les bonnes cases. Puis à notre grande surprise, nous avons réussi à obtenir une aide à la dernière minute quelques jours avant le déconfinement. Comme on dit, mieux vaut tard que jamais! Nous avons renouvelé la demande pour ce second confinement, mais suspense !


Toujours concernant le gouvernement, ce dernier a mis en place des dispositions (confinement strict au printemps, puis couvre-feu et reconfinement). Selon vous, sont-elles adaptées à la situation, est-ce qu'il n'y avait pas d'autres alternatives ? 

Roger : Je pense que n'importe quel gouvernement aurait eu du mal à gérer une situation si " exceptionnelle ". Le premier confinement a été un coup de frein total avec la psychose et la peur qui ont envahi notre quotidien. Il le fallait, c'est sûr . 
Par la suite, le gouvernement a navigué à vue en essayant de " minimiser" un retour de l'épidémie pour éviter une catastrophe économique mais du coup, une deuxième vague encore plus terrible. On croise les doigts pour que le vaccin fonctionne et qu'on évite une troisième voire une quatrième vague. Mais le gouvernement ne pouvait pas "flinguer" son pays en demandant un confinement total depuis tous ces mois, il fallait que les Français partent en vacances comme il va falloir qu'ils voient leurs proches aux fêtes de fin d'année. Donc, dépistage, vaccination à gogo , il n'y a à mon sens pas d'autres choix.. 


Elodie :
Faut demander à Facebook !

Toujours parce que je ne suis pas experte, je ne me risquerai certainement pas à donner des leçons à des gens dont c'est le métier. Je ne parle évidemment pas des politiques (Rires) mais des experts mandatés par ces derniers, pour peu qu'ils soient objectifs.Je n'aurais souhaité, pas même à mon pire ennemi, la gestion d'une crise pareille. Comment aurait-il fallu faire ? c'est bien facile de se prononcer après la guerre en formulant des hypothèses... En attendant, si je note bien sûr ce qui me paraît être des incohérences et ne comprends pas toujours les décisions, je préfère rester focus sur mes communiqués de presse (Sourire) Et mettre de l'énergie dans du positif plutôt que de ruminer du négatif sur lequel je n'ai, en plus, aucune prise.


Sarah : C'est délicat de répondre à cette question étant donné qu'elle soulève forcément des opinions personnelles donc subjectives. Que ce soit le gouvernement, les scientifiques, ou le corps médical, quand toute cette histoire nous est tombée dessus, personne ne savait ce qu'il se passait. Il fallait essayer de s'adapter face à une nouvelle forme de coronavirus que personne connaissait. Donc les solutions sont venues avec les moyens qu'ils avaient pour tenter de freiner drastiquement cette épidémie.

Du coup au premier confinement, tout s'est arrêté.  Puis la mise en place du couvre-feu en octobre aurait été selon nous, la meilleure alternative car elle n'handicapait pas le milieu médiatique culturel, heureusement pour les journalistes et pour nous. Bien entendu je ne parle pas du spectacle vivant qui est le premier soldat que l'on envoie dans les tranchées, au même titre que les restaurateurs, les bars et tout ce qui rassemble du monde, mais au moins la mise en place de ce couvre-feu avait le mérite de maintenir le navire à flot pour un certain nombre d'activités. Alors après, on va nous dire que celui-ci n'a malheureusement pas empêché une seconde vague épidémique, même si les médecins soulignent quand même qu'il a permis d'éviter une vague plus violente. Donc après on connait la suite...Le second confinement qui met de nouveau les choses par terre.  

Est ce qu'il existait d'autres solutions alternatives? C'est la question à 1million de dollars!  Nous dirons juste qu'avant, nous n'avions rien pour nous protéger, mais maintenant nous avons tout ce qu'il faut, masques, gel... Nous en savons quand même plus sur le sujet qu'il y a quelques mois, on parle même d'un vaccin pour cette fin d'année....  Que ce soit sur les plateaux ou dans certains studios de radios, les conditions sont réunies pour accueillir les invités. En tout cas dans ceux que nous avons eu l'occasion de visiter, quitte à en réduire le nombre. Nous en avons discuté avec certains journalistes qui ne comprennent pas non plus certaines choses.  Est-ce que dans les studios des chaines d'informations le problème se pose? Non puisque les journalistes sont présents sur le plateau au lieu d'être en visioconférence. Alors les conditions changent parce que cela concerne l'actualité ? Selon moi, cela fait partie des nombreuses décisions que je ne comprends pas, sans compter le nombre d'incohérences qui ont défilé depuis le début de cette crise et je ne parle même pas des autres secteurs d'activités où les petits entrepreneurs sont pris à la gorge. A un moment nous pensons tout simplement que les gens sont capables d'être responsables et de s'organiser pour s'adapter à la situation sans mettre la vie d'autrui en danger. Mais encore une fois, c'est un avis purement personnel.

Pour en revenir à notre secteur, il y a des alternatives comme les applications qui permettent des interviews en visio-conférence, des concerts, etc... Et cela fonctionne au top pour ceux qui en ont les moyens, nous l'avons constaté et tant mieux pour eux ! Mais à un moment, cette technologie, aussi bonne soit-elle, a ses limites et elle ne réunit pas toujours des conditions optimales, cela demande une organisation conséquente pour les médias. Le télétravail  ? C'est bien un temps mais même cette solution à terme peut provoquer chez beaucoup de personnes un manque de motivation, une perte de  rythme, l'arrêt de la vie sociale. Cela peut enlever totalement la barrière entre la vie personnelle et professionnelle, ce qui peut provoquer des troubles psychologiques conséquents.


Un dernier mot pour nos lecteurs?

Roger :
 On va rester positifs, la vie est belle et mérite d'être vécue... Il faut passer ce cap pour repartir de plus belle très bientôt. Faut y croire, on en a besoin.


Elodie :
Merci de lire et de continuer (ardemment) à lire la presse, car on a besoin de cette presse qui met en valeur les artistes et acteurs de la culture : presse web, papier, radio, TV... C'est grâce à elle que les artistes sont vus, découverts, appréciés. Restez donc curieux et attentifs à leurs propositions (Sourire)


Sarah : Essayez de ne pas perdre la face, de garder le moral et votre énergie. Essayez de vous concentrer sur vos objectifs et prenez soin de vous.

A lire les autres parties de cet article:
Part. 2: Les concerts
Part. 3: Les Labels
Part. 4: Les artistes

 
(1) COMMENTAIRE(S)  
 
 
CALGEPO
08/12/2020
  0
Excellente initiative
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