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TITRE:

DEEP PURPLE (09 OCTOBRE 2020)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

HARD ROCK



Alors que le groupe était censé mettre un terme à sa carrière légendaire, Deep Purple revient avec un nouvel album, "Whoosh!", aussi réussi qu'inattendu, que le guitariste Steve Morse est venu nous présenter.
DARIALYS - 04.12.2020 -
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Interviewer un artiste est toujours un moment passionnant pour un chroniqueur. Au-delà de la simple rencontre, avoir l'opportunité d'échanger autour de divers sujets et de passer un moment privilégié est une chance absolue. Mais cette rencontre ne tenait qu'à un fil puisque l'album que Steve Morse est venu nous présenter n'aurait jamais dû voir le jour. Et pour cause, en 2017, les Anglais sortaient ce qui devait être leur ultime opus avec "Infinite". La vie en aura décidé autrement, et c'est tant mieux pour les fans du combo légendaire, et pour nous qui avonsi donc eu l'immense honneur de rencontrer ce monument de la six-cordes.


Nous t'avions déjà posé question lors de notre première rencontre mais nous voulions savoir si tu avais changé d'avis depuis, quelle est la question qu'on t'a trop souvent posée ?

Steve ; (Rires) Bonne question ! Voyons voir... On m'a beaucoup demandé : "Alors Steve, tu es dans Deep Purple, ça fait quoi ?" (Rires). Elle n'est pas facile ! Mais en réalité, j'aime bien cette question car elle est très ouverte, je peux répondre ce que je veux...


Oui, il faut que tu sois créatif, comme dans Deep Purple...

Steve : Oui, exactement ! Sinon, on me demande très souvent : "Quand est-ce que tu vas revenir jouer dans cette ville ?". Mais je n'en sais rien, c'est tout ce que je peux répondre !


Et à plus forte raison aujourd’hui avec le coronavirus, mais si tu veux bien, on y reviendra plus tard ! Il y a une autre actualité qui nous anime ces jours-ci, je veux parler de la disparition d’Eddy Van Halen. J’imagine que tu le connaissais personnellement étant donné que vous êtes deux guitaristes de deux des plus grands groupes de hard rock de tous les temps. Cette nouvelle t’a beaucoup touché, j’imagine ?

Steve : Je le connaissais avant de jouer dans Deep Purple à vrai dire. On a joué une série de concerts ensemble. Il y avait aussi Albert Lee, John Ferraro et Jimmy Cox. C’était très sympa ! On est sorti ensemble, on a même été chez lui ! Ce sont des très bons souvenirs.

Parlons un peu du dernier album de Deep Purple si tu veux bien. Si nous ne nous trompons pas, "Infinite", votre album précédent, devait être le dernier. Mais finalement, vous êtes de retour de manière assez inattendue avec ce nouveau disque, "Whoosh !". Qu’est-ce qui vous a donné envie d’en enregistrer un autre, finalement ?

Steve : Je crois que le groupe a décidé assez soudainement que ce serait dommage de s’arrêter comme ça, même si c’était le but à la base. C’est pour ça qu’on a joué notre tournée « The Long Goodbye Tour ». Mais maintenant du coup, on va être obligé de jouer pour la « Very very long and never ending tour » (littéralement « la très très longue tournée sans fin », ndlr).



En regardant devant, on est tous en bonne santé et je ne suis pas sûr qu’on soit vraiment décidés à arrêter.



Et c’est intéressant parce que la première chanson de votre premier album, "Shade Of Deep Purple", paru en 1968, s’appelait ‘And The Adress’. Or, la dernière chanson de votre dernier album est une reprise de ce morceau-là, revisitée de manière plus moderne avec une meilleure production. Etait-ce un moyen de boucler de la boucle et de dire officiellement que tout cela est terminé ? Ou peut-être est-ce trop tôt ou trop confidentiel pour y répondre ?

Steve : Eh bien… Pour moi c’était exactement ça, un moyen de boucler la boucle. J’ai trouvé que c’était une très bonne idée. Mais en regardant devant, on est tous en bonne santé et je ne suis pas sûr qu’on soit vraiment décidés à arrêter. On a une nouvelle tournée qui se prépare. Je crois que tout le monde veut se donner à fond tant qu’il le peut. J’ai entendu quelqu’un dire dans un documentaire que le rock’n’roll était comme le blues. BB King a joué jusqu’à très tard par exemple. Je pense que si tu es en forme, tu peux continuer de jouer et d’exprimer ton art. Plus tu as de l’expérience et mieux c’est ! On sera peut-être moins enclins à jouer les musiques les plus rapides de la discographie avec de la double pédale à 220 bpm !

Ça tu peux le faire avec Mike Portnoy (Steve Morse jouant à ses côtés dans le groupe Flying Colors, ndlr) !

Steve : C’est vrai ! Il peut le faire sans problème ! (Rires).

Nous aimons bien faire des hypothèses sur les noms d’albums. Votre dernier album s’appelle donc "Whoosh!", ce qui veut dire « avancer rapidement » d’après mon dictionnaire. Vous avez sorti 21 albums studio, le groupe est actif depuis 1968. Cela représente donc 52 ans de carrière ce qui est assez unique dans le monde de la musique. Et pourtant, ce titre d’album semble laisser croire que tout s’est passé très vite et que vous n’avez pas pu passer ces 52 ans. J’ai bon ? (Rires).

Steve : D’une manière générale, ça parle plus du temps qui s’écoule dans notre civilisation. On dirait que nous sommes sur Terre depuis si longtemps, mais comparé à l’âge de l’univers, cela ne représente rien. Et c’est pareil pour nos vies ! Tu profites des moments en espérant qu’ils dureront pour toujours, mais un jour, soudainement, c’est fini. "Whoosh!" parle de ce rapport au temps. Nous n’en avons pas vraiment discuté avec le groupe mais chacun d’entre nous a sa propre interprétation.

En tout cas, cela nous paraît être un bon nom pour clôturer (ou non) une telle discographie, on ressent tout votre héritage et votre parcours dans ce nom-là. Et justement, concernant ce retour en studio, Ian Gillan (le chanteur du groupe, ndlr) racontait dans une interview qu’il ne voulait pas prendre sa retraite après l’album "Infinite" et qu’il voulait continuer de sortir des albums pour son propre plaisir. Cet état d’esprit était-il partagé par tous les membres du groupe, ou alors, a-t-il fallu en convaincre quelques-uns pour prolonger l’aventure ?

Steve : Je crois que tout le monde était d’accord avec l’idée de sortir un nouvel album. On avait en tête l’idée de faire une tournée mondiale gigantesque, et c’est toujours facile de partir en tournée quand tu as un nouvel album à promouvoir. Cela donne un surplus d’énergie.

Mais vu que vous faites partie de ces groupes si immenses, les gens viennent vous voir pour entendre vos classiques. Est-ce que tu penses qu’il y aura de la place pour quelques nouveaux morceaux dans votre prochaine set-list ?

Steve : En général, sur les trois premiers concerts que l’on joue, on joue 4 ou 5 nouvelles chansons. Et à la fin de la tournée, on en a rajouté 2. Pendant la tournée de "Infinite", il y a 3 chansons que l’on jouait très souvent. Je suis assez certain qu’on en jouera 5 ce coup-ci, mais ce ne sera pas forcément les mêmes chansons d’un soir à l’autre. On verra ! Dans la mesure où ce sont des morceaux que l’on a enregistrés récemment, ce sera facile pour nous de les jouer sur scène.

En tout cas, ça se voit que vous avez pris beaucoup de plaisir à enregistrer cet album. Il est très frais, alors que c’est tout de même votre 21ème album comme on le disait un peu plus tôt. Comment faites-vous pour garder cette fraîcheur et cet enthousiasme après toutes ces années ?

Steve : La musique, c’est comme ça ! Pour manger, tu attends d’avoir faim, et à ce moment-là, ce que tu manges a très bon goût et tu prends du plaisir. C’est pareil avec la musique ! Si tu ne joues pas pendant un jour, tu vas survivre ! Mais si tu ne joues pas pendant deux jours, tu vas commencer à avoir de la musique qui va te venir en tête ! Je pense qu’on a tous ressenti les choses comme ça.

"Infinite" était un peu plus sombre et un peu plus sombre que "Whoosh!" qui est plus direct et peut-être un peu plus simple. Etait-ce intentionnel de votre part, de finir votre carrière avec un album optimiste et frais ?

Steve : Moi oui, en tout cas. Je voulais que cet album fasse passer un bon moment aux gens. A la base, Deep Purple, c’était un groupe de reprises ! Les musiciens choisissaient des morceaux rapides pour que les gens puissent danser dessus et être heureux ! Et puis ils ont commencé à écrire leur propre musique, et même si certaines paroles étaient parfois un peu nuancées, globalement, l’énergie était très positive. Je pense que c’était important de garder cet aspect-là sur cet album. Les ballades et les passages moins enjoués sont peu fréquents.

Il y a un morceau qui s’appelle ‘Nothing At All’ qui est assez unique dans votre répertoire. Il montre que vous pouvez toujours vous réinventer même après 50 ans. Est-ce que c’était le but de ce morceau, de repousser les limites ?

Steve : En fait, j’ai commencé à jouer le phrasé de guitare qui constitue la base de la chanson, et Don (Airey, ndlr) me répondait aux claviers avec un phrasé assez semblable. Ça a plu à tout le monde ! C’est une approche d’écriture nouvelle pour nous, en ce sens-là, c’est une expérimentation !

 

 

Quand je veux apporter une idée au groupe, je ne me fixe aucune limite.


 

Mais dans cet album très coloré, il y a un morceau plus mystérieux et un peu plus progressif. Le titre ‘Step By Step’ notre préféré de l’album. Nous croyons que tu es l’un des compositeurs principaux du groupe. Est-ce toi qui l’a écrit ? Et si oui, est-ce qu’il n’y aurait pas une petite influence Flying Colors justement sur ce morceau ?

Steve : Oui, je suis impliqué dans l’écriture de tous les morceaux. Si tu ne veux pas que j’apporte ma contribution à l’écriture, alors je quitte le groupe. Je n’y peux rien, c’est comme ça ! Je ne veux pas que les gens arrivent avec une chanson déjà écrite, je préfère qu’ils apportent une idée, une idée de départ. Je fais partie de ceux qui proposent toujours une manière différente de la jouer et de l’aborder. Mon boulot, c’est d’amener le plus d’idées possibles et de voir avec le groupe quelle est celle qui correspond le plus à l’univers de Deep Purple. Mais ça ne m’empêche pas d’avoir des idées parfois jazzy ou progressives. Ian Gillan, lui, aime les morceaux très marqués blues rock, mais il peut te surprendre ! Il a adoré ce morceau qui est loin d’un morceau de blues. Quand je veux apporter une idée au groupe, je ne me fixe aucune limite. Je joue de tout.

Au début de l’interview, tu parlais d’une nouvelle tournée. Est-ce qu’il y a déjà quelque chose de concret qui est programmé ? Mais j’imagine qu’au vu de la situation sanitaire actuelle, vous ne savez pas vraiment quand elle démarrera ?

Steve : Je n’ai pas vraiment d’info pour l’instant, mais le 26 mai 2021, on doit jouer dans un gros stade à Moscou et on doit ensuite partir en tournée en Europe en été 2021.

 

 

Chaque soir, je m’efforce de trouver un moyen de mieux jouer ces morceaux que la veille.

 

 

Nous espèrons que cela aura lieu après tous ces mois sans concerts… Et justement, en parlant de tournée, nous avons interviewé Ronnie Platt, le chanteur de Kansas. Nous lui avons demandé si les membres du groupe n’en avaient pas marre de chanter ‘Carry On Wayward Son’ et ‘Dust In The Wind’ à chaque concert, et vous, avez Deep Purple, vous êtes un peu dans la même situation. Vous avez quelques standards inévitables comme ‘Highway Star’ ou surtout ‘Smoke On The Water’. Est-ce que vous prenez toujours du plaisir à jouer ces morceaux ? Ou est-ce qu’on vous y force plus ou moins car c’est ce que les gens veulent entendre ? Quel est ton avis là-dessus ?

Steve : Pour nous, c’est toujours un plaisir de jouer ces morceaux tous les soirs. Je vois ça comme un athlète qui ferait du saut en hauteur par exemple. Tu vas lui dire : « tu as déjà sauté des millions de fois, en quoi est-ce encore intéressant ? ». Il va te répondre qu’il aura réussi à s’améliorer de plus en plus avec le temps, il aura réussi à peaufiner sa technique, il aura gagné en grâce quand il saute, il te dira qu’il arrive à sauter plus haut encore sans manquer de faire tomber la barre comme c’était le cas avant. Pour nous autres musiciens, même quand on joue quelque chose de simple comme ‘Smoke On The Water’, c’est la même chose. On ne va pas se contenter de le jouer de manière correcte. Il faut vraiment ressentir le groove, trouver le bon ton, trouver l’attaque parfaite. Toutes ces petites choses, on essaye de les faire de notre mieux. Il faut se préoccuper des moindres détails, même si personne d’autre que nous ne s’en rend compte : on le fait pour nous. Un morceau comme ‘Highway Star’, c’est une chanson qui part dans tous les sens. La jouer, c’est un exutoire, donc ce n’est pas un problème. Chaque soir, je m’efforce de trouver un moyen de mieux jouer ces morceaux que la veille.

C’est très intéressant ! Et comme on le disait, cela fait 52 ans que vous êtes actifs. Quelle pourrait être l’étape suivante pour vous ? Si cette tournée était la dernière, est-ce que tu aurais d’autres projets que tu voudrais privilégier, comme Flying Colors par exemple ?

Steve : Tout le monde a des projets. Avec le confinement, tout le monde s’est mis à enregistrer de la musique car on ne pouvait rien faire d’autre ! En tout cas, il y a des choses dont je ne suis pas censé parler mais il y a beaucoup de choses qui se préparent ! Je ne vais pas encore prendre ma retraite ! (Rires).


Si tu ne peux pas en parler,  nous n'allons pas te mettre dans le pétrin alors ! (Rires). Il y a une question que nous posions lors des premières interviews Music Waves. Ce n’est pas tous les jours que l’on a l’opportunité d’échanger avec un musicien aussi emblématique que toi. Nous aimerions savoir quel est ton meilleur souvenir en tant que musicien, ou en tout cas l’un de tes meilleurs souvenirs ?

Steve : Oh ! (Il réfléchit). C’est une très grande question. Je dirais… Jouer sur scène pour la première fois avec ton groupe, ressentir l’énergie du groupe, sentir que tu es une équipe, c’est énorme. J’étais très jeune quand j’ai découvert ça, et j’ai adoré la puissance qui se dégage du jeu en groupe. Je suis tombé amoureux du rock pour cette raison. J’ai vécu des moments incroyables tout au long de ma carrière. Il y en a un notamment où on a joué au milieu de la mousson, en Asie. Les gens avaient attendu sous la pluie, une pluie très chaude, comme si tu étais sous la douche. Les gens étaient trempés ! On jouait en plein air et la scène était abritée, mais la pluie arrivait sur le côté à cause du vent. Les gens nous demandaient si on allait annuler le concert, mais nous, nous voulions le jouer ! Dream Theater avait joué juste avant nous, mais il ne pleuvait plus à ce moment-là. Mais là, on était au milieu d’un typhon, ça n’allait pas s’arrêter. J’ai dit : « faisons-le ! Faisons-le jusqu’à ce que l’équipement nous lâche ! ». On me disait : « mais tu n’as pas peur de te faire électrocuter ? », mais non, je n’avais pas peur ! Je savais que c’était sans risque à ce niveau-là. Alors les techniciens nous ont apporté des serviettes et ont protégé notre matériel avec du plastique. Ma guitare était tellement mouillée que je ne pouvais pas jouer ! Quand Don jouait des claviers, je voyais des vagues qui en étaient projetées ! Pareil pour la batterie, à chaque coup sur les toms, l’eau giclait, c’était super cool ! Ma pédale était protégée par un sac en plastique, mais du coup, je ne voyais pas vraiment ce que je faisais et le plastique était très glissant. Je n’arrivais pas à bender les cordes car ça glissait trop, mes doigts n’accrochaient pas aux cordes ! On a joué la majorité du set. L’orgue a fini par arrêter de marcher, toutes les guitares étaient mortes. C’était un massacre ! Mais les gens ont adoré car ils étaient prêts à rentrer chez eux, ils pensaient que ce serait annulé !


C’est marrant car au niveau du spectacle, c’était une catastrophe, mais en même temps, cela reste un bon souvenir pour vous. C’est une histoire complètement folle ! Est-ce qu’il y a des vidéos en ligne de ce concert ?

Steve : J’en doute, ou alors les caméras sont mortes sous la pluie !

On va se quitter sur cette anecdote peu commune ! Nous espèrons que ce ne sera pas votre dernier album, mais dans tous les cas, comme tu nous l’as dit, tu vas continuer à être investi dans plusieurs projets. Nous avons vu qu’il y avait un live qui sortait avec Flying Colors qui est un groupe que nous suivons beaucoup. Votre album "Third Degree" est un de nos coups de cœur 2019. Nous vous souhaitons le meilleur, et nous espèrons que vous pourrez tourner l’été prochain, on croise les doigts !

Steve : Merci, on espère te voir à l’un de nos concerts en France ! On a un rapport très privilégié avec la France. On a beaucoup joué là-bas, notamment dans beaucoup de villes différentes. On se sent chez nous là-bas. Les gens sont amicaux et il y a une très belle atmosphère chez vous.

Super ! Merci Steve et à bientôt !

Steve : Merci beaucoup, à bientôt !


Merci à Struck pour de m'avoir offert cette opportunité et à Corto pour son coup de main sur l'écriture des questions !



Plus d'informations sur http://www.deeppurple.com/
 
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