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TITRE:

THE FLOWER KINGS (14 OCTOBRE 2020)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

ROCK PROGRESSIF



Les inarrêtables Flower Kings ont su tirer profit d'un confinement créatif qui leur aura permis de mettre au monde un nouvel album, "Islands". Rencontre avec l'homme fort de la formation, Roine Stolt.
DARIALYS - 28.10.2020 -
3 photo(s) - (1) commentaire(s)

Mais qui arrêtera les rois fleuris ? Avec 3 sorties d'albums en autant d'années, The Flower Kings semblent inarrêtables. Roine Stolt, la tête pensante du groupe, nous a fait l'honneur de présenter le dernier album du combo, "Islands".


Bonjour Roine ! C’est la troisième fois que nous avons la chance de t’interviewer ! Comment cela se passe-t-il pour vous en cette période compliquée ? Période compliquée pour les gens en général, mais encore plus pour les artistes…


Roine Stolt : Eh bien… J’ai presque honte de dire que je vais très bien, en fait ! (Rires). Certains de mes amis musiciens sont très touchés par cette situation, à bien des égards. Certains ne gagnent pas du tout d’argent, d’autres sont tellement habitués à partir en tournée que c’est compliqué pour eux. Partir en tournée est quelque chose que tu apprends à aimer, au bout d’un moment. C’est excitant. Alors aujourd'hui, certains passent leur temps à lire, à dormir, d’autres le passent à jouer de la musique… Il a fallu vivre très différemment, tout d’un coup. Il faut être sérieux. Pour certains, le fait de rester à la maison pour un long moment est difficile à gérer. Mais moi, personnellement, ça m’a bien plu d’être à la maison ! J’ai fait ce que j’aimais : écrire, produire, mixer, jouer, enregistrer de la musique, passer du temps avec ma famille ! Aussi, je dois avouer que je ne suis pas très affecté d’un point de vue financier car j’ai participé à tellement d’albums au fil des années ! Donc l’argent des ventes d’albums me permet de rester à flot pour quelques temps. Je vais plutôt bien !


Et j’aurais pu m’en douter ! Car c’est votre troisième album en trois ans avec The Flower Kings, ce qui est assez incroyable ! Comment faites-vous pour être aussi créatifs et pour être aussi inspirés ?


Roine : Je ne sais pas vraiment comme y répondre car c’est quelque chose de normal pour moi, mais c’est aussi grâce aux autres gars du groupe ! On a eu une discussion au début de cet épisode de covid. On s’est demandé comment faire en sorte de tirer profit du temps que l’on allait avoir avec le confinement. La plupart des membres ont voulu rester actifs, faire des enregistrements, etc. On pouvait enregistrer de la musique depuis chez nous grâce à nos installations. On peut s’envoyer des fichiers, etc. Très vite, on a pris la décision d’écrire un nouvel album. Notre batteur est italien, et l’Italie est l’un des pays qui a été confiné en premier. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était d’aller faire ses courses et de répéter dans son local. Il ne pouvait rien faire d’autre ! Pour lui, c’était un soulagement de pouvoir aller dans son studio et d’enregistrer de la musique ! J’ai dû l’aider à s’équiper un peu et à paramétrer tout ça, d’un point de vue technique, pour que sa batterie sonne du mieux possible.


Tout ce que l’on a échangé, on n’aurait pas pu le faire il y a dix ans en arrière.





D’une certaine manière, ce qui se produit est une catastrophe pour l’économie et pour les groupes qui ne peuvent pas tourner notamment, mais par chance, cela se produit aujourd’hui. Il y a 40 ans, pour les musiciens, je pense que cela aurait été beaucoup plus dur ! Il n’y avait pas d’accès aux ordinateurs ou à Internet. Il n’y avait pas de réseaux sociaux pour interagir, etc. Mais en travaillant sur un nouvel album et en le sortant, vous avez trouvé le meilleur moyen d’utiliser ce temps que vous aviez à profit.

Roine : Même 20 ans en arrière, ça aurait été très difficile. Les home studios n’étaient pas aussi répandus. Il y avait de nombreux obstacles sur la quantité et la qualité des fichiers que l’on pouvait s’envoyer. Les envois prenaient beaucoup plus de temps. Tout ce que l’on a échangé, on n’aurait pas pu le faire il y a dix ans en arrière. Il aurait fallu s’envoyer des choses par courrier, alors que là, je peux enregistrer une partie de guitare et l’envoyer dans la foulée à quelqu’un en Californie ou en Italie, les gars peuvent la télécharger et l’écouter. Aujourd’hui, on a accès à une connexion Internet beaucoup plus rapide.


Toi tu vis en Suède. Ton batteur vit en Italie comme tu le disais, mais il y a aussi des membres du groupe qui vivent aux Etats-Unis et en Autriche ! Cela fait presque un pays différent par musicien ! Comment avez-vous réussi à sortir un album qui soit aussi cohérent de A à Z, alors que vous avez travaillé si loin les uns des autres ?

Roine : On s’est envoyé des fichiers mp3. Tout le monde a pu les écouter, prendre des notes, dire ce qu’il aimait. Ça nous a permis de repérer quelles étaient les idées que tout le monde aimait et celles qui ne faisaient pas l’unanimité. On a fini par avoir 20 ou 25 idées, et on a commencé à travailler autour de ça. Mais je préfère quand même quand nous sommes tous ensemble dans la même pièce et que l’on discute. Si tu veux dire en temps réel à ton batteur de jouer de manière plus simple sur le refrain, ou avec plus d’énergie à la fin du morceau, c’est plus simple. Cela prend beaucoup plus de temps de donner du feedback, alors que quand nous sommes tous dans la même pièce, il n’y a qu’à dire ce que l’on a à dire ! C’est comme ça qu’on a fonctionné quand on a enregistré l’album « Waiting For Miracles ». Les petits détails sont plus simples à communiquer à l’oral, d’autant plus que lorsque nous sommes tous connectés en même temps, la connexion Internet est plus lente et ne marche pas toujours à 100 %. Mais ça a bien marché quand même !


Et de toute manière vous n’aviez pas le choix ! (Rires). Votre nouvel album s’appelle « Islands » et il traite de la solitude. En période de pandémie mondiale, ce thème a une connotation particulière. Aviez-vous déjà prévu de parler de ce sujet avant le confinement et avant la crise sanitaire ?

Roine : Non, pas vraiment. Comme je te le disais, on s’est envoyé de la musique, et quand on a décidé d’enregistrer un album, on a commencé à se pencher sur ce qu’on avait écrit. Certains morceaux avaient déjà des paroles, d’autres étaient encore instrumentaux mais allaient avoir des paroles. Quand on est arrivé à la moitié des enregistrements, quelques chansons n’avaient pas encore de paroles écrites. On a alors commencé à écrire quelques chansons autour de ce sujet-là, l’isolement. En même temps, c’est difficile de passer à côté de tout ça. Quand ma femme allume la télévision le matin, je suis encore au lit, mais quand je me lève, je sais exactement ce qu’a dit Donald Trump ! (Rires). Petit à petit, on a vu la pandémie se développer et le monde entier entrer en confinement. Automatiquement, le confinement nous a tous affectés, nous, nos enfants, nos parents, tout le monde dans tous les pays ! Donc écrire à propos de la sensation d’isolement, c’était obligé, quelque part. C’était une réalité que l’on vivait tous. Rien que dans le mot « island », on retrouve la notion d’isolation du reste du pays. Le morceau ‘Island’, qui clôture le deuxième disque, s’est appelé comme ça car il y a deux ans, j’étais en vacances sur une île au large de l’Afrique, et même si en général, j’essaye de me détendre quand je suis en vacances, cela m’arrive d’avoir des idées lorsque je suis en voiture, à la plage, à l’hôtel ou autre, et de sortir mon dictaphone pour enregistrer des idées qui me passent par la tête. J’avais mon téléphone sur moi alors j’ai eu une idée pour un morceau instrumental, et je l’ai chanté dans le dictaphone pour ne pas l’oublier. Et lorsque tu crées un fichier vocal sur un iPhone, il faut le nommer. Je n’avais pas vraiment d’idée donc je l’ai appelé ‘Island’. C’est marrant ! Certains membres du groupe voulaient carrément nommer l’album « Island ». Je n’étais pas très convaincu, je trouvais ça assez fade, et je me suis dit que beaucoup d’albums devaient s’appeler comme ça. Il y a déjà un album de King Crimson de 1971 ou 1972 qui s’appelle comme ça, d’ailleurs.


L’artwork est magnifique et a été réalisé par Roger Dean, très connu pour avoir réalisé bon nombre de pochettes de groupes de rock progressif, et notamment de Yes. Comment avez-vous jeté votre dévolu sur cet artwork-là en particulier ?


Roine : Quand l’album a été terminé, on était en plein dans le mixage. Je discutais avec le label et on s’est mis à parler de l’artwork. Ils m’ont dit : « pourquoi vous ne demanderiez pas à Roger Dean de faire l’artwork ? ». Je n’y avais pas pensé, et pour moi, Roger Dean était très connecté au groupe Yes, mais le label était très intéressé, et quand j’en ai parlé aux membres du groupe, ils étaient emballés par l’idée ! Donc ils m’ont convaincu en quelque sorte ! J’aime Roger Dean, mais initialement, je n’étais pas très convaincu que c’était une très bonne idée. J’ai alors contacté Roger et il m’a envoyé deux idées sur lesquelles il était en train de travailler. Il me les a présentées, et l’une des deux était l’artwork que l’on a retenu. Elle s’appelait « Island Fairy » ! Mais il ne pouvait pas savoir que l’album allait porter le même nom à l’époque ! On venait juste de se dire que l’album allait s’appeler « Islands ».


C’est une coïncidence incroyable !


Roine : Oui ! C’était le destin ! Et en plus, je préférais cet artwork que l’autre qu’il nous avait présenté.


Ne passez pas votre vie devant votre iPad, votre ordinateur ou votre téléphone, car vous pouvez vous connecter aux gens dans la vraie vie, et c’est bien mieux.



Vous avez tourné avec Gungfly l’an dernier, groupe porté par Rikard Sjöblom. En septembre, il a sorti un nouvel album qui s’appelle « Alone Together ». C’est marrant car cet album traite lui aussi de la solitude ! Le morceau éponyme parle des gens qui se sentent connectés les uns aux autres grâce aux réseaux sociaux, mais finalement, certaines relations restent relativement fictives, donc tu peux te sentir seul quand bien même tu ne le serais pas en apparence. C’est un peu le paradoxe de ces réseaux sociaux. Qu’en penses-tu ?


Roine : Je suis tout à fait d’accord. C’est ce que je dis aux gens : au lieu de rester scotchés derrière vos téléphones, posez-le et donnez rendez-vous aux gens en ville pour boire un café ! Mais ne passez pas votre vie devant un écran, même si c’est ce que l’on fait là tous les deux ! (Rires). C’est quelque chose que j’essaye de dire aux gens. Les technologies, c’est bien et c’est important. Mais ne passez pas votre vie devant votre iPad, votre ordinateur ou votre téléphone, car vous pouvez vous connecter aux gens dans la vraie vie, et c’est bien mieux.


Même si le concept et les thèmes derrière les paroles de cet album sont relativement sombres, les musiques sont relativement optimistes. Se sentir seul, cela peut aussi être perçu comme une opportunité pour se retrouver, pour faire le point avec soi-même et pour s’améliorer. Quelque part, cela peut être un mal pour un bien. Est-ce un paradoxe que vous cherchiez à mettre en lumière en mélangeant des musiques enjouées avec des paroles plus contrastées ?

Roine : Je ne dirais pas que c’était planifié de cette façon. J’aime travailler sur quelque chose qui me plaît, que ce soit une instrumentation, un arrangement, des paroles, n’importe quoi en réalité. Si les paroles sont plus sombres, ou si elles sont plus légères, c’est comme ça ! Et il faut trouver un équilibre entre les deux. La vie est ainsi, et c’est ce que je dis à mes amis. Parfois, tu as des amis qui font face à des moments compliqués, et je leur dis : « c’est comme ça aujourd’hui, mais tu ne sais pas comment les choses évolueront la semaine prochaine ou même demain ! ». Ou parfois, des gens divorcent mais ils rencontrent une nouvelle personne quelques mois plus tard. Si les choses sont compliquées, il ne faut pas se focaliser sur l’instant présent. Le soleil brillera toujours, tu auras l’opportunité d’avoir un autre boulot, ou de gagner plus d’argent plus tard si c’est ce que tu cherches.


Quand tu es dans une situation comme celle-ci, tu sais qu’il y aura de meilleurs jours.

 

Oui il n’y a qu’à attendre un miracle ! (« Waiting For Miracles » étant le nom de leur album précédent, ndlr).

Roine : Oui, c’est exactement ça ! Il ne faut pas croire que chaque jour sera parfait, car ça n’arrive à personne. Il y aura toujours des jours compliqués ! Et quand tu es dans une situation comme celle-ci, tu sais qu’il y aura de meilleurs jours. En regardant l’album avec un peu de recul maintenant, il y a effectivement des paroles sombres ou parfois déprimantes, mais d’autres morceaux ont un feeling plus enjoué et plus lumineux comme le morceau ‘Tangerine’, ou comme le morceau… Je n’arrive pas à me rappeler de son nom ! (Rires).


Il y a trop de chansons ! (Rires).


Roine : Trop de chansons, oui ! ‘From The Ground’ fait partie de ces morceaux, également. Il y a de tout. Je pense qu’il y a un beau mélange sur cet album. Si tu regardes les albums de The Flower Kings, il y en a qui étaient plus sombres que d’autres, et d’autres qui étaient plus positifs au fil des années ! Aujourd’hui, et malgré la pandémie qui nous a inspiré le thème de l’album, tu peux retrouver beaucoup de mélodies qui sont lumineuses, qui incarnent la beauté. Je pense que c’est un beau mélange.


On parlait de paroles et de musique, mais ce qui m’a marqué le plus en écoutant cet album pour la première fois, c’est la durée des morceaux qui n’ont jamais été aussi courts. Il y a ‘Solaris’ qui dure 9 minutes, mais la plupart des morceaux durent 4 ou 5 minutes, ce qui est quelque chose de très nouveau pour vous, même si l’aspect progressif de votre musique reste intact. Pourquoi une telle évolution ?


Roine : Il y avait quand même eu cet album, « Paradox Hotel » paru il y a 10 ou 15 ans maintenant (l’album est sorti en 2006, ndlr). Et là-dessus, il y avait pas mal de chansons de 3 ou 5 minutes. Mais tu as raison, la plupart du temps, nos morceaux sont longs, ce qui ne pose pas de problème pour autant. On a juste eu envie de faire les choses différemment ce coup-ci. On a choisi des thématiques, et on a choisi de ne pas totalement les connecter les unes aux autres. Il y a quand même quelques mélodies qui reviennent d’un morceau à l’autre, ou des phrases qui reviennent plusieurs fois dans l’album, pour créer un ensemble. Les Beatles avaient fait un peu la même chose sur leur album « Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band » (sorti en 1967, ndlr). Idem pour Genesis avec « The Lamb Lies Down On Broadway » (paru en 1974, ndlr), avec des morceaux plutôt courts mais avec des idées qui revenaient plusieurs fois tout au long de l’album. Cela fait toujours partie de l’esprit progressif.


Aujourd’hui, nous sommes dans l’ère de la playlist, et la plupart des gens n’écouteront pas un morceau de plus de 5 minutes. Y avait-il en vous l’idée d’essayer de toucher un public plus large, en ayant des titres plus courts ?


Roine : C’est vrai, tu as raison, mais cette idée ne m’a pas traversé l’esprit.



Les gens attendent de nous que l’on fasse des chansons longues, donc on a eu envie de leur donner quelque chose d’un peu différent, autrement cela peut devenir ennuyeux.




Tant mieux ! (Rires).

Roine : Je pense qu’il faut garder l’esprit ouvert, et tant mieux si ça ne sonne pas comme du rock progressif. Les gens attendent de nous que l’on fasse des chansons longues, donc on a eu envie de leur donner quelque chose d’un peu différent, autrement cela peut devenir ennuyeux. Il faut les surprendre ! J’ai demandé aux autres membres d’écrire des morceaux dans des styles de musique différents. Je pense qu’il faut garder l’esprit ouvert, et tant mieux si ça ne sonne pas comme du rock progressif. Cela reste quand même du prog, car tu fais progresser les choses en démarrant d’un univers et en arrivant ailleurs. On progresse d’un point A à un point B.


Oui, il faut continuer d’expérimenter !


Roine : On sait jouer ces longs morceaux mélodiques avec des solos de guitare, etc. On peut le faire ! Mais en essayant de faire quelque chose que l’on n’a jamais trop fait, on amène quelque chose de nouveau. Je pense que c’est intéressant.


Et d’ailleurs, les morceaux sont chantés alternativement par toi et par Hasse Fröberg. Comment faites-vous pour choisir qui chante quoi ? Est-ce que vous essayez de tenir compte de la voix de chacun pour essayer de servir le morceau du mieux possible ? Ou est-ce que par exemple tu vas avoir plutôt tendance à chanter les morceaux que tu as écrit tandis que Hasse chante ceux qu’il a écrits de son côté ?

Roine : Je suis le principal compositeur, donc Hasse chante souvent les chansons que j’écris. Parfois j’écris une chanson en me disant typiquement qu’elle sera pour lui. J’entends déjà sa voix en train de chanter le morceau. Il a aussi une voix plus aigüe que la mienne donc il peut atteindre des notes plus hautes, des notes que je ne peux pas chanter. En général, il vient dans mon studio, il écoute ce que j’ai écrit, il me dit ce qu’il en pense, et quelles sont les chansons sur lesquelles il se voit bien chanter. On essaye d’atteindre le bon équilibre. Parfois on chante alternativement : je chante un couplet, il en chante un autre… On essaye de rester ouverts aux propositions et d’essayer plusieurs choses pour voir ce qui marche le mieux. Il y a parfois des chansons pour lesquelles tu te sens proche, et tu as envie de les chanter. En tout cas on essaye d’atteindre le bon équilibre pour que tout cela soit intéressant à écouter et parfois imprévisible.


La première fois que l’on t’a interviewé, c’était en 2012. Vous aviez tout juste sorti votre album « Bands Of Eden », votre premier album après 5 ans sans sortie de d’album. Tu nous disais qu’après avoir sorti beaucoup de disques en peu de temps, la magie s’était dissipée. Est-ce que cela signifie qu’après avoir sorti 3 albums en 3 ans, vous pourriez à nouveau mettre le groupe entre parenthèses pendant quelques temps ?


Roine : Oh c’est impossible à dire à l’heure actuelle. A ce moment précis, j’ai l’impression qu’on va continuer sur notre lancée. La semaine dernière, on a échangé sur Skype, et vu que l’on ne peut toujours pas jouer de concerts, on a évoqué la possibilité de reprendre l’écriture de nouveaux morceaux dès maintenant et commencer gentiment à écrire, pour voir dans quelle direction nous pouvons aller. Je dirais que c’est une indication. En tout cas, pour l’instant, il n’y a pas de reprise des tournées.


Je pense qu’il faut rester ouvert aux différents scénarii qui se présenteront à nous.

A ce propos, avez-vous des projets de tournées pour 2021 ? Certaines choses sont-elles déjà actées ?

Roine : Si les choses s’améliorent, on jouera sûrement au Cruise To The Edge. On a aussi des plans pour le Canada et à d’autres endroits encore. On reviendra peut-être en Amérique du Sud, également, mais je pense qu’il est trop tôt pour en parler. Je pense qu’il faut rester ouvert aux différents scénarii qui se présenteront à nous. On pourrait encore sortir un album comme celui-là à nouveau !


Tu es aussi impliqué dans d’autres projets. Étant donné que vous n’allez pas reprendre les concerts, peut-on espérer entendre prochainement un nouvel album de Transatlantic ou de The Sea Within par exemple ? J’ai entendu dire que vous prépariez quelque chose avec Transatlantic.


Roine : Avec Transatlantic, l’album est déjà enregistré en réalité ! Les enregistrements ont démarré il y a un an environ. L’album est en train d’être mixé à l’heure actuelle, en Californie. Il va être super ! Il sortira probablement au printemps 2021. En ce qui concerne The Sea Within, c’est plus difficile à dire. Il n’y a pas d’activité à l’heure actuelle. Je ne dirais pas qu’il n’y aura pas d’autre album, mais aujourd’hui, il n’y a pas grand-chose à dire en vérité. Nous sommes tous des musiciens actifs : Tom (Brislin, le pianiste, ndlr) vient de sortir un album avec Kansas. Marco Minnemann est sûrement chez lui en train d’enregistrer de la musique pour différents projets. S’il y a une suite, il faut qu’elle ait lieu naturellement. Il n’y a pas de plan concret pour faire un nouvel album mais je suppose que cela pourra arriver si les conditions sont réunies.


En tout cas, j’espère que vous aurez la possibilité de remonter sur scène dès que possible. Peut-être au printemps 2021 avec un peu de chance. On croise les doigts !


Roine : Oui il faut toujours croiser les doigts, mais on n’en sait rien. Aujourd’hui, programmer une tournée n’est pas facile. Il y a 25 ans, tu pouvais planifier un concert et le jouer deux semaines plus tard. Mais aujourd’hui, tout est planifié et tu achètes une place pour aller voir Roger Waters dans un an. C’est fou ! Je peux le comprendre, d’une certaine façon. En tout cas si on veut faire une tournée, ça ne sera pas avant l’automne 2021 je pense, dans un an. Mais on ne sait jamais, peut-être que l’été prochain, ce sera bon !


Merci beaucoup Roine ! Bon courage pour la suite et merci de t’être prêté au jeu de l’interview !

Roine : Merci, à bientôt !



Plus d'informations sur http://www.roinestolt.com
 
(1) COMMENTAIRE(S)  
 
 
LOLO_THE_BEST59
01/11/2020
 
749
0
Roine Stolt paratge avec Neal Morse ce don inné de pouvoir composer à l'infini des chansons de qualité, sans (trop) se répéter et toujours avec la même passion. Quelle chance !
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