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TITRE:

DELUGE (23 OCTOBRE 2020)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

BLACK METAL



Après la pluie, le beau temps dit l'adage. Dans le cas présent, c'est le déluge qui nous attend avec le retour du groupe après le très remarqué "Æther"...
STRUCK - 26.02.2021 -
11 photo(s) - (0) commentaire(s)

Cinq années se sont écoulées depuis, un changement de label pour passer des dénicheurs Acteurs de l'Ombre à la major Metal Blade, Déluge revient avec un "Aego Templo" pour lequel le groupe voit en très grand...





Quelle est la question qu’on t’a trop souvent posée et à laquelle tu aurais marre de répondre ?

François-Thibaut Hordé : "Présentez-moi le groupe"… (Rires)


Justement ça tombe bien, pourrais-tu me présenter ton groupe…

(Rires)… C’est un bon début d’interview, une bonne introduction : j’aime beaucoup !


Plus sérieusement, on se rencontre pour le deuxième album de Déluge et pour l’occasion, des Acteurs de l'Ombre, vous passez à Metal Blade qui publie votre nouvel album qui est belle promotion… Fais rêver les jeunes groupes qui liront cette interview : comment avez-vous décroché ce deal ? Metal Blade est-il venu vous chercher ?

Il faudrait poser la question à notre excellent manager. Pour le premier album, on avait également quelques propositions et puis à force de tourner et d’être diffusé...





Tu sous-entends que d’autres labels vous faisaient les yeux doux ?

Oui, on avait d’autres propositions. Mais clairement, Metal Blade faisait partie du trio de tête. Et effectivement, on nous pose souvent la question de savoir ce que ça nous faisait de partir d’un label assez exigeant comme Les Acteurs de l’Ombre pour passer sur quelque chose de très généraliste comme Metal Blade. C’est une bonne question qui m’a un petit peu désarçonné.


Il y a un travail pluripartite sur le deuxième album alors qu’avant, je faisais tout tout seul !



Justement ne crains-tu pas au-delà de la pression, une certaine déception sachant que nombreux sont les groupes qui parfois sont déçus par les gros labels qui n'assurent pas toujours le soutien promis ?

On va essayer de ne pas se laisser le choix. Il ne faut pas oublier qu’un label est un des partenaires qu’il faut avoir. Un label sort un album, il te donne des outils, des ressources : il faut les utiliser. Signer sur un label peut aussi aider le booking mais ce n’est pas un booker. Il y a un travail pluripartite sur le deuxième album alors qu’avant, je faisais tout tout seul !


On a toujours vu les choses en grand pour Déluge.


En gros, cet album marque le passage de groupes quasi-amateur à semi-pro ?

On a toujours vu les choses en grand pour Déluge. Après il faut que ce soit adapté et cohérent c’est-à-dire pour un premier album, sur Les Acteurs de l’Ombre, on n’allait pas s’acheter un jet privé (Sourire) !





Mais tu sembles suggérer et on le voit aujourd’hui avec cette journée promotionnelle, Metal Blade met les moyens pour vous promouvoir comme il se doit ?

Pour répondre formellement à ta question qui est totalement légitime, il ne faut pas croire au Père Noël et penser qu’en signant sur un gros label tout est acquis. Il faut bosser mais effectivement plus l’aquarium est gros, plus tu peux rayonner !
Nous étions un gros poisson dans le petit aquarium Les Acteurs de l’Ombre et je suis très fier d’en avoir fait partie. Nous sommes toujours en excellent contact et d’ailleurs, ils faisaient partie des options pour ce deuxième album.
Je ne les ai pas négligés : on a discuté mais en discutant, on a réalisé que ça ne pouvait pas se faire parce qu’il fallait qu’on passe un cap et cela passait par cette signature.
L’essentiel est que la passation se fasse en souplesse et intelligemment. Et je pense qu’on ne perd pas complétement les acquis du public des Acteurs de l’Ombre parce que de toute façon, ils continueront de proposer notre premier album.

Pour en revenir sur la signature avec Metal Blade, j’ai passé un an et demi à bosser sur ce nouvel album et je voulais avoir le meilleur pour lui. Leur aide est super importante, c’est une super ressource en termes de stratégie, de promo et je ne pensais pas être en communication aussi rapprochée.


Tu as dit avoir mis un an et demi pour faire cet album. Cinq ans séparent "Æther" de "Aego Templo". Comment expliquer une telle durée ? Par souci de la perfection et/ou est-ce que la signature avec Metal Blade a changé quelque chose ?

Sur la fin, tout s’est plutôt harmonieusement articulé. J’ai composé à 99% le premier album de bout en bout. C’était une option de composer rapidement un deuxième album.
Sur le premier album, il y avait une urgence, une nécessité d’écrire les chansons. On les a mises sur album et on les a poncés. C’était une forme d’exorcisme !


Et toute la difficulté était de se renouveler pour ce deuxième effort…

Exactement !


Mais en tant que nouveau groupe, il faut surfer rapidement sur la notoriété d’une première sortie d’autant que dans votre cas, elle était plutôt bien accueillie. La signature et le travail promotionnel avec Metal Blade comble en partie cette perte de temps mais comment expliques-tu celle-ci plus que préjudiciable comme un groupe comme le vôtre ?

Tout simplement, on a tourné trois ans… Depuis le début de Déluge, on veut beaucoup jouer.


J’avais vraiment quelque chose de très particulier à dire sur le premier et je voulais avoir autre chose à raconter pour le deuxième






Mais vous ne composez pas pendant la tournée ?

Je ne voulais pas. Pour être honnête, on a dû attaquer une chanson….
Je ne me retrouve pas dans les groupes qui sortent un album par an. Encore une fois, je voulais poncer ce premier album, j’avais vraiment quelque chose de très particulier à dire sur le premier et je voulais avoir autre chose à raconter pour le deuxième. Et puis, il y a eu aussi nos vies qui ont été bien remplies : je suis papa depuis deux ans et demi…

Mais une fois que l’engagement avait été pris, la force de l’engagement a opéré et derrière, tout s’est bien articulé et notamment la signature chez Metal Blade qui n’a pas généré trop de décalage.


Tu sembles dire que l’album était bien avancé avant la signature chez Metal Blade mais est-ce que ces derniers ont eu d’éventuelles exigences ?

Aucune, et ça fait partie des qualités que je leur accorde également. En termes de le liberté artistique, j’étais assez timide car je suis quelqu’un -même au sein de l’équipe- qui aime bien proposer quelque chose d’abouti : je déteste montrer un travail en cours car je veux être persuadé de ce que je propose. Je demande peu de conseils, quand j’en demande, c’est pour les écouter.
Si je me livre et me dévoile avec quelque chose qui n’est pas terminé, selon moi, c’est parfois compliqué. Le label a voulu écouter tout l’album en pré-prod avant que je puisse aller au bout des choses mais ça s’est passé en souplesse parce que ce sont des gens qui ont l’habitude d’écouter ce genre de choses. J’ai malgré tout un peu de mal avec ça mais ça s’est très bien passé. Les seuls désaccords -ou discussions devrais-je dire- qu’on ait pu avoir concernaient le choix des singles… mais que ce soit pour l’artwork, la production, la composition… ils étaient ravis : on a donc eu aucune contrainte, aucune consigne.


A propos d’artwork, avec son titre et son artwork, "Aego Templo" paraît connecté à son prédécesseur. Est-ce le cas ?

Oui et non (Rires) ! Il y a quand même une cohérence dans la musique : on ne peut pas renier ce qu’on a fait ! Nous sommes toujours très fiers de ce que nous avons pu faire sur ce premier album et ça a encore un sens aujourd’hui pour nous.
Ça reste du Déluge en revanche, il y a autre chose à raconter !
Quant à la connexion par l’artwork, c’est plus une idée de Valnoir qui a vraiment voulu créer une identité forte autour du bleu, de l’eau, Déluge…


Je ne veux surtout pas être prisonnier d’une imagerie même si elle est forte, élégante et nous correspond.






Et est-ce que vous comptez continuer à décliner cette identité, cet univers visuel sur les prochains albums permettant ainsi d’identifier un nouvel album de Déluge dès le premier coup d’œil ?

C’est une bonne question. J’imaginais quelque chose de beaucoup plus chaud, je trouve ces visuels sont très figés, assez froids. C’est très élégant mais parfois un peu froid et je trouve la deuxième encore plus figée que la première qui avait cette sorte de mouvement avec la vague et la main du naufragé au milieu. Cette nouvelle pochette est un tableau froid et je ne veux surtout pas être prisonnier d’une imagerie même si elle est forte, élégante et nous correspond.
C’est quelque chose que je voulais déléguer, je fais confiance à la personne et je respecte son travail : le symbolisme, tous les éléments qui se découvrent dans l’ensemble -à l’intérieur du vinyle, il y a beaucoup de surprises…
Je suis un petit peu mal à l’aise avec le fait d’être prisonnier d’une imagerie mais si elle est élégante, ça me va.


Mais ça permet surtout à un groupe d’être identifié, ce qui n’a pas de prix pour un groupe en développement… on peut s’en détacher par la suite…

Ce n’est pas faux, ça construit une identité et effectivement, quand tu vois les deux pochettes d’album, tu sais que c’est le même groupe…


L’artwork, les intros sublimes comme celle sublime orientale de ‘Abysses’, des morceaux instrumentaux comme ‘Frates’… doit-on appréhender "Aego Templo" comme une œuvre conceptuelle ?

Il y a des thèmes dans l’album. On me posait déjà la question pour le premier album mais je ne considère pas vraiment comme des concept-albums. Ce sont deux albums avec une identité forte, avec des thèmes abordés mais pour moi, un concept-album, ça va beaucoup plus loin.
Je ne suis pas mal à l’aise avec cette idée de concept-album, je suis d’ailleurs touché qu’on pense que c’en soit…


Cela prouve qu’il y a une cohérence dans les albums ?

C’est ça. J’ai toujours voulu qu’il y ait une cohérence entre la musique, les textes, l’imagerie, les ambiances autour, l’eau ce n’est pas un hasard non plus…


Le fil conducteur est la mélancolie et c’est un sentiment que j’associe beaucoup à l’eau.






Et pour en revenir aux thèmes, quels sont ceux abordés et y-a-t-il un lien avec ceux du premier album ?

On va rebondir sur ta précédente question. Le fil conducteur est la mélancolie et c’est un sentiment que j’associe beaucoup à l’eau. Il y a un côté triste, ça peut être brutal, ça peut être doux ou joyeux…


Ta description m’évoque le titre ‘Water’ extrait de l’album "One Hour by the Concrete Lake" de Pain of Salvation et notamment le fait qu’il aimait le son de la pluie tombée sur ses fenêtres…

C’est exactement ça ! Ça peut être une pluie sur un velux, ça peut être un petit ruisseau, un déluge d’eau, des vagues, un lac…
Et puis, c’est comme regarder un feu de cheminée, c’est un petit peu hypnotisant… Je me sens bien près de l’eau, c’est quelque chose qui ne s’explique pas. Et j’ai vraiment l’impression que la mélancolie est le fil conducteur avec l’eau.

Et sur le deuxième album, on a voulu avoir un spectre un peu plus large avec peut-être un peu plus d’espoir. Même si le premier n’est pas dénué d’espoir, c’est un peu moins visible, il est un petit peu plus brutal, plus froid…


L’espoir en ces temps, c’est compliqué…

C’est de l’espoir à coups de couteau (Rires) !
Non, mais nous voulions ouvrir ce spectre mais sans tourner le dos au passé et claquer la porte de "Æther".
Et donc pour répondre à ta question, il y a un lien qui passe par cette mélancolie qui se veut un petit plus voilée sur le deuxième album, ce n’est pas forcément ce que nous mettons en avant  sur cet album.


Penses-tu que les évènements et le fait que tu sois papa expliquent en partie ce changement ?

D’une certaine manière. C’est vrai qu’il y avait des choses à dire sur le premier album comme des deuils, des séparations… c’était un peu exutoire mais c’est vrai que même si j’ai un peu de mal à le dire en ce moment, la vie est belle !
Mais effectivement, on se pose la question de faire des enfants en ce moment : ça reste de l’égoïsme.


Même si nous ne sommes pas les plus à plaindre, nous sommes en France, tu parlais d’eau, il y a des pays où il n’y en a pas…

C’est clair ! On crache beaucoup dans la soupe mais il ne faut pas l’oublier ça.


L'album est très riche en terme instrumental avec notamment le recours au saxophone de Matthieu Metzger sur ‘Opprobre’ connu pour ses travaux sur Klone par exemple. Est-ce que vous avez éprouvé de la difficulté à assembler ces idées et faire en sorte que ça reste cohérent ?

Clairement non ! Toutes les collaborations sont venues naturellement. Bien entendu, j’ai dû passer des coups de fil à chaque fois car elles ne se sont pas présentées comme ça à ma porte le matin (Sourire)…
Mais encore une fois, c’est la force de l’engagement, il y a une espèce de logique dans tout ça. A force de faire tourner les pré-prod, il y a des choses comme le saxophone de ‘Opprobre’ qui me sont apparues évidentes…


Ma musique a toujours été inspirée par l’énergie primitive du black metal





… au risque d’être catalogué Ihsahn français avec cette collaboration ?

Ils peuvent. Je cherche encore comment définir notre musique mais effectivement ma musique a toujours été inspirée par l’énergie primitive du black metal même si nous ne sommes pas un groupe de black metal.
Je ne vais pas dire que ce saxophone est un "happy accident" mais c’est quelque chose qui est là et qui finalement n’est pas très représentatif de l’album même s’il en fait partie intégrante.

C’est pour ça qu’on s’est beaucoup posé la question du single et après coup, pourquoi pas ? Ce n’est pas parce qu’on sort un single avec du saxophone qu’il doit forcément y avoir dans toutes les pistes. Et ce n’est pas non plus une mauvaise raison de le sortir en single si la piste se suffit à elle-même.

Enfin, il faut faire un choix, c’est une piste qu’on a appris à réécouter parce que c’est une vieille piste -elle fait partie des deux premières que j’ai composées- qu’on déjà joué en live plusieurs fois et je ne vais pas dire dont on se lassait mais c’est une vieille piste et du coup, l’ajout de saxophone l’a transcendé et on a un grand plaisir à la réécouter aujourd’hui.


"Aego Templo" est quand même un gros bestiau difficile à appréhender.



Toujours à propos de titres, tu dis que le dernier titre, 'Vers', est "une porte ouverte" sur le prochain disque. Qu'entends-tu par là ?


D’une certaine manière, ça reste une fenêtre ouverte mais je ne sais pas vraiment comment l’expliquer mais elle lie l’ensemble des pistes. "Aego Templo" est quand même un gros bestiau difficile à appréhender. J’ai passé beaucoup de temps sur la tracklist, il y avait beaucoup de politiques différentes et il y a ces cycles dans l’album qu’on voit assez naturellement à l’écoute.
Même si ‘Vers’ est une des pistes que j’ai composées, je voulais qu’elle conclue l’album. Je procède beaucoup par élimination et par logique : ‘Bruine’ sur "Æther" est la première piste que je n’ai jamais composé pour Déluge et c’est aussi la dernière piste de l’album et il s’avère que de retrouver naturellement ce schéma sur "Aego Templo" est assez amusant, à savoir qu’elle conclut l’album alors qu’elle a été composée avant tout le reste de l’album.


Là où tu étais pris dans la tempête dans le premier album, ce nouvel album est une petite balade -non dénuée d’énergie- où on se laisse emporter plus facilement


Tu dis que "Aego Templo" est un gros bestiau difficile à appréhender malgré tout, cet album est présenté comme plus accessible. Mais finalement, il ne l'est que faussement. C'est le visage qu'il tend tout d'abord avec 'Soufre'. Mais plus le disque progresse et plus sa richesse se fait jour, imposant au contraire de multiples écoutes... était-ce l’intention quand tu as construit la liste des titres ?

Oui ! C’est vrai que c’est assez amusant et j’y pense en en parlant. En fait, c’est plus facile à écouter en instantané c’est-à-dire que chaque piste dépeint une émotion particulière ou va dans une direction. Et je trouve que chaque piste en l’état est plus facilement accessible que chaque piste du premier album. En revanche, se faire tout l’album est un beau voyage et on a envie de faire une carte postale par chanson.
Mais c’est amusant car je trouve cet album plus accessible parce que le premier était une épreuve -on sentait la douleur, la tristesse- là où tu étais pris dans la tempête dans le premier album, ce nouvel album est une petite balade -non dénuée d’énergie- où on se laisse emporter plus facilement, où il y a moins besoin de se concentrer pour écouter du coup, c’est plus ouvert.


La grosse épreuve était de conserver l’âme mais ouvrir le spectre et c’était vraiment très compliqué






Pour justifier ce caractère plus accessible, il est fait mention du chant clair plus présent que sur "Æther". On aurait pourtant tort de réduire le travail vocal à ce chant clair. Maxime Febvet abat un sacré boulot, très diversifié, on pense notamment au morceau 'Gloire au silence'... es-tu d’accord ?

Merci pour ce beau compliment. C’est vrai que Maxime a toujours été bon mais sur cet album, il s’est transcendé d’autant que je n’étais même pas là pour les prises chant. Pour le premier album, j’ai tout fait mais pour celui-ci, j’ai les envoyées en studio chez Thibault (NdStruck : Thibault Chaumont des studios Deviant Lab).
Il y avait un débrief' quotidien mais je voulais lui laisser la liberté : les paroles, c’est lui sauf ‘Opprobre’ qu’on a fait un peu à deux mais globalement c’est lui. Et surtout sur la diction, sur le rythme, sur l’intention et l’intensité, ils m’ont complétement bluffé : j’avais des attentes assez hautes et ils les ont pulvérisées (Rires) !

Mais pour le coup, qui dit plus accessible ne dit pas plus facile à faire, au contraire. La grosse épreuve était de conserver l’âme mais ouvrir le spectre et c’était vraiment très compliqué. Nous ne sommes pas beaucoup repassé sur les pistes une fois qu’elles étaient créées -les idées étaient là- je pense qu’il fallait simplement du temps pour qu’en interne, on se dise qu’on allait dans la bonne direction.

C’est vrai qu’on avait beaucoup de haine, de violence quand on était plus jeunes. Quand on est jeune -à la fin de l’adolescence et au début de l’âge adulte- on a de la haine et il faut que ça sorte. Aujourd’hui, je pense qu’on essaie tous de construire quelque chose même si on a toujours nos démons.


Avec cette belle signature et ce beau bébé que tu as entre les mains, quels sont tes attentes surtout au regard du contexte actuel ?

Un vaccin pour commencer (Rires) !
On a toujours voulu tourner, ça fait partie de l’expérience Déluge. Sortir des albums, c’est chouette, on aime ça, on a travaillé l’album, on est fiers de ce qui sort mais jouer, c’est un autre travail qu’on apprécie aussi et de manière différente et c’est la suite logique. Nous sommes donc impatients que ça se décante un peu pour tourner.





Et avez-vous commencé à travailler sur des dates ?


Normalement la tournée en décembre -du 3 au 19- avec Igorrr, pour le moment, c’est encore maintenu mais on ne sait pas.
On a trois jours de résidence la semaine prochaine, on répète tous les week-ends. On se met des œillères mais de toutes façons, on n’a pas le choix : si jamais, ça ne s’annule pas, on n’est pas prêts, c’est honteux !
J’en parle avec beaucoup d’artistes -des danseurs, des chanteurs à l’Opéra- qui me disent que répéter : ils font comme si tout allait se faire, ils font comme si tout allait recommencer bientôt.


On a commencé cette interview par la question qu'on t’a a trop souvent posée au contraire, quelle est celle que tu souhaiterais que je te pose ou à laquelle tu rêverais de répondre ?

Encore une excellente question ! (Il réfléchit)....


Vu que tu cales, ce que je te propose, c’est d’y réfléchir et lors de notre prochaine rencontre, nous commencerons notre interview par cette question et sa réponse…

C’est beau ça ! Ok, c’est top !





Merci

Merci à toi, c’était très agréable !


Et merci à Childeric Thor pour sa contribution...


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/delugebandofficial
 
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