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A PROPOS DE:

JAY RYAN BERETTI (07 AOÛT 2020)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
ROCK

Jay Ryan Beretti est un chanteur français qui s'est vite fait un nom aux Etats-Unis, chose rare, dans l'Etat du King Elvis notamment. Rencontre avec un artiste attachant.
CALGEPO - 14.09.2020 - 4 photo(s) - (0) commentaire(s)
Jay Ryan Beretti est un chanteur qui connait un énorme succès aux Etats-Unis où il est parti pour vivre sa passion pour la musique et notamment celle d'Elvis Presley découvert très tôt mais aussi du rock US. C'est à l'occasion de son second album "Superman" quasiment 20 ans après le précédent, que Music Waves a pu questionner Jay sur ce nouveau projet.

Jay Ryan, il est dit dans ta bio que tu as découvert Elvis Presley à l’âge de 5 ans et que c’est devenu ton idole, qu’est -e qui, dès ce plus jeune âge, t’a plu chez cet artiste et comment a-t-il nourri ta passion en tant que musicien ?

 Elvis Presley est un artiste unique et inclassable car aucune catégorie ne pourrait correspondre. Avec le recul, je crois que j’ai été électrisé par le pouvoir de son authenticité et de sa sincérité et ce pouvoir passait par le regard et la voix.  J’avais l’impression de connaître sa musique alors que je la découvrais ! Ensuite, j’ai écouté des dizaines et des dizaines d’artistes dans des styles différents (Country, Gospel, Blues, R’N’B) qui l’ont influencé et qui m’ont permis de comprendre sa musique et d’être armé pour créer la mienne.



En 1997 tu pars aux Etats-Unis participer à un évènement autour d’Elvis (pour les 20 ans de sa disparition). Quel regard a porté le public américain sur le Frenchy débarquant à Graceland ?

 Ce fût un véritable honneur pour moi d’avoir été sélectionné par l’entreprise Elvis Presley (Graceland) pour représenter la France ! Surtout qu’ils ne voulaient pas de sosies ou d’imitateurs mais des personnalités et voix proches d’Elvis. L’accueil du public a été extraordinaire et je garde un souvenir très précis de cette soirée durant laquelle j’ai aussi pu échanger avec des Français présents dans la salle ainsi que des médias comme TF1 qui couvraient l’événement.


Nous avions de longues discussions sur sa carrière et les artistes qu’il [Big Al Downing] aimait comme Elvis ou Fats Domino.
Il me disait souvent : « toi tu peux tout chanter ».

Très vite tu es remarqué par Big Al Downing qui t’a pris sous son aile après que tu as fait sa première partie, il a composé des titres de ton premier album ainsi que Jerry Phillips (fils de Sam Phillips fondateur de Sun Records)... que retires-tu ce ces collaborations ?

 J’ai eu la chance de les connaître par Jacques Naud (Manager d’artistes US) qui m’avait découvert lors d’un concert dans la Drôme. Il s’est occupé de moi jusqu’en 2002 et travaillait aussi avec Big Al Downing, Jerry Phillips et d’autres artistes US. J’ai rencontré Big Al en 1997 sur des festivals en France et le courant est passé rapidement. Nous parlions le même langage malgré le fait que je sois français. Nous avions de longues discutions sur sa carrière et les artistes qu’il aimait comme Elvis ou Fats Domino. Il me disait souvent : « toi, tu peux tout chanter ». J’étais très impressionné par le personnage mais surtout par son talent et sa gentillesse. Il m’a appris beaucoup. J’ai rencontré Jerry Philllips à l’anniversaire de Jerry Lee Lewis fin septembre 2001 alors que j’étais en tournée. Un très beau souvenir ! Il m’avait signé 'Happy At Home', que j’aime particulièrement et qui est le dernier titre de mon 1er album.

 
N’as-tu pas craint à un moment donné de perdre un peu ta liberté avec cette prise en main ?

 Non, pas du tout. J’étais jeune mais je savais plutôt bien ce que je voulais pour ma musique et Big Al le savait aussi. Personne n’a jamais tenté de m’imposer quoi que ce soit. Il faut aussi dire que je n’ai jamais signé avec des Majors.

Il est indiqué que « Tu es le seul Français à avoir été reconnu dans ce style de musique aux USA (country rock) », ça met un peu la pression non ? Comment prends-tu cette reconnaissance ?

 Non, c’est plutôt flatteur et je crois que ça vient du fait que j’ai tourné aux US et que Runaway Heart était entré 51ème dans le Top 100 Americana. Le public Américain a été extraordinaire avec moi. Ils ne comprenaient pas comment je pouvais jouer cette musique de cette façon en étant français. J’avais souvent cette remarque après les concerts. Ils pensaient que je venais de Louisiane ou du Canada.. C’est un très beau souvenir.




Aujourd’hui sort "Superman" ton second album après "Runaway Heart" réalisé au début des années 2000, comment expliques-tu cette longue période entre les deux albums à une époque où tout doit aller vite ?

Oui, 17 ans après la sortie du premier aux US ! Je n’ai jamais eu d’obligations de faire un album n’étant pas lié avec une maison de disques et ceci peut être une explication. Ensuite, "Superman" est une longue histoire dont une partie a été écrite juste après "Runaway Heart" et l’autre il y a quelques mois. Mais ce que je trouve passionnant dans cet album, c’est que le temps n’a pas de prise sur la musique et que mes chansons sont liées malgré les années.



Cet album contient 6 titres inédits et 4 adaptations, comment as-tu abordé la composition des titres originaux ?

 Dans "Runaway Heart", on découvre les racines de ma musique. "Superman" est un album beaucoup plus personnel tant au niveau des chansons que du style. J’ai écrit mes titres et arrangé les adaptations de la même manière, comme si je les avais écrites, avec le même fil conducteur. Je n’ai pas écrit de chansons pour qu’elles correspondent entre elles. Les choses se sont faites naturellement et quelque soient les titres, je les ai faits à ma façon.


On sent à la lecture des paroles une propension à l’introspection et que tu y as mis des choses très personnelles notamment dans la chanson ‘Superman’ où tu parles du fait qu’il faut toujours être fort, donner peut-être cette impression que le temps file à toute vitesse et qu’on manque souvent des choses, ou dans ‘My Life’ dans laquelle tu évoques les tournées, le manque des gens que tu aimes…. L’écriture de cet album a-t-il été pour toi une catharsis sur ces presque 20 années de métier voire sur l’enfance ?

 Je ne sais pas. Ce dont je suis certain, c’est du besoin d’écrire ces chansons au moment où elles ont été faites. Je ne savais pas ce que j’allais en faire ni même si j’allais les enregistrer un jour, mais j’étais heureux de les avoir écrites, avec une forme de soulagement. Concernant 'Hear My Call' et 'Superman' (Flying in the sky), c’est un peu différent car elles ont été écrites au début des séances studio. Je sentais qu’il me manquait ces deux titres pour l’album et sa cohérence. Dans ''Hear My Call" je voulais ce côté mystique-New Orleans et faire par là-même un clin d’œil à un artiste que j’ai toujours admiré, Screamin’Jay Hawkins. Effectivement, dans 'My Life' ou 'Superman' (Flying in the sky), je veux parler directement à l’auditeur de choses personnelles et importantes de la vie malgré nos faiblesses. Etre Superman, ce n’est peut-être pas toujours ce que l’on croit.


Je ne considère pas la musique comme une compétition ou un moyen de montrer ses talents d’instrumentiste ou de chanteur.

Dans tes compositions, il y a énormément de place pour les instruments, notamment le piano et beaucoup de soli de guitare, peut-on voir en cela consciemment ou inconsciemment une volonté aussi d’être reconnu en tant que musicien et pas seulement interprète ?

 Excellente question !!  La reconnaissance est un vaste sujet… Je ne considère pas la musique comme une compétition ou un moyen de montrer ses talents d’instrumentiste ou de chanteur.  S’il faut une seule note de piano ou de guitare pour atteindre un objectif, alors c’est ce que je choisirai. Tout ce que joue doit être au service de ma musique et de ce que je souhaite transmettre à l’auditeur. Le plus important est l’alchimie entre les sons, les notes et les textes. Je considère aussi que si ce que je joue à la guitare n’apporte pas ce que je souhaite pour ma chanson, alors je le fais faire différemment par un autre guitariste. Dans 'Superman', vous pouvez entendre mes guitares et celles d’Olivier Bouasse.




Les 4 adaptations sont des titres de Roy Orbison, The Cure (‘Lovesong’), David Guetta et le fameux 'Bensonhurts Blues', comment as-tu choisi ces titres et notamment ceux de The Cure et de David Guetta ?

 Il n’y a aucun lien entre les auteurs de ces adaptations. J’avais adapté et joué sur scène 'Lovesong' (The Cure) et 'Life Fades Away' (Roy Orbison) depuis plusieurs années. Je suis un grand fan de Roy Orbison depuis toujours et de The Cure depuis mon adolescence. 'Bensonhurst Blues' était une suggestion de ma Maman à qui j’avais parlé de mon projet d’album. Je cherchais à personnaliser un blues typé un peu plus européen et qui pourrait coller à mes racines latines. Enfin, la première fois que j’ai entendu le titre de David Guetta à la radio, je l’ai imaginé comme je l’ai enregistré avec un mélange de Punk et Rockabilly en gardant son âme Western. J’ai toujours adoré la version originale de 'Lovesong' de Cure, très New Wave, mais j’entendais surtout quelque chose de plus solennel, épuré et aérien pour faire cette déclaration d’amour.


Ma musique est dictée par ma personnalité et mes influences, et ces dernières sont multiples



Dans cet album on sent bien évidemment tes influences (‘Don’t Cry baby’ que n’aurait pas renié le King lui-même) mais aussi une volonté peut-être de s’en émanciper en apportant des touches un peu plus rock FM, voire AOR notamment dans ‘Superman’, d’aucuns diront qu’on aura du mal à comprendre cette démarche -hésiter entre plusieurs styles-, j’y vois personnellement la volonté d’affirmer ta personnalité plus vaste, comment perçois-tu cette vision des choses et ne crains-tu pas de perdre un peu tes fans ?

 Ma vision de la musique est purement artistique et émotionnelle. Ma musique est dictée par ma personnalité et mes influences, et ces dernières sont multiples (Blues, Country, Rock’n’roll, Rockabilly, Pop, Rock, Hard Rock, Classique, etc). Elvis Presley m’a permis de découvrir et d’aimer une grande partie de ces styles mais d’autres sont venus s’ajouter au fil du temps et je suis un héritier de tout ceci. Je n’ai pas la volonté en particulier d’affirmer ma personnalité… Je fais juste de la musique comme je le sens et si les fans aiment, alors je suis le plus heureux. En revanche, je ne ferai jamais de la musique pour ne pas perdre mes fans.



Autre manière de voir, c’est que cela ressemble à une playlist, ce qui se rapproche plus de la manière dont la plupart des gens écoute aujourd’hui de la musique (en zappant), rares sont ceux qui écoutent un album en entier avec les sites streaming, as-tu conscience de cela et comment abordes-tu cette évolution en tant que chanteur et compositeur ?

 Je comprends mais je n’ai pas fait cet album comme une playlist. Aussi bien au niveau des thèmes abordés qu’au niveau des sonorités et des arrangements, il y a une logique et une couleur.  Je crois aussi que malheureusement, beaucoup d’artistes et souvent même de très connus, font des albums composés de chansons qui se ressemblent et après seulement 2 ou 3 titres, on a tout entendu. C’est quelque chose que je ne souhaite pas.   Enfin, je crois que tu as raison concernant le streaming, à savoir que la façon de consommer la musique est en train de changer et beaucoup d’auditeurs n’écoutent pas les albums en entier, malheureusement car un album doit être pensé d’une certaine façon. Nous vivons un retour en arrière avec le single et donc le retour du « 45 tours ».  Reste à savoir si l’album va disparaitre. Je ne le crois pas car comme précisé précédemment, l’album correspond à un autre besoin et peut-être même à un autre public.




A propos de streaming, as-tu lu les déclarations du CEO de Spotify qui explique que les artistes doivent composer plus vite s’ils veulent gagner plus et que l’époque où ils réalisaient un album tous les 3 ou 4 ans est révolu ?

 Ceci concerne l’industrie de la musique et plus particulièrement le marché mainstream qui dicte ses règles. Les artistes doivent trouver aujourd’hui des alternatives pour être rémunérés et il est vrai que tout est fait pour qu’ils le soient de moins en moins. Ceci dit, je crois que sortir un single n’est pas forcément négatif et si vous sortez un single tous les 3-4 mois vous avez donc votre album en 3-4 ans… Sérieusement, le plus important, c’est le contenu et son authenticité car si l’artiste fait de la musique uniquement comme moyen de rémunération, alors je crois qu’il fait fausse route.


Que cela concerne la voix, la guitare ou un autre instrument, c’est l’énergie qui fait la différence.

Tu as une manière de chanter extrêmement naturelle là où on s’attendrait à ce que tu pousses le trait du King notamment (c’est peut-être un peu le cas sur ‘Don’t Cry Baby’), elle se rapproche de Chris Isaak et de Chris Rea je trouve, comme un instrument, comment l’as-tu modelé et travailles-tu ?

 Je travaille ma voix uniquement quand je compose ou quand j’arrange une chanson. Effectivement, je considère ma voix comme un instrument au service de ma musique et si la chanson demande que ma voix soit devant et puissante, alors on y va… Si la chanson demande l’inverse, j’utilise une technique différente. J’ai la chance de pouvoir descendre bas dans les graves et de monter haut dans les aigus, ce qui me donne beaucoup de liberté. Mais le plus important pour moi, c’est l’énergie. Que cela concerne la voix, la guitare ou un autre instrument, c’est l’énergie qui fait la différence. Je voulais absolument faire un clin d’œil à Elvis dans mon album et c’est la raison pour laquelle j’ai enregistré Don’t Cry Baby. Je crois que si ce titre avait été écrit dans les années 50 ou 70, Elvis aurait pu la jouer. En tout cas, si j’avais été Tom Parker, je lui aurais proposée…lol

‘Live Fades Away’ me semble avoir été enregistré différemment des autres, comme si elle l’avait été en live, surtout ta voix qui semble plus mise en avant, près du micro comme pour te rapprocher de l’auditeur pour ce titre conclusif, est-ce une impression ?

 Tout à fait ! c’est exactement cela… Je voulais que cette chanson ressemble à une prière pour conclure l’album. Je me rapproche pour mieux déclarer mon amour ! Cette chanson est le résumé de Superman avec son côté sombre, ses faiblesses d’un côté, et sa lumière, sa formidable énergie et son amour de l’autre.



Aujourd’hui il n’y a plus de concert, plus de grands festivals (rock, country…), as-tu une appréhension sur la situation des artistes, intermittents du spectacle ? Comment as-tu vécu et vis-tu cette période ?

 La situation est catastrophique pour les artistes et encore plus pour les intermittents qui vont devoir trouver d’autres solutions de rémunération. Mais je crois qu’elle est aussi catastrophique pour le public qui doit se priver d’un plaisir parfois immense. Le live génère des émotions et un état sans équivalent. Il s’agit donc d’un véritable changement, d’un bouleversement radical dans la vie de millions de personnes et qui ne s’est jamais produit auparavant, même en période de guerre ou de véritables pandémies. A la lecture des chiffres, je crois que le plus inquiétant n’est pas le virus, mais l’acceptation de la situation dans laquelle nous sommes.

 

Les réseaux sociaux peuvent jouer un rôle important et permettre de se rapprocher encore plus des fans avec des live en streaming… quel est ton rapport à l’égard de ces outils ?

Je les utilise et je trouve cela vraiment très intéressant mais les réseaux sociaux ne remplaceront jamais les concerts et le fait d’interagir avec le public. C’est une alternative provisoire ou parallèle mais en aucun cas de remplacement.




Qu’attends-tu de cet album ? Recherches-tu la signature d’un label peut-être européen ?

L’idéal serait d’avoir un label avec un vrai plan promotionnel et qui ne se contente pas de faire que de la distribution comme beaucoup de labels font aujourd’hui. Je crois plus à des rencontres.

 

 Music Waves est un site à l’origine consacré au rock progressif et au metal, est ce que ces musiques te parlent et pourrais tu intégrer ces styles pour un prochain album ?

 Les styles progressif et metal sont très vastes.. J’aime beaucoup The Moody Blues par exemple ou Metallica. Plus que le style, le plus important reste l’émotion que l’on procure. Je ne suis pas fan des artistes qui passent d’un style à un autre pour faire plaisir ou pour vendre. D’ailleurs, très souvent, on entend que ce n’est pas naturel et qu’il manque l’authenticité. Je ne me préoccupe pas de savoir dans quel style je joue. Que je joue un de mes titres, Roy Orbison ou The Cure, je le fais à ma façon est c’est le plus important pour moi, surtout si cela procure du plaisir et de l’émotion.


On te laisse le dernier mot pour nos lecteurs…

Je tiens à remercier Music Waves pour vos questions pertinentes et la qualité de votre travail ! Et pour les lecteurs, n’oubliez jamais… La musique est le meilleur des remèdes que vous soyez malades ou pas. Je vous embrasse toutes et tous !
 
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