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TITRE:

KANSAS (10 JUIN 2020)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

ROCK PROGRESSIF



Quasiment 50 ans de carrière dans les jambes et Kansas est pourtant toujours là ! De retour avec l'excellent "The Presence Of Absence", le chanteur Ronnie Platt est revenu pour nous sur la sortie du 16ème album studio du groupe !
DARIALYS - 19.06.2020 -
4 photo(s) - (2) commentaire(s)


Au moment de sortir "The Prelude Implicit" en 2016, Kansas n'avait plus sorti d'album depuis l'an 2000, avec "Somewhere To Elsewhere". L'arrivée de nouveaux membres ont assurément relancé la machine. Après avoir tourné intensément ces dernières années, le groupe légendaire de rock américain Kansas revient avec un nouvel album au titre énigmatique, "The Absence Of Presence", sorti en juin 2020 chez InsideOut. Alors autant vous dire qu'au moment où l'on nous a proposé d'interviewer l'un des musiciens, nous avons bondi sur l'occasion, car l'opportunité d'échanger avec ce genre de groupes légendaires et à la longévité incroyable (presque 50 ans de carrière !) ne se présente pas souvent.

Quelques jours avant l'interview, j'apprends que c'est donc le chanteur Ronnie Platt qui échangera avec moi par téléphone. Je suis partagé entre beaucoup d'excitation et une forme d'appréhension au moment d'aborder ce géant. Comment va-t-il m'accueillir ? Vais-je le déranger ? Dès les premières secondes de discussion, toutes mes craintes sont dissipées. Pour la première fois, mon interlocuteur me demande comment je m'appelle, et dans quel pays je vis, comment se passe le déconfinement en France et quelle est la situation ! On croirait assister à un échange d'amis de longue date quand je me rappelle que nous ne disposons que d'un court laps de temps pour réaliser l'interview, car notre ami Ronnie réalisé plusieurs interviews cet après-midi-là. Alors ne perdons plus de temps, et embarquons dès à présent !






Avant même de rejoindre Kansas, je chantais déjà ‘Carry On Wayward Son’ depuis des années et des années !

 

Nous avons une question traditionnelle avec laquelle nous aimons commencer nos interviews. J’aimerais savoir quelle est la question que l’on t’a posée trop souvent et à laquelle tu en as marre de répondre ?

Ronnie : Il y a une question que je n’aime vraiment pas ! Quand je suis devenu le chanteur de Kansas (il y a 6 ans, ndlr), on m’a demandé : « quelle est la première chose que tu as achetée suite à ça ? ». Je crois que les gens se trompent. Ils pensent que sous prétexte que je suis devenu le chanteur de Kansas, je suis automatiquement devenu multimillionnaire ! Alors que c’est loin d’être la réalité ! J’ai rejoint ce groupe car je voulais jouer cette musique, pas parce que je voulais plus d’argent. Avant même de rejoindre Kansas, je chantais déjà ‘Carry On Wayward Son’ depuis des années et des années ! Et à chaque fois que je chante ce morceau, alors même que je l’ai entendu des milliers de fois, quand j’entends les gens le chanter avec nous, j’ai pourtant l’impression que c’est la première fois que je l’entends. Il y a toujours une énergie nouvelle ! Je crois que c’est la seule question que je n’aime pas ! (Rires).


Entendu, nous n’en parlerons pas dans ce cas, et je n’avais même pas pensé à te poser cette question ! On ne parlera pas des potentiels millions de dollars que tu as touchés en rejoignant le groupe ! (Rires).

Ronnie : Tu sais, dix dollars, c’est dix dollars ! J’essaye toujours d’avoir mon premier million de dollars mais ce n’est pas facile ! (Rires). Il me reste encore de la route avant d’y arriver ! Beaucoup de route !

 

Quand j’ai rejoint Kansas il y a 6 ans, je ne m’attendais pas à ce que le groupe revienne en studio un jour pour créer de nouvelles musiques

 

Je te rassure, moi c’est pareil ! (Rires). Ronnie, j’aimerais que tu me parles un peu du nom de cet album qui est assez énigmatique (« The Absence Of Presence », ndlr). Est-ce que tu peux nous l’expliquer ?

Ronnie : Ce qui est intéressant c’est de noter à quel point le nom de cet album coïncide avec ce qui se passe aujourd’hui. On dirait presque qu’on a été des voyants sur ce coup-là ! Pourtant on ne l’est pas, tu peux me faire confiance ! (Rires). Mais le nom de cet album, c’est exactement ce qu’on vit aujourd’hui. A la base, c’était simplement le nom d’un morceau (celui qui ouvre l’album, ndlr), et puis j’ai eu conversation avec Phil Ehart (batteur du groupe, ndlr), et on a parlé de l’utiliser en tant que nom d’album à force d’en parler. Kansas a toujours été un peu ambigu et a toujours aimé distiller un peu de mystère dans l’esprit des gens, dans les références notamment. Tout ce que je peux dire, c’est qu’on est très fiers de cet album et très excités à l’idée de le jouer sur scène.

« The Prelude Implicit », l’album studio qui a précédé celui-là a été une véritable surprise pour moi car quand j’ai rejoint Kansas il y a 6 ans, je ne m’attendais pas à ce que le groupe revienne en studio un jour pour écrire de nouvelles musiques. Mais Kansas a toujours pour but de faire de nouvelles choses. Phil et Rich (Richard Williams, guitariste du groupe, ndlr), sont dans ce groupe depuis 47 ans maintenant, et ils ont encore envie de sortir de nouveaux morceaux sous le nom de Kansas. Pour moi, c’est absolument incroyable ! « The Prelude Implicit » a été le premier album studio de Kansas en 15 ans, et maintenant, « The Absence Of Presence » sort. C’est fou pour un groupe qui existe depuis si longtemps, et c’est fou d’avoir que le groupe ait encore de telles qualités et de telles facultés ! Kansas est connu pour ça, mais c’est incroyable.


Et c’est très important pour un groupe aussi comme Kansas d’arriver à sortir des albums d’aussi bonne qualité ! Il y a des groupes très gros et très connus qui sortent de nouveaux albums, mais qui ont du mal à proposer quelque chose de frais et d’intéressant, mais pour vous, ça a très bien réussi ! Je dois dire que votre album est vraiment excellent ! J’ai toujours aimé Kansas, mais là, je ne m’attendais pas à ça maintenant, presque 50 ans après les débuts. Et j’ai même été surpris que certains morceaux me rappellent certains albums de Kansas de la fin des années 70, comme si vous aviez envie de revenir à vos racines avec cet album. C’était votre but ?

Ronnie : Eh bien… Non. C’est quelque chose que j’ai souvent répété à propos de Zak Rizvi, guitariste et producteur de Kansas, et de moi-même. Zak et moi avons été de très grands fans de Kansas toute notre vie, depuis que nous sommes tout jeunes. Tu es un produit de tes influences. Zak et moi avons toujours été très influencés par Kansas musicalement, en termes d’écriture aussi. Zak a écrit la majorité des titres de nos deux derniers albums, et Tom Brislin (le pianiste, ndlr) y a beaucoup contribué également. On ne se dit pas consciemment : « il faut écrire un morceau qui sonne comme du Kansas ». On a été influencé par ce groupe depuis toujours ! Cette influence est déjà en nous ! C’est comme si on faisait partie du groupe depuis bien plus longtemps qu’en réalité. Comme tu dis, beaucoup de morceaux se rapprochent de ceux de Kansas dans les années 70. Notamment les chansons les plus progressives.

 

" Si tu m’avais dit il y a 10 ans que Zak et moi jouerions dans Kansas, […] je pense que l’on t’aurait répondu : « tu as bu une ou deux bouteilles de vin de trop ! » "



 

J’imagine que pour Zak et toi qui avez été fans du groupe depuis toujours, ça doit être incroyable de vous retrouver aux côtés de vos idoles aujourd’hui, et si en plus vous contribuez à l’écriture de nouveaux morceaux, c’est une véritable consécration pour vous ! Ce doit être un sentiment incroyable !

Ronnie : Si tu m’avais dit il y a 10 ans que Zak et moi jouerions dans Kansas et que l’on écrirait des morceaux pour eux, je pense que l’on t’aurait répondu : « tu as bu une ou deux bouteilles de vin de trop ! » (rires). Mais ça amène une perspective très intéressante. Je suis dans le groupe depuis 6 ans, et ces 6 dernières années sont passées si vite ! Notre planning de tournées a été très intense. Quand on a du temps libre, on se retrouve en studio, si bien qu’il n’y a jamais de vacances avec ce groupe ! On travaille tout le temps ! On fait toujours quelque chose en rapport avec Kansas. Cela fait partie de l’éthique du groupe !


Sur le morceau ‘Throwing Mountains’ le riff principal qui est très heavy pour du Kansas ! Comment vous est venue l’idée d’écrire une chanson aussi heavy par rapport à vos standards habituels ?

Ronnie : Eh bien c’est quelque chose de magique qui vient de Zak ! C’est lui qui a trouvé ce riff. Il a envoyé la démo de ce morceau. On commence toujours avec les fondations, et tout est construit autour de ça. En studio, on expérimente, on essaye des choses, on ajoute des parties. ‘Throwing Mountains’ est sûrement l’une des chansons les plus heavy de toute la carrière de Kansas. Beaucoup la placent dans la catégorie metal progressif. Mais en réalité il y a beaucoup de dynamique dans ce morceau. Quand le premier couplet arrive, il est beaucoup plus paisible que le reste du morceau. Il y a beaucoup de moments forts et de temps calmes, c’est très dynamique. On a tellement hâte de jouer ce morceau sur scène ! C’est un morceau qui est fait pour être joué en live, avec toutes les harmonies, avec ce refrain qui est si puissant !


Et puis il y a ce moment incroyable vers la fin où vous reprenez le refrain à 3 voix avec juste une guitare acoustique en fond. Cela m’a beaucoup surpris la première fois, j’ai adoré ce moment et je l’attends toujours avec impatience !

Ronnie : Avec ce passage, on a essayé de montrer l’étendue de ce que l’on sait faire. C’est un échantillon de ce que l’on fait.


Certains éléments m’ont laissé croire que cet album était peut-être la première partie d’un double album pour deux raisons. D’abord, il y a ‘Propulsion 1’, un court morceau instrumental qui semble introduire une autre chanson, mais le titre suivant enchaîne sur quelque chose de très différent, et il n’y a pas de ‘Propulsion 2’ sur l’album. Aussi, il y a ce titre, ‘The Song The River Sang’ qui est parfait pour clore l’album, mais qui s’arrête d’un seul coup sans prévenir, comme s’il y avait une suite prévue. Alors est-ce qu’un deuxième album est prévu après « The Absence Of Presence » pour donner suite à ce disque ?

Ronnie : Pour ‘The Song The River Sang’, l’idée était plutôt de faire un cliffhanger comme le dernier épisode d’une saison, pour entretenir le suspense avant un prochain album. La toute fin de ce morceau n’a pas de fade-out ou quoi, ça s’arrête instantanément. Ça attire l’attention, un peu comme une claque en plein visage ! Je pense que c’est encore l’une des choses que Kansas aime faire, surprendre les gens ! C’est comme le début de ‘Throwing Mountains’ ou on entend le riff en fond avant que tout le monde ne rentre et que ça parte d’un coup ! Ça te prend par surprise. On a voulu faire pareil avec le dernier morceau, pour donner envie de savoir ce qui va arriver après.

 

Avoir Tom Brislin dans le groupe est un peu intimidant car c’est sûrement l’un des meilleurs claviéristes au monde


 

Si je ne me trompe pas, tu joues aussi des claviers dans le groupe, en plus de Tom Brislin qui est le claviériste principal. Comment faites-vous pour savoir qui joue quelle partie ?

Ronnie : Avoir Tom Brislin dans le groupe est un peu intimidant car c’est sûrement l’un des meilleurs claviéristes au monde. Dans la musique de Kansas, il y a beaucoup de parties et de couches qui se superposent. Donc on discute ensemble de qui joue quoi. Mais étant le chanteur principal, je ne veux pas être derrière mes claviers tout le long du concert. Il y a des parties instrumentales qui sont très riches et qui me permettent d’être derrière les claviers. Ce sont des parties qui nous rendent très fiers. La technologie nous permet d’obtenir tellement de sons différents ! On a 2 guitaristes, voire 3 guitares en même temps par moments. On peut jouer tous les morceaux de la discographie ! Parfois il y a 2 violons dans une chanson studio, donc sur scène, le violon joue sa partie, et l’autre mélodie est jouée par quelqu’un d’autre. On aime gâter notre public !

 

Je pense qu’il est dangereux d’avoir des attentes trop hautes car tu risques d’être déçu

 

En général, quand un groupe sort un nouvel album, j’aime bien leur demander ce qu’ils attendent de cet album. Mais vous, vous avez presque 50 ans de carrière, vous êtes l’un des plus gros groupes de rock américain. Après tout ce temps, est-ce que vous avez encore des attentes particulières quand vous sortez un album, ou est-ce que vous faites ça plus pour vous retrouver en studio et vous éclater ?

Ronnie : Je pense qu’il est dangereux d’avoir des attentes trop hautes car tu risques d’être déçu. On adorerait que cet album se vende à 30 millions d’exemplaires, mais on fait ça parce qu’on aime écrire de la musique, on aime la musique, on aime la créer, la jouer. Si les gens l’aiment, c’est super, si les gens n’aiment pas, ça nous va aussi ! Chacun a ses propres goûts. Pourquoi untel conduit une Ferrari et untel conduit une Porsche ? C’est une histoire de goûts, c’est personnel. Je ne crois pas que l’on ait d’attente particulière. La satisfaction vient surtout du fait que l’on amène de nouveaux morceaux. C’est ça qui fait que l’on est accomplis.


J’ai vu que vous aviez prévu des dates de tournée pour fin 2021. Sur les dernières, vous vous êtes concentrés essentiellement sur les albums « Leftoverture » et « Point Of Know Return ». Est-ce que vous aimeriez accorder plus de place à vos nouveaux morceaux dans votre prochain set ?

Ronnie : Seul le temps nous le dira ! L’un des « bons » problèmes que l’on rencontre dans Kansas, c’est que l’on a une énorme discographie dans laquelle on peut puiser. J’aime le nouvel album, mais j’ai grandi avec « Leftoverture », « Song For America », « Point Of Know Return ». Ce sont des morceaux que je savais jouer et chanter avant même de rejoindre le groupe ! Alors à quoi va ressembler la prochaine set-list ? Je crois que personne dans le groupe n’a la réponse. On discute entre nous. C’est très difficile de choisir car chacun a ses morceaux préférés. Et bien sûr, il ne faut pas que l’on oublie le public. On a tellement de morceaux potentiels à jouer ! Allons-nous ne pas jouer ‘Carry On Wayward Son’ ? Bien sûr qu’on va le jouer ! Bien sûr qu’on va jouer ‘Dust In The Wind’ !


Ces morceaux-là justement, les gens s’attendent à ce que vous les jouiez. C’est peut-être une question bête mais, vous, musiciens, est-ce que vous n’en avez pas marre des fois de les jouer systématiquement ?

Ronnie : Non car ce sont des morceaux où il y a une énergie énorme qui émane du public. Ça n’est jamais lassant pour moi. Ça fait 40 ans que je chante ‘Carry On Wayward Son’ moi-même ! Quand les premiers arpèges de ‘Dust In The Wind’ retentissent, les gens sont captivés. Parfois ça fait peur, le public est si captivé que tu entendrais une mouche voler ! C’est très intense ! C’est une chose merveilleuse. Alors est-ce que cela me fatigue de chanter ces chansons ? Jamais !



Justement, vu que vous avez basé vos dernières tournées sur certains anciens albums comme « Leftoverture » et « Point Of Know Return », qu’est-ce que tu penserais d’exploiter le coronavirus en jouant l’album « Masque », et vous seriez tous masqués sur scène ? (Rires). Ce serait une bonne opération marketing, non ?

Ronnie : (Rires) Je vais étudier ça ! On pourrait jouer « The Absence Of Presence » et « Masque » en entier ! C’est un bon coup de com, oui ! (Rires) Je vais proposer ça au management !


J’aimerais vraiment te remercier de m’avoir accordé de ton temps. Avant de t’avoir au téléphone, je ne savais pas sur qui j’allais tomber, j’étais un peu intimidé, mais tu as été tellement gentil et humain ! C’est génial venant de quelqu’un qui joue dans un si gros groupe dont je suis fan, en plus ! Merci beaucoup, j’espère pouvoir venir vous voir un jour sur scène !

Ronnie : Merci beaucoup ! Merci pour ton temps, et merci d’être un fan ! On espère que tout se passe bien pour vous et on a hâte de vous voir quand les concerts vont reprendre.


C’est toujours un peu frustrant de ne pas voir la personne avec qui on parle, j’aurais aimé boire un verre avec toi et discuter pendant des heures ! (Rires) Peut-être un jour à l’un de vos concerts !

Ronnie : Si on a un jour off et qu’on n’est pas loin, il faut le faire ! Passe une très bonne journée !


Merci Ronnie, et merci pour ce bel album !

Et n'hésitez pas à aller écouter ce nouvel album qui sortira le 26 juin 2020, car il en vaut le détour ! Un grand merci à Struck encore une fois pour ces interviews qu'il me permet de conduire et qui constituent de très beaux souvenirs pour le fan que je suis !


Plus d'informations sur http://www.kansasband.com
 
(2) COMMENTAIRE(S)  
 
LYNOTT - 22/06/2020 12:42:46
  0
Beau boulot ! Bravo.
NUNO777 - 19/06/2020 11:27:54
  0
Super interview, merci les gars !
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