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A PROPOS DE:

WILDERUN (29 MAI 2020)


TYPE:
INTERVIEW
GENRE:
METAL PROGRESSIF

Après avoir ébahi la rédaction de Music Waves, Wilderun remet le couvert pour une première interview avec Dan Müller, bassiste de la formation
DARIALYS - 16.09.2020 - 4 photo(s) - (0) commentaire(s)
Si leur succès sur la scène progressive était encore confidentiel il y a quelques mois, Wilderun a bien franchi un cap avec la sortie de leur troisième album brillant, "Veil Of Imagination", récompensé d'un 5/5 mérité par la rédaction de Music Waves. Dan Müller, bassiste du groupe, est venu à notre rencontre depuis son ordinateur (coronavirus oblige !) pour revenir sur l'enregistrement de l'opus et sur les projets du groupe.


Nous aimons commencer nos interviews sur Music Waves par la question suivante : quelle est la question que l’on t’a posée trop souvent ?

Dan Müller : Eh bien pendant un certain temps, c’était : « quand est-ce que le prochain album va sortir ? ». Mais il a fini par sortir, et on l’a même ressorti avec le label Century Media Records donc on en est très contents. On nous demande aussi beaucoup comment le groupe a commencé. C’est toujours marrant de revenir en arrière et de se remémorer ces souvenirs-là ! C’est vrai qu’on nous la pose très fréquemment celle-là ! (Rires).


Bon alors je ne vais pas te poser ces questions pour essayer d’être un peu original ! (Rires). Si tu veux bien, on va parler un peu de votre nouvel album, "Veil Of Imagination". La pochette est assez intrigante. D’un côté, elle est très belle, avec toutes ces fleurs, mais il y a cette étrange forme au milieu qui est assez dérangeante. Pour moi, ça résume parfaitement votre musique : les fleurs incarnent le côté folk et calme de votre musique, tandis que cette forme au milieu représente le côté plus heavy de l’album, avec le côté death metal et le chant guttural. Qu’est-ce que tu penses de mon analyse ? (Rires)

Dan : Je pense qu’elle est parfaite ! C’est exactement ce que l’on cherchait ! On a contacté Adrian Cox qui a fait la pochette. A la base, on voulait qu’il crée une pochette pour l’occasion, mais il était occupé à ce moment-là. Donc il nous a proposé de jeter un œil aux travaux qu’il avait déjà faits et qui étaient disponibles. Et puis on est tombé sur celui-là, il a vraiment attiré notre curiosité. Et il s’avère que quand il a fait cet artwork, il écoutait beaucoup notre album "Sleep At The Edge Of The Earth", (leur deuxième album paru en 2015, ndlr) !


C’est incroyable ! Vous le connaissiez déjà du coup pour qu’il écoute votre musique, ou alors était-ce une pure coïncidence ?

Dan : On avait déjà été en contact avec lui. Il était fan de nous depuis la sortie de cet album en fait. C’est comme ça qu’on l’a contacté. En voyant ce qu’il faisait, ça nous a vraiment plu. Donc ça coïncidait parfaitement !


J’adore la pochette en tout cas, et d’ailleurs je pense que c’est très important aujourd’hui d’avoir des pochettes qui attirent le regard. Pour te dire, je ne vous connaissais pas, et je vous ai découverts via cette pochette, en la trouvant quelque part sur Internet. Parce que je la trouvais très belle, j’ai eu envie d’aller écouter votre musique, et après je suis tombé en plein dedans ! (Rires).

Dan : Absolument, je suis totalement d’accord ! En grandissant, j’allais beaucoup chez les disquaires, et j’ai acheté des albums juste en me référant à leur pochette. J’ai découvert Celtic Frost comme ça par exemple. Même en ligne, c’est la même chose. Les pochettes, tu les vois partout dès que tu parles d’un groupe donc je pense que c’est important. Il faut que cela te donne envie de savoir ce qui se cache derrière !


Musicalement, les chansons s’enchaînent parfaitement les unes après les autres, et certaines d’entre elles font davantage office de transitions. Je me suis demandé si cet album était un album concept, du coup ? Et si oui, est-ce que tu peux nous dire ce qu’il raconte ?

Dan : Ce n’est pas exactement un album concept. Comme sur "Sleep At The Edge Of The Earth", on a essayé de se focaliser sur un concept au niveau des paroles, on voulait qu’il y ait un thème commun. Ce n’est pas une histoire à proprement parler de la première à la dernière chanson. Chaque titre va explorer un aspect de l’idée principale. Après, toutes les chansons ont été écrites indépendamment, mais on a voulu faire en sorte qu’elles s’enchaînent bien pour que cela ait du sens.


Et c’est parfaitement fait car il y a vraiment un fil rouge de la première à la dernière seconde. Il vous a fallu 4 ans pour sortir cet album, ce qui est assez long dans l’industrie musicale actuelle. Qu’est-ce qui vous a pris du temps ? J’imagine que les orchestrations qui sont très développées tout au long de l’album y sont pour quelque chose !

Dan : C’est sûr que cela a pesé dans la balance ! Après, l’album était prêt environ un an avant la sortie indépendante de l’album (avant qu’il ne soit ressorti via le label, ndlr). On a utilisé ce temps pour essayer de trouver un label qui accepterait de le sortir. On a autoproduit les deux premiers albums. Ça a bien marché, mais c’est beaucoup de travail. On a travaillé avec une agence de com pour le mettre en avant, et puis Century Media Records est arrivé et ils ont ressorti l’album. Mais en tout cas, l’orchestration a dû prendre dans les 9 mois, pour que tout soit peaufiné dans les moindres détails. On a changé beaucoup de petits détails avec le temps.


Dès le début, vous ouvrez l’album avec ‘The Unimaginable Zero Summer’ qui donne le la pour le reste de l’album. C’est un long morceau de 14 minutes, avec des riffs énormes, du chant guttural puissant… C’est truffé d’excellentes idées, il y a ce final épique… Pour moi, c’était le meilleur morceau de 2019. Ouvrir l’album avec cette chanson, était-ce un moyen pour vous de prévenir votre public dès le début, pour bien montrer l’étendue de votre palette artistique tout au long de ces 14 minutes ?

Dan : Oui, en fait quand on a écrit cette chanson, très vite, on a su qu’il fallait que ce soit le premier morceau de l’album. Ça nous semblait évident qu’il fallait que ce soit le premier morceau, donc on a eu à cœur de faire en sorte qu’elle soit le mieux possible ! (Rires).


D’ailleurs, tu dois savoir que Haken est en train de sortir un nouvel album qui va s’appeler "Virus", en pleine crise du coronavirus, comme s’ils avaient vu tout ça venir. Il semblerait que ce soit aussi votre cas en lisant ce titre, ‘The Unimaginable Zero Summer’ (littéralement traduit par : « l’inimaginable été zéro », ndlr), car cela va être votre premier été avec zéro concert, ce qui était assez inimaginable ? (Rires).

Dan : (Rires) Oui ! Je n’y avais jamais pensé à vrai dire ! Mais peut-être qu’il y avait un message caché dans cette chanson ! En tout cas, si tout ce qui s’est passé est de notre faute, on en est désolés ! (Rires).


Oui, si c’est de votre faute, vous pouvez vous excuser ! (Rires). Pour être plus sérieux, je me demandais comment vous aviez réussi à avoir cet aspect « chorale » par moment, comme sur le premier couplet de ‘O Resolution’ ? Est-ce qu’Evan (Berry, le chanteur et guitariste, ndlr) a fait 10 enregistrements avec la même voix par exemple, pour donner ce côté massif et épique ?

Dan : C’est quelque chose qu’on a beaucoup travaillé, histoire d’avoir effectivement un résultat très puissant. Sur les albums précédents, on a essayé de s’approcher de ce résultat, mais pour la première fois je crois qu’on l’a finalement atteint ! On a trouvé comment faire en sorte que ça sonne. On a utilisé un sample qui s’appelle Storm Choir, proposé par Strezov Sampling. Pour renforcer l’effet choral, on a chanté tous les 5 sur ces passages à 3 reprises ou plus ! Donc il y a pleins de couches superposées pour avoir ce résultat-là !



J’ai vu que Dan Swanö et Jens Bogren qui ont respectivement mixé et masterisé l’album. J’imagine que ça a été bien galère de retravailler toutes ces pistes-là pour eux ! (Rires).

Dan : Oui ! (Rires). Je crois qu’on a envoyé quelque chose comme 150 pistes à Dan Swanö ! (Rires). J’imagine que ça n’a pas été facile à gérer, mais il a fait un super travail !


Et d’ailleurs, c’est assez incroyable pour un groupe encore relativement jeune dans le milieu d’avoir pu toucher deux cadors de la scène metal comme eux ! Comment est-ce que ça s’est fait ? Et j’imagine qu’ils ont joué une part déterminante eux aussi dans le rendu final et dans le succès que cet album a reçu !

Dan : Oui, on a voulu essayer de toucher les plus gros noms du metal en termes de production. On s’est dit que ça pouvait être intéressant de travailler avec des gens de ce calibre et avec une telle réputation. Cela nous permettait aussi d’avoir une production metal reconnaissable. On leur a simplement envoyé un mail avec nos albums précédents en leur demandant s’ils avaient le temps de s’en occuper, et on leur a demandé leurs tarifs. Ça a pu rentrer dans notre budget, donc on a foncé ! (Rires).


Votre musique est très cinématographique. Est-ce qu’il y a des films qui vous ont influencés dans l’écriture de cet album ?

Dan : Eh bien… Spécifiquement pour cet album en particulier je ne sais pas, mais les films ont toujours une influence particulière dans l’écriture, oui. J’aime bien les bandes originales aériennes ou un peu étranges. Je suis un grand fan du jeu vidéo Skyrim également. La bande annonce réalisée par Jeremy Soule a juste l’atmosphère parfaite. Ce genre de musiques a une grande influence dans les orchestrations que je propose au groupe, oui.


Cet album est très cohérent comme je le disais tout à l’heure, comme s’il y avait un fil rouge tout au long du disque. Comment a-t-il été écrit ? Est-ce que cela a été un travail collaboratif ?

Dan : Oui, ça a été collaboratif. Evan écrit les mélodies, les harmonies, et la structure des chansons dans l’ensemble. Dès qu’il a une ébauche de démo à nous proposer, on y ajoute des orchestrations, parfois il faut changer quelques parties de guitares pour que cela aille avec les orchestrations, moi je change un peu les lignes de basse, etc. Il ne nous dit pas : « voilà ce que fait la guitare, un point c’est tout ».


En tout cas, je crois que le résultat que vous avez atteint est assez rare. On entend des influences dans votre musique, mais d’une certaine façon, vous les mélangez parfaitement les unes autres autres, et au final, ce mélange est relativement unique, je n’avais jamais entendu de groupe comme vous avant, je crois ! Est-ce que tu penses que vous avez atteint un premier vrai palier avec cet album ? Et est-ce que tu penses que vous pouvez encore mieux faire à l’avenir ?

Dan : Je pense, oui ! On est déjà en train d’écrire de nouveaux morceaux à l’heure actuelle. Sur les deux premiers albums, assez vite après être sortis de studio, je me suis dit que l’on aurait pu faire mieux. Ce coup-ci, il m’a fallu environ un an après la sortie du studio pour avoir ce sentiment. Là, je me suis dit que cette fois-ci, ce serait difficile de faire mieux. Mais je pense que l’on a des idées intéressantes, et on ne veut jamais répéter la même formule. En général, on sait à l’avance ce que l’on veut changer comme paramètres dans notre musique.

 

On ressent cette pression, mais je pense qu’on en a besoin pour rester inspirés.

 

Et justement, concernant le quatrième album qui sortira après celui-ci, est-ce que vous ressentez une certaine pression ?

Dan : Oui. C’est le cas après chaque album, de plus en plus, et ce coup-ci, on a signé chez un gros label, donc on a fait presser beaucoup plus d’exemplaires de l’album, beaucoup plus de gens nous ont découverts, on va pouvoir jouer des concerts plus gros, etc. On ressent cette pression, mais je pense qu’on en a besoin pour rester inspirés.


J’aimerais que tu me dises ce que tu en penses, mais j’ai l’impression que cet album a été extrêmement bien reçu. Je crois que je vous ai vu dans tous les top 10 des albums de l’année, et vous étiez souvent dans le top 3, si ce n’est à la première place ! Donc j’imagine que vous en êtes fiers et reconnaissants, mais j’imagine que c’est une pression supplémentaire pour vous concernant la suite.

Dan : Oui ! C’est assez fou ! On ne s’habitue jamais vraiment à ça. Je me rappelle quand Angry Metal Guy nous a nominés meilleur album de l’année avec l’album "Sleep At The Edge Of The Earth". C’était quelque chose ! Et maintenant, beaucoup de sites ont parlé de nous !


Dans cet album-là d’ailleurs, l’aspect folk de votre musique était plus prégnant qu’aujourd’hui, et c’était davantage le cas encore sur votre premier album. Aujourd’hui, ce côté-là s’est estompé petit à petit, peux-tu me dire pourquoi vous fait le choix d’abandonner le côté folk progressivement ?

Dan : Je ne dirais pas qu’on l’a abandonné à proprement parler, car si on veut refaire du folk metal à l’avenir, on peut toujours le faire ! Avec "Veil Of Imagination", le but était d’avoir une orchestration énorme. On a eu envie de se focaliser un peu plus sur le piano plutôt que sur la guitare acoustique aussi. Mais qui sait ce que nous ferons par la suite ? En travaillant sur le prochain album, on se demande comment on va incorporer le côté folk à notre musique, et surtout si ce sera approprié ou non. « Est-ce approprié ? », c’est vraiment la question clé. On ne veut pas trop se répéter et on ne va pas réutiliser certains anciens ingrédients simplement parce qu’on les utilisait avant.


Et justement, peut-être que pour franchir encore un cap, vous pourriez éventuellement expérimenter de nouvelles orientations sur le prochain album ? Avez-vous pensé à changer votre recette pour le prochain disque ?

Dan : Oui, mais on en est encore au début du process. On a des structures basiques écrites, mais on ne sait pas comment on va les présenter. Tu peux jouer une mélodie au piano, à la mandoline, ou autre, ça n’aura pas le même rendu. Quel sera le son qui sera approprié pour mettre tout ça en valeur ? On ne sait pas vraiment encore. On en est encore au début.

 

On veut être dans un processus d’écriture permanente.



Et maintenant que vous avez un label, j’imagine que vous allez devoir sortir des albums plus fréquemment. Peut-on s’attendre à la sortie de votre 4ème album d’ici 2 ans par exemple ?

Dan : Je pense, oui ! Notre but à ce stade-là est de ne pas attendre encore quatre ans avant le prochain album. On veut attirer l’attention, on veut continuer de faire tourner la machine. En tout cas on veut être dans un processus d’écriture permanente, et proposer de nouvelles chansons régulièrement, même si l’on est en tournée ou si nos vies personnelles sont remplies. On veut éviter d’être dans une situation où il n’y a pas de nouveau morceau à se mettre sous la dent.


Puisque tu parles de tournée, cette année, malheureusement tous vos concerts vont être annulés ou reprogrammés comme pour tout le monde. Mais est-ce que vous avez des projets de tournée pour début 2021, et peut-être même en Europe (le groupe étant américain, ndlr) ?

Dan : Oui. En fait, on était programmés au Prog Power Europe et à l’Euroblast cet automne, mais ces festivals ont été reportés à l’an prochain. Je pense que l’on pourra jouer là-bas l’an prochain. La question va être de tourner davantage en tout cas. C’est le projet ! Ça devait être notre première tournée en Europe, on était excités ! (Rires).


En tout cas, si vous venez en France, on sera ravis de vous accueillir ! On a même un festival de metal progressif qui s’appelle Ready For Prog ?, je ne sais pas si tu les connais, mais je pense qu’ils seraient ravis de vous accueillir !

Dan : Oui, on a entendu parler d’eux car on voulait booker des dates en octobre 2020 à la base, mais en jouant à l’Euroblast début octobre, il y avait trop de semaines d’écart entre les deux festivals pour jouer aux deux endroits. On ne pouvait pas rester là-bas aussi longtemps.


Avec cet album, vous avez atteint un premier palier. Quel pourrait être la prochaine étape ?

Dan : Notre but c’est de développer les tournées, aller en Europe. On vient de commencer à travailler avec Rock The Nation pour tourner davantage. J’espère que ça va nous aider à développer une fanbase en Europe. C’est très excitant. On voudrait faire une tournée en Amérique du Nord aussi. Le plan d’une manière générale c’est de tourner, et j’espère qu’on aura un nouvel album prêt assez vite !


J’ai commencé l’interview en te demandant quelle était la question que l’on t’avait posée trop souvent. Au contraire, quelle serait celle que tu aimerais que je te pose ?

Dan : Eh bien… (Il réfléchit). La mélodie à la fin du morceau ‘Sleep At The Edge Of The Earth’ (sur le deuxième album éponyme, ndlr), personne n’a réalisé que cette mélodie était exactement la même que la première de l’album, mais jouée à l’envers ! C’était une idée que j’avais eue et les autres trouvaient ça cool ! On s’est dit que personne ne le remarquerait ! (Rires).


Merci beaucoup Dan de nous avoir accordé ton temps ! Bonne continuation pour la suite !

Dan : Merci, à bientôt !



Plus d'informations sur https://www.facebook.com/officialwilderun/
 
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