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TITRE:

ROSENKREUZ (25 MARS 2020)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

METAL INDUSTRIEL



Emboîtant le pas à notre guide, Rosenkreuz, nous nous sommes aventurés dans les bas fonds de la nouvelle Sodome, Dark City. Une interview ténébreuse qui mettre en lumière les aspects les plus thématiques du premier album de ce groupe français.
ADRIANSTORK - 06.05.2020 -
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Sous une lune noire, nous pénétrons dans les entrailles grouillantes de Crystal City. Notre guide, qui cultive l'excentricité de s'affubler d'un homonyme rappelant les Rose-Croix, nous prévient que nous allons en prendre pour notre grade. Et combien nous aurions dû l'écouter. Alors que nous avions légèrement baissé notre garde, nous sommes soudain agressés au plus profond par un démon metal-indus qui vient nous hurler quelques fétides pensées. L'on découvre que la ville imaginaire n'était en fait qu'un miroir dans lequel se mirait la face miteuse de notre monde... Envie d'en savoir plus, jetez-vous sans plus attendre dans notre interview en compagnie de l'abbé S.M. et ses acolytes.


On a dû vous poser cette question plusieurs fois mais est-ce que le nom du groupe provient d’une déformation de Rosencrantz, un personnage d’Hamlet ou fait référence au célèbre penseur allemand, Christian Rosenkreutz, fondateur de l’ordre des Rose-Croix ?

L’Abbé S.M. : Le nom du groupe est bien inspiré par Christian Rosenkreutz, fondateur de la Rose-Croix. Nous avons été très touchés par le côté magique et mystique de ce personnage légendaire.


Vous avez réalisé un EP en 2017, "Infinite", que s’est-il passé pendant les trois ans qui ont suivi, avant la sortie de ce nouvel album ?


L’Abbé S.M. : En effet, l’EP est sorti en 2017 et, pour être précis, nous sommes retournés en studio durant l’été 2019 pour enregistrer ''Crystal City''. Entre temps, nous avons fait mûrir notre entité, Rosenkreuz, sur le plan scénique, visuel et musical. C’est durant cette période, plus précisément fin 2018, que le label Adipocere Records nous a repérés. J’en profite donc pour remercier Christian Bivel, le boss de l’Adipocere, pour sa foi en nous. C’est un honneur de se retrouver au sein d’un label aussi mythique et historique qui a produit des groupes comme Belenos, Benighted, Bethlehem, Carcariass, Forgotten Tomb et Moonspell (pour ne citer qu’eux !). En fait, c’est la concrétisation d’un rêve d’adolescent.

Yoann M-G : Plutôt deux ans en fait… Nous avons fait quelques concerts, des dates vraiment sympas. Je pense notamment à notre show à Quimper qui reste un super souvenir. Nous avons également continué à travailler sur de nouveaux morceaux.


Comment vous organisez-vous en studio, avez-vous un maître à penser, un dictateur control freak qui donne des partitions à chacun, ou bien tout le monde a voix au chapitre ?

L’Abbé S.M. : Tous les morceaux (sauf exception) sont composés par Phil Wei. Pour ma partie, à partir de la base composée par Phil, je crée un chant avec les timbres de voix et les différents esprits qui m’inspirent afin de faire vivre ces morceaux à la manière de l’Abbé S.M. Le passage en studio est la concrétisation de beaucoup de travail en amont. Chacun sait déjà ce qu’il a à faire lorsque nous entrons au studio. Thibault Bernard (Convulsound Productions) avec lequel nous avons travaillé pour notre EP et notre album, prend le bébé en main et, grâce à son talent, nous aiguille pour le mettre réellement en valeur. Il nous fait alors don de ses grandes capacités d’arrangeur et de producteur.

-Phil Wei : Je m’occupe de la composition de l’essentiel des instrumentaux. Lorsque je suis satisfait de mon travail, je présente mon instrumental aux autres membres de Rosenkreuz et nous commençons alors à travailler dessus. Chacun apporte sa pierre à l’édifice jusqu’à obtenir un résultat qui nous satisfasse, c’est un processus de création quasiment alchimique ! Lorsque nous arrivons en studio, tout est déjà prêt, il n’y a plus qu’à enregistrer.





Comme Porn et Shaârghot, deux groupes avec qui vous avez tourné, votre univers sonore est assez conceptuel avec ce premier album intitulé "Crystal City". Première question, Crystal City est-elle une nouvelle Sodome, une ville dégoulinant de sexe et de drogue, et qui a eu l’idée de ce thème ? Seconde question, qu’avez-vous appris au contact de ces groupes cités plus haut ?

L’Abbé S.M. : L’album ''Crystal City'' ne se limite pas à une ville mais à un univers qui lui est propre, l’univers Rosenkreuz. Dans Rosenkreuz en général et plus particulièrement dans ''Crystal City'', nous sommes à la fois narrateurs, témoins et acteurs du monde dans lequel nous vivons et notre musique est une échappatoire, une bouffée d’oxygène pour faire face à une réalité sociale anxiogène, oppressante, dans laquelle l’économie domine tous les aspects de la vie, ce qui est rédhibitoire pour des êtres libres. C’était un plaisir de partager le plateau avec Porn et Shaârghot. Nous sommes restés, comme à notre habitude, dans l’humilité et le respect. Nous sommes nous-mêmes avec nos personnalités et nos univers respectifs. Chacun des trois groupes a son propre rôle dans la scène indus et c’est bien ce qui rend ces échanges encore plus beaux et authentiques.

Phil Wei : Je qualifierais ''Crystal City'' de « Bildungsroman » des temps modernes. Il s’agit d’un conte initiatique où le protagoniste, jeune et inexpérimenté, évolue dans un monde absurde qu’il ne comprend pas. Les onze titres de l’album constituent une suite de tableaux mettant en scène son histoire, dans un univers décadent (« Sex, Drugs & Rosenkreuz »). Concernant les deux groupes amis que vous mentionnez, j’ai vraiment été impressionné par le visuel postapocalyptique de Shaârghot et par leur professionnalisme. Philippe Deschemin, la tête pensante de Porn, est un ami et un artiste complet (il est aussi écrivain) pour lequel j’ai beaucoup d’estime.

Yoann M-G : C’est toujours intéressant de voir la façon de fonctionner d’autres groupes. Personnellement, j’ai apprécié le contact avec Porn et Shaârghot.


Nous sommes à la fois narrateurs, témoins et acteurs du monde dans lequel nous vivons et notre musique est une échappatoire, une bouffée d’oxygène pour faire face à une réalité sociale anxiogène, oppressante



Dans le jeu vidéo "Torin’s Passage" (qui bénéficie des musiques de Michel Legrand), le narrateur Torin essaie désespérément de se rendre à Crystal City. Est-ce que par hasard le nom de la ville proviendrait de cet excellent jeu vidéo rétro ?

PJV : Excellente référence de jeu rétro produit par Sierra Entertainment ! J’ai connu ce jeu après coup, je ne me souvenais même plus du nom de la ville, si ce n’est qu’il y avait des cristaux de partout et qu’une sorte de chat nous accompagnait… Etant le geek du groupe, vous m’avez donné envie d'y rejouer et de réécouter les musiques de ce jeu ! Le nom de notre album n’a, en revanche, rien à voir avec ce jeu.


'The Antisocial Manifesto' semble être un hymne et proposer un avant-goût de ce qui attendra l’auditeur (growl mais aussi chant séducteur, folie des guitares, moments de flottement), est-ce la raison pour laquelle vous l’avez placé aux avant-postes ?

L’Abbé S.M. : En effet, c’est un mélange de tout cela. 'The Antisocial Manifesto' est une excellente entrée en matière pour le chapitre ''Crystal City''. C’est naturellement pour cette raison que ce morceau ouvre le bal, avec son côté pêchu et modéré à la fois, comme tu l’as si bien compris.


Avec son solo de guitare périlleux et ses claviers très Nine Inch Nails première période, 'Lucretia' ajoute une nouvelle part de séduction avec une voix féminine. Qui est cette jeune femme et comment l’avez-vous convaincue de poser sa voix sur ce morceau qui sent le soufre ?

L’Abbé S.M. : Ce morceau sulfureux sent plutôt la vanille, la rose et la cannelle, avec une touche de romantisme décalé, alternatif et marginal. C’est ma petite femme, Beau Bijou, qui a enregistré les chœurs féminins. Je ne voyais personne d’autre pour compléter mon chant et, naturellement, elle ne pouvait qu’accepter cette invitation.


Cette chanson pourrait s’intituler 'guide du dragueur ou comment devenir une parfaite pourriture et briser des cœurs fragiles' (la fille draguée est ensuite rejetée comme un préservatif usagé). La dénonciation est claire, la façon froide de répéter le refrain veut-elle dire que la jeune femme est totalement démunie face au narrateur… A travers l’ironie, souhaitez-vous faire passer un message et en jouant de la surenchère, n’êtes-vous pas un groupe engagé qui tire à boulets rouges sur notre système de vie ?

L’Abbé S.M. : Ce titre tire son inspiration du monde actuel. 'Lucretia' peut être imagé au masculin comme au féminin, nous ne nous limitons pas au sexe ou aux personnes, il n’y a d’ailleurs pas de surenchère. Tout est dit dans son ensemble. Ce morceau conte la revanche que prend un être qui a été blessé dans l'amour qu’il portait à autrui. Il n’y a pas d’autre message à en tirer.

Phil Wei : Je dirais de 'Lucretia' qu’elle est une satire des relations amoureuses à l’ère du capitalisme, où tout doit être rapide et superficiel. Si nous voulons être moins fatalistes, 'Lucretia' peut également être perçue comme un éloge de l’hédonisme et une célébration dionysiaque.


Je dirais de 'Lucretia' qu’elle est une satire des relations amoureuses à l’ère du capitalisme, où tout doit être rapide et superficiel.



Le morceau éponyme 'Crystal City' est un monstre rampant. La voix est visqueuse à souhait et l’atmosphère asphyxiante. Pourtant vous avez choisi de lui faire succéder la ballade lumineuse 'She’s Lost'. Outre révéler que vous êtes capables de retomber sur vos pattes, était-ce pour nous permette de souffler un moment après tant d’électrochocs qui caractérisent votre musique ?

L’Abbé S.M. : En effet, tu as bien compris le jeu entre morceau puissant et ballade gothique industrielle. Pour apprécier l’un, il faut le coupler avec l’autre et c’est, je pense, le meilleur moyen de présenter un album à mes yeux.


Par sa thématique, 'Die!' vous rapprocherait de Porn. Cette dimension criminelle où un meurtrier dialogue avec sa victime est glaçante à souhait (notamment avec l’usage de termes crus et pornographiques). La thématique des tueurs en série vous intéresse-t-elle, avez-vous regardé des documentaires ou lu des livres de Stéphane Bourgoin ?

Phil Wei : Nous ne connaissions pas encore Porn à l’époque où 'Die!' a été écrite. Je connais Stéphane Bourgoin de réputation bien que je ne l’aie pas pratiqué. Je me suis plutôt inspiré des œuvres du Marquis de Sade pour écrire ce morceau. Plus de deux siècles après leur parution, les livres du Divin Marquis nous choquent (et donc nous marquent) encore de par leur violence insoutenable et la remise en question radicale de toute forme d’autorité.


Justement l’usage de termes crus est-il totalement assumé, n’avez-vous pas peur des bas-de-plafond qui prendraient vos paroles à la lettre ?


L’Abbé S.M. : Les personnes qui ne prendraient pas de recul par rapport à nos ébats musicaux feraient preuve de bêtise… Comme je l’ai dit précédemment, notre musique est une échappatoire, les paroles ne sont pas à prendre au pied de la lettre.

Phil Wei : Il suffit de regarder la télévision pour se rendre compte à quel point ce monde est violent. Notre art s’inscrit naturellement dans le contexte social actuel, nous sommes en quelque sorte des reporters de l’extrême.

Yoann M-G : Des « bas-de-plafond », il y en aura toujours, 'Die!' n’est pas le seul morceau à ne pas prendre à la lettre. Ça reste de la musique, on ne fait pas l’apologie de quoi que ce soit.





Le chant est légèrement théâtralisé et rappelle parfois Rammstein, est-ce une façon de mettre un peu de distance entre le contenu de ce que vous chantez ?


Yoann M-G : Le fait de même de faire de la musique pour dire ce genre de choses met de la distance, si les paroles étaient lues comme un simple texte, ce serait bien plus choquant, non ?


'Death Industry' par sa thématique rappellerait une usine de la mort, pouvez-vous pousser les portes de cet étrange entrepôt et nous parler de sa thématique ?

L’Abbé S.M. : 'Death Industry' est effectivement une usine de la mort, un constat accablant sur toutes les atrocités, parfois commises à notre insu (industrie de la viande, système concentrationnaire, guerres…).

Phil Wei : 'Death Industry' dénonce les atrocités commises par l’Unité 731 (unité de recherche japonaise) sur des détenus chinois, durant la Seconde Guerre mondiale.


Tout au long de l’album, vous disséminez quelques soli de guitare, comment se prépare votre guitariste pour être toujours incisif au bon moment (comme sur 'For Eternity…' où on accède à un espace plus aérien) ?

Phil Wei : Lorsque je compose un morceau, je fais un gros travail de fond sur sa structure. Les solos doivent arriver au bon moment pour marquer l’auditeur. Je me focalise sur leur timbre afin de leur donner une esthétique quasi synthétique, industrielle. Chaque solo doit être au service du morceau concerné et prolonger son histoire. En aucun cas, ce ne doit être une simple démonstration technique.


'Libertine Lover' nous rappelle le contrepoint réaliste de 'Libertine' de Mylène Farmer, est-ce qu’il y avait une volonté de corriger le tir largement biaisé par la chanteuse ? Qu’est-ce qui vous pousse à aller à fond dans les sujets que vous mettez en branle ?

L’Abbé S.M. : Tu pars un peu loin là… 'Libertine Lover' est un hymne à la liberté sexuelle de tout un chacun.

Phil Wei : J’apprécie beaucoup l’insouciance et la légèreté de la chanson de Mylène Farmer. Cependant, notre titre est plutôt lié aux expériences de certains d’entre nous dans le milieu libertin.


Y a-t-il un clin d’œil à Sex Pistols « no future for you » dans 'This Is War!' ?

L’Abbé S.M. : Je pense qu’on peut prendre cela comme un clin d’œil, même involontaire. Le punk a donné naissance à une multitude de genres musicaux et sans lui, nous ne ferions sans doute pas de l’indus. Sans parler d’indus, le mouvement punk a tellement contribué à toutes les formes de musiques alternatives, extrêmes… J’ai naturellement beaucoup de respect pour ce mouvement qui est, en grande partie, le noyau de mon être artistique et qui nourrit mon âme aujourd’hui encore.

Phil Wei : Il y a bel et bien un clin d’œil au fameux « No Future » des punks. Dans ce passage du morceau, il y a également une référence au livre ''Might is Right'' de Ragnar Redbeard, qui peut être perçu comme une critique anarcho-individualiste de la société.


Le punk a donné naissance à une multitude de genres musicaux et sans lui, nous ne ferions sans doute pas de l’indus.


Terminer sur une piste intitulée 'This Is War !' (qui rappelle un peu Arnaud Amalric lors du siège de Béziers : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ») nous laisse penser que nous n’en sommes qu’au début de notre calvaire (mot positif), est-ce qu’il y aura un "Crystal City Part II" ?

L’Abbé S.M. : En effet, le mot de la fin de notre album est une invitation pour le prochain.

Yoann M-G : On est vraiment chauds pour un second album mais on va prendre le temps pour faire les choses bien.


Quel genre de synthétiseurs utilisez-vous, pourquoi utilisez-vous un son parfois plutôt rétro comme sur 'Libertine Lover', très 90’s (mais que nous aimons) ?

L’Abbé S.M. : Merci pour cette allusion aux années 1990 car c’était vraiment un moment très fort et nourrissant de ma vie qui m’a beaucoup enrichi d’un point de vue artistique. C’était la grande période de mon adolescence qui a été décisive dans la construction de l’adulte que je suis aujourd’hui.

PJV : Nous utilisons différents VSTi (synthétiseurs virtuels) pour nos morceaux, en fonction de nos besoins et envies… Effectivement, pour 'Libertine Lover', nous avons utilisé un VSTi qui se rapproche du Yamaha DX7, un synthétiseur de la fin des années 1980.





Sur votre site, on voit que vous aimez participer à des conventions de musique mais aussi de moto et de tattoo, est-ce une façon pour vous d’aller aux devants de vos fans mais également de vous ressourcer en vous rendant dans des lieux où vous ne serez pas considérés comme des musiciens ?

L’Abbé S.M. : En effet, nous sommes très attirés par ces évènements car nous sommes, tout simplement, dans notre élément dans ces différents milieux. C’est pour nous, comme un jour de Noël ou de Nouvel An, un moment de fête.

Phil Wei : Les univers que vous citez sont complémentaires. Que nous soyons bikers, rockers, tattoo addicts ou bien les trois en même temps, au fond, nous sommes tous des enfants de la culture alternative.

Yoann M-G : Pour ma part, ce serait plutôt lier l’utile à l’agréable. Tant qu’à faire de la musique, autant en profiter pour la faire dans des ambiances qui nous plaisent. Et puis, bien souvent, notre musique colle bien avec de genre d’évènements.


Une fois que la vague pandémique sera passée, comment comptez-vous défendre votre album sur scène ?


L’Abbé S.M. : Nous défendrons notre album comme il se doit, corps et âme', comme nous savons bien le faire. Comme tout le monde, nous attendons ce moment impatiemment.

Yoann M-G : La meilleure défense, c’est l’attaque. On compte bien mettre le feu avec nos morceaux la prochaine fois qu’on monte sur scène !


Un dernier mot pour les lecteurs de Music Waves ?

L’Abbé S.M. : Merci à vous pour l’invitation et pour cette interview profonde et originale. C’était un plaisir d’y répondre. J’ai beaucoup de respect pour toutes ces personnes qui, comme vous, se bougent pour la scène et grâce auxquelles nous pouvons nous exprimer d’une manière plus profonde et humaine. Merci à tous nos « fans » (même si je n’aime pas trop ce terme) qui nous attendent et qui ne nous ont jamais lâchés depuis le début de notre aventure. Merci également à tous ceux qui nous rejoignent.


Plus d'informations sur https://www.facebook.com/officialrosenkreuz
 
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