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TITRE:

KING CALAWAY (09 MARS 2020)


TYPE:
INTERVIEWS
GENRE:

POP



Le roi n'est pas mort, il se nomme Calaway et provient du monde entier (Etats-Unis, Ecosse, Gibraltar) avec une musique pop lumineuse et positive. Rencontre avec sa majesté King Calaway.
CALGEPO - 05.08.2020 -
13 photo(s) - (0) commentaire(s)

Les super groupes sont courants dans le monde musical mais le regard que l'on porte sur eux ne se situe pas au même niveau selon qu'il s'agisse de metal ou de pop. Souvent portés aux nues pour les premiers, les seconds sont vite catalogués dans la case marketing dénuée de tout intérêt musical. Se situant à la périphérie de ces catégories, King Calaway est un groupe construit autour d'un projet s'attaquant à un genre cher aux Américains, la country aux faux airs de pop. Si en Europe le style a du mal à percer, il est au contraire rayonnant outre-atlantique. Profitant de la venue du groupe en Europe pour promouvoir son premier album, Music Waves est allé à la rencontre des Américano-Européens.





Nous aimons commencer nos interviews par la question qu'on vous a trop posée, qu'elle est cette question ?

Chad Michael Jervis : Souvent les questions sur le fait d'être un groupe de garçons, un boys band...


King Calaway est un super groupe international de 6 membres, qu’est ce qui vous a réunis et conduits à ce premier album (constitué en partie d’un EP sorti en 2019) ?

Jordan Harvey : Nous venons de différents endroits, quatre sont basés aux Etats-Unis et deux en Europe (Gibraltar et Edimbourg). Un producteur basé à Nashville souhaitait monter un groupe avec des membres venant de différents endroits avec le but de mettre au centre des harmonies vocales, un peu comme les Eagles ou les Beatles. Ayant eu vent de cela différents contacts et amis nous ont chacun contacté notamment le producteur des One Direction ; nous nous sommes rendus à Nashville et c'est là que tout à commencé. Nous avons participé aux sessions d'écriture, l'une des premières compositions fut 'Rivers' et ensuite le processus s'est enclenché naturellement. Cette ville a une telle histoire dans la musique...


Avec une telle origine, on a l’impression d’un groupe construit uniquement pour le marketing, ce qui n'est pas votre cas, c'est ce qu'on appelle les boys bands qui ont été nombreux dans les années 90 et qui ont été longtemps dénigré, avez-vous eu peur de ce regard ?


Jordan Harvey : Nous en rions, souvent ce sont des mannequins pour photographes qui n'avaient rien à voir avec la musique et lorsque nous essayons de deviner lequel d'entre nous pourrait en faire partie, on en joue.


Notre album est la continuité de notre EP et nous souhaitions poursuivre l'histoire qui a commencé avec cet EP




Et lorsqu'on entend votre musique, on sent une vrai osmose musicale. L’album est constitué en partie d’un EP sortit en 2019, pourquoi ne pas avoir sorti un nouvel EP qui semble être devenu le standard actuel et tenter un LP qu’il faut défendre peut-être sur une durée plus longue ?

Chad Michael Jervis : Je pense qu'effectivement que cela devient un standard, une sorte de collection de singles que tu peux regrouper à des intervalles rapprochés, ça a le mérite d'être rapide par rapport à un long format dont le processus de conception est plus long et demande plus d'investissement. Notre album est la continuité de notre EP et nous souhaitions poursuivre l'histoire qui a commencé avec cet EP et que nous racontions dans nos chansons. C'est pour cela qu'il a servi de base à l'album qui développe un peu plus cette histoire mais rien ne dit à l'avenir que nous en reviendrons à ce format d'EP avec une sorte de collections de singles.


Vous êtes relativement nombreux avec des influences différentes, comment arrivez-vous à six à mettre en commun vos idées, est ce qu’il y a une organisation particulière dans votre manière de composer et d’écrire ?


Austin Luther : Le processus était très démocratique, chacun d'entre nous a pu exprimer ses idées. La base était que tout le monde puisse faire valoir ses idées et après on s'est aperçu que souvent les idées bien que différentes avaient des points communs. Chacun était libre de ses propositions car ce qui nous réunissait c'était l'esprit de musiciens


Il n'y avait vraiment aucune lutte entre vous pour imposer vos idées ?


Austin Luther : Non, je pense sincèrement qu'au final nous avons tous à peu prêt les mêmes goûts pour suffisamment trouver des compromis malgré nos quelques influences différentes.


Votre musique est d’obédience country, rock, un genre dans lequel aux Etats-Unis il y a une grande concurrence, un genre vraiment important là-bas, dans lequel vous apportez une fraîcheur plus rock, d’ailleurs le titre ‘World For Two’ me rappelle un peu ‘More Than Word’ du groupe Extreme, selon vous qu’apportez-vous au genre pour le dépoussiérer ?

Chris Deaton : Je pense que ce qui fait notre différence c'est justement ce sont nos différentes influences que l'on a su intégrer à nos compositions. Cette rencontre nous permet d'avoir un son qui nous est propre et non pas une copie d'un autre groupe. On est un peu country, pop, rock. Nous faisons de la musique populaire qui peut parler à beaucoup de monde.

Simon Dumas : Et il y a aussi les harmonies vocales qui sont au cœur du processus et qui apportent beaucoup au projet et qui peuvent nous différencier. Parfois nous chantons à 3 ou 4,  jusqu'à 6, ce qui donne du relief et qui devient de plus en plus rare.


Nous nous sentions comme les petits frères de ces groupes établis...




Et ce qui devient un peu plus rare aujourd'hui et qui rappelle effectivement les Eagles ou Crosby, Still, Nash & Young... Comment les groupes établis ont accueilli ce nouveau roi en devenir de la Country music ?

Caleb Miller : Leur accueil a été plutôt bon et bienveillant. Les artistes que nous avons rencontrés au cours de concert de charité nous ont donné ce bons conseils, des avertissements et ont toujours fait preuve de curiosité à l'égard de notre musique. Nous nous sentions comme les petits frères de ces groupes établis...

Austin Luther : Je pense qu'il n'y a pas trop de compétition entre les groupes aux Etats-Unis

Simon Dumas : Oui je pense qu'il y a un peu plus de compétition au Royaume-Uni par rapport aux USA car je pense que les radios américaines sont plus nombreuses et vastes.


Vous attachez une importance particulière aux harmonies vocales, je suppose que le fait d’être à 6 aide énormément. Vous avez repris 'Love The One You're With', avez-vous ressenti un peu de pression à l'idée de faire cette reprise ?


Chad Michael Jervis : Non pas du tout, c'est l'une des premières chansons qu'on ait jouée ensemble en tant que groupe. C'est avec cette chanson que nous avons su et voir que nos voix étaient complémentaires en terme d'harmonies et cela nous a conforté dans l'idée de faire ce groupe. Plus nous l'avons répété et plus nous avons affiné les arrangements avec l'idée de concrétiser cela avec un EP et ensuite cet album.


Peut-être une question que les fans peuvent se poser, le fait de faire une telle reprise marquait peut-être aussi la volonté de ne pas être vus comme les nouveaux Jonas Brothers ou autre Boys Band ?

Chad Michael Jervis : Exactement, le fait de reprendre un telle chanson comme celles qui figurent dans cet album permet d'affirmer que nous sommes bien des musiciens et traduit notre investissement dans ce domaine. Nous sommes les représentants de la jeune génération musicale issue de la pop culture, mais aussi nous avons une certaine maturité et une bonne flexibilité, un large éventail pour avoir une légitimité et espérons durer dans cette industrie.


Quand on écoute votre album, il y a donc beaucoup d'harmonies, pouvons nous dire que cette recherche harmonique est au cœur de vos compositions ?

Simon Dumas : Oui, cette recherche harmonique reste l'objectif premier que nous recherchons. Lorsque nous composons, nous posons les bases et ajoutons le plus possible ces harmonies vocales même si nous restons flexibles sur le sujet.


L’album se clôture sur le titre ‘I Did’ très mélancolique presque nostalgique, une note un peu triste où on imagine le cow boy solitaire partir au crépuscule sous le soleil couchant du désert californien, pourquoi une telle conclusion alors que l’album reste positif malgré beaucoup de mélancolie ?

Chad Michael Jervis : Quelle belle image (Rires) ! Cette chanson vient d'un air de piano que Simon jouait et nous avons vu en cette mélodie l'illustration que quelque soit l'endroit d'où on vient il faut aller au bout des choses et les faire. Après avoir traversé toutes ces épreuves, ces séances d'enregistrements, nos carrières avant le groupe.... en faisant cela tu peux regarder en arrière et être fier de ton parcours. N'importe lequel d'entre nous peut dire qu'il peut être satisfait de ce que nous avons accompli au cours de ces dernières années, d'aller au-delà de la pression qu'on a pu ressentir.


'Rivers', comme tout l'album attache une grande importance à l’esprit chanson dans une belle tradition, avez-vous à un moment été tentés de bousculer ces structures en y apportant d’autres mouvements, d’autres influences comme du hard, de la soul ? Ou est-ce que vous êtes dit qu’il était trop tôt encore pour révolutionner un style relativement traditionnel ?


Simon Dumas : C'est intéressant car effectivement cette musique a toute une histoire qu'il est difficile de révolutionner, au moins bousculer en y intégrant d'autres styles. Nous y sommes tentés car nous venons d'univers relativement différents mais en même temps nous sommes conscients que le public veut entendre quelque chose d'écoutable. Alors nous sommes tiraillés entre le fait d'injecter d'autres styles et le fait de respecter une certaine tradition.

Austin Luther : L'album a été enregistré relativement rapidement et nous n'avons pas non plus trop eu le temps de nous poser cette question. Tout a été fait un peu à l'instinct et au feeling.


L’industrie musicale a fortement évolué au cours de ces dernières années, il y a énormément de productions accessibles via internet et les plateformes de streaming, énormément de concurrence d’où il est difficile d’émerger, avez-vous conscience de cette difficulté et qu’est-ce qui au final vous a convaincus de tenter l’aventure ?

Simon Dumas : Être un Boys Band (Rires)

Chris Deaton : Je pense que c'est le fait que nous soyons différents et voulons mettre ses différences au service d'un groupe


Je pense que lorsque nous avons créé cet album nous voulions être le plus large possible.




Vous êtes en promo en France, qui regarde un peu de loin la musique country qui nous parait à tort très folklorique, comment pensez-vous pouvoir toucher un public latin où ce genre est trop souvent sous-estimé ?


Jordan Harvey : Je pense que lorsque nous avons créé cet album nous voulions être le plus large possible. Bien sûr il y a un ancrage très américain mais tu prends une chanson 'River' qui a une ambiance plus pop qui nous permet d'avoir des portes d'ouverture pour chaque type de public où qu'il soit. C'est pour ça que nous avons sorti des singles différents selon les pays, qui peuvent parler au gens. La France n'est pas si éloignée de ce qu'écoutent les Anglais. C'est pour cela que nous sommes un groupe vraiment international

Chad Michael Jervis : Bien sûr nos serons toujours typés américains mais ce n'est pas un effort particulier de venir ici, en Allemagne... car nous avons le sentiment de ne pas être cantonnés aux USA mais de pouvoir avec nos chansons être un groupe international. Et puis le fait de venir ici le permet également car nous avons deux membres européens, qu'ils puissent se rapprocher de leur famille et proches. Nous allons d'ailleurs faire un tournée...


Votre tournée ne passe pas par la France, pour quelle raison et est-ce qu’on aura la chance de pouvoir assister à un de vos concerts ?


Chris Deaton : Je n'en sais rien du tout, le management travaille sur les dates, mais nous lui demanderons.


Quelles sont vos attentes avec cette album, le fait d'avoir un public large mais aussi ?


Simon Dumas : Le fait de pouvoir faire une tournée européenne et que le plus de gens possible viennent nous voir et faire la connaissance de King Callaway.


De quel groupe pourriez-vous faire la première partie ou partager l'affiche ?


Caleb Miller : N'importe quel groupe de rock peu importe...


Mais ici en Europe ?


Austin Miller : N'importe lequel franchement, je pense que dans le cadre d'un festival à Gibraltar, avec Take That, on aurait adoré, ou Tom Walker.

Jordan Harvey : Peut-être ici en France, avec Phoenix, c'est plus rock


Peut être Gojira ?

Simon Dumas : (Rires) C'est un très bon groupe qui draine beaucoup de fans partout dans le monde, c'est peut-être un peu gros pour nous et nous sommes un peu différents.





Vous êtes 6 mais on sent déjà l’âme d’un groupe, comment arrivez-vous à gérer les éventuels égos qui pourraient naître et être fatidique à la vie de groupe ?


Simon Dumas : Nous attendons beaucoup de chacun de nous en fait, ce qui fait notre lien....


Vous débutez mais dans le futur, avec le succès, votre état d'esprit pourrait changer ?


Chad Michael Jervis : C'est le lot de tout groupe voire de la vie, c'est arrivé souvent dans l'industrie musicale, on en a conscience...

Simon Dumas : Ce n'est toutefois pas une question qui nous tracasse car comme tu le dis nous commençons juste notre carrière en tant que groupe. On se projette pas sur le fait de savoir si le troisième album marche, Chad quittera le groupe... On prend les choses jour après jour, un jour pour les responsabilités, un jour pour la musique, un jour pour le management

Chad Michael Jervis : Pour l'instant nous sommes six et nous pensons au projet, à la musique le reste ça viendra avec le temps.


Nous avons commencé notre interview par la question qu'on vous a trop posée, qu'elle est celle à laquelle vous auriez aimé répondre ?


Simon Dumas : Oh, c'est une bonne question.

Caleb Miller : Je pense qu'elles ont toutes été posées, sur le fait que nous ne soyons pas un boys band mais un vrai groupe composé de musiciens engagés dans un projet et que les gens intéressés viennent nous voir sur scène pour s'en rendre compte

Chris Deaton : Si vous n'aimez pas la country music, vous nous aimerez, si vous aimez la country music, vous nous aimerez (Rires)

Austin Luther : Qui quittera le groupe en premier (Rires) ?





Merci à vous

King Calaway : Merci pour vos questions c'était super.




Plus d'informations sur https://www.facebook.com/kingcalaway/
 
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