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STAMP (24 MAI 2018)


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Rencontre passionnante avec les membres de Stamp, coup de cœur de Music Waves, à l'occasion de la release party de Posthuman
CALGEPO - 29.08.2018 -
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Music Waves a eu la chance de rencontrer le groupe Stamp peu de temps avant leur concert de la release party de la sortie de "Posthuman" pour une interview passionnante et philosophique.


On a l'habitude de commencer nos interviews par la question qu'on vous a trop posée, quelle est cette question ?

Vladimir : Quel est votre style musical ?

Priam : D'où vient votre nom ?





Ça tombe bien, ça ne fait pas partie de nos questions... Vous avez sorti en 2014 un album éponyme puis 4 ans plus tard, "Posthuman", qu'est-ce qui explique ce relatif long délai à contre-courant de ce qui se fait dans l'industrie musicale où tout doit aller très vite ?

Priam : Je pense que c'est une question... on est parti sur.... après le premier album, on avait pris beaucoup de retard, on avait vraiment dû se remettre à composer. Sur le premier album ils étaient que trois et moi et les autres étaient des invités. Il y a eu une phase de transition après le premier album, histoire de faire quelque chose de plus cohérent, à cinq musiciens. Et ça a pris du temps...


Qu'est ce que ça a changé d'être à cinq ?

Priam : On a travaillé sur un nouveau son, ce nouvel album est un peu comme un premier album en fait, même si il y a un pont musical entre les deux. Mais pour nous en tant que groupe, c'était une nouvelle étape, un nouveau départ. On a été très ambitieux en terme de sonorités, d'enregistrement...


Premier album peut-être plus spontané ?


Vladimir : Pas forcément. Le premier album, je l'ai composé seul avec le batteur, Paul. Et sur cet album là, on a bossé tous ensemble. Priam a apporté sa pâte, Paul a beaucoup plus composé, Alex aussi à la basse. C'est surtout un équilibre à cinq qui a été plus difficile à trouver.


Pour nous c'est notre identité, on sonne pas pareil que tout le monde. C'est le fondement de Stamp.


Votre musique mêle tout un tas de styles : l'electro à la Massiv Attack, le jazz, l'indus, la world music avec ces touches orientales et indiennes, la cold wave... est-ce que c'est une volonté pour vous de ne pas appartenir à un style particulier, Stamp sans être étiqueté ?

Priam : Par moments on se dit on veut être identifié à telle scène, tout cela est en nous, notre éclectisme. Chacun ramène surtout ses individualités. Pour nous c'est notre identité, on sonne pas pareil que tout le monde. C'est le fondement de Stamp.

Vladimir : Pour compléter ça, au fur et à mesure du temps, je pense qu'on va retrouver de plus en plus de formations comme ça. Il faut lâcher les étiquettes : regarde dans le rap, ils sont en train de se mélanger à des trucs pop. Dans plein de milieux différents, c'est en train de s'ouvrir sur plein de choses.


Pour toi la fusion c'est l'avenir ?

Vladimir : Disons, peut être pas un mélange jazz pop...

Priam : Pour notre génération, il y a tellement de moyens de faire plein de choses différentes que c'est pour nous la possibilité de ne pas faire qu'un seul truc. Même d'un point de vue social, on est dans un monde où les gens voyagent plus, on a accès à plus de musique, ce qui fait qu'il y a une sensibilité à l’éclectisme chez chacun, qui est déjà là. On a peut être été aussi au bout de certains styles. Même le rock a eu moult influences extérieures qui sont venues l'alimenter, le metal aussi. Il y a un moment où chaque genre pour évoluer doit aller chercher ailleurs. Peut être aussi, je parle pour moi, le côté arabe que j'apporte c'est aussi, avec le son rock, blues, jazz, on a du mal à trouver quelque chose de nouveau qu'on a dans les musiques arabes, qui ont été mises de côté, l'apport des quart de tons c'est différent.


Plein de groupe se sont engouffrés là dedans, comme Myrath par exemple....

Priam : Exact, même si je ne suis pas trop fan, mais pas que dans le metal, tu prends des gars comme Aphex Twin qui s'intéresse à la musique microtonale. On commence à briser ces barrières qui viennent du classique, de Bach et on mélange le tout, ça s'imbrique pour trouver quelque chose de nouveau, on regarde en arrière ce qui a été oublié, laisser en chemin pour s'en servir.





Votre musique est dense, mélange plein de strates et pourtant tout me semble limpide, cela vient peut-être du fait que j'écoute beaucoup de rock progressif, quel est votre processus d'écriture pour rendre cela accessible ? Chacun amène quelque chose ou bien est-ce d'emblée un travail collectif ?

Priam : Avec ce nouvel album, on a conservé l'ossature du premier en composant d'abord à trois les morceaux puis après on fait les arrangements en groupe.

Vladimir : Ça peut venir de plein de choses différentes, un sample que je trouve quelque part, un film qui nous inspire. Comme on a tous regardé "Blade Runner", on s'est dit cette ambiance, il faudrait la retranscrire...

Priam : On veut que ce soit naturel, c'est que par là que ça peut rester accessible, si on fait ça par instinct ce sera peut être plus facile pour les gens.


Au départ, en écoutant l'album je me suis dit ça part trop dans tous les sens, puis je l'ai mis de côté pour y revenir, puis je l'ai aimé de plus en plus en le reprenant, c'est ce genre d'album qu'on préfère en général ?

Priam : Il y a des différentes portes d'accès disséminées dans l'album et en même temps on n'a pas hésité à se dire "ça c'est complexe parce que ça a du sens". Le mot c'est il n'y a pas de barrière, on fait ce qu'on aime puis on voit ce qui en découle, c'est mieux ainsi. La musique on la fait pour nous puis on la partage, si elle a de l'écho auprès du public c'est tant mieux.


Il y a pour moi beaucoup d'éléments progressifs dans cet album, dans la construction des morceaux, vous sentez vous proche de cette scène progressive ?

Priam : oui, il y de ça ....


On pense évidemment à Pink Floyd dans l'utilisation des samples dans vos chansons...


Priam : Ce qui a amené ces groupes est indéniable dans la musique, les groupes des années 60-70 comme King Crimson, c'est de la musique qu'on aime. Ce qui nous a inspirés c'est qu'on a voulu briser dans cet album le format pop, de la composition, couplet-refrain, ce schéma-là. Après de dire qu'on se situe à la suite peut être pas.


Dans le format court vous arrivez justement a apporter des variations, ce qu'on retrouve dans le progressif sur des durées de morceaux plus longues.... vous composez quelque chose qui s'en rapproche...

Priam : Peut-être, oui, sans doute, après ça vient aussi de l'énergie qui se dégage de notre musique, cette densité qui se rapproche de l'indus, de l'électronique avec cette envie d'aller, rentrer dedans. Nous on s'est pas pas posé la question de la durée des titres, ça me semble cohérent mais on a le même esprit novateur et de briser les codes et les structures habituelles.
Notre format repose sur 6 ou 7 minutes, ça nous correspond.


Ce thème nous a amené à un travail de recherche et on s'est rendu compte que le transhumanisme ça a mené à la question de la mort, à des choses plus anciennes comme l'alchimie...



A l'écoute de l'album, on a l'impression d'un concept album, d'un parcours initiatique sur le transhumanisme, est ce le cas ?


Priam : Je pense que le  mot concept album est un faux terme, un terme galvaudé, tout le monde à un concept. On a plutôt travaillé sur un sujet. J'ai un peu impulsé l'idée de base, j'avais des samples de films avec lesquels on a un fil conducteur puisqu'on n'a pas de chanteur. Ce sont les samples qui parlent pour nous. Ce thème nous a amené à un travail de recherche et on s'est rendu compte que le transhumanisme ça a mené à la question de la mort, à des choses plus anciennes comme l'alchimie... On a vraiment voulu se servir de ce thème qui amène à plusieurs autres sujets. Il y a l'aspect humain à mettre en valeur.

Vladimir : Ce sujet est très peu développé et connu en France à part quelques jeux vidéos qui en parlent mais c'est à la marge. Ça commence un peu, mais c'est récent alors que cette idée date de depuis longtemps.

Priam  : Le but de l'album n'est pas de passer un message mais de pousser à la réflexion.

Vladimir : Pour se préparer au transhumanisme, il faut simplement se poser les bonnes questions. Mais bien en amont sinon ça va se passer comme avec Google lorsqu'on avait la possibilité d'avoir notre propre moyen de recherches vu que nos politiciens de l'époque n'étaient pas sensibles à ça, ensuite ça nous a été imposé et on a loupé le coche. Si on n'anticipe pas les questions, on sera un jour obligé de suivre sans pouvoir faire quelque chose.

Priam : Toutes ces choses là sont financés par les GAFA de la Silicone Valley, et comme tu viens de le dire, c'est un investissement énorme, est ce qu'il n'y a pas une bulle spéculative sur ce sujet, tout ça va très vite, les nouvelles technologies sans qu'on puisse réagir.





On subit tout ça plus qu'on le vit au final, avec l'obsolescence.... ?

Priam : Oui bien sûr, les pouvoirs politiques n'ont plus le temps de voir le sujet, il pose des questions sociales, éthiques et morales. Éthique par le rapport au corps humain, l'humain augmenté ; sociale, qui aura accès à ça ? ... on n'a pas de réponse claire pour l'instant et ça reste une utopie qu'on a voulu faire passer dans notre album. Là où on a poussé le concept c'est dans le parallèle avec les alchimistes, la pierre philosophale, la vie éternelle. Ça évoque la mort, la maladie, et qu'est-ce qui fait notre humanité ? Est-ce le fait de mourir un jour, d'avoir une maladie qui nous emporte et qui fait que c'est ça qui fait la beauté de l'humanité ? On n'y répond pas mais on pose ces questions.


Votre message, c'est poser le sujet sans porter de jugement, mais c'est un sujet à controverses, on parle d'eugénisme, de ségrégation technologique, de ce qui fait le bonheur aujourd'hui, est ce le fait d'avoir une nouvelle technologie... ça vous fait peur ça ?

Priam : Oui, il y a une partie qui nous inquiète. Les nouvelles technologies ont leur lot de bon et de mauvais. Il faut avoir un contre-pouvoir à cela. Par exemple dans le sample de film que nous utilisons "Gattaca" pose ce problème de l'eugénisme et c'est le côté dystopique de la chose. Je pense qu'il y a aussi des thématiques de science fiction, de cyber punk surtout dans cet album qui peuvent très bien se transposer sur le sujet de transhumanisme, l'informatique et les sciences cognitives... On envisage toujours le pire pour se dire qu'il ne faut pas aller par là. On a notre point de vue, on n'arrive pas avec un message en disant c'est comme ça qu'il faut penser, musicalement on a différentes identités et dans le message on veut que cela se ressente, chacun y pense ce qu'il veut.

Vladimir : Même si c'est un sujet beaucoup trop complexe pour arriver à dire, voilà c'est mal, ça peut être bien... A ce stade là il faut juste créer le débat et le faire vivre...


Chaque morceau de l'album a attrait à un sujet en particulier. Comme je l'ai dit, le transhumanisme ouvre à plusieurs sujets et on va utiliser chacun des titres pour les évoquer.


Musicalement, on voit justement ce débat, ces interrogations comme dans "Biotech" où ça commence très indus, très dur puis ça dérive vers quelque chose de plus calme, aéré, pensez-vous réussir à trouver ces idées pour faire, sur la forme, vivre ce questionnement ?

Priam : Chaque morceau de l'album a attrait à un sujet en particulier. Comme je l'ai dit, le transhumanisme ouvre à plusieurs sujets et on va utiliser chacun des titres pour les évoquer. Sur "Posthuman" on pose les bases, sur l'humain augmenté comme dans "Gattaca", le choix à la naissance, avec ce son, est-ce que ça pousse vers l'eugénisme ou pas. Vous avez des morceaux comme "Kimiya" qui veut dire terre noire en égyptien, d'où vient le mot alchimie (Alchemia), ou 'Corridor' qui est un titre autobiographique, une sorte de couloir qui mène à plein de portes, c'est ce qu'on a ressenti lorsqu'on a fait nos recherches. Il y a tellement de ramifications et de questions philosophiques... On utilise le sample du film "Ghost In The Shell" qui est une réflexion sur ça. Et pour en revenir à 'Biotech' il illustre la vitesse, la rapidité de la nouvelle technologie, cet argent, cet engouement qui nourrit cette grosse machine avec l'idée qu'on a du mal à l'arrêter et vers la fin, plus calme,  on demande à se poser pour nous poser les bonnes questions.

Vladimir : On a trouvé cette explication une fois le morceau composé. On s'est pas dit à la base, on va le faire comme ça, il y a de l'argent tout ça, on va faire un truc véner puis on va se calmer puis s'énerver à nouveau.

Priam : Oui, c'est naturellement que les choses se sont faites. 'Biotech' cite le film "La Mouche" de Cronenberg. On s'inspire justement de ces films, de ces gens qui vont vite se poser ces questions, je pense que lui a fait ce lien entre machine et humain comme dans "VIdéodrome" il y a ce rapport à la chair et à tous les tabous que ça pose. C'est ce qui nous intéresse. On regarde tous ces sujets pour les poser sur les morceaux.





Votre musique est donc très cinématographique, elle aurait pu correspondre à une B.O.F. est ce que ça vous intéresserait justement de travailler pour un film ou un jeux vidéo, on pense à Detroit Become Human qui est sorti, qui aborde ce thème ?


Priam : Énormément, si il y a un art qui nous réuni autant que la musique, c'est bien celui-là. Et on en parle entre nous, on échange, c'est une vraie passion. A l'avenir on adorerait faire ça.

Vladimir : Justement, on nous a fait une proposition pour un projet de film, c'est encore embryonnaire mais oui, ça nous toucherait.


Le projet Stamp a fait le choix de ne pas avoir de chanteur, hormis les samples, c'est une volonté pour vous de laisser à l'auditeur de faire son propre film plutôt que de le guider avec des paroles ? C'est moins fédérateur mais l'auditeur se sent plus libre ?


Vladimir : A la base, c'était quand on était un trio, basse, batterie et moi, on était inspiré de la scène électro parisienne avec des groupes comme Ezekiel essentiellement instrumentaux. Et quand on est partis sur d'autres pistes avec Priam et Quentin, on a voulu garder ce côté côté instrumental avec le Saz et le Sax que l'on considère comme les deux lead.

Priam : Je pense que comme tu le dis, avec un chanteur c'est peut-être aller vers de la facilité, après je pense que ça peut aussi être complexe avec des paroles. C'est sans doute un projet qui demande une attention particulière, de faire voler les barrières et de rentrer dans la musique réellement et on essaye de retransmettre ça en live, avoir des portes d'accès et d'amener les gens à vivre le truc intérieurement.
Notre line up ne s'est pas imposé, il s'est fait avec les gens qu'on avait autour de nous, comme une recette avec des ingrédients, on a tel instrument et on va faire avec ce qu'on a, c'est une forme de contrainte, et ça mène vers quelque chose d'original avec ces contraintes.


Vous comptez peut-être à l'avenir en avoir un ?


Vladimir : Si on rencontre un bon oui, car on est très difficiles. On entend beaucoup de gens qui chantent juste mais qui se servent pas de leur instrument vocal comme il faut.





En terme de quoi, d'interprétation, de coffre ?


Priam : Un chanteur original oui, qui sorte du lot.

Vladimir : On n'est pas fermé à ça, mais nous aimons surtout la musique instrumentale. Même si on rencontre un très bon chanteur, il y aura toujours des longues phases instrumentales.


L'album c'est quelque chose qui est dans l'intimité mais qui s'écoute n'importe où. Avec un album aussi ambitieux, presque expérimental, il fallait pour le live quelque chose qui ait un impact, de différent...


On en revient au progressif... Votre musique est très précise, qu'est-ce qu'on est en droit d'attendre en live, vous permet-elle des improvisations ?

Priam : On fait beaucoup de réarrangements pour les concerts. L'album c'est quelque chose qui est dans l'intimité mais qui s'écoute n'importe où. Avec un album aussi ambitieux, presque expérimental, il fallait pour le live quelque chose qui ait un impact, de différent, des choses qu'on a pas en studio. C'est une musique qui est en perpétuelle mutation, si c'est pour jouer les mêmes choses qu'il y a quatre ans, ça les intéresse pas.


La musique c'est quelque chose qui doit évoluer, qui doit changer, elle change avec nos vies et c'est dommage de la figer.



Donc la scène pour vous est un laboratoire ?


Priam : Bien sûr, toujours. De se dire on pourrait essayer ça et puis en terme d'énergie, c'est aussi important de pas se laisser bouffer par ce qu'on a fait précédemment. La musique c'est quelque chose qui doit évoluer, qui doit changer, elle change avec nos vies et c'est dommage de la figer.


Vous utilisez beaucoup de machines, des synthés mais aussi des instruments plus traditionnels comme le saz ou le sax, est ce une manière pour vous d'humaniser votre musique ? C'est la partie humaine, ou du moins on peut l'interpréter comme ça ?

Priam : Je pense que la musique électronique véhicule aussi ça, elle était déjà présente dans la musique traditionnelle. Après, il y a une confrontation avec les machines et les instruments plus charnels. C'était déjà présent depuis le début de la conception de l'album...





On peut dire que ça renforce alors votre thème plutôt ?


Vladimir : Bien sûr, mais pour le coup c'est un hasard, on s'est pas dit, c'est le "Transhumanisme" on va mettre des machines, puis d'autres instruments pour faire genre entre les deux. On aime beaucoup l'approche électronique et dansante d'un morceau et en même temps on est très rock et live, on aime bien s'en servir. Les deux sont aujourd'hui d'actualité, je vois pas un seul groupe de rock qui tourne sans un ordi.

Priam : Il faut savoir utiliser les technologies d'aujourd'hui, il faut les apprivoiser, les comprendre... et pour nous qui avons grandi avec la MAO (NDLR : Musique Assistée par Ordinateur), c'est quelque chose qui est avec nous, puis portée vers des choses plus traditionnelles, progressives, rock...


Vous attachez une importance à la forme, c'est important pour vous l'apparence ?

Vladimir : On aime bien se déguiser... Non, ce sera comme sur la vidéo, ça correspond à notre éclectisme, on se met en grande robe indienne noire, mais je sais pas pourquoi.

Priam : C'est difficile de construire un groupe sans image aujourd'hui, soit on la subit soit on la crée, il nous faut créer l'identité Stamp et un truc qui amène les gens à renter dans un univers, un ton qui s'impose comme dans un film. On a fait ça sur le concept de l'album après, sur un autre album se sera différent... En tenue de ville, mais on a voulu faire un truc cohérent.


Je pars du principe que ce n'est pas une obligation de faire de l'art pour l'art. On l'a fait ici, mais, pour la suite, ce sera en fonction de nos envies, pour ma part c'est le cas.


Et avec le fait de conceptualiser votre musique, n'avez-vous pas peur de vous fermer des portes dans une industrie du disque qui est aujourd'hui un produit de consommation ?

Vladimir : Je pars du principe que ce n'est pas une obligation de faire de l'art pour l'art. On l'a fait ici, mais, pour la suite, ce sera en fonction de nos envies, pour ma part c'est le cas. Pour cet album, c'était le cas. On fait comme on ressent et les gens qui n'arrivent pas à expliquer leur musique, ce n'est pas grave en soi.

Priam : Sur le fait de se fermer les portes, bien sûr on s'en ferme mais après on peut en ouvrir d'autres aussi, comme une Bande Originale de Film. On n'est pas dupe sur l'évolution de la musique, mais on la fait comme on aime. On préfère faire ainsi plutôt que de subir un diktat de mode. C'est pas notre vision des choses. Il y a des musiques à la mode qui peuvent être très très bien, mais ça va ça vient, on ne veut pas être dans l'air du temps. Le but c'est du plaisir et de réunir des gens qui sont comme nous. On préfère créer cette musique qui n'existe pas et des gens peuvent se retrouver là dedans, c'est là l'intérêt du projet.


Vous n'avez pas sorti l'album en CD (NDLR : à la date de l'interview, l'album n'était disponible qu'en version digitale) ?


Priam : Justement il sort aujourd'hui (le 24 mai dernier), ils sont tout chauds. C'est vrai que c'est intéressant pour les audiophiles, avec les vinyles qui reviennent et qui offrent plus de chaleur, c'est un projet qu'on a aussi de le sortir sous ce format dès qu'on aura le financement. Il faut faire un beau produit, esthétique, pousser le concept qui ne l'est pas autant que sur CD.


Qu'est ce que vous attendez de cet album ?

Priam : houla, je ne sais pas si je peux répondre à cette question ....

Vladimir : Apporter de l'amour au gens ! Qu'ils soient amenés à s'intéresser au sujet, à penser à l'avenir social de notre pays (Rires).

Priam : Que veux-tu dire dans cette question ?


En terme d'exposition, de connaissance...


Priam : Poser une base musicale et imprimer notre identité, on est à cinq et un vrai groupe.


On a commencé par la question qu'on vous a trop posée, quelle est celle que vous auriez aimé que je vous pose ?


Priam s'adressant à Vladimir : D'où vient ton sex appeal incroyable (Rires)

Vladimir : Aucune idée.

Priam : Non tes questions ont été assez pertinentes sur le concept et sur beaucoup de choses..... Vous avez bien lu vos fiches...


Je vous propose d'y réfléchir pour la prochaine interview et on commencera par celle-ci, en tout cas merci à vous et bon concert.


Merci beaucoup.


Plus d'informations sur https://www.stamp-posthuman.com/
 
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