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Chaules Metal Fest - 15 Avril 2017


TYPE:
LIVE REPORT
GENRE:
THRASH

Pour cette nouvelle édition, le Chaulnes Metal Fest a mis les petits plats dans les grands avec une affiche riche et variée.
NOISE - 02.05.2017 - 20 photo(s) - (0) commentaire(s)
Music Waves est de retour dans la Somme pour la dixième édition du Chaules Metal Fest. En 2016 nous avions été séduits par la qualité de l’affiche et la sympathie de l’organisation. De l’accueil à la parfaite tenue de cette journée en passant par la chaleur agréable de cette salle bien agencée tout avait été parfait et nous ne pouvions qu’être au rendez-vous pour l’édition 2017. Car encore une fois l’affiche est riche, on retrouve ce subtil équilibre entre formations-découverte, noms établis et gros noms de la scène métallique internationale. Et une fois de plus le festival a déniché une tête d’affiche de haut calibre avec Onslaught, un an après avoir attiré Legion Of The Damned et Dew Scented.

Les hostilités se lancent en début d’après-midi, la salle se remplit doucement et chacun prend ses marques quand Praetoria débarque. Le groupe parisien a la lourde tâche d’ouvrir mais cela n’effraye pas des musiciens motivés. Présentant un décor soigné, le groupe œuvre dans un death moderne teinté de core et de thrash. D’entrée il prend le public à la gorge. Il va baser son concert sur "Mirror Of Modernity" sorti en 2015 et faire impression. Au chant Alexandre hurle avec conviction dans un ton souvent proche du grind. Avec ‘This World Immersed’ et ‘The Passenger’ Praetoria montre un excellent niveau dans le genre en mixant ses diverses influences. Mais tout n’est pas qu’ultra-violence et chacun aura pu apprécier de belles parties de guitares qui aèrent les titres. L’excellent ‘L’Insouciant ’ propose un titre plus sombre et atmosphérique qui alterne entre calme et tempête. En matière de métal moderne Praetoria se pose en outsider, le style est en pleine forme dans notre pays et le groupe a toutes les armes pour devenir un de ses fers de lance.


Après cette découverte nous restons avec Heboïdophrenie dans ce style moderne qui aime à ne pas se laisser de frontières entre death metal, grind et core. Le groupe a fait la route depuis Bordeaux et a sorti son premier disque en 2013. Depuis il distille la parole extrême dans un esprit fun et détendu dans la tradition grind. Il va lui aussi aller droit au but sans crier gare, le tout devant un public bien présent. A la croisée d’un Vader, pour la puissance brute, d’un Meshuggah pour la technique et Thy Art Is Murder pour idée de thrashcore, Heboïdophrenie ne fait pas dans la dentelle et castagne son audience. L’efficacité est au rendez-vous et il y a au milieu de cette brutalité un petit côté fleur de peau appréciable qui atténue cette pure violence. Mais l’ensemble reste surtout très brut et un titre comme ‘Cadaver’ nous aura convaincu de la force des compositions du groupe. Au chant Loïc en impose avec un growl costaud qui le voit se rapprocher assez souvent d’un ton grind abrasif. Ce concert aura été une belle claque, Heboïdophrenie tire le meilleur de ses influences pour un résultat décoiffant. A présent on attend une suite studio de la part de ce groupe doté d’un talent certain.


La journée est parfaitement lancée et avec Now Or Never la pression ne va pas retomber, cela même si le tempo va se calmer pour le plaisir des amateurs de heavy rock mélodique. Le groupe a vu le jour en 2012 et son chanteur ne nous est pas inconnu, il s’agit de Joe Amore ancien de Nightmare accompagné d’un ancien Pretty Maids, Ricky Marx. Cette association a donné le jour à deux albums dont "II" en 2016. Cela va donner un concert frais et entrainant, à la fois puissant et mélodique. Le tout étant porté par un Joe au charisme intact que l’on est content de retrouver. Il est toujours sympathique et son timbre proche de celui de Dio fait merveille. En 13 titres Now Or Never va retracer l’essentiel de ses deux albums et se tailler un joli succès. Il faut dire que ces messieurs s’y connaissent pour proposer des chansons dotées de mélodies et de refrains imparables. Avec ‘Sonic Ecstasy’ puis ‘I Shall Remain’ sont balancées des titres épiques et puissants pas loin d'Iron Maiden. De ‘Reach Out’ à ‘King For A Day’ en passant par ‘Princess Of Undiscovered Land’ il fait mouche. Chacun ayant apprécié cette facilité à cogner de manière heavy tout en restant accessible. Now Or Never nous a proposé une jolie prestation et on lui souhaite un avenir radieux tant il est brillant.


Pour la suite nous retrouvons un ancien de la scène thrash death hexagonale, No Return qui défend toujours "Fearless Walk To Rise". Il est emmené par l’inamovible Alain. A ses côtés il semble avoir trouvé avec Mick le chanteur idéal : ce dernier en impose par son charisme et sa voix puissante. Ce concert va remuer le public provoquant de jolis mouvements. Ce que l’on aime chez No Return c’est ce mélange de violence avec de superbes mélodies de guitares jouées par Alain et Geoffrey dans un esprit old school. Ce mélange est imparable et offre un pur concentré d’énergie. Avec ‘Stronger Than Even’ puis ‘Bordeline taillés pour la scène c’est un joli carton. Ensuite ressort ‘News Items’ pour son illustration de la qualité mélodique du groupe. Puis avec ‘Virus’ ou ‘Sworn To Be’ le groupe continue sur sa lancée. La fin de concert approche et le groupe a la bonne idée d’inviter Moreno Grosso, ex chanteur  du groupe, pour un duo sur ‘Rising’. Le public est à fond et donne de la voix et de la force sur ce missile, rendant ce moment très fort. Le concert se termine par un énorme ‘Vision Of Decadence’ tiré du premier album du groupe. Ce concert aura été un grand moment de la journée et l’annonce d’un nouvel album en aura ravi tous les amateurs de No Return.


Avec Svart Crown nous plongeons dans la noirceur, les Français œuvrent depuis 2004 dans un black teinté de death que ne renierait pas Behemoth. Ils arrivent pour nous présenter leur nouvelle production, ‘Abreaction’, qui les montre au meilleur avec une violence prenante et très dark pour un résultat sombre et occulte. Avec ce concert Svart Crown va faire mal et entrainer un public pas forcément client au départ dans son univers. Il va prendre l’ascendant petit à petit en fascinant dans une ambiance feutrée rendue possible par la douce nuit tombante. Le groupe va nous proposer un concert d’une force rare ; ce qui s’apprécie le plus ce sont bien ces petits moments de grâce, plus posés qui reposent entre deux bourrasques. Le concert commence par deux classiques, ‘In Utero’ et ‘Colosseum’ qui tabassent l’assemblée. Par la suite le groupe nous fait découvrir son nouvel album avec Khimba Rite’, ‘Transsubstantiation’ et ‘Orgasmic Spiritual Ecstasy’ et le voyage spirituel est total et d’une rare richesse musicale. A côté le groupe nous achève avec ‘An Eternal Descent’ en forme de baffe ou avec un intense ‘Until The Last Breath’. Svart Crown a donné ce soir un concert brillant, confirmant son statut de groupe international. Avec une telle aisance scénique et de si bons morceaux il a les moyens d’aller plus haut et de devenir une des références en la matière.


Après cette claque la partie s’annonce délicate mais Loudblast n’est pas un groupe débutant et il ne va pas se laisser impressionner. Au contraire Buriez et ses hommes sont en forme et décidés à en découdre avec cette tournée "Sublime Dementia" qui cartonne. Comme au Betiz Fest, la machine de guerre Loudblast ne va pas faire de quartier et mettre tout le monde d’accord tout au long d’un concert bouillant. Comme sur le reste de la tournée, la première partie revient sur ‘Sublime Dementia’, joué cette fois en quasi intégralité. Et sans entrer encore dans le détail, ‘Turn The Scales’, ‘Subject To Spirit’ ou ‘Sublime Dementia’ et ‘My Last Journey’ rencontrent un franc succès. Le son est excellent, l’impression de puissance est totale et l’alchimie entre les musiciens est palpable. Ce bon dans le temps restant un moment de bonheur. La seconde partie du concert met à l’honneur les grands titres de Loudblast et ‘Horror Wihtin’, ‘Disquieting Beliefs’, ‘Malignant Growth’ et l’énorme final avec ‘Cross The Threshold’ rencontrent le même succès. Une fois de plus Loudblast a fait forte impression, cette tournée vintage restera un grand moment de l’histoire du groupe français.


Il est tard et il reste le gros morceau de la journée avec Onslaught. Le groupe allemand a vu le jour dans la furie thrash du début des années 80 mais a rangé les gants au début des années 90. Il est de retour depuis 2005 et 3 albums ont permis de signer ce retour dans un pur esprit thrash avec notamment le petit dernier, "VI". Depuis le groupe tourne pas mal et le retrouver à Chaulnes dans un cadre familial est une chance pour tout les thrasheurs, qui ne vont pas être déçus, Onslaught restant un monstre du genre. L’ambiance est brulante avant le début du concert et quand la sirène retentit comme un appel à la guerre chacun s’attend à se prendre une déferlante thrash dans la tronche. Et l’idée d’uppercut correspond bien à ce qui s’abat sur Chaulnes. La première partie du concert est en effet consacré à l’album phare du groupe, "The Force", qui a fêté ses 30 ans en 2016 et qui reste un monstre thrash. Et entre ‘Let There Be Death’ qui ouvre, ‘Metal Forces’, ‘Demoniac’ ou ‘Thrash Till The Death’ Onslaught ne se ménage pas et montre une forme insolente. Le public est en transe devant ce thrash à l’allemande qui fait remuer les cervicales. La pression ne va pas retomber avec la deuxième partie du concert qui va voir le groupe revenir sur sa carrière récente et sur son premier album. Avec ’66 Fucking 6’, ‘The Sounds Of Violence’ ou ‘Burn’ et ‘Killing Peace’ il nous prouve que son retour n’était pas un feu de paille. Enfin le concert se termine avec deux classiques du premier album : ‘Onslaught’ et ‘Thermonuclear Devastation’ se savourent malgré l’heure déjà tardive et la fatigue accumulée. Ce concert de Onslaught aura été monstrueux de classe et confirme que le thrash old school a encore une sacrée vitalité. Il achève en beauté une superbe journée pleine d’excellents concerts.


Le Chaulnes Metal Fest reste une valeur sûre dans la famille des festivals humains et accessibles. Il nous reste à remercier chaleureusement toute l’organisation pour l’accueil et pour nous avoir permis de suivre cette journée dans de si bonnes conditions.



Plus d'informations sur http://www.myspace.com/onslaughtuk
 
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